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Des sourates et versets sionistes dans le Coran : Par Abdelkader Amlou

Dimanche 11 octobre, 2009

Les islamistes, qui prétendent être attachés au texte saint, le Coran, maintiennent encore, avec beaucoup de mépris, des attitudes hostiles envers Israël.

 

Ce paradoxe doit être sérieusement examiné ! Nulle personne n'ignore que depuis ses premières lueurs, le mouvement sioniste, puis l'Etat d'Israël ne cessent d'être ciblés par des fatwas qui font appel à la destruction. On sait encore que dans le contexte colonialiste le monde arabe,inclus
la Palestine, dont la question devrait être traitée à part, car cette terre est régie par des textes sacrés indépassables, se trouva dans la nécessité de se révolter. Le retour en masse des juifs, suite à la demande de la foi,paraissait aux yeux des arabes et musulmans, avoir l'aspect d'une force colonialiste et n'a rien de différent de celle des français, celle des anglais qui auraient à déployer leurs forces pour la domination dans la région. Coïncidence ! Et inconvénient qui ne cessent de menacer toute la région.

 

 

Le Coran est bien clair en ce qui concerne la promesse de donner la terre sainte aux fils d'Israël. Il suffit de lire du verset 20 au verset 26 de
la Sourate n°5 (
La Table) pour se rendre compte de cette vérité. La promesse est donnée par Allah et personne n'a contesté ce qui est relatif à la foi. Le seul, à ce que je sache qui a osé contredire la promesse fut Ibn Hazm (11eme siècle).

 

Dans sa célèbre lettre polémique à Ibn-Naghrilla (peut-être le traducteur de quelques passage talmudiques Samuel Ha-Naguid), il a souligné que la promesse est un mensonge juifs “Il est de leurs mensonges que dieu leur a promis de leur donner en possession la terre sainte” a-t-il écrit. Sa justification fut alors le fait de l'histoire : le royaume des fils d'Israël n'existait pas à l'époque, comment admettre alors que Allah puisse promettre quelque chose qui n'aurait plus d'existence ? C'est dire par la suite que Allah est impuissant de se tenir à sa promesse.

 

 

Allah selon lui n'a rien promis puisque les fils d'israel n'auraient pas régné sur la terre sainte à l'époque d'Ibn Hazm. Drôle de déduction pour un fondamentaliste censé ne plus quitter le texte coranique. Que dirait ce grand savant qu'aujourd'hui Israël est vérité historique ?

 

Quitterait-il pour les propos politistes des politicards que sont les Oulémas (savants théologistes) contemporains qui laissent de côté la parole divine, pour s'aligner derrière un publique ignorant dans la majorité, et derrière des politiciens laïcs qui menaient depuis longtemps une lute acharnée contre la religion? L'erreur persiste encore et personne n'a jamais attiré l'attention du publique arabe et musulmane sur le fait dangereux que présente une telle procédure, à la fois pour la foi et la paix mondial.

 

 

Sur 6258 versets coranique (6236 selon la méthode Koufie moins de 22 versets selon celle de Médine), 670 versets soit plus de 10,6°/°, nous racontent l'histoire des fils d'Israël (sans compter bien sûr des centaines d'autres versets polémiques ou d'autres qui parlent du premier ancêtre Abraham ou ceux qui racontent sur Jésus).

 

Ces versets sont dispersés dans près de 26 sourates sur 114 soit 22,8°/°. On peut attribuer sans crainte à ces textes le qualificatif SIONISTES. Pas parce qu'ils reprennent l'histoire du peuple en suivant un plan bien défini : l'entrée de Jacob et ses fils en Egypt, la naissance de la nation avec Moise, la fondation du royaume et le règne de David et Salomon, mais aussi ils appellent à l'entrée du peuple dans le territoire promis ” 20. (Souvenez-vous) lorsque Moïse dit à son peuple :

 

O, mon peuple ! Rappelez-vous le bienfait d'Allah sur vous, lorsqu'Il a désigné parmi vous des prophètes. Et Il a fait de vous des rois. Et Il vous a donné ce qu'Il n'avait donné à nul autre aux mondes. 21. O, mon peuple ! Entrez dans la terre sainte qu'Allah vous prescrite. Et ne revenez point sur vos pas [en refusant de combattre] car vous retourneriez perdants“. (Sourate n°5.V, 20et21).

 

 

 

Selon les règles, le Ijtihad, l'effort à déployer par tout musulman apte à ce genre de travail pour en déduire les lois à appliquer à partir des textes fondamentaux, le coran et la sounnat, est prohibé.

Par conséquent, les musulmans sont appelés à de nouvelles attitudes conformes à la littéralité des textes saints, à rejeter leurs traditions haineuses vis-à-vis d’Israël, en tant que vérité coranique et géographique à jamais (voir sourate n°17. V, 2à8). Nous savons bien que les islamistes et les laïcs se divergent idéologiquement mais ils se convergent facilement lorsqu? Il s'agit d'Israël. Qu'ils répondent ou non à cet appel, Israël est le fait accompli, le mot prononcé par Allah. 

 

 

 

Par Abdelkader Amlou - Membre du conseil de l'AFEMO 

 

 

Remarque du Collectif Arabes Pour Israël 

 

L’Association Francophone d’Etudes du Moyen-Orient (AFEMO) est une organisation politique créée en février 2004 par un groupe d’universitaires francophones pour mettre en commun des travaux de recherche sur le Moyen-Orient. Dès sa création l’AFEMO s’est donnée pour mission de sensibiliser le monde académique francophone aux nombreux défis auxquels sont confrontés les peuples de cette région, notamment les violations des droits de l’homme et des minorités, et les problèmes liés à l’insécurité. 

 

En février 2008, l’organisation a transféré ses bureaux à Paris et s’est rebaptisée Middle East Pact (MEP). Elle oeuvre depuis comme réseau d’étude et d’information international ainsi que comme groupe de pression en Europe agissant en faveur de la démocratisation et de la pacification du Moyen-Orient.  

 

Israël : Un bouc-émissaire pour nos fautes par Ali Ahmad Al-Baghli, ancien ministre du Pétrole, Koweït

Dimanche 11 octobre, 2009

Extraits de la presse arabe présentés afin de faire connaître au public les  courants politiques libéraux et modérés au Moyen-Orient | 

Il y a soixante ans, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a rendu la décision de créer Israël et de diviser la Palestine en deux, une partie pour les Palestiniens et l’autre pour les Juifs. Plusieurs décennies plus tard, les pays arabes sont encore opposés à cette décision en raison de leur conviction que la Palestine ne devrait appartenir qu’aux Palestiniens – à l’instar des revendications d’Abdel Nasser [1], d’Al-Shuqairi [2] et d’Arafat dans le passé. Les Arabes ont perdu une guerre de six jours qui a débuté le Juin 5 1967, se sont retirés à leurs frontières et ont rejeté la décision de distribuer les terres palestiniennes en 1948. Ils ont tous pleuré la perte de terres en Cisjordanie, au Golan et dans le Sinaï.

Les Palestiniens et les Arabes organisent ces jours-ci des fêtes pour célébrer ce qu’ils appellent une “calamité”, alors que les Juifs se réjouissent de la construction et du développement. Nous célébrons des calamités !

Je me suis senti abattu en me rendant compte que 60 ans se sont écoulés et que rien ne s’est passé pendant ces jours de gloire. D’autres régions du monde ont atteint le sommet du développement, en particulier au 20e et 21e siècles, mais les Arabes n’ont rien accompli car nous étions occupés à nous blâmer les uns les autres pour les choses négatives qui surviennent autour de nous. Nous croyions tous que certains partis complotent à notre encontre. Selon le Saint Coran, nous sommes la meilleure nation créée pour les hommes. Certains d’entre nous vivent encore les jours magnifiques des sixième et septième siècles, à l’époque où les musulmans ont été chassés d’Andalousie.

Nous blâmons souvent Israël pour notre incapacité à nous développer. Imaginons qu’Israël ne soit pas dans la région. Serions-nous alors comme la Malaisie,l’Indonésie, l’Inde ou la Turquie ? Je ne le crois pas. Il est tellement absurde d’imaginer une pareille chose, non pas à cause d’Israël, mais en raison de notre tendance à opposer le développement et toute nouveauté.

Par exemple, l’Afrique du Nord ne devrait pas souffrir car elle est loin d’Israël. Les pays dans cette partie du monde réunissent toutes les conditions favorables au développement, en plus de leur proximité avec l’Europe, où les pays sont développés et avancés. Toutefois, il n’y a ni démocratie, ni développement dans les pays arabes d’Afrique du Nord. Pourquoi ? Ces nations blâment les colonies européennes pour leur échec. En d’autres termes, si nous n’avions pas Israël comme bouc-émissaire, nous inventerions quelqu’un d’autre à blâmer pour nos problèmes.

Source: The Arab Times, 29 mai, 2008 

[1] Gamal Abdel Nasser, président d’Égypte, 1954-1970

[2] Ahmad al-Shuqairi, premier président de l’Organisation de Libération de
la Palestine, 1964-1967

Remarque du Collectif Arabes Pour Israël 

Nous pouvons ajouter aussi que les gouvernants arabes sont des hypocrites invétérés, sans le moindre principe. D’un côté, ces leaders égocentriques, soi-disant “modérés”, supplient en catimini les Israéliens de les aider à endiguer la déferlante islamiste, qui est en train de déstabiliser leurs régimes politiques ultraconservateurs et pourris jusqu’à la moelle, et, d’un autre côté, ils demandent aux intellectuels dans leurs pays respectifs de boycotter Israël  le  seul pays démocratique au Proche Orient. 

Ce sont les musulmans du monde entier, en Europe, au Canada, aux USA qui devraient dénoncer cela mais pour le dénoncer, il faut SAVOIR….Or, il semblerait que les gens ignorent tout de ce qui se passe vraiment au Moyen-Orient… 

La Jordanie et la Cisjordanie doivent former un Etat palestinien : Par l´écrivain jordanien Farid Salman

Jeudi 25 juin, 2009

Extraits d'INTERVIEW avec Farid Salman :

Farid  Salman : La Jordanie est une invention.La Transjordanie, qui était un émirat, et qui plus tard est devenue le Royaume hachémite, fait partie de La Palestine. La Grande-Bretagne l´a créée [la Jordanie] pour couronner l´un des fils d´Hussein, de la péninsule Arabique, sur une partie de la Grande Syrie – sur la Palestine. C´est encore aujourd´hui la raison… Si on ne la supprime pas, le problème palestinien ne sera pas résolu. C´est impossible

Interviewer : Certains en Israël évoquent l´option jordanienne…

Farid Salman : Ils ont raison.

Interviewer : A l´époque d´Abba Eban…

Farid Salman : Nous avons raté une occasion avec Abba Eban.“Aujourd´hui, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer quand j´entends un Jordanien dire qu´il est Jordanien et qu´il existe des camps de réfugiés palestiniens en Jordanie.”

Interviewer : C´est pourquoi les batailles de septembre noir de 1969 et 1970 ont eu lieu et la crise s´est déplacée ici, au Liban. Mais le roi Hussein a stabilisé son trône…

Farid Salman : Ce n´était pas lui. Les Anglais ont stabilisé le trône. Glubb Pasha l´a fait pour son grand-père, et les Anglais poursuivent sur sa lignée jusqu´à ce jour. Les Israéliens aussi [ont stabilisé le pouvoir jordanien]. Le régime sioniste en Israël est contre la paix. Il ne veut pas la paix. Abba Eban était l´un des personnages les plus importants en Israël, mais nous n´avons pas su profiter de lui, et les sionistes ont fini par se débarrasser de lui. Ils l´ont envoyé enseigner en Amérique, l´éloignant de la scène. Il pouvait voir la vérité. Aujourd´hui, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer quand j´entends un Jordanie n dire qu´il est Jordanien et qu´il existe des camps de réfugiés palestiniens en Jordanie. Il a oublié qu´il est palestinien. Que voulez-vous dire par “Jordanien” ? La Transjordanie est exactement comme la Cisjordanie. Le roi de Jordanie était derrière la guerre du Liban. Il a envoyé les Palestiniens au Liban. Nous ne devons pas oublier le rôle joué par la Jordanie au Liban.

(…)

En ce qui concerne Israël, je suis très optimiste. Pendant 40 ans, j´ai écrit sur le sujet – sur le sionisme et ceux que j´appelle les “Juifdaniens”, ces Juifs dans le monde qui sont contre la philosophie et l´Etat sionistes. Ils sont maintenant au pouvoir, eux et Obama. Ils ont commencé…

Interviewer : Avec le plan du premier Bush…

Farid Salman : A Madrid… Interviewer: Oui. 

Farid Salman : Ce sont eux qui ont mené Obama au pouvoir. Ils l´ont soutenu financièrement. Il y a quelques semaines, ils ont annoncé qu´ils créaient un lobby. Jusqu´à présent, ils agissaient en coulisses, mais maintenant ils agissent au grand jour. Une crise existentielle israélienne a vu le jour chez les Juifs eux-mêmes – opposant sionistes et non sionistes. Les sionistes au pouvoir aujourd´hui – Liebermann et Netanyahu… La paix ne pourra jamais venir d´eux. Ils susciteront une crise [d´identité] juive en Israël et dans le monde, et je pense qu´ils seront les perdants. S´ils n´en sont pas les perdants, ce sera la fin du régime sionis te en Israël.

Interviewer : Les “Juifdaniens”, qui soutiennent Obama, peuvent-ils comprendre où se trouve la solution et accorder aux Palestiniens le droit de retour ? “Nous avons fait du droit de retour un casus belli.”

Farid Salman : Nous avons fait du droit de retour un casus belli… Laissez-moi vous dire quelque chose : quand un Etat palestinien sera créé et que la Jordanie deviendra l´Etat palestinien, avec la Cisjordanie…

Interviewer : C´est la solution, à votre avis ?

Farid Salman : Bien sûr. Et quand cela arrivera, nous n´aurons pas besoin de l´approbation d´Israël pour le repeuplement… Quand il y aura un Etat palestinien, ce dernier invitera les Palestiniens. La Jordanie accueillera 30 millions [de Palestiniens]. A New York, il y a 20 millions de personnes.

Interviewer : Pensez-vous que nous nous trouvions au début d´un processus d´effondrement des régimes de la région ?

Farid Salman : Bien entendu.

Interviewer : Comme dans un jeu de dominos, l´un entraînera l´effondrement de l´autre ?

Farid Salman : Indiscutablement. Il n´y a pas d´autre solution au Moyen-Orient. Qui a inventé l´histoire du transfert des réfugiés au Liban ? Soyons clairs : ce sont les sunnites. C´est Al-Hariri, et sa sœur suit sa voie. L´ambassadeur palestinien au Liban est leur complice.

Interviewer : Abbas Zaki ? “Il existe un plan visant à accroître le nombre de sunnites en transférant les Palestiniens au Liban.”

Farid Salman : Lui-même, avec Fuad Siniora. Il existe un plan visant à accroître le nombre de sunnites en transférant les Palestiniens au Liban. Ce sont eux qui parlent de repeuplement. Le jour où le problème palestinien sera résolu et où ils auront un Etat – en Jordanie, en Cisjordanie, ou ailleurs…

Interviewer : Arafat disait : “Donnez-moi un Etat, même sur le dos d´un âne.”

Farid Salman : Où que ce soit… Un demi-million de Palestiniens au Liban iront dans leur Etat. Et on en finira avec cette histoire. Nous n´aurons pas besoin de l´approbation d´Israël ou du monde. Ce sera leur Etat, et on les y invitera. Fin de l´histoire.

Voir les extraits vidéo sous-titrés en anglais sur MEMRI TV : http://www.memritv.org/clip/en/2121.htm.

Remarque du Collectif Arabes Pour Israël : 

La si célèbre Cisjordanie n'existe pas. C'est un terme très récent, inventé après la création de l'Etat d'Israël afin de masquer l'évidence du lien du peuple juif avec cette terre, dont le nom a toujours été Judée Samarie. L'appellation Cisjordanie est apparue après 1948 et s'emploie à “gommer” le nom historique de la région. C'est du révisionnisme. Le problème du Moyen Orient n'est pas un problème de territoires, mais c’est que depuis 1948, les Arabes ont toujours eu le même but. Ils sont pour le partage: la terre pour les Arabes, la mer pour les Juifs. 

La Jordanie était le véritable Etat palestinien .On l’a déjà évoquée à l’époque de Yigal Alon, Arik Sharon, Rehavam Zeevi et d’autres encore que la Jordanie est l’Etat palestinien, on ne fait que souligner un fait historique que personne ne peut contester. Le royaume hachémite n’était qu’une création du colonialisme britannique. 

La solution du problème israélo-palestinien, se trouve à l'est (en Jordanie). Pourquoi parler de concessions douloureuses, alors que la solution de ce problème, est à la portée du dernier imbécile, mais cet imbécile –l'ONU–n'ose pas tirer les archives concernant la création de cet état jordanien ;
la Palestine était destinée pour 2 états, israélien et palestinien ; mais pourquoi en avoir ajouté un 3 ème ? 

GAZA LE GRAND MESONGE : Préface de Mohamed Sifaoui

Jeudi 18 juin, 2009

Dans le préface Mohamed Sifaoui du livre “GAZA LE GRAND MESONGE” de  Clause Moniquet on peux lire un texte d’une remarquable lucidité qui nous alerte sur  la victimisation perpétuelle autour de Gaza .Nous publions donc  ce texte de Mohamed Sifaoui, d’abord pour saluer son courage. Ensuite, nous considérons que le victimisation sur Gaza, est devenue insupportable. Nous sommes  tous consternés par l’aveuglement de certains, vis-à-vis du Hamas, et scandalisés par la complicité affichée par certains avec ces fascistes religieux. 

 

Je pense qu’il est des moments où il ne faut pas tourner autour du pot ou chercher des déclarations alambiquées pour affirmer une position par rapport à un conflit qui suscite toutes les passions. Je tiens à le dire ex abrupto, clairement et sans ambages : dans la guerre qui oppose Israël au Hamas, je soutiens littéralement l’armée israélienne dans sa lutte légitime contre cette organisation terroriste portée par cette idéologie fasciste qu’est la doctrine des Frères musulmans. Et je vais exprimer les raisons d’une telle position de la manière la plus claire possible. Je suis musulman, démocrate et laïque, homme de gauche, et je suis très sensible à la cause palestinienne et, par ailleurs, très attaché au droit de cette population à disposer d’un Etat souverain, libre, moderne, démocratique et prospère, vivant en sécurité dans un cadre d’une paix juste et durable, aux côtés d’Israël.

 

 

D’aucuns pourraient dire : mais quelle contradiction ! Comment peut-on être “pour les Palestiniens” et soutenir l’action militaire israélienne contre le Hamas ? Je vais en donner les explications dans cette préface que j’ai l’honneur de faire pour introduire l’ouvrage de mon ami Claude Moniquet qui, livre, chapitre après chapitre, tous les arguments qui montrent que lorsqu’on se reconnaît réellement dans les valeurs universelles et, quand on est attentif au sort de la population palestinienne, on ne doit pas, on ne peut pas, on n’a pas le droit de manifester le moindre soutien pour une organisation comme le Hamas.

 

 

Le mérite de ce livre c’est qu’il saura faire sortir le lecteur du manichéisme ambiant. Le “mal” n’est pas là où beaucoup pensent le trouver. Claude Moniquet, expert international en matière de terrorisme et d’islamisme, a cerné les spécificités d’une milice et d’un parti “religieux” comme le Hamas. Il connaît surtout son côté obscur, ses manoeuvres, sa propagande effrénée e sa nature idéologique. Parce qu’il est erroné de croire qu’il s’agit d’un “mouvement de résistance”, comme il est très naïvement présenté dans certains médias, qui lutte contre “l’oppresseur israélien”. Dans ce genre de formulations, on ne retrouve pas la vérité mais les résultats d’une publicité mensongère qu dure depuis vingt ans. Le Hamas ne “résiste” pas, il utilise un objectif et une revendication fort louables, la construction d’un Etat palestinien, pour légitimer une idéologie qui s’inscrit dans une vaste mouvance internationale et dont la finalité ne cherche autre chose qu’à provoquer la transformation de tous les pays islamiques en des théocraties totalitaires, à constituer une force importante afin de combattre les démocraties et enfin de supprimer Israël de la carte du monde. Trois buts contenus de manière explicite dans la doctrine salafiste qui est celle des Frères musulmans et également du Hamas. Pour avoir un premier aperçu, il suffit de lire les textes fondateurs de la milice palestinienne.

 

 

En méditant sur le contenu de la charte de cette organisation terroriste, d’ailleurs brillamment décortiquée dans ce livre, l’on s’aperçoit qu’il faut avoir de la sympathie pour les mouvements fascistes européens des années 1930 et 1940 pour considérer que le Hamas est un parti “respectable”. Ou alors il faut faire preuve d’une condescendance et d’un racisme déguisé, enfoui et non assumé qui tendraient à dire, en définitive, que le fascisme est mauvais lorsqu’il s’exprime en Europe, mais tout à fait “sympathique” quand ce sont des Arabes, des Palestiniens qui l’embrassent. Rassurez-vous ! Ce que j’affirme là n’est point exagéré. J’observe, en effet, depuis plusieurs années, cette tendance qu’ont certains partis et milieux, en Europe, auto-déclarés “antifascistes” et de gauche, qui s’accommodent étrangement de l’islamo-fascisme incarné par des organisations comme les Frères musulmans dont le Hamas n’est que l’un des avatars.

 

Que des islamistes ayant pris pour base arrière certaines capitales européennes sortent dans les rues, tous crocs dehors, prêts à en découdre avec le premier uniforme, criant des “Allahou Akabr” et des “Mort à Israël” ne permet d’abord qu’à me conforter dans mes convictions sur le fait que ces milieux islamistes, leurs leaders, leurs idéologues et leurs gourous sont des semeurs de haine et de discorde, des ennemis de la paix et de la tolérance et, ensuite, qu’à confirmer qu’ils sont malheureusement bien implantés dans les pays des droits de l’Homme. Mais que ces mêmes islamistes brandissant des drapeaux d’organisations, tels que le Hezbollah, le Hamas ou le “Djihad islamique”, soient accompagnés, soutenus et portés, dans leurs virées extrémistes, par des figures politiques, médiatiques ou associatives se réclamant de la gauche, j’avoue qu’il y a là quelque chose qui me dépasse. Cela n’a plus aucun sens à mes yeux parce que ces prétendus gauchistes acceptent de marcher derrière, devant ou à côté des emblèmes de l’extrême droite musulmane. Et pour l’homme de gauche que je suis, ce spectacle est tout simplement insupportable.

 

 

Si certains de ces militants gauchistes, dont peut-être quelques-uns sont sincères dans leur démarche, ont été abusés, il est temps, pour eux, de se réveiller. On ne peut pas raisonnablement se reconnaître dans des valeurs humanistes, démocratiques, laïques, progressistes, féministes et universalistes et soutenir des mouvements nihilistes, négationnistes, intégristes, sexistes, antisémites et communautaristes dont l’idéologie est, quand même, une sorte de “copier-coller” légèrement revu et corrigé du nazisme. Raison pour laquelle, lorsque je vois l’armée d’un Etat démocratique, quelles que soient les failles et les faiblesses de la politique de cet Etat, défendre une population soumise, depuis huit ans, à des tirs réguliers de roquettes et réagir, en fait, afin de faire cesser ces tirs, qui, faut-il le rappeler, n’ont été d’aucune utilité pour la cause du peuple palestinien, je n’ai aucun complexe à comprendre et même à justifier cette lutte légitime contre une organisation terroriste dont le programme repose sur une idéologie fasciste.

 

 

Alors, pourrait-on me rétorquer : mais que fait-on des victimes civiles ? Des femmes et des enfants, tués lors des bombardements israéliens ? Je répondrai la chose suivante : d’abord, l’humanisme n’est pas du côté de ceux qui soutiennent le Hamas et la barbarie intrinsèquement liée à ceux qui approuvent ou comprennent l’offensive israélienne. Les images de certaines chaînes arabes - et principalement Al-Jazira - exhibant, de manière indécente, des cadavres de civils ont bouleversé tout le monde, y compris la société israélienne. Il n’est pas à mes yeux un être normalement constitué, doté d’une once d’humanité, qui n’a pas été ébranlé à la vue de ces images horribles.

 

 

Des bombardements contre des cibles militaires provoquent malheureusement ce type d’images. Depuis que les guerres existent, les populations civiles payent le prix fort. Cela ne fait pas forcément, n’en déplaise, de celui qui bombarde “un criminel de guerre”. La question à poser est la suivante : l’armée israélienne visait-elle des civils ? La réponse est non ! Parce que si tel était le cas, le bilan aurait été cinq, dix, cent fois plus lourd. Dans la guerre qu’elles mènent aux Talibans en Afghanistan, les forces de l’OTAN ont tué, lors de leurs bombardements, un millier de civils afghans durant l’année 2008. Les forces de l’OTAN sont-elles pour autant passibles de “crimes de guerre” ? La réponse est évidemment non !

 

 

Ce qui provoque tant de pertes civiles est, me semble-t-il, dû à la nature de la guerre qui a radicalement changé. Un conflit qui oppose une armée classique, à une milice armée, elle même mélangée à la population, ne saurait qu’engendrer des images terribles. Il est donc important de revenir sur le rôle et sur le vrai visage du Hamas et surtout sur la responsabilité de ce groupe terroriste dans la mort de femmes et d’enfants. Ceux qui instrumentalisent l’émotion de l’opinion publique n’ont aucun intérêt à s’attarder sur cette question. D’ailleurs, bien que se disant émus par le sort des civils, peu de manifestants ont appelé le Hamas a cesser ses tirs. Je ne pense pas avoir aperçu, lors des manifestations dites “pro-palestiniennes”, des pancartes exigeant l’arrêt des hostilités des deux côtés ni d’emblèmes montrant un attachement à la paix, encore moins un seul slogan dénonçant les crimes du Hamas, ceux commis d’abord contre leurs propres “frères du Fatah”, ensuite, ceux contre les civils du sud d’Israël qu’ils continuent de viser. Ce que j’ai vu, c’est ce que d’aucuns ont vu, des accusations de “génocide”, alors que le terme a une définition bien précise ; des amalgames antisémites comparant les Israéliens aux nazis ; des appels au djihad ; des banderoles sur lesquelles était faite l’apologie de l’image d’Hitler et j’en passe.

 

 

Cet ouvrage revient, cela dit, en détail sur ce qui a fait de ces manifestations des marches honteuses porteuses de messages inacceptables. Ce que j’ai vu, et ce que d’aucuns ont vu, ce sont des cris de haine et de slogans antisémites. Ce que j’ai vu, et ce que d’aucuns ont vu, c’est une majorité de manifestants - et je sais que ce n’était pas le cas de tout le monde - qui marchait davantage pour marquer leur rejet d’Israël que leur attachement aux Palestiniens. C’est dire qu’en tant que citoyen très attentif au sort des Palestiniens, je ne peux pas accepter que l’avenir de ces derniers se construise sur la destruction d’Israël, sur les cendres des Israéliens … sur les cendres des Juifs. Ce serait une honte pour les Palestiniens, ce serait une honte pour les Arabes, ce serait une honte pour les musulmans et c’est inacceptable pour l’humanité. L’inverse est naturellement valable, mais force est de reconnaître qu’hormis quelques groupuscules d’excités, personne en Israël ne parle de destruction de
la Palestine.

(…)

 

Ce livre est donc essentiel pour la compréhension de la véritable nature du conflit qui oppose Israël à un groupe terroriste et, par ailleurs, tout aussi nécessaire pour clarifier ce que cache le drapeau du Hamas comme idéologie et, davantage, ce que signifie marcher derrière cet emblème.

 

MOHAMED SIFAOUI

GAZA, LE GRAND MENSONGE, QUAND
LA DEMOCRATIE EUROPEENNE CAPITULE FACE A L’ISLAMISME” DE CLAUDE MONIQUET, PREFACE DE MOHAMED SIFAOUI, EDITIONS “BOITE A PANDORE 2009
” .

Le Collectif Arabes Pour Israel considére que ce livre  est à  lire ! 

 

Par Basem M.Habib:Tous doivent se souvenir de l´Holocauste, qui a pris pour cible l´essence de l´humanité

Mardi 28 avril, 2009

Dans un article mis en ligne le 21 avril 2009 sur le site arabe progressiste www.elaph.com, l´écrivain réformiste Basem Muhammad Habib condamne le négationnisme répandu dans le monde arabe. Ce négationnisme, qu´il qualifie de déraisonnable et d´inhumain, est motivé par un programme politique, estime-t-il, et par la croyance erronée selon laquelle l´empathie ressentie à l´égard des victimes de l´Holocauste équivaudrait à une trahison de la cause palestinienne.

Il appelle les Arabes à distinguer les deux sujets, et à se joindre au reste du monde pour la commémoration de l´Holocauste qu´il décrit comme un coup porté à l´essence même de l´humanité. Extraits : 

Il n´y a aucun rapport entre Holocauste et problème palestinien 

“Ces jours-ci, le monde commémore l´Holocauste, parce que ce fut l´un des plus grands massacres de l´histoire, dépassant les autres massacres en termes de barbarie, même ceux commis par les civilisations primitives. De nombreuses [preuves] indiquent que plus de six millions de Juifs ont été tués dans les années 1930 et 1940, accusés par les autorités nazies de complot avec les Alliés, de la défaite allemande à l´issue de
la Première guerre mondiale, de collaboration avec l´ennemi lors de la Deuxième guerre mondiale. Ces conceptions racistes ont alimenté les sentiments de haine à l´encontre des Juifs et conduit à ce massacre horrible, dont les blessures tourmentent encore le monde, des décennies plus tard.

Bien que cet événement horrible fasse désormais partie de l´histoire et ne puisse être réfuté, certains tiennent toutefois à en nier l´existence, remettant en question les nombres avancés, motivés par des considérations généralement politiques. Cela est surtout vrai dans notre région, plongée dans les complexes et la rancœur. Nombreux sont ceux qui cherchent à tracer un parallèle entre Holocauste et problème palestinien, estimant que reconnaître et commémorer l´Holocauste revient à trahir la cause palestinienne. Cette approche nous conduit à nous interroger sur la normalité des idéologies qui motivent nos comportements et sentiments – des idéologies qui ne sont clairement pas ancrées dans la saine logique et ne collent pas du tout à nos valeurs humaines. Ainsi, nous tournons sans beaucoup d´intelligence le dos au comportement humain approprié, simplement parce que nos sentiments de haine savent obtenir le meilleur de nous.

Il n´y a aucun rapport entre la réalité de l´Holocauste et ce qui est arrivé en Palestine. Ce sont deux événements distincts, survenus en des époques et des lieux différents, et nous pouvons évaluer chacun d´entre eux séparément. Alors seulement (…) notre jugement sera-t-il libre, ancré dans des valeurs justes et des sentiments sincères.

Au lieu de douter de [la réalité de l´Holocauste], nous devrions admirer l´intérêt que les dirigeants politiques juifs manifestent pour les victimes de [l´Holocauste] juif et la mémoire constamment entretenue de ces atrocités. Ils consacrent une grande partie de leurs efforts à en honorer la mémoire, à apporter des pièces à conviction aux procès, à se battre pour les droits [des survivants], où qu´ils se trouvent. C´est une attitude quasi-inexistante dans notre région, où des exécutions sont commises pour les raisons les plus triviales, où la souffrance et la douleur des personnes sont vite oubliées. En Irak par exemple, des centaines de milliers de personnes ont été tuées sous le règne de la terreur et de la tyrannie [de Saddam Hussein], et pourtant nous n´avons jamais entendu parler d´une initiative visant à commémorer [la mémoire des] victimes, ni pu témoigner du moindre intérêt pour la confiscation de leurs droits.

Le monde d´aujourd´hui est libéré des idéologies [fascistes], et le règne de la raison ne cesse de s´étendre. Même l´Allemagne, témoin de ce massacre criminel, a admis la catastrophe, entreprenant de se racheter de diverses manières, comme en fournissant un soutien économique annuel à Israël. Pour sa part, l´ONU a émis une Résolution faisant du 27 janvier la Journée de commémoration [internationale] de l´Holocauste. Cette date a été fixée en l´honneur des quelques survivants découverts à Auschwitz par les Alliés [quand ils libérèrent les camps le 27 janvier 1945], qui ont survécu à l´horreur [des camps] et ont pu raconté ce qu´ils avaient vécu.

Le négationnisme n´est généralement pas motivé par des considérations académiques, mais politiques 

En raison des doutes émis par beaucoup [quant à la réalité de l´Holocauste], certains pays ont été contraints de promulguer des lois qualifiant de crime toute tentative visant à remettre en question ou à nier l´événement, car ces remises en question ne sont généralement pas motivées par le désir de savoir mais par des objectifs politiques et idéologiques (…) Certains considèrent ces lois comme non démocratiques ou comme la manifestation d´un parti pris favorable à Israël. La vérité toutefois est qu´elles ont été promulguées en réaction à une vague de remises en question irrationnelles, encouragées par certaines parties sous couvert d´enquête scientifique.

L´Holocauste mérite d´être [reconnu comme étant] un événement mondial significatif, car il a pris pour cible [l´essence même] de notre humanité. A l´époque, il n´y avait pas d´Etat juif, et la plupart des victimes de cette injustice vivaient en Europe, dans des petites communautés de la diaspora.

Nous [Arabes] devrions avoir de l´empathie pour les victimes de l´Holocauste et les commémorer, comme le font les autres [dans le monde]. Il ne fait aucun doute que notre participation à la commémoration de cet événement renforcera notre position internationale et changera le regard que les autres posent sur nous. Peut-être serons-nous en mesure d´améliorer notre image aux yeux du monde et de réparer une partie des dégâts commis par les terroristes.

Source MEMRI | Middle East Media Research Institute 

Remarque du Collectif Arabes Pour Israël :  Les justes sont souvent invisibles !! Et méconnus. C'est pourquoi nous devons tous prier pour que se lèvent des hommes et des femmes courageux. Que l'Eternel bénisse  tous les hommes de bonne volonté, ainsi que leur famille. Dommage qu'il n'en existe pas des millions comme Basem M.Habib. On devrait le cloner celui-là.

 

La compréhension par les Musulmans de l'Histoire des Juifs par nécessairement par la reconnaissance de la Shoah. Parmi les nombreux sujets qui nous divisent, il y en a un qui doit être exclu du champ politique, idéologique et religieux. Il s'agit de la Shoah, le génocide nazi au cours duquel six millions de Juifs  ont été massacrés. 70 après le début de la Shoah, aucun livre sur l’holocauste n’a été publié en arabe, en turque ou en persan, tandis que Mien Kampf est depuis les années 70 un best seller à Beyrouth et au Caire. 

Une action internationale d’ordre juridique, diplomatique et pédagogique est impérative. Des projets comme celui d’Aladin (www.aladdinlibrary.org ) sont encourageants pour pouvoir éduquer les jeunes musulmans à respecter le peuple juif et son histoire douloureuse. 

 

Docteur Ashraf El Hagog : Merci au ministre Bulgare qui était “Juif”

Mercredi 22 avril, 2009

Le discours qui suit à été prononcé par le Docteur Ashraf El Hagog, un médecin palestinien  victime de tortures de la part du la Jamahiriya Islamiya Libyenne. Son histoire (et celles des infirmières bulgares) a fait le tour du monde. Le 17 avril 2009, il était à Genève en marge de la préparation à l'ouverture de la conférence de Durban II. Lors de son allocution, il dénonce le régime du dictateur Kadhafi et salue le courage d'un “juif” l'ayant fait libérer. 

Il s'exprimait au nom de l’ONG UN WATCH devant le Comité préparatoire de Durban 2 présidé par Najat Al-Hajjaji, la diplomate libyenne qui présidait la réunion. Après avoir interrompus trois fois le médecin pour ses mots sur
la Libye, la présidente à coupé son discours une fois pour toutes et à donné la parole aux représentants Libyens qui disaient: “nous demandons l'arrêt du discours de cet homme. Ce qu'il dit n'est pas en rapport avec le sujet de la conférence”. 

Aujourd'hui, le médecin vit aux Pays Bas et n'exerce pas sa profession car il n'a plus aucun document qui prouve qu'il en est un. Le discours ci-dessous est l'intégralité de ce qu'il à dit devant les journalistes après la cession ou il à été coupé. Vous trouverez en bas de page, la vidéo en anglais de son intervention coupée par la Libye lors de la réunion préparatoire de Durban II. 

«  Nous faisons face à une tragédie humaine. La vie humaine doit être protégée. Chaque personne a le droit de vivre sa vie, d’exprimer son opinion sans crainte. Les Nations Unies devraient empêcher une présidence Libyenne. Les normes des Droits Humains en Libye se résument au néant, on ne peut rien dire la bas. Je me suis trouvé devant un comité préparatoire international avant-hier et j’ai tenté de communiquer ma souffrance actuelle et celle de ma famille, mais je n’ai pas pu, c’est pourquoi je vais vous le dire aujourd’hui. 

 

Madame la présidente, est-ce que vous vous souvenez de moi ? Je suis le médecin palestinien qui a été détenu par votre pays, la Libye. Suite à ma propre souffrance, j’aimerais vous faire une proposition. A partir de 1999, nous avons été arrêté, jeté en prison, torturé, condamné à mort à 3 reprises, cela a duré presque 10 ans et ceci sous la raison du régime dictatorial Libyen pour trouver un bouc émissaire étranger. N’est-ce pas de la discrimination? J’aimerais proposer les amendements suivants concernant les compensations : 

 

 

Les Nations Unies devraient condamner ce qu’il s’y est passé, et faire en sorte que de tels crimes soient reconnus. Les pays condamnés doivent fournir aux victimes de discrimination, des compensations. Mais même avec le bénéfice de celles-ci, comment tenir compte de la souffrance de ma famille qui a servi votre pays, la Libye. 

Comment est-ce que la Libye peut-elle présider cette conférence alors qu’il se trouve sur votre pays le pire des pires. J’accepterai cette présidence, mais une fois que votre gouvernement reconnaîtra, condamnera et s’excusera de notre souffrance pendant 10 ans. Quand est-ce que le droit prendra-t-il pied devant votre pays ? C’est une honte. 

Nous étions là au mauvais endroit, au mauvais moment. On nous a accusé de faire partie du Mossad. On nous a accusé d’avoir incriminé le Sida à des enfants, et on nous a pris pour des fous qui voulaient que le Sida ait atteint toute la population. 

Mais tout ceci était faux, le responsable du VIH en Libye est principalement les conditions sanitaires auxquelles nous avons du faire face, avec lesquelles nous avons du travaillé. On nous a torturé, avec leur « baguette magique », ma famille ne savait pas si j’étais mort ou vivant. Elle a été menacée de mort. Ma sœur a été expulsée de l’université, parce que sœur du criminel. Croyez-moi, on ne me fera pas taire. 

Merci aux Pays-Bas, merci au ministre Bulgare qui était Juif. Jamais je n’aurais cru à ce qu’un Juif ait pu faire ceci, parce que j’étais enfermé dans des idéologies anti-juives. Je le remercierai toute ma vie ». 

Pour retrouver les discours de la même trempe prononcés par des opposants aux régimes iraniens et libyens, cliquez ici (tous les discours sont en français). Le discours du médecin palestinien vient de la même source. 

Dr Shaker Al-Nabulsi : Le rejet de la normalisation avec Israël est d’une stupidité inégalée

Lundi 13 avril, 2009

Dans un article daté du 26 mars 2009 et paru dans le journal en ligne  Elaph, l’écrivain américano-jordanien Dr Shaker Al-Nabulsi fustige le refus des pays arabes de normaliser leurs relations avec Israël. Il estime que l’Egypte et
la Jordanie ont plus bénéficié des traités de paix avec Israël qu’Israël lui-même, qu’Israël est aujourd’hui désillusionné et découragé par l’attitude des Etats arabes à son égard et n’est plus intéressé par la signature de traités de paix avec ces derniers. Extraits : 

“Sans l’impudent négativisme des Arabes, la résolution du problème palestinien et la création d’un Etat palestinien n’auraient pas été retardées de soixante ans” 

“Le 26 mars 1979, l’Egypte et Israël ont signé un traité de paix. C’est ainsi que l’Egypte, le pays le plus grand et le plus important impliqué dans le conflit israélo-arabe, est devenu le premier à établir des relations de paix avec Israël. Le monde entier a été pris par surprise, la rue arabe bouleversée, et les fondations du monde arabe et musulman se sont trouvées ébranlées. Ce bouleversement n’était toutefois à rien de plus que l’émoi d’un troupeau de coqs tombés dans une flaque d’eau bataillant pour s’en sortir et secouant leurs ailes pour se sécher. Les Arabes, qui ne sont pas habitués aux tournants rationnels abrupts de la civilisation, ont perdu la tête. Ils ont opposé leur résistance à la paix imminente, incarnée par la personne de leur dirigeant courageux et rationnel : le président Sadate, qui a permis à l’Egypte de récupérer tout ce qui avait été perdu avec les aventures politiques et militaires d’Abdel Nasser, lesquelles avaient causé destruction et désolation.

Bien que Sadate eût donné à l’Egypte une place bien méritée, aussi bien au Moyen-Orient que dans le monde, les Arabes ont été pris d’une rage folle qui ne connut pas de limites. Aujourd’hui, trente ans après le geste historique de Sadate, ils commencent à revenir à eux, à regretter tout ce qu’ils ont fait à l’Egypte, comme d’avoir rejeté la paix [avec Israël]. Ils sont confondus de remords en pensant à leur folie passée : avoir expulsé l’Egypte de la Ligue arabe (aussi connue sous le nom de “Café des bouffons”) et avoir déplacé les quartiers généraux de la Ligue du Caire à Tunis ; avoir boycotté les œuvres de Naguib Mahfouz et les films s’en étant inspirés ; avoir recouru à toutes sortes de bas procédés contre l’Egypte et l’avoir placé du même côté de la balance que leur pire ennemi : Israël.

Les Arabes ont rejeté la normalisation [avec Israël] parce que [s’ils l’avaient accepté], cela aurait représenté un [geste] positif, tandis que résister était un [geste] négatif. Il est beaucoup plus simple de dire “non” en arabe, [vu que] les Arabes sont un peuple négatif. Sans cet impudent négativisme, la solution au problème palestinien et la création d’un Etat palestinien n’auraient pas été retardées de soixante ans. Les Palestiniens n’obtiendront jamais rien tant que les Arabes persisteront à se montrer fanatiques et négatifs, [n’auront pas] confiance en eux, continueront d’alimenter la culture de la guerre et se montreront incapables de développer une vision juste et réaliste de l’avenir.”

“Dans le monde arabe, la culture de la paix est quasiment inexistante” 

“Pourquoi les Arabes se sont-ils comportés de cette façon en 1979 et après – comme s’ils étaient dominés par des démons ? La réponse la plus évidente à cette question est que, dans le monde arabe, la culture de la paix est quasiment inexistante, tandis que la culture de la guerre prévaut, en raison des déclarations de dirigeants politiques malhonnêtes faisant du soutien à la lutte armée une obligation. Dans leurs propres pays, ces politiciens endurent des problèmes politiques et sociaux, un développement économique [déficient]. Cela les pousse à soutenir la lutte armée, afin d’éloigner l’attention de leurs sujets des problèmes qui continuent de s’accumuler dans leurs pays (…)

En outre, le soutien apporté aux mouvements de « résistance » rend un grand service à ces régimes, en ce qu’il rehausse leur puissance et leur influence tout en leur permettant de suspendre leurs problèmes variés à un seul et même portemanteau : Israël et l’Amérique. Cela désensibilise les masses et leur inculque l’idée que l’Occident et Israël sont faibles, qu’Israël disparaîtra dans un avenir proche et qu’une personnalité politique miraculeuse rendra de façon imminente leurs territoires aux Palestiniens. Ainsi, la culture de la paix n’existe pas dans ces pays, et ne peut y être encouragée, en raison de l’absence d’éducation ou de médias libres qui insuffleraient des valeurs humanistes aux citoyens. Celles-ci sont, ainsi que l’a montré Lafif Lakhdar, la colonne vertébrale de la culture de la paix. Ces Etats n’enseignent pas plus à la jeune génération à penser indépendamment, à raisonner de façon réaliste et rationnelle, qu’ils ne leur enseignent à se libérer de l’obsession des affiliations [politiques] et des luttes religieuses.”

“Cette politique idiote de rejet de la normalisation s’est avérée très avantageuse pour Israël”


 

“La politique consistant à rejeter la normalisation avec Israël, poursuivie par les deux pays arabes ayant signé des traités de paix avec lui (l’Egypte et surtout la Jordanie) est un crime politique hideux commis contre les Palestiniens, inconsciemment il est vrai, par les Arabes. Cette politique, promue par les courants islamiste et panarabe et par les partisans du rejet et de la duperie, est d’une stupidité et d’une imbécillité sans commune mesure. Cette politique idiote de rejet de la normalisation s’est avérée très avantageuse pour Israël :

1. Israël a été capable de transmettre à l’opinion mondiale le message suivant : nous voulons la paix, mais les Arabes la refusent, alors même que leurs dirigeants l’ont acceptée.

 

 

2. Israël se présente comme un pays harcelé nécessitant la protection de l’Occident et des Etats-Unis, vu que tous les Arabes sont contre lui. Ainsi, affirme-t-il, le soutien politique, financier et militaire qui lui est accordé doit s’accroître plutôt que diminuer ou cesser.

 

 

3. L’extrême droite israélienne, sous la direction du Likoud et d’Israël Beiteinou, a prouvé au monde qu’elle avait raison, tandis que le parti travailliste et ceux qui ont signé les deux traités de paix avec les Arabes, se seraient leurrés et auraient commis une grave erreur. Cela a abouti à un nombre accru de déclarations de la part de Netanyahu affirmant que le principe de “les territoires contre la paix” n’était plus valide, et que si Israël acceptait aujourd’hui la paix, ce serait en échange de la paix plutôt que de territoires. Ce qui a poussé Netanyahu à tenir de tels propos e st l’expérience d’Israël de ces trente années passées, c’est-à-dire depuis le Traité de Camp David de 1979 : le rejet et la réticence des Arabes, qui n’ont pas encouragé Israël à signer de nouveaux traités de ce type.”

4. Israël, son gouvernement, son opinion, sa Knesset et ses médias, ont compris et sont maintenant convaincus qu’ [un] traité de paix avec les Arabes ne vaut rien, pas même le papier sur lequel il est signé. Prenez l’exemple de l’Egypte. Ce pays a récupéré l’intégralité du désert du Sinaï ainsi que Taba, sans perdre un centime ou un soldat. En outre, non seulement les fonds qui auraient autrement été dépensés dans l’armée et l’armement ont-ils été consacrés à plusieurs projets de développement, mais lors des trente années passées, l’Egypte a aussi reçu des Etats-Unis une aide s’élevant à des centaines de milliards [de lires égyptiennes], (près de 50 milliards de dollars). En revanche, tout ce qu’Israël a reçu en échange, c’est un appartement au Caire, qu’ils ont transformé en ambassade, et où l’ambassadeur [d’Israël] et le personnel se retrouvent prisonniers : ils ne peuvent se déplacer que sous la protection des services de renseignement [égyptiens] et des gardiens de la sécurité. Israël n’a pas le droit de participer à la vie publique égyptienne, pas même aux foires aux livres. En fait, Israël ne prend aucune part à la vie publique égyptienne, ni à la vie jordanienne d’ailleurs.

Comment peut-on s’attendre à ce qu’Israël signe de nouveaux traités de paix avec les autres pays arabes, et notamment avec la Syrie, après son expérience amère avec l’Egypte et la Jordanie ? Et pourtant, sans paix et en dépit de tout ce qui a été dit ici, ces trente dernières années, Israël a progressé au niveau politique, militaire, culturel et économique, tandis que les Arabes sont à la traîne. La [politique] arabe consistant à isoler Israël lui a donné de la force et l’ont poussé à progresser. A l’exception de certains pays arabes, le monde entier reconnaît Israël. L’armée d’Israël est de venue la plus puissante du Moyen-Orient. Son revenu annuel par tête en Israël a atteint 18 000 dollars, ce qui revient au revenu par tête de tous les pays arabes réunis, à l’exception des Etats du Golfe. Au niveau culturel et scientifique, Israël se trouve parmi les premiers (…) Trois de ses universités (l’Université hébraïque de Jérusalem, l’Université de Tel-Aviv et l’Université de Haïfa) figurent parmi les 20 meilleures universités du monde, tandis qu’aucune université arabe ne figure sur la liste des 400 meilleures universités du monde (l’université du Caire arrive en 401ème position.)”

“Les succès remportés par Israël peuvent être attribués aux échecs et défaites des Arabes et des Palestiniens.” 

Tout cela, Israël l’a accompli à l’ombre de l’hostilité [des pays arabes] et de la guerre médiatique menée par les pays Arabes. Ainsi, quel intérêt Israël a-t-il à faire la paix avec les Arabes, paix illusoire et fragile, qu’il doit acquérir au prix de territoires arabes précieux et qui, je le répète, ne vaut même pas le papier qui lui sert de support ? Nous pouvons donc conclure que les succès remportés par Israël peuvent être attribués aux échecs et défaites des Arabes et des Palestiniens. Si l’adversaire d’Israël n’était pas les Palestiniens, avec leur direction lâche et stupide, mais une autre nation, un Etat indépendant aurait été établi depuis longtemps.

[Qui sont ces dirigeants palestiniens ?] Haj Amin Al-Husseini (un étudiant d’Al Azhar qui a été exclu de l’université en première année), Ahmad Al-Shuqeiri (un médiocre avocat), Yasser Arafat (un ingénieur des travaux publics travaillant pour la municipalité du Koweït) et Ismaïl Haniyeh (un imam de mosquée) tandis que du côté israélien, il y avait Herzl (docteur en droit) et la famille Rothschild (le coffre fort du monde). Notons que les Rothschild ont accordé à Harry Truman deux millions de dollars pour sa campagne électorale à condition qu’il reconnaisse l’Etat d’Israël immédiatement après son élection, ce qu’il a fait. Puis il y a eu Ben Gourion, ce dirigeant hors pair qui a mis un terme au terrorisme sioniste de droite.

Quiconque lit mon livre Settlement Train – A study in the Palestinian compromise, publié en 1986, s’apercevra que des occasions en or d’instaurer un Etat palestinien ont été manquées par la direction palestinienne et arabe.

Les dirigeants palestiniens ont parié sur la Guerre froide entre deux superpuissances, les Etats-Unis et l’Union soviétique, sans anticiper l’effondrement du bloc des pays de l’Est. Ainsi, dans les années 1990, ils sont devenus dépendants des Etats-Unis. Mais les Etats-Unis s’étaient déjà alliés à Israël au moyen de plusieurs traités stratégiques [à partir de 1967], en faisant à leurs yeux le 51ème Etat des Etats-Unis.  

 

En somme, comme nous l’avons montré, ce sont les Arabes qui ont bénéficié de la paix partielle entre Israël et la Jordanie, tandis qu’Israël était perdant. C’est pourquoi Israël ne signera pas de nouveau traité de paix avec les Arabes dans un proche avenir - et s’il en signe un, ce sera avec la plus grande prudence et en posant des conditions. Que la paix soit sur vous tous !”

Dr Shaker Al-Nabulsi  

Source : www.elaph.com, le 26 mars 2009

Remarque du Collectif :   De temps à autre une voix s'élève pour dire la vérité. Tous nos remerciements à l’écrivain progressiste arabe Dr Shaker Al-Nabulsi. On lui félicité  pour cette remarquable  lucidité.

Les leaders palestiniens ont systématiquement rejeté toute offre de partage et ont toujours usé de la violence dès qu’une initiative politique semblait proche d’aboutir. En 2000, l’Intifada a commencé lorsqu’une proposition américano –israélienne de créer un Etat a été faite à Yasser Arafat, qui a trouvé opportun de lancer un soulèvement armé. La raison en est simple : « le rejet de l’existence d’Israël est indissociable de la vision d’avenir palestinienne » de l’ancien chef  terroriste de l’OLP. Un Etat à côté d’Israël n’est pas ce que les Palestiniens attendent, en revanche un Etat à la place d’Israël leur semblerait une solution idéale. Il suffit de lire les journaux palestiniens, d’écouter les proches dans les mosquées, de consulter les manuels scolaires, d’écouter les médias, de regarder les séries télévisées ainsi que les dessins animés du monde arabe… 

La vérité est que les palestiniens voudraient être  toujours « la cause célèbre » de la communauté Internationale qui les soutient et leur pardonne leurs actions et leur violence. 

Les Juifs n’ont pris la terre de personne ; Par Joseph Farah

Jeudi 9 avril, 2009

Voici un témoignage d’une rare lucidité de  Joseph Farah, journaliste arabe  américain, publié en anglais sur le site  www.worldnetdaily.com 

Nous savons déjà  que Volney, Alexander Keith, J.S. Buckingham, Alphonse de Lamartine, Mark Twain et Arthur Stanley s'accordent tous sur le fait que la 'Palestine' était ” un désert parsemé de rares bourgades”.

Gustave Flaubert nous rapportait même que “Jérusalem est un charnier entouré de murailles. Tout y pourrit, les chiens morts dans les rues, les religions dans les églises. Il y a quantité de merdes et de ruines. Le juif polonais avec son bonnet de renard glisse en silence le long des murs délabrés, à l’ombre desquels le soldat turc engourdi roule, tout en fumant, son chapelet musulman…

En tant que critique arabe américain le plus en vue, en ce qui concerne Yasser Arafat et les objectifs-bidon “palestiniens”, je reçois beaucoup de courrier haineux et plus que ma part de menaces de mort. La plupart de ces attaques – au moins celles qui se donnent la peine d’aller au-delà des insultes et de l'obscénité – disent seulement que je ne comprends pas ces pauvres Arabes qui ont été déplacés, chassés de leurs maisons et transformés en réfugiés par les Israéliens, ni n'ai de compassion pour eux.

« Permettez-moi d'affirmer clairement et simplement ceci: les Juifs en Israël n'ont pris la terre de personne. 

Quand Mark Twain visita la Terre Sainte au XIXe siècle, il fut très déçu. Il ne vit pratiquement personne. Il la décrivit comme une vaste terre de désolation. Le pays que nous connaissons aujourd'hui sous le nom d'Israël était pratiquement désert (1)

Au début du XXe siècle cela commença à changer. Des Juifs venus du monde entier se mirent à revenir dans leur patrie ancestrale,
la Terre Promise que Moïse et Josué avaient conquise, des millénaires auparavant, ainsi que le croient Chrétiens et Juifs, sous les ordres directs de Dieu. Cela ne veut pas dire qu'il n’y ait pas toujours eu une forte présence juive sur cette terre, en particulier dans et autour de Jérusalem. En 1854, selon le compte-rendu publié dans le New York Tribune, les Juifs représentaient les deux tiers de la population de cette ville sainte. Quelle est la source de cette statistique ? Un journaliste, envoyé spécial au Moyen-Orient pour le Tribune. Il s'appelait Karl Marx, oui ce Karl Marx là.

Un guide de la Palestine et de la Syrie, publié en 1906 par Karl Baedeker, illustre ce fait : alors même que l'Empire Ottoman musulman régnait sur la région, la population musulmane de Jérusalem était minime. Ce livre estime la population totale de la ville à 60.000 habitants, dont 7.000 Musulmans, 13.000 Chrétiens et 40.000 Juifs. “Le nombre de Juifs s'est considérablement accru durant les dernières décennies, malgré l'interdiction d'immigrer ou de posséder des terres qui leur est faite”, déclare ce livre. Bien que les Juifs y soient persécutés, ils venaient quand même à Jérusalem et y représentaient la vaste majorité de la population, déjà en 1906. Et bien que les Musulmans proclament aujourd'hui Jérusalem comme la troisième ville sainte de l'Islam, quand la ville était sous régime musulman, ils ne lui manifestaient que très peu d'intérêt.

Lorsque les Juifs vinrent, drainant les marécages et faisant fleurir les déserts, un phénomène intéressant se produisit. Les Arabes suivirent. Je ne les en blâme point. Ils avaient de bonnes raisons de venir. Ils y trouvaient des emplois. Ils venaient pour la prospérité. Ils venaient pour la liberté. Et ils vinrent nombreux.

Winston Churchill observa en 1939: “Ainsi, loin d'y être persécutés, les Arabes sont arrivés en masse dans ce pays, s'y sont multipliés jusqu'à ce que leur population augmente même plus que les communautés juives de par le monde n'avaient pu mobiliser de Juifs.”

Puis arriva 1948 et la grande partition. Les Nations Unies proposèrent la création de deux Etats dans la région, l'un juif, l'autre arabe. Les Juifs l'acceptèrent avec gratitude. Les Arabes la rejetèrent férocement et déclarèrent la guerre.

Les leaders arabes demandèrent aux Arabes de quitter la zone pour ne pas être pris dans les échanges de tirs. Ils pourraient revenir dans leurs maisons, leur dit-on, après qu'Israël soit écrasé et les Juifs détruits. Le résultat ne fut pas celui qu'ils escomptaient. Selon les estimations les plus courantes, plusieurs centaines de milliers d'Arabes furent déplacés du fait de cette guerre, mais non par une agression israélienne, non par un accaparement des propriétés foncières par les Juifs, non par un expansionnisme israélien. En réalité, il existe de nombreux documents historiques montrant que les Juifs ont instamment demandé aux Arabes de rester et de vivre avec eux en paix. Mais, tragiquement, ces derniers choisirent de partir.

54 ans plus tard, les enfants et petits-enfants de ces réfugiés vivent encore beaucoup trop souvent dans des camps de réfugiés, et ce non du fait de l’intransigeance israélienne, mais parce qu'ils ont été abusivement utilisés comme outil politique par les puissances arabes. Ces pauvres malheureux auraient pu être installés en une semaine par les riches Etats arabes pétroliers, qui contrôlent 99,9% de la totalité des territoires du Moyen-Orient, mais ils sont gardés comme de véritables prisonniers, remplis de haine envers la mauvaise cible, les Juifs, et utilisés comme armes en tant que martyrs-suicide par les détenteurs arabes du pouvoir.

Telle est la véritable histoire moderne du conflit arabo-israélien. Jamais les Juifs n'ont arraché les familles arabes de leurs foyers. Quand la terre avait un détenteur, ils en achetaient les titres de propriété largement excessifs, pour pouvoir avoir un lieu où vivre à l’abri des persécutions qu’ils avaient subies partout dans le monde.

Dire que les Israéliens ont déplacé qui que ce soit est un énorme et flagrant mensonge dans d'une longue série de mensonges et de mythes qui ont amené le monde au point où il est prêt à commettre, encore une fois, une autre grande injustice envers les Juifs. »

Joseph Farah

(1) “La terre d'Israël (baptisée 'Palestina' par l'Empire romain et rebaptisée 'Palestine' par ses descendants anglo-saxons) était quasiment vide et désolée avant les grands mouvements migratoires de la fin du XIXe siècle, comme en témoignèrent tous les archéologues et écrivains qui la visitèrent à l'époque. Thomas Shaw, Constantin espondance (http://expositions.bnf.fr/veo/cabinet/citation.htm)

Remarque du Collectif  Arabes Pour Israël : 

Enfin des personnes qui sont prêts à dire une vérité que d'autres non pas envie d'entendre de peur de représailles mais qui n'en pensent pas moins! Heureusement qu'il y a des hommes et des femmes qui défient l'ordre établit de ses gangs poussiéreux et primitifs qui justifient  l'obscurantisme par la culpabilisation. Il est tant que cela change!! Cela fait plus de 2000 ans que ça existe. 

Dalil Boubakeur : Lorsque juifs et arabes s’unissent, ils font un travail merveilleux

Dimanche 29 mars, 2009

Voici de larges extraits d’une interview du Recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, réalisé par le journal SVP Israël, que nous recommandons très chaleureusement à nos lecteurs.

Vous étiez présent à la Synagogue de la Victoire, lors de l’intronisation récente de Gilles Bernheim, nouveau Grand Rabbin de France. Que ressentez-vous lorsque vous assistez à un tel évènement intéressant la communauté juive ? 

J’ai éprouvé du bonheur, car j’étais entouré d’amis très chers dont Gilles Bernheim que j’admire pour sa grandeur d’esprit, sa sensibilité et sa vision d’avenir. Je suis également très admiratif par la formidable énergie déployée par Joël Mergui, le Président du Consistoire Central, J’ai toujours aimé cette grande sensibilité qui est la qualité première des juifs. Une sensibilité souvent empreinte de souffrance et même d’inquiétude qui m’émeuvent. J’espère ainsi apporter par ma présence, cette fraternité réconfortante et nécessaire, car j’ai toujours pensé que nous sommes faits pour nous entendre et partager les mêmes valeurs.

Personnellement et par rapport à votre fonction, quels liens entretenez-vous avec la communauté juive de France ? 

J’ai toujours tenu à préserver ma liberté de dire les choses telles que je les pense, les ressens et les vois. J’ai ainsi éprouvé, envers ma chère communauté juive, une affection extraordinaire que je souhaite communiquer aux autres. C’est une expérience exceptionnelle que j’ai vécue tant au niveau de la compréhension et des échanges qu’au contact de l’Intelligence. Ce qui m’a d’ailleurs valu pas mal d’hostilité de la part de mes propres amis, notamment lorsque je reçus l’ancien ambassadeur d’Israël en France, pour évoquer le rôle éminent de la Mosquée de Paris pour sauver de nombreux juifs durant la seconde guerre mondiale.

J’ai toujours admiré et rencontré de très nombreuses personnalités juives et israéliennes de très haut niveau, car leurs vies furent un exemple. Plus généralement, je suis convaincu que l’amitié judéo-musulmane en France peut être un exemple pour le monde entier et même pour nos frères du Moyen-Orient. C’est après tout notre sagesse sémitique commune qui a laissé émerger l’idée de D. pour le monde entier. Qu’attendons-nous pour faire ressurgir cette spécificité et cet héritage ?

(…)

Pour se limiter au contexte français, il faut regretter le manque de passerelles entre les deux communautés… Comment concevoir ce dialogue, cette connaissance de l’autre et les actions à mener en commun qui restent à construire ? 

J’ai toujours déploré la pauvreté du dialogue judéo-musulmane en France, qui est la conséquence directe du conflit au Proche Orient. Ceci est d’autant plus regrettable que lorsque Juifs et Arabes s’unissent, ils font un travail merveilleux.

Concernant les derniers évènements à Gaza, je crois personnellement que lorsque des organisations comme le Hamas bombardent pendant des années le territoire d’Israël, elles suscitent forcément des réactions d’Israël et exposent les populations palestiniennes à des représailles. Ce qui est irresponsable et très dangereux.

Pour répondre à votre question portant sur les actions à mener ensemble, il suffit de reprendre nos sources pour voir à quel point le Coran est apparu comme un jalon et dans le droit fil du message biblique d’Abraham ou de Moïse. C’est pourquoi, je souhaiterais aller très loin dans notre identité commune judéo-arabe. D’ailleurs, dans le Coran, il est écrit que le peuple juif est le peuple que D. a choisi.

(…)

Quelle image avez-vous d’Israël ? 

J’ai souvent été invité en Israël et j’ai promis d’y aller. J’estime pourtant - étant donné ma fonction - que je dois auparavant convaincre ma communauté de l’intérêt de ce voyage. Concernant Israël, je le vois et l’admire comme un pays en pleine expansion et qui a d’énormes possibilités grâce à l’intelligence de sa population, surtout quand on voit comment le pays a mis en valeur ses terres, en comparaison aux terres de ses pays voisins… Israël est l’expression même de l’homme livré à la nature. D’où l’importance à mes yeux, de la connaissance et de l’intelligence humaine.

Source : svp-israel.com 

Remarque du Collectif : 

ENFIN quelqu’un imam qui accepte “l’autre” et qui veux travailler avec lui et dont l’esprit est en PAIX. Merci pour cet article dans lequel chacun se retrouve, devant la sensibilité et la bonne volonté de nos amis juifs, et la communion possible avec eux. 

Quel bonheur de lire un musulman parler ainsi d’Israël et de ses relations avec les Juifs de France. Même si, en même temps, il passe sous silence des comportements répréhensibles du Hamas envers les israéliens. Merci monsieur Boubakeur. 

Khaled Abu Toameh : un journaliste arabe qui dénonce l’ambiance pro-palestinienne des campus américains

Samedi 28 mars, 2009

L’auteur est un journaliste arabe israélien de haut niveau, attaché au “Jérusalem Post». Il ne fait pas mystère de son appréciation de la démocratie israélienne  ce qui lui vaut souvent d’être perçu comme un traître, par les Palestiniens irrédentistes. A propos de son texte publié sur le  site Hudson New York, on lira, avec intérêt,  que  dans son article dont nous indiquons le lien, ci-après (1),  que Khaled Abu Toameh dénonce   le  véritable ordre du jour pro palestinien sur certains campus américains. 

 

 

 

A l’occasion de quelques récentes visites de campus universitaires des Etats-Unis, j’ai découvert qu’on y trouve davantage de sympathie pour le Hamas qu’à Ramallah.

 

En écoutant certains étudiants et professeurs sur ces campus, j’ai eu un moment l’impression que j’étais face à des porte-parole du Hamas ou à des candidats à l’attentat suicide.

 

On m’a dit, par exemple,

 

·  Qu’Israël n’a pas le droit d’exister ;

 

·  Que le “régime d’apartheid” d’Israël est pire que celui qui a sévi en Afrique du Sud ;

 

· Et que l’Opération “Plomb Fondu” a été lancée parce que le Hamas commençait à montrer des signes d’intérêt pour l’instauration de la paix, et non [comme le prétend Israël] à cause des missiles que le mouvement islamique lançait sur les communautés israéliennes.

 

 

On m’a dit également que le haut dirigeant du Fatah, Marwan Barghouti, qui purge cinq peines de prison à vie pour avoir conçu et organisé des attentas terroristes contre des civils israéliens, a été mis derrière les barreaux uniquement parce qu’il s’efforçait de promouvoir la paix entre les Israéliens et les Palestiniens.

 

De plus, on m’a dit que tout ce que l’on raconte sur la corruption financière de l’Autorité Palestinienne est de la “propagande sioniste”, et que Yasser Arafat a fait des choses magnifiques pour son peuple, dont la création d’écoles, d’hôpitaux et d’universités.

 

La bonne nouvelle, c’est que ces remarques n’étaient le fait que d’une minorité de gens sur les campus, qui se définissaient eux-mêmes comme “pro Palestiniens”, quoique l’écrasante majorité d’entre eux n’étaient ni Palestiniens, ni même Arabes, ou musulmans.

 

La mauvaise nouvelle, c’est que ces groupes d’activistes/voyous intransigeants tentent d’intimider quiconque ose dire des choses qu’ils n’aiment pas entendre.

 

Les lobbyistes “pro Palestiniens” autoproclamés étant incapables de contester les faits présentés par un orateur, ils recourent au harcèlement verbal.

 

Par exemple, j’ai été traité d’”idiot” sur un campus pour avoir dit qu’une majorité de Palestiniens avaient voté pour le Hamas aux élections de janvier 2006, parce qu’ils en avaient soupé de la corruption financière de l’Autorité Palestinienne.

 

Sur un autre campus, j’ai été baptisé de “porte-parole des sionistes” pour avoir dit qu’Israël a une presse libre. Et dans un autre, quelqu’un m’a dit que j’étais un “menteur” parce que j’avais affirmé que Barghouti avait été condamné à cinq peines de prison à vie en raison de son rôle dans le terrorisme.

 

Et puis, il y a eu le campus (de Chicago), où j’ai été accueilli avec des croix gammées peintes sur des posters qui annonçaient ma conférence. Bien entendu, ceux qui avaient fait cela se sont bien gardés d’assister à ma causerie, incapables qu’ils étaient de  contredire quelqu’un [comme moi] qui travaille cette question depuis près de 30 ans.

 

Ce qui m’a le plus frappé est le fait que beaucoup de ceux que j’ai rencontrés sur le campus soutenaient le Hamas et croyaient en son droit de “résistance à l’occupation”, même si cela impliquait de déchiqueter des enfants et des femmes dans un bus au centre de Jérusalem.

 

Je n’avais jamais imaginé que j’aurais besoin de protection policière pour parler dans une université américaine. Je suis allé sur de nombreux campus palestiniens, en Cisjordanie et dans
la Bande de Gaza, et je ne me souviens pas d’un seul cas d’intimidation ou de harcèlement verbal à mon encontre.

 

Ironie de l’affaire, les nombreux Arabes et musulmans que j’ai rencontrés sur les campus faisaient preuve de beaucoup plus de compréhension de mes “analyses impartiales”, auxquelles ils faisaient même bon accueil. Après tout, les vues que j’exprimais n’étaient pas très différentes de celles des dirigeants tant d’Israël que de l’Autorité Palestinienne. Ces vues incluent le soutien à une solution à deux Etats et l’idée de coexistence entre Juifs et Arabes dans cette partie du monde.

 

Ce qu’on appelle la “junte” pro-palestinienne sur les campus, n’a rien d’autre à offrir que la haine et le dénigrement de la légitimité d’Israël. Si ces gens se souciaient vraiment des Palestiniens, ils feraient campagne pour une bonne gouvernance et pour la promotion des valeurs de la démocratie et de la liberté en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

 

Leur haine d’Israël et de ce qu’il défend les a aveuglés au point qu’ils ne se préoccupent plus des véritables intérêts des Palestiniens, à savoir : la nécessité de mettre fin à l’anarchie et à l’illégalité, et de démanteler toutes les bandes armées qui sont responsables de la mort de centaines de Palestiniens innocents, au cours des quelques années écoulées.

 

La majeure partie de ces militants admettent ouvertement qu’ils n’ont jamais visité Israël ni les territoires palestiniens. Ils ne savent pas – et ne veulent pas savoir – qu’ici, Juifs et Arabes commercent, étudient ensemble, et se rencontrent chaque jour, parce qu’ils sont destinés à vivre ensemble dans cette partie du monde. [Ces gens] ne veulent pas entendre dire que, malgré tous les problèmes, la vie continue et que des parents arabes et juifs ordinaires qui se lèvent le matin, veulent seulement envoyer leurs enfants à l’école et aller au travail, puis revenir chez eux en toute sécurité et pacifiquement.

 

Ce qui se passe sur les campus américains n’a pas pour but de soutenir les Palestiniens, mais bien plutôt de susciter la haine envers l’Etat juif. Il ne s’agit pas du tout de mettre fin à l’”occupation”, mais bien plutôt de mettre fin à l’existence d’Israël.

 

De nombreux dirigeants de l’Autorité Palestinienne et du Hamas, avec lesquels je me suis entretenu dans le cadre de mon travail de journaliste, donnent l’impression d’être beaucoup plus pragmatiques que la plupart des anti-Israéliens et pro Palestiniens des campus [américains].

 

Au long des 15 années écoulées, on a beaucoup écrit et dit à propos du fait que les manuels scolaires palestiniens ne promeuvent ni la paix ni la coexistence, et que les médias palestiniens publient souvent du matériau hostile à Israël.

 

Bien que cela soit vrai, il ne faut pas ignorer le fait que les campagnes anti-Israël, qui ont lieu dans les campus américains, ne sont pas moins dangereuses. Ce qui s’y passe n’entre pas dans le cadre de la liberté d’expression. Il s’agit plutôt de la liberté de semer la haine et la violence. Aussi, nous ne devrons pas être surpris que la prochaine génération de djihadistes soit issue non de la bande de Gaza, ou des montagnes et des mosquées du Pakistan et de l’Afghanistan, mais des campus universitaires de tous les Etats-Unis.

 

 

Khaled Abu Toameh 

 

 

(1) Source: Hudson New York Website (24 mars 2009) 

 

 

Remarque du Collectif: 

 

 

Nous tenons à remercier Khaled Abu Toameh pour son  témoignage qui vient des Etats-Unis. Il est certain que les milieux universitaires, en Occident,  sont devenus des champs libres pour la propagande terroriste pro-palestinienne. C'est le signe de l'approche d'une catastrophe qui, progressivement, s'organise dans le monde, un témoignage alarmant du laisser faire des pays s'y soumettant.

 

  

Nous évoquons  ici  l’odieuse invitation réservée, en 2007,  par l'université américaine de Columbia à Mahmoud Ahmadinejad. Mais aussi l’initiative de l’Université d’Oxford  qui a organisé un débat autour de la question «Israël a-t-il le droit d’exister ?» .Deux universitaires détracteurs d’Israël  débattaient, dont le très contesté Norman Finkelstein professeur à Chicago, et antisémite notoire (auteur de «Shoah Business»).

 

 

Enfin,  nous rappelons ici l’incident récent qu’a vécu  monsieur Shimon Pères, qui  était en Grande-Bretagne le 18 novembre 2008. Lors de son discours devant un millier d’étudiants à  l’université d’Oxford, le président israélien s’est fait interrompre par des activistes pro palestiniens qui l’ont traité de « criminel de guerre ».