Anina, palestinienne réfugiée en France, témoigne de l’horreur du Hamas

24 janvier 2009

Sur France Info : Anina, ingénieure palestinienne réfugiée en France, a parlée  du Hamas. France info a recueilli le témoignage d’Anina, une palestinienne réfugiée en France. Elle est ingénieure et jusqu 2008, elle vivait dans la bande de Gaza. Selon elle, le véritable coupable reste le Hamas dans ce désastre humain. C’est le genre de point de vue qui n’est pas diffusé, et qui met en lumière la frustration  des palestiniens envers le mouvement intégriste. 

Anina : C’est vrai, des civils, des enfants, des femmes tombent à Gaza. C’est parce qu’Israël bombarde les Palestiniens. Mais aussi il faut revenir sur la cause. Pourquoi Israël a bombardé les Palestiniens, ou pourquoi ça se passe de cette façon-là.

Moi je tiens, en étant palestinienne, moi je tiens responsable le Hamas. Parce que c’est le Hamas qui a refusé la trêve après le 19 décembre 2008. C’est le Hamas qui utilise les civils comme boucliers humain. Ils utilisent les régions les plus peuplées pour lancer leurs roquettes. Ils font ce qu’ils veulent ! Ils lancent des roquettes et les civils meurent à leur place.

L’explosion qui s’est passée à l’école à Jabaliya : les hommes étaient là et les gens sont sortis pour demander aux militants de Hamas de foutre le camp. Dans la cité où j’habitais, ils sont venus devant le bâtiment. Ils ont lancé deux roquettes et j’ai perdu deux voisins et j’en ai une centaine qui semblent blessés jusqu’à maintenant.

France info : Vous voulez dire que la Hamas lance des roquettes d’endroits où il y a des civils et des enfants ?

Anina : Oui.

France Info : …en sachant que les bombardements israéliens vont faire des victimes parmi cette population ?

Anina : Oui. Les gens n’ont pas le droit de dire non à Hamas, parce que Hamas va les faire payer très cher après l’incursion israélienne. Hamas ne représente pas toute
la Palestine. Moi j’étais très touchée de voir qu’il y a une solidarité internationale pour manifester en ce qui concerne ce qui se passe actuellement à Gaza. Mais j’étais aussi désolée parce qu’il y avait un ou deux drapeaux palestiniens et le reste c’était des drapeaux du Hamas.
Et les gens doivent comprendre que vous êtes en train de soutenir le Hamas. Il faut soutenir les Palestiniens parce que le Hamas ce n’est pas la Palestine. Ça c’est premièrement. Et deuxièmement, c’est tout ce que vous êtes en train de voir comme aide humanitaire. Les sympathisants et les membres du Hamas bénéficient de cette aide humanitaire et jusqu’à maintenant, je connais des gens qui n’ont même pas de farine, même pas du pain. Ça fait deux jours ou trois jours qu’ils n’ont rien mangé. Parce qu’ils ne sont pas du Hamas, tout simplement. Vous n’êtes pas partie du Hamas, vous n’avez pas le droit à l’aide humanitaire…

 Remarque du Collectif  Nous tenons  à féliciter cette brave femme pour sa clarté .Ce témoignage est à  poster à tous ceux qui accompagnaient les vociférateurs de haine antisémite, de brûleurs de drapeau d’Israël, de brandisseurs de drapeaux armés et à tous les politiciens qui  défilent en  Europe en compagnie des islamo-fachistes.  Nous soutenons cette femme courageuse par des prières ferventes car elle a  pris un risque énorme en répondant à cette interview et ce qu’elle dit est tellement vrai ! 

C’es la Parole d’une palestinienne libre .Il nous  semble que les médias donnent fort peu la parole à ces Palestiniens-là, ceux qui refusent le fanatisme, la culture de mort, ceux, laïques par tradition, qui refusent la main mise d’un mouvement religieux sur leur vie. Politiquement incorrecte, la parole d’Anina est  enfin libre. Elle peut parler car elle n’est plus sous la coupe du Hamas. Réfugiée en France, elle n’hésite pas à dénoncer la tyrannie du Hamas sur la population de Gaza. Elle parle pour d’autres qui ne peuvent rien dire sous peine de mort.

Gaza, ou l’hypocrisie inégalée : Le point de vue de Wafa Sultan – Traduction de Chawki Freïha

14 janvier 2009

La célèbre sociologue d’origine syrienne, Wafa Sultan, vient de publier l’un des points de vue le plus cinglants concernant la situation à Gaza. Elle plonge aux origines de l’islam pour expliquer le conflit entre deux conceptions diamétralement opposées : la culture de la vie contre la culture de la mort et du martyre. Elle s’appuie sur des exemples de l’histoire récente pour dénoncer une religion, une culture et une idéologie barbares… En voici les extraits les plus significatifs, traduits par notre ami Chawki Freïha.

(…) Puisqu’il m’importe peu de satisfaire les uns, de défendre les autres ou d’éviter la colère des troisièmes, je peux dire que le Hamas n’est qu’une sécrétion islamique terroriste dont le comportement irresponsable à l’égard de sa population l’empêche de se hisser au niveau du gouvernement. Mais ceci est conforme à l’habitude, puisque, à travers l’histoire de l’islam, jamais une bande de criminels islamistes n’a respecté ses administrés. (…) Je ne prétends pas défendre Israël, puisque les Juifs ne m’ont pas demandé mon avis quant à leur terre promise. S’ils me demandent mon avis, je leur conseille de brûler leurs livres sacrés et de quitter la région et de sauver leur peau. Car les musulmans constituent une nation rigide exempte de cerveau. Et c’est contagieux. Tous ceux qui les fréquentent perdent la cervelle…

Avant la création de l’Etat d’Israël, l’histoire n’a jamais mentionné une guerre impliquant les Juifs, ni qu’un Juif ait commandé une armée ou mené une conquête. Mais les musulmans sont des combattants, des conquérants et leur histoire ne manque pas d’exemples et de récits de conquêtes, de morts, de tueries, de razzias… Pour les musulmans, tuer est un loisir. Et s’ils ne trouvent pas un ennemi à tuer, ils s’entretuent entre eux.

Il est impossible pour une nation qui éduque ses enfants sur la mort et le martyre, pour plaire à son créateur, d’enseigner en même temps l’amour de la vie. La vie a-t-elle une valeur pour une société qui inculque à ses enfants qu’ils doivent tuer ou être tués pour aller au Paradis ?

(…) Depuis le début de l’opération israélienne contre Gaza, je suis bombardée de courriers électroniques venant de lecteurs musulmans qui me demandent mon avis sur ce qui se déroule à Gaza. Je ne suis pas concernée par ce qui s’y passe, mais je suis intéressée par les motivations qui animent ceux qui m’écrivent. Je suis convaincue que ce qui les motive n’est pas la condamnation de l’horreur, ni la condamnation de la mort qui sévit à Gaza. Car, si la motivation était réellement la condamnation de la mort, ces mêmes lecteurs se seraient manifestés à d’autres occasions où la vie était menacée.

Ceux qui condamnent le massacre de Gaza, par défense de la vie en tant de valeur, doivent m’interroger sur mon avis à chaque fois que cette vie valeur était menacée. Plus de 200.000 musulmans Algériens ont été massacrés par d’autres musulmans Algériens ces quinze dernières années, sans qu’aucun musulman ne s’en émeuve. Des femmes Algériennes violées par les islamistes ont témoigné et raconté que leurs violeurs priaient Allah et imploraient son Prophète avant qu’ils ne violent leurs victimes. Mais personne ne m’a demandé mon avis. Plus de 20.000 citoyens syriens musulmans avaient été massacrés par les autorités (Hamas en 1983) sans qu’aucun musulman ne réagisse et sans qu’aucun ne me demande mon avis sur ces massacres étatiques. Des musulmans se sont fait exploser dans des hôtels jordaniens tuant des musulmans innocents qui célébraient des mariages, symboles de la vie valeur, sans qu’aucune manifestation ne soit organisée à travers le monde, et sans qu’on ne me demande mon avis. En Egypte, des islamistes ont récemment attaqué un village copte et ont massacré 21 paysans, sans qu’un seul musulman ne dénonce ce crime. Saddam Hussein a enterré vivant plus de 300.000 chiites et kurdes, et en a gazé beaucoup plus, sans qu’un seul musulman n’ose réagir et dénoncer ces crimes.

Au plus fort des bombardements de Gaza, une femme musulmane, fidèle et pieuse, s’est fait exploser en Irak dans une mosquée chiite, tuant une trentaine d’innocents, sans que les médias ou les musulmans ne s’en émeuvent. Il y a quelques mois, le Hamas avait aussi tué onze personnes d’une même famille palestinienne, accusés d’appartenir au Fatah, sans que des manifestations ne soient organisées en Europe ou dans le monde arabe, et sans qu’aucun lecteur ne m’écrive et ne m’envoie ses protestations.

Ainsi, la vie n’a pas de valeur pour le musulman. Sinon, il aurait dénoncé toute atteinte à la vie, quelle qu’en soit la victime. Les Palestiniens et leurs soutiens dénoncent les massacres de Gaza, non pas par amour de la vie, mais pour dénoncer l’identité dues tueurs. Si le tueur était musulman, appartenant au Hamas ou au Fatah, aucune manifestation n’aurait eu lieu.

(…) CNN a diffusé un documentaire sur Gaza montrant une femme palestinienne qui se lamente et crie : mais qu’on fait nos enfants pour être tués comme ça ? Mais qui sait. Peut-être qu’il s’agit de la même palestinienne qui se réjouissait il y a deux ans quand l’un de ses fils s’était fait exploser dans un restaurant de Tel-Aviv et qui disait souhaiter que ses autres enfants suivent le même exemple et devenir martyrs.

Mais quand l’idéologie et l’endoctrinement sont d’une telle bassesse, il devient normal que cette palestinienne perde toute valeur à la vie. Sinon, elle pleurerait ses enfants de la même façon qu’ils se tuent dans un attentat suicide à Tel-Aviv ou sous les bombes israéliennes. Car, la mort est la même qu’elle qu’en soient les circonstances, et elle demeure rejetée, et au contraire, la vie mérite d’être vécue et pleurée.

Dans ce cas, comment puis-je me solidariser avec une femme qui lance les youyous de jouissance quand l’un de ses enfants se fait exploser contre les juifs, et elle pleure quand les juifs tuent ses autres enfants ? Mais l’idéologie enseigne aux musulmans que tuer ou être tué permet au fidèle de gagner le paradis. Dans ce cas, pourquoi pleurer les Gazaouis alors qu’ils n’ont pas bougé le petit doigt pour les Irakiens, les Algériens, les Egyptiens ou les Syriens pourtant musulmans ?

(…) Après ce qui précède, je suis certaine que ceux qui m’écrivent et me demandent mon avis sur ce qui se passe à Gaza cherchent à me faire dire ce qu’ils peuvent utiliser pour m’incriminer et me condamner, ou pour me faire dire ce qu’ils ne peuvent exprimer eux-mêmes.

(…) Borhane, un jeune palestinien de 14 ans, a perdu il y a une dizaine d’années ses bras, ses jambes et la vue dans l’explosion d’une mine en Cisjordanie. La communauté palestinienne aux Etats-Unis s’est mobilisée pour lui venir en aide et financer son hospitalisation dans l’espoir de sauver ce qui pouvait l’être. Lors d’un dîner de bienfaisance organisé à son profit en Californie, la plus riche palestinienne des Etats-Unis s’est présenté en grande fourrure, et a qualifié Borhane de héros. Elle s’est adressée à ce bout de chair immobile et inerte : Borhane, tu es notre héros. Le pays a besoin de toi. Tu dois retourner dans le pays pour empêcher les Sionistes de le confisquer… Mais l’hypocrisie de la palestinienne la plus riche des Etats-Unis l’empêche d’envoyer ses propres enfants défendre la Palestine contre les Sionistes. Exactement à l’image des chefs du Hamas qui demandent les sacrifices à Gaza, mais restent à l’abri à Damas et à Beyrouth.

(…) La guerre contre Gaza est certes une horreur. Mais elle a le mérite de dévoiler une hypocrisie inégalée dans l’histoire récente de l’humanité. Une hypocrisie qui distingue les Frères Musulmans syriens qui annoncent abandonner leurs activités d’opposition, pour resserrer les rangs contre les sionistes. Mais ces Frères musulmans ont-ils le droit d’oublier les crimes du régime commis contre les leurs à Hama, Homs et Alep ? Avant de se réconcilier avec le régime pour lutter contre les sionistes, ces Frères musulmans ont-ils dénoncé les crimes commis par leurs alliés et partenaires (dans la confrérie) en Algérie et en Irak ? Ont-ils dénoncé la mort de centaines de milliers de chiites en Irak sur le pont des oulémas à Bagdad, pulvérisé par l’un des vôtres conformément aux enseignements de votre religion de la paix et de la miséricorde ? Avez-vous une seule fois dénoncé les exactions contre les chrétiens en Irak ? Où contre les coptes en Egypte ? Votre hypocrisie nous empêche de croire vos sentiments à l’égard des enfants de Gaza, puisque vous êtes responsables du pire.

(…) Essayons d’imaginer ce que le Hamas aurait fait du Fatah, et des autres, s’il possédait la technologie et les armes d’Israël ? Essayons d’imaginer ce que l’Iran aurait fait des sunnites de la région, s’il détenait les armes modernes que possède Israël ? Ce serait sans doute le massacre garanti.

(…) J’ai récemment rencontré un religieux hindou en marge d’une conférence consacrée à la guerre contre le terrorisme. Il m’a dit : « toutes les guerres se sont déroulées entre le bien et le mal. Sauf la prochaine, elle doit se dérouler entre le mal et le mal ». N’ayant pas compris ses propos, je lui ai demandé des explications. Il m’a dit : « Je suis contre la présence américaine en Irak et en Afghanistan. Si les Etats-Unis veulent gagner la guerre contre les islamistes, ils doivent se retirer et laisser les deux pôles du mal s’entretuer. Les sunnites et les chiites étant nourris sur la haine, vont se battre et se neutraliser ».

Tirant la conclusion de ces mots remplis de sagesse, on peut dire qu’Israël contribue aujourd’hui, inconsciemment, au succès de l’islam. En s’attaquant à Gaza, Israël pousse les musulmans à se solidariser et à surpasser leurs divergences. Et septembre noir en Jordanie est encore dans tous les esprits (…). Les exactions dont sont capables les arabes et les musulmans dépassent toute imagination. Un char jordanien avait écrasé un palestinien, puis le conducteur du char est descendu de son blindé et a bourré la bouche de sa victime avec un journal… Un comportement qu’aucun militaire israélien n’a eu à Gaza. Aussi, pendant les massacres de Hama en Syrie, des militants des Frères musulmans trempaient leurs mains dans le sang des victimes pour écrire sur les murs : Allah Akbar, gloire à l’islam. Je n’ai jamais entendu qu’un juif ait écrit avec le sang d’un autre juif des slogans à la gloire du judaïsme. Je le dis avec un pincement au cœur : pour sauver l’humanité du terrorisme, il faut que le monde libre se retire et qu’il laisse les musulmans s’entretuer.

(…) Je me souviens quand j’étais étudiante à l’université d’Alep, et quand l’ancien ministre syrien de
la Défense Mustapha Tlass était venu nous rencontrer. Dans un élan d’hypocrisie, Tlass nous avait dit qu’« Israël craint la mort et la perte d’un de ses soldats lui fait peur et mal. Mais nous, nous avons beaucoup d’hommes et nos hommes ne craignent pas la mort ». Là réside la différence entre les deux conceptions et les deux camps, et le témoignage de Tlass semble avoir inspiré les dirigeants du Hamas aujourd’hui.

Ainsi, l’extermination de tous les enfants de Gaza importe peu aux dirigeants islamistes et du Hamas, la vie n’ayant aucune valeur pour eux. Ils se réjouissent simplement de la mort de quelques soldats israéliens. Pour les islamistes, l’objectif de la vie est de tuer ou de se faire tuer pour gagner le paradis. La vie n’a donc aucune valeur.

(…) Si le Prophète Mohammed savait que le Juif allait voler un jour à bord des F-16, il n’aurait pas commandé à ses disciples de tuer les juifs jusqu’au jour dernier. Mais ses disciples doivent modifier cette idéologie par pitié pour les générations futures, et pour sauver leur descendance et lui préparer une vie meilleure, loin de l’idéologisation de la mort.

 

Les musulmans doivent commencer par se changer, pour prétendre changer la vie. Ils doivent rejeter la culture de la mort enseignée et véhiculée par leurs livres. C’est seulement quand ils y parviendront qu’ils n’auront plus d’ennemis. Car, celui qui apprend à aimer son fils plus qu’à haïr son ennemi appréciera mieux la vie. Aussi, jamais la terre ne vaut la vie des personnes, et les Arabes sont le peuple qui a le moins besoin de la terre. Mais paradoxalement, c’est le peuple qui déteste le plus la vie. Quand est-ce que les Arabes comprendront-ils cette équation et commenceront-ils à aimer la vie ?

source « MediArabe.info »

De la part d’un musulman laïc et démocrate qui refuse la compromission avec l’islamisme : Mohamed-Sifaou

14 janvier 2009

J’observe les esprits s’enflammer de plus en plus durant cette guerre qui oppose Israël aux fanatiques du Hamas. Je comprends que l’émotion l’emporte sur la raison. Je le comprends d’autant plus lorsque je vois le traitement médiatique que réservent les chaînes arabes, et notamment Al-Jazira, à ce conflit. Mais cette situation, qui devient de plus en plus inquiétante, me pousse à poser un certain nombre de questions à ceux qui laissent libre court à leurs émotions dégoulinantes ou encore pire à la haine qu’ils n’arrivent plus à dissimuler.

Où étaient tous ces musulmans qui ont tant de compassion pour les enfants de Gaza et pour les terroristes qui les ont conduits vers la guerre, ou étaient-ils, dis-je, quand Grozny était littéralement rasée par l’armée russe, cependant que les femmes tchétchènes étaient violées à ciel ouvert par les soldats de Poutine et lorsque les morts se comptaient quotidiennement par centaines ? Mais où étaient-ils bon sang de Bon Dieu ? Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient ces femmes voilées et les autres qui arborent fièrement aujourd’hui le keffieh palestinien ?

Ou étaient ces casseurs, ces jeunes fougueux et déchaînés, ces vielles dames qui s’exhibent aujourd’hui la larme à l’œil quand il fallait dénoncer les crimes, que dis-je, le génocide perpétré par le régime fasciste du soudanais Hassan Omar Al-Bashir contre des populations Darfouris, démunies, désarmées et sans défense. Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient-ils ? Personne ne leur a dit qu’un crime contre l’humanité se commettait, sous le ciel fanatisé du Soudan ? Où étaient ces jeunes et ces moins jeunes, tous ces promeneurs du samedi, lorsqu’avec SOS Racisme et Urgence Darfour et quelques autres associations, nous avions marché pour condamner le crime de l’État soudanais. Nous nous étions alors retrouvés à proximité de l’Ambassade du Soudan et nous étions tout au plus deux cents personnes.

Les Tariq Ramadan, ses adeptes et leurs camarades avaient certainement des courses à faire ce jour-là. Je préfère croire cela, que de penser un instant que tous ces marcheurs du samedi ont plus de compassion pour l’enfant de Gaza que pour l’enfant du Darfour. Peut-être que le musulman qui obéit aux ordres et à l’idéologie du Hamas et défendable alors que le musulman tchétchène habitant Grozny, ne comprenant probablement rien à la chose politique, doit être liquidé dans l’indifférence collective par les hommes de Poutine.

Mais encore, ou étaient tous ces marcheurs du samedi lorsque les Algériens se faisaient découper en petits morceaux par les monstres du GIA et égorgés tels des moutons par les disciples d’Ali Benhadj ? Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient-ils ? Je me rappelle que certains accusaient alors les victimes algériennes d’être à la solde du régime en place donc légitimement « découpable » en morceaux. D’autres se disaient encore que peut-être le GIA n’était finalement que le fruit d’un complot, d’une manipulation, que l’islamisme ne tuait point, nulle part. D’ailleurs, beaucoup continuent de penser que l’islamisme est une doctrine sympathique qui ne ferait pas de mal à une mouche. Que tout ce terrorisme islamiste qui veut imposer son diktat est une création des « Juifs, des Américains et de beaucoup d’autres salauds ». Je crois même que c’est ce que pensent des politiques comme les très laïcs Besancenot, Buffet et Mélenchon. Sinon que font-ils en marchant aux côtés d’islamistes, de communautaristes, de tribalistes, d’antisémites et de pleurnichards professionnels. Parce que ce qui m’étonne aussi – et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je qualifie certains marcheurs du samedi de « pleurnichards professionnels » – ce qui m’étonne dis-je comment peut-on s’émouvoir lorsqu’est tué un enfant ayant telle religion et ne pas ressentir d’émotion lorsque un autre enfant ayant telle autre religion subi le même sort ? Pourquoi tous ces musulmans qui marchent aujourd’hui les yeux exorbités, la bave sur le menton, tous crocs dehors, n’ont-ils jamais voulu marcher au lendemain d’un attentat terroriste ? Pourquoi n’ont-ils pas marché lorsque des islamistes tuaient d’autres musulmans ? Pourquoi n’ont-ils pas marché après le 11 septembre, Madrid ou Londres ? Mais où étaient-ils lorsque les talibans exécutaient des femmes dans des stades ? Pourquoi, à chaque fois, que je les entends, c’est pour écouter leurs lamentations disant qu’ils appartiennent à une « religion opprimée » ?

 

Pourquoi ne dénoncent-ils jamais, avec de telles marches, ceux qui oppriment au nom de cette même religion ? Pourquoi sont-ils plus virulents, plus haineux et, parfois, plus violents que les Palestiniens et les Jordaniens que je connais ? Pourquoi il y a si peu de dignité dans l’expression de leur émotion sincère ou supposée ? Mais que cache donc cette compassion sélective ? Que cache-t-elle ? Mettons les pieds dans le plat. Le conflit israélo-palestinien serait-il finalement un abcès de fixation qui est entretenu, et notamment par les pays musulmans, pour attiser toutes les haines ? Serait-ce l’appartenance religieuse de l’autre belligérant, Israël en l’occurrence, qui pose problème ? Serait-ce par antisémitisme ? Où serait-ce tout simplement un samedi après midi de défoulement utilisé tel un exutoire pour exprimer une malvie, des frustrations, pour s’élever contre une absence de libido ou que sais-je encore ?

Je vais révéler le fond de ma pensée. Je pense que plusieurs marcheurs du samedi défilent davantage contre Israël que pour la Palestine. Beaucoup d’entre eux ne marchent pas parce qu’ils adoreraient les Palestiniens, mais parce qu’ils ont une détestation idéologique pour tout ce qui est juif et pour tout ce qui a trait à Israël. Et je pense même – passez-moi l’expression – que la plupart n’ont rien à foutre des Palestiniens. Parce qu’en définitive si ces marcheurs du samedi étaient si humanistes que cela, je pense que je les aurais croisés dans des manifestations en faveur du Darfour ou des Tchétchènes, et dans celles organisées en signe de solidarité avec les victimes algériennes de l’islamisme et dans toutes les marches dénonçant le terrorisme des fascistes intégristes. Ils se seraient peut-être élevés contre la violence exercée par le Hamas, non pas contre les Israéliens, mais contre leurs propres frères du Fatah.

Rassurez-vous, je ne suis pas ravi de voir des civils mourir à Gaza. Cela me désole profondément, mais je ne veux pas que soit occultée la responsabilité du Hamas qui a créé les conditions de la guerre puisque tout en sachant qu’il ne ferait pas le poids militairement, il a provoqué cette guerre au mépris des vies humaines dont il avait la responsabilité tout ceci au nom de cette idéologie qui magnifie la mort et le martyre. Arrêtez alors de nous raconter une histoire à l’envers et révéler le fond de votre pensée que nous voyons d’ailleurs parfaitement dans les slogans que vous portez…À tous les promeneurs du samedi, bon dimanche… i

source : http://www.mohamed-sifaoui.over-blog.com/l

Le mensonge d’un « blocus  » sur Gaza par Sami El Soudi

21 décembre 2008

A propos du soi-disant blocus israélien de la bande de Gaza, voici ce qu’en pense un journaliste palestinien, Sami El Soudi, qui s’exprime sur Metula News Agency (l’extrait ci-après est un peu long ; cependant, non seulement je vous en recommande chaudement la lecture ; mais je vous invite à le conserver et à l’envoyer aux médias qui sept jours sur sept intoxiquent leurs lecteurs avec le purée de soi-disant blocus de Gaza) :

 

« En réalité, selon tous les standards en vigueur à l’Ouest, les observateurs doivent reconnaître qu’Israël a parfaitement respecté sa part des engagements, ne réagissant, encore avec une retenue certaine, que lorsque l’intensité des attaques contre son territoire exigeait des mesures de rétorsion. Pour ceux qui auraient perdu la mémoire, il faut rappeler que les points de passage israéliens étaient grands ouverts, au début de l’application de l’accord, et qu’y transitaient librement tous les objets de consommation qui ne servent pas à la fabrication d’armement.  Le gouvernement de Jérusalem a commencé à imposer des restrictions sur le trafic des marchandises lorsque les tirs de roquettes et de mortiers ? Qui n’avaient jamais cessé en dépit de la Taadyé ? (ndmg : la trêve), dirigés contre les populations civiles dont il a la charge, prenaient des proportions qui lui étaient insupportables. Encore que souvent, durant les six derniers mois, les Israéliens se sont abstenus de réagir pendant plusieurs jours, alors que les bombes s’abattaient sur le pourtour de la Bande.    

J’ai eu l’occasion de me trouver dans cette région avec mon camarade Ilan Tsadik lors de telles périodes, et suis ainsi en mesure de vous assurer que la population du Néguev occidental critiquait vivement son armée pour son inaction. D’autre part, il est factuellement erroné de prétendre qu’Israël impose actuellement un blocus de la bande côtière. Ce, pour la raison qu’il ne contrôle pas l’entièreté de la frontière du Califat autoproclamé, puisque l’Egypte dispose d’une quinzaine de kilomètres de ladite frontière. Or le pays arabe des pharaons adopte une attitude identique à celle d’Israël face aux intégristes de Gaza. Si l’on entend parler de blocus, il faut au moins mentionner le siège instauré par l’Etat hébreu et par celui présidé par Hosni Moubarak. Ce dernier étant parfaitement libre de son attitude face au régime d’Hanya (ndmg : le chef du Hamas à Gaza) et ses miliciens.

 Mais depuis la mi-novembre, ce ne sont pas moins d’une centaine de Qassam et un nombre équivalent de mortiers que les islamistes ont tirés sur les habitants de Sdérot et sur les communautés collectivistes de la région limitrophe, n’épargnant pas la zone industrielle de la grande ville d’Ashkelon, qui leur fournit pourtant la partie prépondérante de l’électricité qu’ils consomment. Depuis cette période et jusqu’à ce jour, l’armée de l’air des Hébreux n’a mené que cinq raids, tous dirigés exclusivement contre les tireurs d’engins en pleine action ».

Le Monde Arabe gaspille toutes ses ressources sur la question de la “Palestine” par Mash’al Al-Sudairi

12 décembre 2008

Un chroniqueur saoudien, dans un accès de lucidité très rare, écrit dans le quotidien arabe, « Al-Sharq Al-Awsat », de Londres, que les Arabes ont perdu leur temps et beaucoup d’argent à essayer de détruire l’État juif (1).

« Il y a plus de six décennies… que nous [nous sommes mis] à ne parler de rien d’autre que de la Palestine… Et cela a épuisé toutes nos ressources, toutes nos capacités, tout notre temps et toute notre liberté ».

« Nous avons commencé à tergiverser il y a plus de six décennies, quand nous [nous sommes mis à ne parler de rien d’autre que de la Palestine et à ne nous intéresser qu’à la cause palestinienne, ce qui a épuisé toutes nos ressources, toutes nos capacités, tout notre temps et toute notre liberté. Dans le même temps, nous nous préoccupions des coups d’Etat qui se produisaient ici ou là, des meurtres, des arrestations, des détentions et des expulsions qui avaient lieu ici ou là, et des guerres civiles, des réunions au sommet, des transactions d’armes, des équipées, des conférences, des accusations, et des allégations de trahison proférées ici ou là. »

Dans son article traduit en anglais, Mash’al Al-Sudairi écrit que bien que l’occupation «juive» d’une partie de la Palestine constitue «une grande oppression», les Arabes ont une habitude de s’auto infliger des coups «par leur opposition à la re-création de l’État juif d’Israël».

«Lorsque, au début des années 1930, on nous a offert 80 % de la Palestine, alors qu’il n’était offert aux Juifs que 20 %, nous avons rejeté l’offre. A la fin des années 1940, on nous a offert 49 % de la Palestine, 51 % aux Juifs, et nous avons rejeté cette [offre] », écrit Al-Sudairi.

Il critique ensuite le monde arabe qui épuise toutes ses ressources sur la question de la “Palestine” et gaspille tant d’argent et de temps. « Je suis certain, [et je suis prêt] à parier et même à jurer, par Allah, si seulement 10 % de l’argent que les pays arabes ont investi dans l’armement de leurs armées au cours de cette lutte futile [contre Israël] avaient été investis dans ce qui restait de la Palestine et de son peuple, la Cisjordanie et la bande de Gaza bénéfécirait désormais d’un niveau de vie supérieur à celui de Singapour  » a t-il ajouté.

Al-Sudairi commente également l’occupation de trois îles du Golfe Persique [par l’Iran]. «Avec tous les bouleversements liés à la question palestinienne, nous avons complètement oublié que d’autres pays arabes ont été dépouillés d’une parties de leurs territoires, en plein jour, et nous n’avons jamais prononcé un mot de protestation », a noté le chroniqueur saoudien ».

A la lumière de la tension entre les Etats du Golfe et l’Iran, suite à la prise de contrôle [iranienne] des trois îles des Emirats Arabes Unis dans le Golfe Persique (la grande et la petite Tunb, et Abu Moussa), le chroniqueur du quotidien londonien, Al-Sharq Al-Awsat, Mash’al Al-Sudairi, critique l’obsession du monde arabe pour la question palestinienne , et son indifférence à l’égard de l’occupation des territoires arabes – par exemple, la prise de contrôle turque de l’île syrienne d’Alexandrette.

« D’autres pays arabes ont été spoliés de certaines parties de leurs territoires… Et nous n’avons pas émis une parole de protestation » dit-t-il. « De plus, avec tout le tintamarre fait autour de la question palestinienne, nous avons complètement oublié que d’autres pays arabes ont été spoliés de certaines parties de leurs territoires, au vu et au su de tous, et nous n’avons pas pipé mot pour protester ».ajoute le chroniqueur arabe. » Al-Sudairi  pose des questions cruciales que les arabes ne posent  « Avons-nous oublié Alexandrette et comment, après la Première Guerre mondiale, la France s’est alliée à la Turquie, et que l’une et l’autre ont ridiculisé la Société des Nations et  que l’Alexandrette, dont la population était arabe à 95%, a été soustraite aux Arabes et annexée à la Turquie ? .La même chose est arrivée à l’Emirat de Al-Muhammara, l’ancien Arabistan, que la Grande-Bretagne offrit à l’Iran sur un « plateau de pétrole ». Et à présent, l’Iran occupe les îles qui appartiennent aux Emirats Arabes Unis, exactement comme ce fut le cas à l’époque du Shah. Vous, les Arabes, que faites-vous pour ces territoires occupés ? Serait-ce qu’il est permis à un musulman d’occuper la terre de son frère [musulman] ?… Dans ces circonstances malheureuses, je voudrais demander à « [celui qui a remporté] la divine victoire », [le chef du Hezbollah] Hassan Nasrallah : Comment appelez-vous le Golfe – le « Golfe Arabe », ou le « Golfe Persique » ? Qui a la souveraineté légitime sur les trois îles Appartiennent-elles aux Emirats Arabes Unis, ou à la République islamique d’Iran ? ».

(1) Al-Sharq Al-Awsat (Londres), 15 septembre 2008.Source Israel National News, traduction Bivouac-id. http://www.israelnationalnews.com/News/News.aspx/128750 

Si Israël n’existait pas, nous serions dans l’obligation d’inventer un autre ennemi ! Par Sami Alrabaa

14 novembre 2008

« Nous autres Arabes, du moins nos régimes et nos médias, saisissons toute occasion pour dépeindre Israël comme le pire Mal au Moyen Orient. Un exemple récent, en janvier dernier    (2008)  nous avons condamné Israël lorsque les Gazaouis ont fui en Egypte le blocus qui leur était infligé. Personne n’a mentionné les raisons du blocus.

Pendant plus d’1/2 siècles, les Arabes ont décrit Israël comme leur ennemi principal, une « force impérialiste », soutenue par les Américains, qui, en permanence, inflige aux Palestiniens « un génocide, la famine et les violations des droits de l’homme ». Mais soyons sérieux, alors que nous déplorons l’existence de cet Etat, nous, les régimes arabes, nous sommes au fond très content qu’Israël existe. Nous avons un coupable à blâmer de la misère et de la confusion de nos peuples. Si Israël n’existait pas, nous serions dans l’obligation d’inventer un autre ennemi à accabler, par exemple, en demandant la restitution de terres arabes à
la Turquie (Province d’Iskanderoun) ou à l’Iran (province de l’Arabstan).

Israël a cessé d’occuper Gaza et le Liban Sud. Et pourtant, pour le Hamas et le Hezbollah, ce n’est pas assez! L’Egypte a récupéré jusqu’au dernier m2 toute sa terre, mais elle continue, à travers ses médias et ses porte-parole à tenir un discours hostile et provocateur à l’égard d’Israël. L’animosité des Arabes est devenue un article de foi, une forme de « religion »: Israël est un mal inacceptable et les Arabes en sont les victimes. Cela dépasse la logique, la nécessité d’une realpolitik et toute preuve tangible. Des cinglés comme moi qui croient dans la coexistence font l’objet de la fureur des médias arabes et sont menacés de « la colère divine ».

Les médias arabes ont concocté toutes sortes de théories de conspiration. Israël n’occupe pas seulement une terre arabe et n’affame pas seulement les Palestiniens, il provoque toute sorte d’animosité entre les Arabes. Dans l’hebdomadaire du Caire Al Ahram (les Pyramides), Hassan Nafaa écrit le 26/01/08: « En persistant dans sa détermination à créer la zizanie entre les Arabes, Israël a été à l’origine des dissensions entre le Fatah et le Hamas. Il n’a pas ménagé ses efforts pour inciter l’Autorité Palestinienne à reprendre Gaza et éliminer le Hamas et le Jihad Islamique de
la Cisjordanie… Tel Aviv n’a jamais été sérieux à propos d’une solution pacifique du conflit et reste ferme dans son double objectif de garder la terre et de diviser les Arabes
« 

Combien de fois Tel Aviv n’a-t-il pas demandé au régime Baa’thiste de Syrie de revenir à la table des négociations? Les Syriens ont à chaque fois refusé l’offre et ont insisté pour la récupération du plateau du Golan – « après on verra » disent-ils. Même si
la Syrie récupère le Golan, le régime Baa’thiste de Damas restera provocant, soutenant les milices telles que le Hezbollah ou le Hamas.

Dans le même numéro d’Al Ahram, on trouve les résultats d’un sondage mené par « le Centre de recherche al Moustaqbal » de Gaza d’après lesquels le Hamas reste toujours populaire parmi les Palestiniens, alors que son rival le Fatah est en déclin, notamment en Cisjordanie. Essam Adwan, professeur de science politique à l’Université d’al Aqsa à Gaza n’est pas surpris disant « Bien que le niveau de vie des Gazaouis ait sérieusement chuté sous le gouvernement du Hamas, de larges secteurs de l’opinion palestinienne continuent de soutenir le Hamas, simplement parce qu’il est en guerre contre Israël! »

Cela n’est pas surprenant. Qui ose dire ouvertement qu’il s’oppose au Hamas ? Il serait abattu sur le champ.

En fait le Hamas et tous les régimes arabes ont pris en otage leur population. Personne n’ose plus s’opposer à ces régimes autoritaires, risquant d’être traité de traître, emprisonné ou tué. Les régimes autoritaires ont besoin d’un ennemi extérieur. Les périls extérieurs, réels ou fictifs, garantissent le soutien de la population. Hitler et d’autres dictateurs ont procédé de la même manière et les despotes arabes continuent le processus. Jusqu’à leur chute. En attendant que la démocratie et la liberté de parole soient introduites dans les pays arabes, que des partis d’opposition soient autorisés à s’exprimer, que le discours agressif et venimeux soit éliminé des écoles et des médias, la flamme de la haine continuera à flamber et les forces radicales continueront à l’animer.

Lorsque vous parlez aux gens en privé, ils vous disent qu’ils sont fatigués et malades de leurs régimes. Ils veulent la paix avec Israël. Si des consultations libres et transparentes étaient tenues, la majorité voterait pour une complète coexistence avec Israël. Et parmi eux à Gaza, on pourrait trouver peut-être Ali, Nidal, Tawfiq et Moufid (qui ont refusé de donner leur nom de peur de représailles), qui ont dit à un journaliste allemand que ceux qui ont défoncé la frontière avec l’Egypte essayaient de fuir le Hamas, la vie sous sa férule étant devenue insupportable. » 

 

Sami Alrabaa,  est un professeur de sociologie, vivant en Allemagne et commentateur des  affaires arabes. Jérusalem Report daté du 18 mars 2008  

 

 

 

Remarque : Le Collectif Arabes Pour Israël loue la position courageuse et l’esprit de la  renaissance   du professeur  Sami Alrabaa. Cet article devait  être traduit en langue  arabe et lu par la plus grande partie du public qui vit sous l’emprise d’une propagande assourdissante. Il est clair que la démocratie israélienne ne conviennent absolument pas à ceux qui ont toujours été habituées à vivre sous le joug de dictateurs qui les obligent à accepter, sans broncher, des situations qui apparaissent au monde occidental inacceptable. C’est de là que viennent toutes les hostilités à Israël. 

 

Mus’ab Hassan Yousef, fils d’un dirigeant du Hamas en Cisjordanie : les atrocités commises par le Hamas ont entraîné ma conversion au christianisme.

23 septembre 2008

Extraits d’une interview de Mus’ab Hassan Youssef, fils du Cheikh Hassan Youssef, dirigeant du Hamas en Cisjordanie, diffusé sur Al-Hayat TV le 19 août 2008.

 

« Je détestais tous les soldats israéliens portant une arme et tous les colons » Mus’ab Hassan Youssef : « Je m’appelle Mus’ab Hassan Youssef. Je suis le fils aîné de Cheikh Hassan Youssef. Je suis né dans le village de Bir Zeit, près de Ramallah. » 

 

« Mon père a débuté ses activités islamiques en fondant [la branche palestinienne] des Frères musulmans, en prêchant pour que les gens le rejoignent et en recrutant de jeunes musulmans pour Allah et l’islam. »

(…)

« Pour être honnête, je détestais l’occupation. Je détestais tous les soldats israéliens portant une arme et tous les colons. Je jetais des pierres et je participais à l’Intifada sous toutes ses formes. C’est-à-dire en jetant des pierres, en brûlant des pneus, etc. – activités auxquelles la plupart des jeunes prenaient part. J’étais un enfant, même pas un jeune homme, pendant cette période qui a duré six ans. J’avais l’habitude d’aller tout le temps à la mosquée. A cinq ans, j’ai fait pour la première fois le jeûne du Ramadan. Jusqu’à ma conversion au christianisme, je jeûnais pendant tout le mois du Ramadan. »

(…)

« Je ne savais pas que mon père était un des fondateurs du Hamas. C’était un secret et je n’en avais jamais entendu parler. »

« J’étais le chef du Bloc islamique au lycée de Ramallah »

« Je n’ai jamais rejoint le Hamas mais j’aimais le mouvement car j’aimais mon père. Je suis entré au lycée. Durant cette période, grâce à mon père, à ma connaissance de l’islam et du Coran et à ma personnalité, je suis devenu un dirigeant du Bloc islamique. J’étais chef du Bloc islamique au lycée de Ramallah. Nous étions impliqués dans la rivalité entre le Fatah et le Hamas, qui existe depuis la fondation du Hamas (luttes internes pour le pouvoir et pour l’influence auprès de la population). »

(…)

« Environ dix jours avant la fin des examens finaux, j’ai été arrêté par les forces spéciales [israéliennes]. Ils m’ont battu brutalement et brisé la mâchoire. Ils m’ont interrogé pendant trois mois au centre de détention du quartier russe, où j’étais détenu dans une cellule individuelle.

(…)

« Après trois mois d’interrogatoire, j’ai été transféré dans une prison où des prisonniers palestiniens de toutes les factions étaient détenus. Même si la prison est dirigée par les Israéliens, les prisonniers règlent leurs affaires entre eux. Chaque faction joue un rôle dans la gestion des affaires des prisonniers. Le Hamas était majoritaire dans cette prison. Ce n’était pas le cas au début de l’Intifada, époque où le Fatah était majoritaire, mais par la suite, le Hamas est devenu majoritaire et a pris le contrôle de la prison – et de ses membres en particulier, qui étaient les plus nombreux. Ce fut le début de mon réveil. »

(…)

« Enfant, je croyais que tous les musulmans étaient comme mon père… Mais là, j’ai eu des surprises. »

« Enfant, je croyais que tous les musulmans étaient comme mon père. Si vous êtes éduqué dans les valeurs islamiques, qu’allez-vous devenir ? Quelqu’un comme mon père, qui est mon modèle et que j’aime beaucoup. »

« Mais là, j’ai eu des surprises. Au bout de trois jours environ, [j’ai vu des cas] d’avidité et d’avarice, des prisonniers volant de la nourriture à d’autres, profitant de choses dont d’autres ne pouvaient pas profiter, comme de visites dans les bâtiments, réservées à certains dirigeants du mouvement islamique de la prison. »

« De telles choses peuvent arriver. Les gens peuvent devenir avides parfois, et leur foi peut faiblir, et ils mangent plus. Ce n’est pas notre problème. »

« Ce qui posait problème était l’interrogatoire des personnes soupçonnées de collaborer avec Israël. C’était l’un des faits les plus graves, qui a entraîné un changement fondamental dans ma vie – non seulement dans ma vie mais dans celle de beaucoup d’autres. Des coups, des coups de fouet, des aiguilles enfoncées sous les ongles, du plastique en fusion appliqué sur le corps, des jours et des semaines de privation de sommeil… »

« Le Hamas, ou pour être plus précis, les dirigeants du Hamas en prison, ont tous participé à ces pratiques. Ils faisaient tous l’éloge des services de sécurité du Hamas, et même les soutenaient quand ils torturaient des prisonniers. Je ne veux pas citer de noms. Le peuple palestinien n’est pas conscient de ces agissements. »

« Pour être honnête, je suis désolé que la presse palestinienne, qui est censée être libre, n’ait pas révélé au grand jour ce qui se passe en prison. Ces gens font des sacrifices. Certains sont en prison depuis 20 ans. Comment pouvez-vous les interroger, les accuser de collaborer avec l’occupation ? Voilà un homme qui a fait des sacrifices, exactement comme vous et moi, et c’est un être humain, comme vous et moi. Comment pouvez-vous vous placer au-dessus de ces personnes, les torturer, les fouetter, les interroger ? Je parle de tortures brutales, violentes. Imaginez, des nuits durant… »

Le Hamas a créé « une prison dans la prison, infligeant des tortures en plus des tortures israéliennes ».

« J’avais seulement 18 ans, et je dormais dans mon lit dans des conditions… Dans une prison de l’occupation… Mais ce n’était pas assez: il fallait qu’ils créent une prison dans la prison et infligent des tortures en plus des tortures israéliennes. Pendant une année entière, j’ai entendu des personnes torturées passer la nuit à crier. Des fois, ils interrogeaient trois personnes à la fois et les torturaient de la manière la plus brutale qui soit. En près de trois ans, pas moins de 16 personnes ont été tuées. »

« Je demande aux gens de ma région, Ramallah, s’ils regardent cette émission: qui a tué frère Muhammad Abou Shakra ? En-dehors de la prison, les gens pensent que c’est Israël, mais c’est en fait le Hamas. Un jour, le Hamas paiera ses crimes. »

(…)

« J’appelle le peuple palestinien à ouvrir les yeux et à se pencher sur les agissements du Hamas, à l’époque où il fonctionnait comme un mini-Etat dans la prison. »

(…)

« J’ai accepté le Christ comme mon sauveur personnel, mais [pour les musulmans], accepter le Christ, c’est comme faire passer un éléphant dans le trou d’une aiguille… »

« Habituellement, si vous quittez un groupe islamique, les Frères musulmans, le parti Al-Tharir, ou l’islam lui-même, vous êtes considéré comme un apostat. Certains seront peut-être désolés pour vous et essaieront de vous parler, mais si vous persistez et campez sur vos positions, vous êtes considéré comme un ennemi. »

(…)

Interviewer: « Qu’est-ce qui vous a fait accepter le Christ comme votre sauveur dans un environnement islamiste ? »

Youssef: « J’ai accepté le Christ comme mon sauveur personnel, mais pour les musulmans, accepter le Christ, c’est comme faire passer un éléphant dans le trou d’une aiguille. Qu’est-ce que cela signifie ? C’est ce que j’ai essayé d’expliquer. La mentalité avec laquelle l’islam perçoit le Christ et Dieu lui-même est faussée. »

(…)

« En arrivant aux Etats-Unis, je me suis mis à suivre les nouvelles de Palestine de très près, particulièrement ce qui se passe dans la bande de Gaza. Sans parler de l’anarchie qui y règne, ou du fait que le Hamas ait été ‘forcé’ de chercher une solution militaire à Gaza, ce qui s’y passait était douloureux: ces assassinats, ces personnes jetées du sommet d’immeubles… La réaction du monde face à cette organisation et à ses agissements était très molle. »

 

 

Voir la vidéo : http://www.memritv.org/clip/en/1839.htm 

 

 

Saleh al Rashed : Nos intérêts stratégiques coïncident avec ceux d’Israël

13 septembre 2008

Saleh al Rashed est un Journaliste saoudien écrivant dans un journal arabe libéral « Elaph » :

“On ne peut éviter l’inévitable”, cet adage me vient à l’esprit quand je lis ce qu’annonce Mohamed Ali Jaafari, le commandant des Gardiens de la révolution:  “Si l’Iran est attaqué du fait de son programme nucléaire, mon pays peut aisément fermer le détroit d’Ormuz, le principal passage des pétroliers”.

A mon avis, l’Iran cherche à gagner du temps pour acquérir l’arme nucléaire, et on ne pourra pas éviter la confrontation. Si un pays comme l’Iran a l’arme nucléaire, du fait de son idéologie fanatique, c’est comme si Ben Laden avait lui-même une bombe atomique. C’est du pareil au même. Malgré la différence de leurs turbans et de leurs croyances religieuses, le résultat final sera identique. Peut-être que nous, Saoudiens, ainsi que les citoyens des pays de Golfe, n’avons pas de chance puisque nous serons les premiers à souffrir d’une confrontation militaire avec l’Iran. On nous menace de la fermeture du détroit d’Ormuz, et si cela se produit c’est une situation très grave pour nous. Mais on peut aussi la comparer à celle d’un malade qui refuse d’être soigné par une opération de cautérisation, la seule qui puisse le sauver. Certes la douleur due à l’opération est pénible, mais elle est nécessaire, voire inévitable. L’histoire nous a appris que les pays mus par une idéologie fanatique ne sont sensibles qu’aux victoires qui mettent à mal leur idéologie… Ils n’acceptent jamais de compromis, même s’ils se trouvent au bord du désastre!

La seule solution est la confrontation, car notre priorité absolue est la sécurité stratégique du Golfe.

Il n’y a pas d’autre solution au problème iranien que la confrontation. Mené depuis longtemps par les Etats-Unis et l’Europe, le jeu de la carotte et du bâton est inefficace. Nous souffrons aujourd’hui de deux choses:

 L’Iran cherche à obtenir l’hégémonie régionale par le biais du nucléaire ;  il cherche à imposer sa volonté à travers des alliés sectaires qui lui sont subordonnés : la cinquième colonne du fondamentalisme shiite arabe.

Imaginez les conséquences sur la région si l’Iran avait la bombe nucléaire…

Etrange coïncidence peut-être, cette fois-ci, nos intérêts stratégiques coïncident avec ceux d’Israël. Le régime des mollahs d’Iran est notre ennemi et il est aussi l’ennemi, non seulement d’Israël, mais de la paix du monde et de sa sécurité. Je sais que les démagogues arabes se dressent toujours comme un seul homme aux côtés de quiconque s’attaque à Israël ou à l’Amérique. Evitons, pour une fois, de suivre cette démagogie.

La priorité aujourd’hui est notre sécurité stratégique dans le Golfe, menacée par l’Iran, même si cela se fait aux dépens de la cause palestinienne. En politique, personne ne vous empêche de vous “allier avec le diable”, si c’est dans votre intérêt. Le danger iranien est très proche et exige de nous ce type de réponse, sans délai et sans hésitation, de mon point de vue. Chaque jour qui passe profite à l’Iran.

Nous devons pousser les puissances mondiales, en particulier les Etats-Unis et l’Europe, à une confrontation militaire pour neutraliser l’ennemi iranien, quel qu’en soit le prix, avant que la bombe nucléaire ne fasse qu’il soit trop tard, et ceci malgré l’opposition des Arabes du nord.

Saleh al Rashed ; Extraits mis en ligne par Memri N° 2026, le 15/08/08

 

Note du Collectif  Arabes Pour Israël :

Merci Mr. Saleh al Rashed pour votre article, il faut maintenant agir contre le régime en  Iran, avec tous les hommes de bonne volonté, de l’Amérique à l’Europe en passant par les pays arabes modérés, il est urgent et quel qu’en soit le prix évidemment, mais assurez qu’Israël est de votre coté, il vous suffirait de parler avec elle pour que vous changez d’avis. 

Hélas aujourd’hui, ce qu’on désigne comme Occident par lâcheté pactise avec le diable, comme des Etats que l’on disait il n’y a pas si longtemps des Etats voyous. La bonne solution est là votre, qu’a ne plaise à ceux qui rêvent de l’hégémonie islamique nucléaire  sur le monde.

Je ne suis pas de ces Palestiniens-là, qui se laissent victimiser pour justifier de leurs droits : Par Sami El Soudi

12 septembre 2008

Par Sami El Soudi 


Les roquettes lancées par les terroristes islamistes de Gaza continuent de pleuvoir sur les agglomérations israéliennes du Néguev occidental. Hier, une vingtaine de ces Qassam ont été tirés, ils ont blessé deux civils, détruit la bibliothèque d’une école et sérieusement endommagé plusieurs habitations. 

 Dans les dépêches des autres agences occidentales, AFP, AP et Reuters, on persiste cependant à minimiser systématiquement l’importance de ces agressions, arguant qu’elles font rarement des victimes et insistant, mensongèrement, sur le fait que les Qassam seraient des roquettes artisanales. Pourtant nous avons bien tenté de leur expliquer que la fabrication en série de milliers de ces armes ne peut procéder que d’une industrie, mais cela fait longtemps que les auteurs de ces dépêches ont cessé de penser, pour se contenter de ressasser les clichés faux et éculés faisant partie de la ligne éditoriale de ces agences.

Ainsi on retrouvera, en titre et en sujet principal, la riposte israélienne, présentée de la manière la plue crue possible : Tsahal tue six Palestiniens. Et, pour peu qu’un doute existe sur la fonction de ces « victimes », on aura droit, comme hier, à une tournure genre : un professeur dans une école d’agriculture et cinq activistes palestiniens tués par l’armée israélienne.

Où les tentatives israéliennes de neutraliser ceux qui tirent des roquettes sur les civils voisins de Gaza sont présentées comme l’acte principal de violence, et les « tirs de roquettes artisanales », comme le « prétexte ridicule », utilisé par le gouvernement israélien pour s’adonner à son divertissement favori : l’assassinat de Palestiniens, des civils de préférence. A force de répétitions pluriquotidiennes frelatées de ces comptines, écrites par des militants viscéralement antijuifs à l’intention d’un public hypnotisé, à force de répéter les mêmes mots, caricaturaux d’une réalité que je ne connais pas, mille et milles fois, ces agences et les détaillants en information, – ceux qui se situent entre elles et le consommateur – sont persuadés que les Juifs se livrent au génocide des Palestiniens de Gaza. Prenant les tirs des inoffensifs Qassam – presque des jouets de feux d’artifice, à les lire – comme prétexte de leur soif de sang arabe.

Cette démarche est factuellement fausse, criminelle, raciste et antijuive par essence, sans compter, mais c’en devient presque anecdotique face à la gravité des charges précédentes. Le fait d’intervertir volontairement les agresseurs et leurs victimes  on procède d’un acte répétitif d’anti-information. 

 Il existe quelque chose de méprisable, pour un informateur, à s’employer, à grands coups de mensonges quotidiens, à faire ressembler le soldat israélien aux caricatures de Juifs qui figuraient dans les accusations de meurtres rituels au temps des tsars, ou au Juif veule, lâche, ennemi de l’humanité de Mein Kampf. Les auteurs et traducteurs occidentaux de ces dépêches devraient se demander d’où leur vient suffisamment de haine des Juifs pour accomplir cette besogne et devraient considérer, d’urgence, une psychanalyse.

Mes collègues journalistes et moi, nous faisons dans l’information. Une discipline dans laquelle les jeux de rôles, identiques  jour après jour, n’existent pas. Où l’on n’attribue pas, une fois pour toutes, des caractéristiques de valeur et des sobriquets aux protagonistes. Où l’on ne sait pas, avant d’être allé constater une situation, ce qui figurera sur notre compte-rendu.

 Je ne suis pas de ces Palestiniens-là, qui se laissent victimiser pour justifier de leurs droits. Nos droits viennent d’ailleurs. Qui tirent les rideaux, en plein soleil, et allument des chandelles, pour faire croire – avec l’aimable concours de Reuters et du Time – que les Juifs les privent d’électricité. Qui ont besoin que les antisémites de service croquent leurs adversaires en monstres, afin de leur permettre de se livrer, impunément, aux pires crimes contre l’humanité et contre leur propre peuple. Qui prennent la pose afin de cadrer dans le rôle du bon sauvage, créé par les existentialistes, dont le comportement criminel le plus incontrôlable établit la preuve de son état d’opprimé et sa volonté d’émancipation.   Je suis un Palestinien intéressé à rendre la dignité à mon peuple, debout, en guenilles, peut-être, mais pas en costumes empruntés au théâtre des haineux. A faire qu’il ait à manger, subvenant à ses besoins par sa propre industrie et de son propre génie. Non pas en mendiant l’aide internationale. Apprenant à connaître ses voisins tels qu’ils sont, afin de vivre en bonne intelligence avec eux, dans une dynamique de coopération et de partage des connaissances et des ressources. Je veux un pays et des institutions pour protéger mon industrie, mon honneur, mes libertés et ma descendance. Et pour rien d’autre. 

 Cette semaine, sans que vous en ayez connaissance, car cela n’entre pas dans la grille des fausses réalités derrière laquelle on vous enferme, l’Egypte a violemment réagi à des tentatives conjointes du Hamas palestinien et des Frères Musulmans cairotes, les vrais patrons d’Al-Quaëda, de déstabiliser le régime du président Moubarak.

 Lundi dernier, sur la voie Philadelphie, la frontière entre Gaza et l’Egypte, on a assisté à une vraie bataille rangée entre les forces de sécurité venues d’outre-Canal et les miliciens du Hamas. Ces combats ont fait un mort et une soixantaine de blessés, dont quarante Egyptiens.

 Ces altercations violentes se situent dans un effort égyptien consistant à renvoyer à Gaza les dizaines de milliers de Palestiniens qui rôdent dans le désert du Sinaï. Nombre d’entre eux portent un treillis militaire, une Kalachnikov et des grenades, d’autres sont ceints d’une ceinture explosive. Ci et là, dans le désert, ils ont planté leur drapeau, faisant écrire à la presse du Nil révoltée, que le Hamas se trompe de territoire à libérer, que c’est aux Israéliens qu’ils sont censés faire la guerre. Un quotidien proche du gouvernement a titré : « Ils ont souillé notre terre, ils ont heurté notre honneur ».

 Le ministre égyptien des Affaires Etrangères, Ahmed Aboul Gheit, a promis de « casser les jambes aux Palestiniens qui tenteraient de franchir la ligne de la frontière ». Gheit s’est moqué des velléités du Hamas à combattre Israël, qu’il a qualifiées de « comiques ayant leur place dans les bandes dessinées », et des Qassam, « qui vont se perdre dans les sables d’Israël et qui amènent les Forces de Défense d’Israël à frapper à Gaza, causant des dommages aux Palestiniens ».   Au sommet du gouvernement égyptien, on ne parvient pas à comprendre le rationnel qui pousse les fanatiques islamistes à tirer sur la centrale d’Ashkelon qui fournit leur électricité. Nous, cela faisait un bon moment que nous nous interrogions publiquement sur ce raisonnement. Au Caire, il aura fallu attendre que les Frères Musulmans appèlent publiquement à faire bouillir la frontière de Rafah pour que Moubarak réagisse. Il a mis en garde contre une tentative de
la Fratrie de renverser son régime.

 Il est vrai que des milliers d’étudiants islamisants avaient battu le pavé, après la bataille rangée de lundi, portant des grandes banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Cessez de tuer les Palestiniens », mais aussi « L’Egypte est un pays sans justice ». Ces manifestants ont été traités sans aucun ménagement par la police. Il faut remarquer, que les régimes autocratiques, surtout dans le monde arabe, ne tiennent à pas grand-chose. Dans cette dynamique, la barrière explosée, l’infiltration massive de miliciens théocratiques dans le Sinaï, leur flux en direction du Caire, et le soutien affiché des Frères constituaient un cocktail explosif, recelant de quoi effrayer la caste des effendis de Moubarak.

 Plus tard dans la semaine, 1500 Palestiniens de Gaza, qui erraient dans Rafah, ont été appréhendés par la police et réunis dans un immeuble administratif. Ils l’ont entièrement saccagé et y ont partiellement mis le feu, déclenchant l’ire des Egyptiens.

 Beaucoup plus ennuyeux : une mauvaise surprise attendait les commerçants de Rafah, lorsqu’ils s’adressèrent à leurs banques afin de créditer leurs comptes ou de changer en devises égyptiennes les dollars avec lesquels les Gazaouis avaient payé leurs marchandises. Ils sont faux et ont été fabriqués (artisanalement ?) dans la bande de Gaza. Les autorités égyptiennes en ont déjà récupérés pour plus d’un million de dollars, au grand dam des commerçants, qui se sont fait rouler dans la farine.

 Il faut le répéter inlassablement jusqu’à se faire comprendre : les islamistes qui dirigent Gaza n’ont aucune intention de mettre fin au conflit qui les oppose aux Israéliens, pas plus qu’à celui qui les sépare des Palestiniens non islamistes. Le sacrifice de miliciens et de terroristes, en réponse à leurs agressions visant le territoire israélien, de même que la perte de victimes collatérales palestiniennes, loin de les affliger, nourrit leur mythe de la Shouhada – le sacrifice religieux au profit de la Ouma – . On peut, à cet effet, croire sans autres un ministre de l’Autonomie Palestinienne, qui a déclaré hier que le Hamas était satisfait de ces décès, qui sont censés raffermir son image au sein de la société palestinienne.

 Une dernière chose, mais pas des moindres : le Hamas n’a que faire d’un Etat de Palestine. Il fera tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher son édification. L’objectif unique de la Résistance Islamique consiste en
la Guerre Sainte, la Djihad, l’islamisation de la planète terre. Il s’agit de la même finalité que celle poursuivie ou orchestrée par les Frères Musulmans.
 

 Des Frères Musulmans qui instrumentalisent sans aucun scrupule la misère des Palestiniens vivant dans le Califat de Gaza ; comme ils instrumentalisent la grogne des population arabo-musulmanes, tenues à l’écart du progrès par des dictateurs corrompus. Des populations qui, dans une écrasante majorité, encensent Hanya, Mashal, Al-Dura et tous les Shahyds ; Ahmadinejad, Al-Assad et le cheikh Nasrallah. Des populations qui considèrent Moubarak, Abbas et la dynastie hachémite comme autant de traîtres à la cause islamique au profit des dhimmis.

Les drapeaux du Hamas plantés dans le sable du Sinaï viennent rappeler que l’islamsme est partout chez lui, et qu’il se moque bien des dirigeants séculiers et de leurs frontières de pacotille. Ah, quand le barrage s’écroulera…  A Rafah, il a failli, ses fissures ont été temporairement rebouchées à coups de chewing-gum.

Note du Collectif Arabes Pour Israël :

L’ensemble du Collectif remercie  M.Sami El Soudi pour son courage et sa franchise .Il est vrai que depuis la manipulation de l’affaire al Dura et d’autres du même acabit, la seule chose qui est sûre, c’est que le « Hamas  »  est devenu   maître dans l’art de faire pleurer les gogos sur le sort de Gaza , prétendument horrible. Quant aux médias, ils avalent tout à plein gosier, dès qu’il s’agit de plaindre les Palestiniens et de diaboliser l’Etat juif. 

La Palestine « en tant qu’entité autonome » n’a jamais existé :Par Joseph Farah, journaliste Arabe Américain

12 septembre 2008

Par Joseph Farah, journaliste Arabe Américain  

La situation au Proche-Orient paraît simple pour tout le monde: les Palestiniens veulent une patrie et les Musulmans veulent le contrôle de sites qu’ils considèrent comme étant sacrés. 

- Simple, non ?  - Et bien, en tant que journaliste Arabe Américain qui s’est forgé une connaissance approfondie de la situation au Moyen-Orient, à force de commenter jets de pierres et tirs de mortiers, je peux aujourd’hui vous assurer que la justification de la violence et des émeutes ne trouve pas son origine dans la simple revendication palestinienne à une patrie, ni dans la volonté des Musulmans de contrôler des sites qu’ils considèrent sacrés. Surpris? - Alors comment expliquer qu’avant la guerre des Six Jours en 1967, il n’y eu aucun mouvement sérieux de revendication d’indépendance palestinienne? - - »Avant 1967 ? » me direz-vous, « les Israéliens n’occupaient pas la Cisjordanie et la vieille ville de Jérusalem » C’est vrai. 

 - Mais durant la guerre des Six Jours, ce n’est pas des mains des Palestiniens, ni de Yasser Arafat qu’Israël conquît la Judée, la Samarie et Jérusalem Est. Ces territoires étaient de fait occupés par le Roi Hussein  de  Jordanie depuis 1948. A-t-on une seule fois demandé au souverain Hachémite de restituer ces territoires aux Palestiniens? 

 

- Est-ce qu’une seule résolution de l’ONU a vu le jour à ce sujet? Non et non.  - Ne vous demandez-vous pas alors pourquoi tous ces Palestiniens ont soudainement découvert leur identité nationale après qu’Israël ait gagné cette guerre?

 - La vérité est que la Palestine est un Mythe ! - Le nom Palestine est utilisé pour la première fois en l’an 135 de l’ère actuelle par l’empereur Romain Hadrien, qui, non content d’avoir éradiqué la présence juive en Judée (une présence qui durait depuis plus de 1000 ans !), non content d’avoir détruit leur Temple à Jérusalem, non content d’avoir interdit l’accès du pays aux derniers Juifs, se persuada qu’il fallait annihiler toute trace de civilisation juive dans le pays en le débaptisant au profit d’un nom dérivé des Philistins. Les Philistins étant ce peuple auquel appartenait Goliath et que les Hébreux parvinrent à vaincre des siècles plus tôt. Ce baptême était pour les Romains une façon d’ajouter l’insulte à la blessure. Ils essayèrent également de changer le nom de Jérusalem en « Alea Capitolina », mais cela ne rencontra pas le même succès.

 -La Palestine en tant qu’entité autonome n’a jamais existé au cours de l’Histoire. Jamais ! Le pays fut dominé successivement par les Romains, par les croisés Chrétiens, par les Musulmans (qui n’ont d’ailleurs jamais fait de Jérusalem une capitale pendant qu’ils occupaient le pays), par les Ottomans et, brièvement, par les Britanniques au lendemain de la première Guerre Mondiale. Dès 1917, avec la déclaration Balfour, les Britanniques s’étaient montrés favorables à céder au moins une partie du territoire au peuple Juif afin qu’ils y établissent un Etat souverain .

 - Il n’existe pas de langue proprement Palestinienne. Ni même de culture spécifiquement Palestinienne. Il n’y a jamais eu de Palestine dirigée par des Palestiniens. Ces derniers sont des Arabes, et sont indissociables des Jordaniens ( la Jordanie étant elle aussi une invention récente, créée de toutes pièces en 1922 par les Britanniques). Mettez-vous bien en tête que le monde Arabe contrôle 99.9% des terres du Moyen-Orient. Israël ne représente que O, 1% de la superficie régionale !

 - Mais cela est déjà trop pour les Arabes. Ils veulent tout. Et c’est précisément là que se situe le noeud du conflit qui les oppose à Israël.

 - Avidité. Fierté. Jalousie. Convoitise. Toutes les concessions que pourrait faire Israël n’y suffiront pas.

 - Qu’en est-il des lieux saints de l’Islam?

 --Il n’y en a tout simplement aucun à Jérusalem. Cela vous choque? Vous pouvez l’être. Je suis persuadé que vous n’entendrez jamais cette vérité brutale de la part d’aucun média international. C’est politiquement incorrect. Je sais que vous me direz :  » la Mosquée Al Aqsa et le Dôme du Rocher à Jérusalem représentent le troisième lieu saint de l’Islam », après la Mecque et Médine. Et bien, sachez que c’est faux ! En réalité, le Coran ne fait aucune mention de Jérusalem. La Mecque est citée des centaines de fois. Médine est mentionnée un nombre incalculable de fois. Mais Jérusalem, jamais (inversement, Jérusalem est citée 669 fois dans la Torah !). 

- Alors comment Jérusalem est-il devenu le troisième lieu saint de l’Islam?  -

-Les islamistes, aujourd’hui, se réfèrent à un vague passage du Coran, la 17ème Sourate, intitulée « le Voyage Nocturne »(1). Il y ait fait état d’un voyage de Mohammed qui fut transporté de nuit « du temple sacré au temple le plus éloigné dont nous avons béni l’enceinte ». Au septième siècle, des Musulmans ont identifié les deux temples mentionnés dans ce verset comme étant la Mecque et Jérusalem. Voilà à quoi tient la connexion si étroite entre l’Islam et Jérusalem – connexion faite d’interprétations sur un voyage nocturne. Parallèlement, le peuple Juif voit son enracinement à Jérusalem remonter jusqu’à l’époque du patriarche Abraham. 

 - La dernière vague de violence qui sévit en Israël a eu comme origine, dit-on, la visite du chef du Parti Likoud Ariel Sharon sur le Mont du Temple, là où se trouvent les fondations du Temple construit par Salomon. C’est le site le plus saint du judaïsme. Sharon et son entourage y furent accueillis à coups de jets de pierres et d’insultes. Je sais à quoi cela ressemble. J’y étais. Pouvez-vous imaginer ce que ressentent les Juifs lorsqu’ils sont menacés, lapidés et tenus éloignés du lieu le plus saint du judaïsme ?

 

 - Alors, me direz-vous, quelle est la solution pour apporter la paix dans ce Moyen-Orient?

-Franchement, je ne pense pas qu’un homme aujourd’hui puisse se prévaloir de détenir une solution durable. Mais s’il y en a une, elle se doit de commencer par rétablir la Vérité. La poursuite des mensonges n’apportera que plus de chaos. Continuer à mépriser un droit légitime vieux de 5,000 ans pour les Juifs, de surcroît renforcé par des preuves historiques et archéologiques éclatantes, en les confrontant à de fausses revendications, ne pourra que donner une mauvaise réputation à cette diplomatie de menteurs. 

 

 

 

 

Note de Francis NADIZI, islamologue : 

Les islamistes  s’appuient sur le Coran pour revendiquer Jérusalem, pourtant Jérusalem n’y est pas mentionnée une seule fois. La 17ème sourate contient une allusion floue à une « Mosquée la plus éloignée ». « Loué soit celui qui a conduit pendant la nuit son serviteur de la mosquée inviolable à la mosquée la plus éloignée ». Mais existe-t-il une base solide qui prouverait qu’il est ici parlé de la mosquée al-Aqsa de Jérusalem ? La réponse est : Non

Au temps de Mahomet, qui mourut en 632 après Jésus Christ, Jérusalem était une ville chrétienne du royaume byzantin. Elle ne fut conquise que six ans plus tard par le calife Omar.Durant cette période, il n’y avait que des églises dans la ville et sur le Mont du Temple se trouvait l’église byzantine de Sainte Marie. Vers l’an 711, soit 80 ans après la mort de Mahomet, l’église fut transformée en mosquée et appelée al-Aqsa afin de donner corps à l’incompréhensible sourate 17 du Coran. 

 

 On ne pouvait donc pas penser à cette mosquée , puisqu’elle n’exista que trois générations après la mort de Mohamet . D’ailleurs Mahomet n’éprouvait pas de sympathie particulière pour Jérusalem. Il permit à ces fidèles de prier tournés vers Jérusalem pendant quelques mois, pensant ainsi convaincre les juifs de se tourner vers l’islam. La tentative ayant échoué, il prononça le 12 février 624, l’interdiction de prier en direction de Jérusalem. Cette ville ne fut jamais pour les musulmans un lieu saint. 

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