La journaliste égyptienne Hala Mustafa évoque la normalisation avec Israël

2 mars 2010

Le 30 septembre 2009, la télévision Al-Mihwar a diffusé une interview de la journaliste égyptienne Hala Mustafa, directrice de la publication « Démocratie » du journal Al-Ahram. Extraits : 

Interviewer : Dr Hala Mustafa, s´agissant du terme « normalisation », considérez-vous votre entretien avec l´ambassadeur d´Israël dans votre bureau d´Al-Ahram comme un acte de normalisation ?

Dr Hala Mustafa : Non.

Interviewer : Non ?

Dr Hala Mustafa : Non. Je trouve que c´est un mot lourd. J´espère que nous nous débarrasserons de ce mot, afin de pouvoir agir librement, au lieu de chercher les erreurs de l´autre et de nous juger mutuellement.

(…)

Tant que nous appartiendrons à la communauté internationale et que nous nous efforcerons de faire partie des pays développés, nous devrons parler leur langage. C´est le premier pas, à mon avis. Vous devez comprendre comment le monde fonctionne aujourd´hui, parce que vous ne pouvez pas lui parler dans le langage d´il y a trente ans. Vous ne pouvez pas utiliser le discours politique d´il y a trente ans. Le monde se développe et change. Peut-être que si Israël a su progresser outre-mer et que si la voie et la culture israélienne sont mieux reconnues que la culture arabe, c´est parce qu´Israël parle le langage de la communauté international e. Je ne parle pas de guerres. C´est un autre sujet. Mais en tant que système culturel, Israël fait partie du monde occidental.

Interviewer : [Les Israéliens] sont mieux intégrés dans le système international ?

Dr Hala Mustafa : Absolument. Ils parlent le même langage et savent comment les convaincre.

Interviewer : Ils sont plus habiles pour obtenir un soutien matériel, politique ou moral.

Dr Hala Mustafa : Assurément. Leur plus grande réussite est leur façon de décrire la partie adverse – les Arabes – comme des extrémistes armés qui crient et prennent des décisions hystériques. Cette image est devenue un stéréotype, à l´instar de l´après 11 septembre, quand l´image du musulman est devenue un cliché négatif.

Interviewer : Mais certains disent que la normalisation, au sens traditionnel du terme – rencontrer des responsables [israéliens], aller à des spectacles [israéliens], à des festivals, visiter Jérusalem, sans reconnaissance des doits légitimes des Palestiniens, serait renoncer à une carte majeure.

Dr Hala Mustafa : Cette carte n´est pas la même en tous temps. Il y avait autrefois consensus sur la nécessité de jouer la carte de la normalisation. Nous l´avons utilisée pendant les vingt à trente ans passés. Faut-il encore s´en servir aujourd´hui

 

 

Voir les extraits vidéo sous-titrés en anglais sur MEMRI TV : http://www.memritv.org/clip/en/2254.htm

 

 

 

Avec les remerciements du Collectif Arabes Pour Israël pour cette femme courageuse

 

“Il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël”, chantait l’ancien terroriste Walid Shoebat

2 mars 2010

“Il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël”, chantait l’ancien terroriste Walid Shoebat devant une foule d’étudiant – juifs pour la plupart – à l’Université de Toronto la semaine dernière.

 

En absolue contradiction avec les chants de l’OLP qu’il récitait en grandissant, avec des mots comme, “aiguise mes os en glaive et fais de ma chair des cocktails molotofs,” Shoebat, qui a maintenant 44 ans, chante une mélodie totalement différente.

La visite de Walid Shoebat à l’Université de Toronto, avec Tovia Singer de la Radio Nationale d’Israël, était le dernier effort de l’ancien terroriste au nom de sa dernière cause : Israël et le peuple Juif.

Shoebat a raconté son extraordinaire voyage sur les ondes et devant des spectateurs à travers l’Amérique du Nord, encourageant les gens “Levez-vous et sentez le danger avant que l’Islam réussisse à mettre en application son programme de Jihad dans le monde entier.”

Né en 1960 de père musulman et de mère chrétienne américaine, Walid grandit principalement dans le village de Beit Sahour, près de Bethlehem. Ses parents se rencontrèrent pendant que son père étudiait aux État Unis, ils se marièrent et retournèrent à Beit Sahour qui était sous contrôle Jordanien, l’année de la naissance de Walid. Une fois sur place, son père confisquât le passeport de sa mère et l’empêcha de partir. Après une brève période en Arabie Saoudite, les Shoebat déménagèrent à Jéricho, où le jeune Walid fut enrôlé dans une école dirigée par des jordaniens. “La première chose que nous y apprenions en grandissant était de haïr les Juifs,” raconte Walid . “Je n’oublierai jamais le premier chant que j’y ai appris : les Arabes nos bien-aimés et les Juifs nos chiens. Je me demandais toujours qui étaient les Juifs, mais je répétais les mots avec les autres enfants sans savoir leur signification.”

Rapidement après la Guerre de 6 Jours son père l’envoya dans une école à Bethlehem “où je grandit dans la foi de l’Islam, dans laquelle je fus nourri avec l’idée qu’un jour l’accomplissement d’une ancienne prophétie de Mohammed, prophète musulman, viendra,” raconte Shoebat . “La prophétie prédit une bataille dans laquelle la Terre Sainte sera reprise et que l’élimination des Juifs se fera via un massacre massif et que le jour du jugement n’arrivera pas avant que les Arabes aient vaincu les Juifs à Jérusalem et dans les nations alentours.” Peu de temps s’était écoulé avant que l’éducation de Walid ne l’entraîne à être mêlé à divers actes de terrorisme.

Ça n’a pas mis longtemps avant que Walid ne soit initié dans le groupe terroriste du Fatah de Yasser Arafat. “Je fus recruté par un gars nommé Mahmoud Abu-Amr, de Jérusalem” raconte Walid. “Je l’ai rencontré à Mont du Temple à Jérusalem où il m’a donné un engin explosif vraiment sophistiqué qu’il avait créé.

La bombe – une charge explosive cachée dans du pain – était destinée à une succursale de la ‘Leumi Banque’ à Béthlehem. “Nous étions passé en fraude au Mont du Temple – avec des explosifs et un minuteur à la main, afin d’éviter les contrôles. Je suis allé à un arrêt de bus afin de prendre un bus pour Bethlehem, entièrement prêt à donner ma vie s’il le fallait”. Malgré cela, il avait eu un moment d’incertitude. “À la dernière minute j’aperçus des enfants marcher au alentour de la banque et décidais: ‘c’est ridicule’. Je la jetais sur un toit tout près.” Walid dit qu’il n’était pas motivé par le nationalisme ou par le désir d’autodétermination autant qu’il l’était par son éducation Islamique.

“Je n’étais pas seulement un terroriste, mais j’étais terrorisé par mes convictions”, raconte Shoebat, “depuis lors je dus acquérir assez de mérite et de bonnes actions pour aller au ciel, sans l’assurance que mes bonnes actions l’emporteraient sur les mauvaises dans la balance lorsque je serais jugé par Dieu. Il m’avait été enseigné que de mourir en combattant les Juifs adoucirait la colère d’Allah envers mes péchés et que ça me garantissait une bonne place au ciel avec des femmes aux grands yeux magnifiques pour accomplir mes désirs les plus intimes. D’une façon ou d’une autre par de réelle attaques envers les Juifs, ou si je devais être tué lors d’attentat, je gagnerai – la terreur était le seul moyen.”

Après avoir passé de nombreux mois dans une prison Israélienne, Walid partit étudier aux États-Unis, à 18 ans il devint activiste à Chicago, en collectant des fonds pour l’OLP. “Même en vivant en Amérique – une société civilisée, si vous voulez – je n’avais toujours pas changé d’un poil de façon de penser en ce qui concernait Israël et les Juifs.” La transformation vint en 1993, lorsque fraîchement marié il essaya de convertir sa femme Catholique à l’Islam. “Je revendiquais que les Juifs avait corrompu la Bible et qu’ils étaient tueurs de prophète”, nous dit-il. Sa femme lui demanda de lui prouver ses revendications. Déterminé, il acheta sa première Bible afin de montrer à sa femme les contradictions et corruptions introduites en elle par les Juifs.

En 1993 j’ai demandé au Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob de me révéler si la Bible était réellement aussi corrompue que je le pensais ou si Elle était la vérité et le Coran le faux document”, dit -il. En étudiant parallèlement le Bible et le Coran, il en vint rapidement à un carrefour logique: “soit les Juifs avaient en effet changé les Écritures – parce que comment Dieu pouvait-il être du côté du peuple mauvais – ou le Coran était faux, et j’étais le méchant”, raconte Walid. “J’ai donc décidé d’examiner l’histoire des deux côtés – de peser le pour et le contre des deux parties. C’est alors que j’ai commencé à voir le lien entre le peuple Juif et leur terre.” Doucement un changement survint chez l’ancien partisan du Jihad.

“Après avoir lu la Bible des Hébreux, les justes guerres d’Israël – depuis les temps bibliques jusqu’à nos jours – j’ai commencé à me rendre compte”, dit Walid. “Comment se pouvait-il qu’Allah soit le vrai Dieu si
la Guerre de 6 Jours en 1967 a donné la plus grande victoire des Juifs depuis que Josué a encerclé Jéricho. Le plus est que la victoire d’Israël – contrairement aux conquêtes Musulmanes pleines de viols de pillages et de massacres – apporta la liberté pour tous les peuples et les religions. Tout le monde – l’a vu et tout le monde s’en souvient, mais malheureusement les gens aujourd’hui refusent d’admettre la vérité de ce qu’ils voient.”

Shoebat décida à ce sujet de se détourner du terrorisme et du Jihad. “Je réveillais ma femme et lui dis: Maria je pense que j’avais tort d’essayer de te convertir à l’Islam”. Il s’engagea sur la voie de la réconciliation, ressentant de profonds regrets pour ses actions passées ainsi que de la colère envers ceux qui l’avaient endoctriné pour les effectuer. “Je souhaitais profondément recevoir le pardon du soldat que j’avais presque tué,” dit-il à Singer. Il se souvint avoir entendu un autre soldat l’appeler Amnon. Je voudrais demander à Amnon de bien vouloir comprendre que je subissais un enseignement dicté par la haine qui me remplissait de haine pour les Juifs. Cela nous avait été enseigné depuis la plus tendre enfance et je ne savais rien de mieux”.

Déterminé à faire savoir à son peuple ce qu’il savait, il commença rapidement à parler aux musulmans – leur demandant de faire face à ce que l’Islam est et ce qu’il est devenu. Shoebat ajoute: “J’y ai grandi, j’étais dans les mosquées, aux ummahs et aux écoles religieuses. Je sais ce qui continue d’être enseigné aujourd’hui dans les manuels et par les dirigeants religieux – c’est pour cela que je lance mon défi à ceux qui revendiquent que l’Islam n’est pas la religion de terreur que l’on voit de nos jours: si ce n’est pas cela l’Islam, alors qu’avez vous fait l’empêcher et dire ‘ce n’est pas bien?’”.

“Ce que l’occident ne comprend pas au sujet de l’Islam”, dit Shoebat à l’émission radio de Tovia Singer, “c’est que le Jihad a trois étapes. Si les musulmans ont le dessus alors le Jihad est imposé par la force. Si les musulmans n’ont pas le dessus alors le Jihad est réalisé par des moyens politiques et financiers. Depuis que l’Islam n’a plus le dessus en Amérique et en Europe, ils parlent de paix tout en soutenant le Hamas et le Hezbollah. L’idée que l’Islam est une religion de paix provient de la partie silencieuse du Jihad.”

L’Imam (le “prêtre” islamique) du comté d’Orange, en Californie, également invité au show de Tovia, et en désaccord avec les dires de Shoebat, dit que le Jihad représente une lutte interne et non un génocide d’infidèles, ainsi qu’Oussama ben Laden l’entend. Shoebat réfuta impassiblement les revendications de l’Imam en récitant verset après verset des écritures coraniques, dans son arabe original et le traduisant en anglais. “Il y a plus de cents citations de Mohammed en ce qui concerne les Jihad – Je pourrais réciter chacun d’entre eux mais ça nous prendrait toute la journée. Chacun d’entre eux se réfère spécifiquement au Jihad par le glaive, tuer et ne faire aucun prisonniers – avec seulement une citation se référant à une bataille interne appelée ainsi par Mohammed après la conquête et l’occupation totale de l’Arabie.” Walid dit que de telles revendications sont typiques des dirigeants islamistes en Amérique, et qu’elles sont naïvement avalées par les auditeurs occidentaux qui ne veulent pas croire que l’une des plus grandes religions du monde représente un danger pour l’humanité.

Lorsqu’on lui demanda s’il croyait que les musulmans d’Amérique adhéraient au programme du Jihad qu’il avait décrit, Shoebat apporta des précisions sur ses déclarations, “les Afghans aux U.S. et les Iraniens qui ont quitté l’Iran sont des gens particulièrement paisibles. Toutefois, les communautés de langue arabes en Amérique soutiennent vraiment Oussama ben Laden et le Hamas.”

Il cita une corrélation directe entre l’adhésion à l’Islam et le soutien du terrorisme. Moins ils en savent à propos de l’Islam plus ils sont pacifiques. Il y a ceux qui rejettent les sources classiques et qui se focalisent sur les versets de paix du Coran, cherchent à dénaturer les versets parce qu’ils ne veulent pas s’engager dans la violence. Mais si ces prédicateurs veulent débattre avec Oussama ben Laden, c’est lui qui l’emportera, car les mots du Coran sont de son côté.

Shoebat lui même, maintenant chrétien évangélique, estime qu’il est dommage que les arabes chrétiens choisissent la théologie de la haine des juifs, alors même qu’ils subissent les persécutions et les intimidations de la majorité musulmane. Les arabes chrétiens en Israël tiennent leur éducation de leurs dirigeants et de l’église catholique, se lamente Shobat. Ils adhèrent grosso modo à la “Théologie de Remplacement” – qui dit que Dieu va remplacer Israël par l’église catholique. Ils ont également proposé une nouvelle Théologie de Libération, réquisitionnée par le mouvement Palestinien.”

Bien que Shoebat ne mâche pas ses mots, sa transformation n’a pas été facile. “Mon père et ma famille me collèrent l’étiquette de traître, ils dirent que j’avais trahis ma cause, ma religion, ma culture, tout. Si l’Islam et réellement une religion de paix alors ma famille devrait me considérer comme un ami.

Mon propre frère ne menacerait pas de me tuer, ma famille ne m’aurait pas confisqué mes terres et demandé que je rentre à Bethlehem pour déclarer qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et Mohammed est son prophète. Si je ne crois plus en l’Islam, pourquoi devrais-je déclarer une telle chose? Le fait est que Mohammed demande clairement que celui qui change de foi soit tué.

Quelle partie du mot “tuer” est incomprise par ceux qui proclament que l’Islam est une religion de paix? Je dois vivre en me cachant et être très prudent alors que je vis dans une société libre ici au U.S.A.”

Mais il insiste sur le fait que sa soif de vérité en vaut la peine et voit cela comme sa mission de porte-parole de la paix véritable. “Je viens à vous, les juifs par amour pour votre peuple et votre Bible, pour vous dire que mon peuple a tort”, a-t-il dit à un groupe d’étudiants juifs à Berkeley. “Les arabes et les musulmans ont tort.” Bien qu’il sente que cela relève de la plus grande importance de parler à des groupes juifs pour leur dire de faire attention à ne pas abandonner une part de la terre d’Israël aux terroristes islamiques – son véritable objectif est lié avec son propre peuple.

“Mon rêve est d’aller dans les prisons où j’avais l’habitude d’être – Ramallah, Muskavit, peu importe la prison – y aller et dire: ‘Hey! Vous pouvez vivre une vie différente de celle que Yasser Arafat et Ahmed Yacine vous ont obligé à croire.’ Je veux débattre avec eux et leur dire qu’il n’y a pas 72 vierges ni aucune autres de ces âneries enseignés dans leurs écoles qui les attendent au paradis.” Dans ses apparitions dans des mosquées, synagogues et émissions de radio, Shoebat est tout à fait disposé à répondre aux questions des juifs, arabes et islamistes. Un étudiant de l’Université de Toronto lui demanda ce qu’il conseillait à Israël de faire pour mettre un terme aux agissements du Jihad contre elle. “La plupart des juifs croient à la solution d’un double état” répondit Shoebat.

“Je n’y crois pas. Un état Palestinien élaborera ses propres règles et lois pour continuer de tuer les Juifs. Il suggéra à la place, qu’Israël se lève et sente l’humus. Nous devons retourner au status quo – l’occupation. Sous l’occupation, il y avait du travail, les gens allaient au travail et soutenaient leurs familles, et quiconque était impliqué avec le terrorisme était exilé ou emprisonné – comme dans tout les pays modernisés du monde. Je pense qu’Israël doit rester fort et se battre – démanteler le groupe islamique Hamas et retirer toutes les armes, comme c’était le cas avant. L’arrivée des armes dans la société Palestinienne par Israël (par les accords d’Oslo, Israël donna des fusils d’assaut aux forces de police d’Arafat) était un désastre et ils doivent être confisqués.”

En réponse à une autre question à propos de la vie en Yesha (Judée, Samarie et Gaza) avant la guerre de 67, Shoebat décrit ce qu’était la vie à Jéricho en ce temps là: “Nous ne faisions pas particulièrement attention aux règles Jordaniennes. L’enseignement de la destruction d’Israël était une partie sûre du plan, mais nous nous considérions Jordanien jusqu’à ce que les Juifs retournent à Jérusalem. Soudain nous étions Palestiniens – Ils remirent une étoile sur le drapeau Jordanien et soudainement nous avions un drapeau Palestinien”.

Shoebat est convaincu que la guerre continuelle contre Israël n’a rien à voir avec le désir des arabes d’un état palestinien. “Jamais dans l’Histoire il n’y a eu d’état Palestinien” dit Shoebat. “Nous n’avons jamais voulu d’état palestinien – même aujourd’hui les Palestinien ne veulent pas d’état palestinien…”

“Alors que veulent-ils réellement?” demanda Tovia Singer. “Ils veulent la destruction des juifs”, dit Shoebat. “C’est une guerre sainte. C’est dans la culture, la tradition. Arafat fait parti du bloc comme Saddam Hussein, Oussama ben Laden, Ahmed Yacine. Ce sont des gens de la même espèce, malgré quelques petites différences, ils sont de la même espèce.”

Questionné par Singer sur ce qu’est son message pour le peuple juif aujourd’hui, Shoebat réfléchit un moment et répondit: “Votre Dieu est un Dieu magnifique, comme votre peuple et votre terre. Tenez bon et soyez fort. Ne soyez pas effrayés par les nations du monde, par ceux qui essaient de vous affaiblir et prendre votre terre”. Après coup, mais dit dans un sentiment de grande urgence, l’ancien terroriste maintenant amoureux de Sion implora ainsi la nation d’Israël: “S’il vous plaît, reprenez le Mont du Temple”.

Walid Shoebat peut être contacté par e-mail sur theone@mail.com

Walid Shoebat 

www.shoebat.com 

Remarque du Collectif Arabes Pour Israël : 

Quel courage!! Que Dieu le garde !!! Prions Dieu d’en toucher, ainsi, un grand nombre, qui aient, eux aussi, ce courage de dire la vérité. Le courage de dire la vérité nous l’admirons ce courage, ce témoignage nous émeuvent et  nous nous demandons que devrons nous faire pour rompre le fil de la violence et l endoctrinement des jeunes musulmans? 

« Pour que vive Israël » chantait Magdi Allam

2 mars 2010

De passage en France, Magdi Cristiano Allam publie, en réponse au terrorisme islamiste, un hymne à la vie intitulé « Pour que vive Israël  » (éd. du Rocher).

 

Magdi Cristiano Allam, ancien vice-directeur du Corriere della Sera, est l’une des personnalités politico médiatiques les plus populaires d’Italie. D’origine égyptienne, auteur de nombreux best-sellers sur l’islam et l’Occident, il est menacé de mort par le Hamas et al-Qaida en raison de ses positions sur l’islamisme, sur Israël et depuis sa conversion au christianisme.

Député européen sur les listes de l’Union du centre (UDC) parti membre comme l’UMP du Parti populaire européen, il a créé son propre mouvement, Io amo l’Italia, Anima d’Europa, qu’il ambitionne d’implanter dans toute l’Europe. Protégé en permanence par de nombreux gardes du corps, France-soir l’a rencontré au Parlement européen.

FRANCE-SOIR. Les fatwas contre vous ont été renouvelées depuis que vous avez quitté l’islam. Le fait de lier l’islamisme à l’islam a-t-il aggravé votre cas ? 

 

MCA. Je me bats plus que quiconque en faveur de la reconnaissance des droits des musulmans en tant que personnes, mais je suis opposé à l’islam en tant que religion, que j’ai essayé en vain de réformer mais dont les textes fondateurs légitiment la violence. Les musulmans modérés sont moins orthodoxes que les islamistes.

Votre combat contre l’islamisme est-il un combat politique de civilisation ? 

 

 

MCA. Je suis entré en politique dans le cadre d’une double volonté de défendre l’Europe menacée par l’islamisme conquérant et par le vide spirituel, éthique et identitaire de l’Europe. Le voile et la burka apparaissent partout en Europe, où l’on banalise le nouvel antisémitisme sous couvert d’antisionisme, signes qui ne trompent pas sur la progression de l’idéologie de mort islamiste. En Belgique, des amis juifs font accompagner leurs enfants à l’école par des gardes du corps. La police ne pénètre plus dans les quartiers hors la loi où l’ordre islamiste progresse. C’est très inquiétant. L’Europe n’est pas une terre de conquête !

 

 

Dans Pour que vive Israël, vous liez le droit d’Israël à exister à la dénonciation des islamistes Frères musulmans « coupeurs de langue ». Qu’entendez-vous par là ? 

MCA. L’idéologie des Frères musulmans, prétendus pacifiques dénonçant tactiquement les « coupeurs de tête », est la même que celle des terroristes. Ils veulent empêcher l’intégration des musulmans en Europe, réclament des droits différents, empêchent la critique de l’islam (d’où « coupeurs de langue »), au nom de la lutte contre l’islamophobie, et nient la légitimité d’Israël à l’existence. La lutte contre l’islamisme commence donc par la défense de ce droit à la vie, car l’islamisme justifie leurs massacres contre les non-musulmans et les musulmans au nom de la haine des Juifs et d’Israël. Ce droit à la vie doit être inaliénable, indépendamment du droit de critiquer tout Etat, dont Israël.

 

 

On parle beaucoup du retour des talibans en Afghanistan et au Pakistan. Etes-vous inquiet ?

 

 

MCA. L’échec de la stratégie militaire et politique internationale en Afghanistan et la croissance du pouvoir des talibans au Pakistan sont dus à la myopie d’un Occident qui croit pouvoir vaincre le terrorisme avec les armes. Or c’est un défi de valeurs, d’identité et de culture. Nous devons libérer les Afghans de ceux qui lavent les cerveaux et poussent à vendre les vies en échange de la farce du paradis islamique et de récompenses matérielles.

Que pensez-vous des négociations autour du projet nucléaire militaire iranien ? 

 

MCA. Le régime nazi-islamiste d’Ahmadinejad n’est pas du tout fiable.
La République islamique iranienne poursuit son programme d’enrichissement de l’uranium, elle détiendra d’ici un ou deux ans la bombe atomique et veut détruire le peuple et l’Etat juifs. Cela devrait déclencher une très vive réaction de la communauté internationale. Seule la naïveté et la passivité de l’Europe et des USA de l’administration Obama poussent à croire que Téhéran respectera un jour la légalité internationale et le droit d’Israël à exister. Cette lâcheté rappelle ce que Winston Churchill appelait « la politique d’apaisement » consistant à « donner à manger à un crocodile dans l’espérance que celui-ci le mangera en dernier »… Munich nous a montré, face au nazisme, que le dialogue ne mène à rien avec les idéologies de destruction.

Etes-vous satisfait de la signature du traité de Lisbonne par le président tchèque ?

 

MCA. Oui. Avec l’espoir que le traité de Lisbonne rapproche plus l’UE de la réalité d’un Etat de droit dans lequel il y ait une réelle et claire séparation des pouvoirs constitutionnels avec un pouvoir législatif dévolu au Parlement européen et plus en cogestion avec
la Commission et le Conseil européen. Mais le problème de fond demeure irrésolu : la reconnaissance de la vérité historique des racines judéo-chrétiennes de la civilisation européenne sans laquelle l’Union continuera d’être un colosse de matérialité sans âme.

 

Edition France Soir du lundi 2 novembre 2009 page 17 

 

Remarque du Collectif Arabes Pour Israël : 

 

Les écris de cet écrivain progressiste arabe doivent êtres diffusés sur l’ensemble des pays arabes, de tous les pays arabes, afin qu’ils puissent se rendrent compte de leurs stupidités à vouloir continuer une guerre avec Israël. Comme le dit cet écrivain dans ses écrites, les pays arabes non rien à gagner a continuer à refuser leurs normalisations avec Israël, bien au contraire, c’est Israël qui en profite, se renforce régulièrement, développe ses industries, militaires, civiles, sa technicité, ses recherche médicales, civile, et augmente sa crédibilité dans le monde. A quand l’intelligence des dirigeants arabes leur montera le chemin à suivre, pour leur propre développement, pour le bien de leurs ressortissants et l’épanouissement de l’ensemble du moyen orient. Par pitié pour vous, diffuser le plus possible les écrit du Dr Magdi Cristiano Allam… voila le vrai messie pour la paix. 

Le Sionisme Musulman par Abdelkader Amlou

2 mars 2010

Pour une découverte, c’est une découverte ! Un sacré morceau qui était, jusqu’à présent, complètement inconnu. Un intellectuel marocain vient de révéler les sourates sionistes dans le Coran (Livre Saint musulman)  qui ont été écrites durant la période mecquoise.

Abdelkader Amlou, écrivain et poète marocain, nous livre une curieuse mais intéressante statistique: sur les 6258 versets coraniques 670 versets, soit plus de 10 %, nous racontent l’histoire des Fils d’Israël. Ces versets sont dispersés dans près de 26 sourates sur 114 soit 23 % du Coran. 

La plupart de ces versets peuvent être qualifiés de sionistes dans la mesure où ils retracent l’histoire d’Israël selon un plan divin bien défini: l’entrée de Jacob et ses fils en Egypte, la naissance de la nation avec Moïse, la fondation du royaume et le règne de David et Salomon.

Mieux encore, ces versets insistent sur la nécessité pour les Bnei Israël de prendre possession, sans faiblir, de la terre qui leur a été promise par dieu-Allah : Versets 20 et 21 de la sourate 5 : “Souvenez-vous lorsque Moïse dit à son peuple : O, mon peuple, rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous, lorsqu’il a désigné parmi vous des prophètes. Et Il a fait de vous des rois. Et Il vous a donné ce qu’il n’avait donné à nul autre aux mondes. O, mon peuple, entrez dans la terre sainte qu’Allah vous prescrite. Et ne revenez point sur vos pas [en refusant de combattre] car vous retourneriez perdants “.

Qui plus est, les versets qui se rapportent à la promesse d’accorder la terre aux fils de Jacob Israël n’est pas circonscrite dans le temps ni limitée à des situations spécifiques.

Le Coran abonde en rappels des conquêtes des terres saintes par les Fils d’Israël, l’établissement du royaume par David et la construction du Temple par salomon.

Monsieur Amlou en déduit que les musulmans devraient adopter une attitude plus conforme au texte littéral du Coran et réviser leur attitude haineuse vis à vis d’Israël. Halevaï (pourvu que), comme on dit chez nous, mais les choses ne sont pas aussi simples.

Selon Abdelkader Amlou , le Coran fait un distinguo assez clair entre les Benou-Israel (Fils d’ Israël) et les Yahoud, juif, descendant du royaume de Yéhouda, qui, pour bon nombre d’entre eux, étaient venus s’installer ou vivaient depuis toujours dans la péninsule arabique.

Pour faire simple, lorsqu’il s’agit de retracer une vérité historique incontestable, le Coran utilise le terme de Bné Israël et lorsque cela devient religieux, culturel, politique, bref conflictuel, c’est le mot Yahoud qui est employé. Les Bnéi israël historiques, descendants de Jacob-Yaâcob ont droit à tous les égards, les  Yahoud, c’est une autre affaire, il faut les débusquer derrière chaque pierre et les combattre sans relâche.

Autre problème qui a surgi dès le VI siècle c’est la non reconnaissance par Mahomet et ses continuateurs du Talmud. Les Musulmans acceptent et reconnaissent la Torah écrite, mais rejettent le Talmud qui réglemente le cadre de la vie juive. C’est le Talmud en effet qui crée la distance entre l’environnement arabe tribal et les Yahoud qui se conforment aux enseignements du Talmud dans leur vie religieuse et profane. Pour les nouveaux musulmans, les choses sont claires: d’un côté la parole d’Allah retranscrite dans la Torah et de l’autre la parole des hommes, le Talmud, qui pour eux est un vaste champ de polémiques où aucun rabbin n’est d’accord avec l’autre.

Quant à Mohamet, n’est avis qu’il voulait être intégré dans la lignée des prophètes d’Israël, d’où son insistance à se faire reconnaître comme tel par des juifs de Médine et des environ; la meilleure preuve:l’instauration de Jérusalem comme direction cardinale de la prière. Devant leur refus, il prit deux décisions: la première, massacrer quelques tribus juives, la seconde, se mettre à son compte, en instaurant sa propre croyance, transformée en religion par la suite, et bien entendu, se tourner désormais vers la Mecque.


 


 


 

Les thèses développées par Monsieur Amlou ne lui ont certainement pas valu que des amis et j’admire son courage de les avoir développés. Il n’empêche que son analyse est juste et mériterait d’avantage d’écho, auprès des Juifs et des Autres, et surtout des Musulmans, qui feraient bien d’étudier d’avantage leur Coran en se livrant à une analyse critique des déviations inacceptables que certains de leurs coreligionnaires en font.

Il est clair que tant que les juifs n’avaient pas commencé à prendre possession de la Terre d’Israël, le sionisme coranique était là en tant que projet utopique, de curiosité. « C’est marqué dans le Coran, et puis après, ça ne s’est jamais réalisé ». Dès le moment où le projet a pris corps, les musulmans auraient pu et du s’interroger sur le contenu de leurs saintes écritures, qui par nature se veulent intemporelles, et accepter le droit des Yahoud à la terre promise aux Benou-Israel. Je suis d’ailleurs convaincu que certains d’entre eux l’on fait, mais qu’on les a fait taire, vite fait. Si on ne peut plus faire confiance dans la parole d’Allah, où va t-on ?

Deux blogs  très recommandés ; un en arabe et un autre en français qui parlent  du “le sionisme” du Coran.

Articles a lire, à relire et à faire tourner  le plus possible!

Site en arabe du fondateur du Sionisme Musulman

Note du Collectif Arabes Pour Israël : Certains imams, parmi les plus jeunes, soutiennent haut et fort que les musulmans ont le devoir de protéger les juifs ! Cette obligation vient justement  des sourates sionistes dans le Coran (Livre Saint musulman). 

Des sourates et versets sionistes dans le Coran : Par Abdelkader Amlou

11 octobre 2009

Les islamistes, qui prétendent être attachés au texte saint, le Coran, maintiennent encore, avec beaucoup de mépris, des attitudes hostiles envers Israël.

 

Ce paradoxe doit être sérieusement examiné ! Nulle personne n’ignore que depuis ses premières lueurs, le mouvement sioniste, puis l’Etat d’Israël ne cessent d’être ciblés par des fatwas qui font appel à la destruction. On sait encore que dans le contexte colonialiste le monde arabe,inclus
la Palestine, dont la question devrait être traitée à part, car cette terre est régie par des textes sacrés indépassables, se trouva dans la nécessité de se révolter. Le retour en masse des juifs, suite à la demande de la foi,paraissait aux yeux des arabes et musulmans, avoir l’aspect d’une force colonialiste et n’a rien de différent de celle des français, celle des anglais qui auraient à déployer leurs forces pour la domination dans la région. Coïncidence ! Et inconvénient qui ne cessent de menacer toute la région.

 

 

Le Coran est bien clair en ce qui concerne la promesse de donner la terre sainte aux fils d’Israël. Il suffit de lire du verset 20 au verset 26 de
la Sourate n°5 (
La Table) pour se rendre compte de cette vérité. La promesse est donnée par Allah et personne n’a contesté ce qui est relatif à la foi. Le seul, à ce que je sache qui a osé contredire la promesse fut Ibn Hazm (11eme siècle).

 

Dans sa célèbre lettre polémique à Ibn-Naghrilla (peut-être le traducteur de quelques passage talmudiques Samuel Ha-Naguid), il a souligné que la promesse est un mensonge juifs « Il est de leurs mensonges que dieu leur a promis de leur donner en possession la terre sainte » a-t-il écrit. Sa justification fut alors le fait de l’histoire : le royaume des fils d’Israël n’existait pas à l’époque, comment admettre alors que Allah puisse promettre quelque chose qui n’aurait plus d’existence ? C’est dire par la suite que Allah est impuissant de se tenir à sa promesse.

 

 

Allah selon lui n’a rien promis puisque les fils d’israel n’auraient pas régné sur la terre sainte à l’époque d’Ibn Hazm. Drôle de déduction pour un fondamentaliste censé ne plus quitter le texte coranique. Que dirait ce grand savant qu’aujourd’hui Israël est vérité historique ?

 

Quitterait-il pour les propos politistes des politicards que sont les Oulémas (savants théologistes) contemporains qui laissent de côté la parole divine, pour s’aligner derrière un publique ignorant dans la majorité, et derrière des politiciens laïcs qui menaient depuis longtemps une lute acharnée contre la religion? L’erreur persiste encore et personne n’a jamais attiré l’attention du publique arabe et musulmane sur le fait dangereux que présente une telle procédure, à la fois pour la foi et la paix mondial.

 

 

Sur 6258 versets coranique (6236 selon la méthode Koufie moins de 22 versets selon celle de Médine), 670 versets soit plus de 10,6°/°, nous racontent l’histoire des fils d’Israël (sans compter bien sûr des centaines d’autres versets polémiques ou d’autres qui parlent du premier ancêtre Abraham ou ceux qui racontent sur Jésus).

 

Ces versets sont dispersés dans près de 26 sourates sur 114 soit 22,8°/°. On peut attribuer sans crainte à ces textes le qualificatif SIONISTES. Pas parce qu’ils reprennent l’histoire du peuple en suivant un plan bien défini : l’entrée de Jacob et ses fils en Egypt, la naissance de la nation avec Moise, la fondation du royaume et le règne de David et Salomon, mais aussi ils appellent à l’entrée du peuple dans le territoire promis  » 20. (Souvenez-vous) lorsque Moïse dit à son peuple :

 

« O, mon peuple ! Rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous, lorsqu’Il a désigné parmi vous des prophètes. Et Il a fait de vous des rois. Et Il vous a donné ce qu’Il n’avait donné à nul autre aux mondes. 21. O, mon peuple ! Entrez dans la terre sainte qu’Allah vous prescrite. Et ne revenez point sur vos pas [en refusant de combattre] car vous retourneriez perdants« . (Sourate n°5.V, 20et21).

 

 

 

Selon les règles, le Ijtihad, l’effort à déployer par tout musulman apte à ce genre de travail pour en déduire les lois à appliquer à partir des textes fondamentaux, le coran et la sounnat, est prohibé.

Par conséquent, les musulmans sont appelés à de nouvelles attitudes conformes à la littéralité des textes saints, à rejeter leurs traditions haineuses vis-à-vis d’Israël, en tant que vérité coranique et géographique à jamais (voir sourate n°17. V, 2à8). Nous savons bien que les islamistes et les laïcs se divergent idéologiquement mais ils se convergent facilement lorsqu? Il s’agit d’Israël. Qu’ils répondent ou non à cet appel, Israël est le fait accompli, le mot prononcé par Allah. 

 

 

 

Par Abdelkader Amlou – Membre du conseil de l’AFEMO 

 

 

Remarque du Collectif Arabes Pour Israël 

 

L’Association Francophone d’Etudes du Moyen-Orient (AFEMO) est une organisation politique créée en février 2004 par un groupe d’universitaires francophones pour mettre en commun des travaux de recherche sur le Moyen-Orient. Dès sa création l’AFEMO s’est donnée pour mission de sensibiliser le monde académique francophone aux nombreux défis auxquels sont confrontés les peuples de cette région, notamment les violations des droits de l’homme et des minorités, et les problèmes liés à l’insécurité. 

 

En février 2008, l’organisation a transféré ses bureaux à Paris et s’est rebaptisée Middle East Pact (MEP). Elle oeuvre depuis comme réseau d’étude et d’information international ainsi que comme groupe de pression en Europe agissant en faveur de la démocratisation et de la pacification du Moyen-Orient.  

 

Israël : Un bouc-émissaire pour nos fautes par Ali Ahmad Al-Baghli, ancien ministre du Pétrole, Koweït

11 octobre 2009

Extraits de la presse arabe présentés afin de faire connaître au public les  courants politiques libéraux et modérés au Moyen-Orient | 

Il y a soixante ans, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a rendu la décision de créer Israël et de diviser la Palestine en deux, une partie pour les Palestiniens et l’autre pour les Juifs. Plusieurs décennies plus tard, les pays arabes sont encore opposés à cette décision en raison de leur conviction que la Palestine ne devrait appartenir qu’aux Palestiniens – à l’instar des revendications d’Abdel Nasser [1], d’Al-Shuqairi [2] et d’Arafat dans le passé. Les Arabes ont perdu une guerre de six jours qui a débuté le Juin 5 1967, se sont retirés à leurs frontières et ont rejeté la décision de distribuer les terres palestiniennes en 1948. Ils ont tous pleuré la perte de terres en Cisjordanie, au Golan et dans le Sinaï.

Les Palestiniens et les Arabes organisent ces jours-ci des fêtes pour célébrer ce qu’ils appellent une « calamité », alors que les Juifs se réjouissent de la construction et du développement. Nous célébrons des calamités !

Je me suis senti abattu en me rendant compte que 60 ans se sont écoulés et que rien ne s’est passé pendant ces jours de gloire. D’autres régions du monde ont atteint le sommet du développement, en particulier au 20e et 21e siècles, mais les Arabes n’ont rien accompli car nous étions occupés à nous blâmer les uns les autres pour les choses négatives qui surviennent autour de nous. Nous croyions tous que certains partis complotent à notre encontre. Selon le Saint Coran, nous sommes la meilleure nation créée pour les hommes. Certains d’entre nous vivent encore les jours magnifiques des sixième et septième siècles, à l’époque où les musulmans ont été chassés d’Andalousie.

Nous blâmons souvent Israël pour notre incapacité à nous développer. Imaginons qu’Israël ne soit pas dans la région. Serions-nous alors comme la Malaisie,l’Indonésie, l’Inde ou la Turquie ? Je ne le crois pas. Il est tellement absurde d’imaginer une pareille chose, non pas à cause d’Israël, mais en raison de notre tendance à opposer le développement et toute nouveauté.

Par exemple, l’Afrique du Nord ne devrait pas souffrir car elle est loin d’Israël. Les pays dans cette partie du monde réunissent toutes les conditions favorables au développement, en plus de leur proximité avec l’Europe, où les pays sont développés et avancés. Toutefois, il n’y a ni démocratie, ni développement dans les pays arabes d’Afrique du Nord. Pourquoi ? Ces nations blâment les colonies européennes pour leur échec. En d’autres termes, si nous n’avions pas Israël comme bouc-émissaire, nous inventerions quelqu’un d’autre à blâmer pour nos problèmes.

Source: The Arab Times, 29 mai, 2008 

[1] Gamal Abdel Nasser, président d’Égypte, 1954-1970

[2] Ahmad al-Shuqairi, premier président de l’Organisation de Libération de
la Palestine, 1964-1967

Remarque du Collectif Arabes Pour Israël 

Nous pouvons ajouter aussi que les gouvernants arabes sont des hypocrites invétérés, sans le moindre principe. D’un côté, ces leaders égocentriques, soi-disant “modérés”, supplient en catimini les Israéliens de les aider à endiguer la déferlante islamiste, qui est en train de déstabiliser leurs régimes politiques ultraconservateurs et pourris jusqu’à la moelle, et, d’un autre côté, ils demandent aux intellectuels dans leurs pays respectifs de boycotter Israël  le  seul pays démocratique au Proche Orient. 

Ce sont les musulmans du monde entier, en Europe, au Canada, aux USA qui devraient dénoncer cela mais pour le dénoncer, il faut SAVOIR….Or, il semblerait que les gens ignorent tout de ce qui se passe vraiment au Moyen-Orient… 

La Jordanie et la Cisjordanie doivent former un Etat palestinien : Par l´écrivain jordanien Farid Salman

25 juin 2009

Extraits d’INTERVIEW avec Farid Salman :

Farid  Salman : La Jordanie est une invention.La Transjordanie, qui était un émirat, et qui plus tard est devenue le Royaume hachémite, fait partie de La Palestine. La Grande-Bretagne l´a créée [la Jordanie] pour couronner l´un des fils d´Hussein, de la péninsule Arabique, sur une partie de la Grande Syrie – sur la Palestine. C´est encore aujourd´hui la raison… Si on ne la supprime pas, le problème palestinien ne sera pas résolu. C´est impossible

Interviewer : Certains en Israël évoquent l´option jordanienne…

Farid Salman : Ils ont raison.

Interviewer : A l´époque d´Abba Eban…

Farid Salman : Nous avons raté une occasion avec Abba Eban.« Aujourd´hui, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer quand j´entends un Jordanien dire qu´il est Jordanien et qu´il existe des camps de réfugiés palestiniens en Jordanie. »

Interviewer : C´est pourquoi les batailles de septembre noir de 1969 et 1970 ont eu lieu et la crise s´est déplacée ici, au Liban. Mais le roi Hussein a stabilisé son trône…

Farid Salman : Ce n´était pas lui. Les Anglais ont stabilisé le trône. Glubb Pasha l´a fait pour son grand-père, et les Anglais poursuivent sur sa lignée jusqu´à ce jour. Les Israéliens aussi [ont stabilisé le pouvoir jordanien]. Le régime sioniste en Israël est contre la paix. Il ne veut pas la paix. Abba Eban était l´un des personnages les plus importants en Israël, mais nous n´avons pas su profiter de lui, et les sionistes ont fini par se débarrasser de lui. Ils l´ont envoyé enseigner en Amérique, l´éloignant de la scène. Il pouvait voir la vérité. Aujourd´hui, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer quand j´entends un Jordanie n dire qu´il est Jordanien et qu´il existe des camps de réfugiés palestiniens en Jordanie. Il a oublié qu´il est palestinien. Que voulez-vous dire par « Jordanien » ? La Transjordanie est exactement comme la Cisjordanie. Le roi de Jordanie était derrière la guerre du Liban. Il a envoyé les Palestiniens au Liban. Nous ne devons pas oublier le rôle joué par la Jordanie au Liban.

(…)

En ce qui concerne Israël, je suis très optimiste. Pendant 40 ans, j´ai écrit sur le sujet – sur le sionisme et ceux que j´appelle les « Juifdaniens », ces Juifs dans le monde qui sont contre la philosophie et l´Etat sionistes. Ils sont maintenant au pouvoir, eux et Obama. Ils ont commencé…

Interviewer : Avec le plan du premier Bush…

Farid Salman : A Madrid… Interviewer: Oui. 

Farid Salman : Ce sont eux qui ont mené Obama au pouvoir. Ils l´ont soutenu financièrement. Il y a quelques semaines, ils ont annoncé qu´ils créaient un lobby. Jusqu´à présent, ils agissaient en coulisses, mais maintenant ils agissent au grand jour. Une crise existentielle israélienne a vu le jour chez les Juifs eux-mêmes – opposant sionistes et non sionistes. Les sionistes au pouvoir aujourd´hui – Liebermann et Netanyahu… La paix ne pourra jamais venir d´eux. Ils susciteront une crise [d´identité] juive en Israël et dans le monde, et je pense qu´ils seront les perdants. S´ils n´en sont pas les perdants, ce sera la fin du régime sionis te en Israël.

Interviewer : Les « Juifdaniens », qui soutiennent Obama, peuvent-ils comprendre où se trouve la solution et accorder aux Palestiniens le droit de retour ? « Nous avons fait du droit de retour un casus belli. »

Farid Salman : Nous avons fait du droit de retour un casus belli… Laissez-moi vous dire quelque chose : quand un Etat palestinien sera créé et que la Jordanie deviendra l´Etat palestinien, avec la Cisjordanie…

Interviewer : C´est la solution, à votre avis ?

Farid Salman : Bien sûr. Et quand cela arrivera, nous n´aurons pas besoin de l´approbation d´Israël pour le repeuplement… Quand il y aura un Etat palestinien, ce dernier invitera les Palestiniens. La Jordanie accueillera 30 millions [de Palestiniens]. A New York, il y a 20 millions de personnes.

Interviewer : Pensez-vous que nous nous trouvions au début d´un processus d´effondrement des régimes de la région ?

Farid Salman : Bien entendu.

Interviewer : Comme dans un jeu de dominos, l´un entraînera l´effondrement de l´autre ?

Farid Salman : Indiscutablement. Il n´y a pas d´autre solution au Moyen-Orient. Qui a inventé l´histoire du transfert des réfugiés au Liban ? Soyons clairs : ce sont les sunnites. C´est Al-Hariri, et sa sœur suit sa voie. L´ambassadeur palestinien au Liban est leur complice.

Interviewer : Abbas Zaki ? « Il existe un plan visant à accroître le nombre de sunnites en transférant les Palestiniens au Liban. »

Farid Salman : Lui-même, avec Fuad Siniora. Il existe un plan visant à accroître le nombre de sunnites en transférant les Palestiniens au Liban. Ce sont eux qui parlent de repeuplement. Le jour où le problème palestinien sera résolu et où ils auront un Etat – en Jordanie, en Cisjordanie, ou ailleurs…

Interviewer : Arafat disait : « Donnez-moi un Etat, même sur le dos d´un âne. »

Farid Salman : Où que ce soit… Un demi-million de Palestiniens au Liban iront dans leur Etat. Et on en finira avec cette histoire. Nous n´aurons pas besoin de l´approbation d´Israël ou du monde. Ce sera leur Etat, et on les y invitera. Fin de l´histoire.

Voir les extraits vidéo sous-titrés en anglais sur MEMRI TV : http://www.memritv.org/clip/en/2121.htm.

Remarque du Collectif Arabes Pour Israël : 

La si célèbre Cisjordanie n’existe pas. C’est un terme très récent, inventé après la création de l’Etat d’Israël afin de masquer l’évidence du lien du peuple juif avec cette terre, dont le nom a toujours été Judée Samarie. L’appellation Cisjordanie est apparue après 1948 et s’emploie à « gommer » le nom historique de la région. C’est du révisionnisme. Le problème du Moyen Orient n’est pas un problème de territoires, mais c’est que depuis 1948, les Arabes ont toujours eu le même but. Ils sont pour le partage: la terre pour les Arabes, la mer pour les Juifs. 

La Jordanie était le véritable Etat palestinien .On l’a déjà évoquée à l’époque de Yigal Alon, Arik Sharon, Rehavam Zeevi et d’autres encore que la Jordanie est l’Etat palestinien, on ne fait que souligner un fait historique que personne ne peut contester. Le royaume hachémite n’était qu’une création du colonialisme britannique. 

La solution du problème israélo-palestinien, se trouve à l’est (en Jordanie). Pourquoi parler de concessions douloureuses, alors que la solution de ce problème, est à la portée du dernier imbécile, mais cet imbécile –l’ONU–n’ose pas tirer les archives concernant la création de cet état jordanien ;
la Palestine était destinée pour 2 états, israélien et palestinien ; mais pourquoi en avoir ajouté un 3 ème ? 

GAZA LE GRAND MESONGE : Préface de Mohamed Sifaoui

18 juin 2009

Dans le préface Mohamed Sifaoui du livre « GAZA LE GRAND MESONGE » de  Clause Moniquet on peux lire un texte d’une remarquable lucidité qui nous alerte sur  la victimisation perpétuelle autour de Gaza .Nous publions donc  ce texte de Mohamed Sifaoui, d’abord pour saluer son courage. Ensuite, nous considérons que le victimisation sur Gaza, est devenue insupportable. Nous sommes  tous consternés par l’aveuglement de certains, vis-à-vis du Hamas, et scandalisés par la complicité affichée par certains avec ces fascistes religieux. 

 

Je pense qu’il est des moments où il ne faut pas tourner autour du pot ou chercher des déclarations alambiquées pour affirmer une position par rapport à un conflit qui suscite toutes les passions. Je tiens à le dire ex abrupto, clairement et sans ambages : dans la guerre qui oppose Israël au Hamas, je soutiens littéralement l’armée israélienne dans sa lutte légitime contre cette organisation terroriste portée par cette idéologie fasciste qu’est la doctrine des Frères musulmans. Et je vais exprimer les raisons d’une telle position de la manière la plus claire possible. Je suis musulman, démocrate et laïque, homme de gauche, et je suis très sensible à la cause palestinienne et, par ailleurs, très attaché au droit de cette population à disposer d’un Etat souverain, libre, moderne, démocratique et prospère, vivant en sécurité dans un cadre d’une paix juste et durable, aux côtés d’Israël.

 

 

D’aucuns pourraient dire : mais quelle contradiction ! Comment peut-on être « pour les Palestiniens » et soutenir l’action militaire israélienne contre le Hamas ? Je vais en donner les explications dans cette préface que j’ai l’honneur de faire pour introduire l’ouvrage de mon ami Claude Moniquet qui, livre, chapitre après chapitre, tous les arguments qui montrent que lorsqu’on se reconnaît réellement dans les valeurs universelles et, quand on est attentif au sort de la population palestinienne, on ne doit pas, on ne peut pas, on n’a pas le droit de manifester le moindre soutien pour une organisation comme le Hamas.

 

 

Le mérite de ce livre c’est qu’il saura faire sortir le lecteur du manichéisme ambiant. Le « mal » n’est pas là où beaucoup pensent le trouver. Claude Moniquet, expert international en matière de terrorisme et d’islamisme, a cerné les spécificités d’une milice et d’un parti « religieux » comme le Hamas. Il connaît surtout son côté obscur, ses manoeuvres, sa propagande effrénée e sa nature idéologique. Parce qu’il est erroné de croire qu’il s’agit d’un « mouvement de résistance », comme il est très naïvement présenté dans certains médias, qui lutte contre « l’oppresseur israélien ». Dans ce genre de formulations, on ne retrouve pas la vérité mais les résultats d’une publicité mensongère qu dure depuis vingt ans. Le Hamas ne « résiste » pas, il utilise un objectif et une revendication fort louables, la construction d’un Etat palestinien, pour légitimer une idéologie qui s’inscrit dans une vaste mouvance internationale et dont la finalité ne cherche autre chose qu’à provoquer la transformation de tous les pays islamiques en des théocraties totalitaires, à constituer une force importante afin de combattre les démocraties et enfin de supprimer Israël de la carte du monde. Trois buts contenus de manière explicite dans la doctrine salafiste qui est celle des Frères musulmans et également du Hamas. Pour avoir un premier aperçu, il suffit de lire les textes fondateurs de la milice palestinienne.

 

 

En méditant sur le contenu de la charte de cette organisation terroriste, d’ailleurs brillamment décortiquée dans ce livre, l’on s’aperçoit qu’il faut avoir de la sympathie pour les mouvements fascistes européens des années 1930 et 1940 pour considérer que le Hamas est un parti « respectable ». Ou alors il faut faire preuve d’une condescendance et d’un racisme déguisé, enfoui et non assumé qui tendraient à dire, en définitive, que le fascisme est mauvais lorsqu’il s’exprime en Europe, mais tout à fait « sympathique » quand ce sont des Arabes, des Palestiniens qui l’embrassent. Rassurez-vous ! Ce que j’affirme là n’est point exagéré. J’observe, en effet, depuis plusieurs années, cette tendance qu’ont certains partis et milieux, en Europe, auto-déclarés « antifascistes » et de gauche, qui s’accommodent étrangement de l’islamo-fascisme incarné par des organisations comme les Frères musulmans dont le Hamas n’est que l’un des avatars.

 

Que des islamistes ayant pris pour base arrière certaines capitales européennes sortent dans les rues, tous crocs dehors, prêts à en découdre avec le premier uniforme, criant des « Allahou Akabr » et des « Mort à Israël » ne permet d’abord qu’à me conforter dans mes convictions sur le fait que ces milieux islamistes, leurs leaders, leurs idéologues et leurs gourous sont des semeurs de haine et de discorde, des ennemis de la paix et de la tolérance et, ensuite, qu’à confirmer qu’ils sont malheureusement bien implantés dans les pays des droits de l’Homme. Mais que ces mêmes islamistes brandissant des drapeaux d’organisations, tels que le Hezbollah, le Hamas ou le « Djihad islamique », soient accompagnés, soutenus et portés, dans leurs virées extrémistes, par des figures politiques, médiatiques ou associatives se réclamant de la gauche, j’avoue qu’il y a là quelque chose qui me dépasse. Cela n’a plus aucun sens à mes yeux parce que ces prétendus gauchistes acceptent de marcher derrière, devant ou à côté des emblèmes de l’extrême droite musulmane. Et pour l’homme de gauche que je suis, ce spectacle est tout simplement insupportable.

 

 

Si certains de ces militants gauchistes, dont peut-être quelques-uns sont sincères dans leur démarche, ont été abusés, il est temps, pour eux, de se réveiller. On ne peut pas raisonnablement se reconnaître dans des valeurs humanistes, démocratiques, laïques, progressistes, féministes et universalistes et soutenir des mouvements nihilistes, négationnistes, intégristes, sexistes, antisémites et communautaristes dont l’idéologie est, quand même, une sorte de « copier-coller » légèrement revu et corrigé du nazisme. Raison pour laquelle, lorsque je vois l’armée d’un Etat démocratique, quelles que soient les failles et les faiblesses de la politique de cet Etat, défendre une population soumise, depuis huit ans, à des tirs réguliers de roquettes et réagir, en fait, afin de faire cesser ces tirs, qui, faut-il le rappeler, n’ont été d’aucune utilité pour la cause du peuple palestinien, je n’ai aucun complexe à comprendre et même à justifier cette lutte légitime contre une organisation terroriste dont le programme repose sur une idéologie fasciste.

 

 

Alors, pourrait-on me rétorquer : mais que fait-on des victimes civiles ? Des femmes et des enfants, tués lors des bombardements israéliens ? Je répondrai la chose suivante : d’abord, l’humanisme n’est pas du côté de ceux qui soutiennent le Hamas et la barbarie intrinsèquement liée à ceux qui approuvent ou comprennent l’offensive israélienne. Les images de certaines chaînes arabes – et principalement Al-Jazira – exhibant, de manière indécente, des cadavres de civils ont bouleversé tout le monde, y compris la société israélienne. Il n’est pas à mes yeux un être normalement constitué, doté d’une once d’humanité, qui n’a pas été ébranlé à la vue de ces images horribles.

 

 

Des bombardements contre des cibles militaires provoquent malheureusement ce type d’images. Depuis que les guerres existent, les populations civiles payent le prix fort. Cela ne fait pas forcément, n’en déplaise, de celui qui bombarde « un criminel de guerre ». La question à poser est la suivante : l’armée israélienne visait-elle des civils ? La réponse est non ! Parce que si tel était le cas, le bilan aurait été cinq, dix, cent fois plus lourd. Dans la guerre qu’elles mènent aux Talibans en Afghanistan, les forces de l’OTAN ont tué, lors de leurs bombardements, un millier de civils afghans durant l’année 2008. Les forces de l’OTAN sont-elles pour autant passibles de « crimes de guerre » ? La réponse est évidemment non !

 

 

Ce qui provoque tant de pertes civiles est, me semble-t-il, dû à la nature de la guerre qui a radicalement changé. Un conflit qui oppose une armée classique, à une milice armée, elle même mélangée à la population, ne saurait qu’engendrer des images terribles. Il est donc important de revenir sur le rôle et sur le vrai visage du Hamas et surtout sur la responsabilité de ce groupe terroriste dans la mort de femmes et d’enfants. Ceux qui instrumentalisent l’émotion de l’opinion publique n’ont aucun intérêt à s’attarder sur cette question. D’ailleurs, bien que se disant émus par le sort des civils, peu de manifestants ont appelé le Hamas a cesser ses tirs. Je ne pense pas avoir aperçu, lors des manifestations dites « pro-palestiniennes », des pancartes exigeant l’arrêt des hostilités des deux côtés ni d’emblèmes montrant un attachement à la paix, encore moins un seul slogan dénonçant les crimes du Hamas, ceux commis d’abord contre leurs propres « frères du Fatah », ensuite, ceux contre les civils du sud d’Israël qu’ils continuent de viser. Ce que j’ai vu, c’est ce que d’aucuns ont vu, des accusations de « génocide », alors que le terme a une définition bien précise ; des amalgames antisémites comparant les Israéliens aux nazis ; des appels au djihad ; des banderoles sur lesquelles était faite l’apologie de l’image d’Hitler et j’en passe.

 

 

Cet ouvrage revient, cela dit, en détail sur ce qui a fait de ces manifestations des marches honteuses porteuses de messages inacceptables. Ce que j’ai vu, et ce que d’aucuns ont vu, ce sont des cris de haine et de slogans antisémites. Ce que j’ai vu, et ce que d’aucuns ont vu, c’est une majorité de manifestants – et je sais que ce n’était pas le cas de tout le monde – qui marchait davantage pour marquer leur rejet d’Israël que leur attachement aux Palestiniens. C’est dire qu’en tant que citoyen très attentif au sort des Palestiniens, je ne peux pas accepter que l’avenir de ces derniers se construise sur la destruction d’Israël, sur les cendres des Israéliens … sur les cendres des Juifs. Ce serait une honte pour les Palestiniens, ce serait une honte pour les Arabes, ce serait une honte pour les musulmans et c’est inacceptable pour l’humanité. L’inverse est naturellement valable, mais force est de reconnaître qu’hormis quelques groupuscules d’excités, personne en Israël ne parle de destruction de
la Palestine.

(…)

 

Ce livre est donc essentiel pour la compréhension de la véritable nature du conflit qui oppose Israël à un groupe terroriste et, par ailleurs, tout aussi nécessaire pour clarifier ce que cache le drapeau du Hamas comme idéologie et, davantage, ce que signifie marcher derrière cet emblème.

 

MOHAMED SIFAOUI

« GAZA, LE GRAND MENSONGE, QUAND
LA DEMOCRATIE EUROPEENNE CAPITULE FACE A L’ISLAMISME » DE CLAUDE MONIQUET, PREFACE DE MOHAMED SIFAOUI, EDITIONS « BOITE A PANDORE 2009
 » .

Le Collectif Arabes Pour Israel considére que ce livre  est à  lire ! 

 

Par Basem M.Habib:Tous doivent se souvenir de l´Holocauste, qui a pris pour cible l´essence de l´humanité

28 avril 2009

Dans un article mis en ligne le 21 avril 2009 sur le site arabe progressiste www.elaph.com, l´écrivain réformiste Basem Muhammad Habib condamne le négationnisme répandu dans le monde arabe. Ce négationnisme, qu´il qualifie de déraisonnable et d´inhumain, est motivé par un programme politique, estime-t-il, et par la croyance erronée selon laquelle l´empathie ressentie à l´égard des victimes de l´Holocauste équivaudrait à une trahison de la cause palestinienne.

Il appelle les Arabes à distinguer les deux sujets, et à se joindre au reste du monde pour la commémoration de l´Holocauste qu´il décrit comme un coup porté à l´essence même de l´humanité. Extraits : 

Il n´y a aucun rapport entre Holocauste et problème palestinien 

« Ces jours-ci, le monde commémore l´Holocauste, parce que ce fut l´un des plus grands massacres de l´histoire, dépassant les autres massacres en termes de barbarie, même ceux commis par les civilisations primitives. De nombreuses [preuves] indiquent que plus de six millions de Juifs ont été tués dans les années 1930 et 1940, accusés par les autorités nazies de complot avec les Alliés, de la défaite allemande à l´issue de
la Première guerre mondiale, de collaboration avec l´ennemi lors de la Deuxième guerre mondiale. Ces conceptions racistes ont alimenté les sentiments de haine à l´encontre des Juifs et conduit à ce massacre horrible, dont les blessures tourmentent encore le monde, des décennies plus tard.

Bien que cet événement horrible fasse désormais partie de l´histoire et ne puisse être réfuté, certains tiennent toutefois à en nier l´existence, remettant en question les nombres avancés, motivés par des considérations généralement politiques. Cela est surtout vrai dans notre région, plongée dans les complexes et la rancœur. Nombreux sont ceux qui cherchent à tracer un parallèle entre Holocauste et problème palestinien, estimant que reconnaître et commémorer l´Holocauste revient à trahir la cause palestinienne. Cette approche nous conduit à nous interroger sur la normalité des idéologies qui motivent nos comportements et sentiments – des idéologies qui ne sont clairement pas ancrées dans la saine logique et ne collent pas du tout à nos valeurs humaines. Ainsi, nous tournons sans beaucoup d´intelligence le dos au comportement humain approprié, simplement parce que nos sentiments de haine savent obtenir le meilleur de nous.

Il n´y a aucun rapport entre la réalité de l´Holocauste et ce qui est arrivé en Palestine. Ce sont deux événements distincts, survenus en des époques et des lieux différents, et nous pouvons évaluer chacun d´entre eux séparément. Alors seulement (…) notre jugement sera-t-il libre, ancré dans des valeurs justes et des sentiments sincères.

Au lieu de douter de [la réalité de l´Holocauste], nous devrions admirer l´intérêt que les dirigeants politiques juifs manifestent pour les victimes de [l´Holocauste] juif et la mémoire constamment entretenue de ces atrocités. Ils consacrent une grande partie de leurs efforts à en honorer la mémoire, à apporter des pièces à conviction aux procès, à se battre pour les droits [des survivants], où qu´ils se trouvent. C´est une attitude quasi-inexistante dans notre région, où des exécutions sont commises pour les raisons les plus triviales, où la souffrance et la douleur des personnes sont vite oubliées. En Irak par exemple, des centaines de milliers de personnes ont été tuées sous le règne de la terreur et de la tyrannie [de Saddam Hussein], et pourtant nous n´avons jamais entendu parler d´une initiative visant à commémorer [la mémoire des] victimes, ni pu témoigner du moindre intérêt pour la confiscation de leurs droits.

Le monde d´aujourd´hui est libéré des idéologies [fascistes], et le règne de la raison ne cesse de s´étendre. Même l´Allemagne, témoin de ce massacre criminel, a admis la catastrophe, entreprenant de se racheter de diverses manières, comme en fournissant un soutien économique annuel à Israël. Pour sa part, l´ONU a émis une Résolution faisant du 27 janvier la Journée de commémoration [internationale] de l´Holocauste. Cette date a été fixée en l´honneur des quelques survivants découverts à Auschwitz par les Alliés [quand ils libérèrent les camps le 27 janvier 1945], qui ont survécu à l´horreur [des camps] et ont pu raconté ce qu´ils avaient vécu.

Le négationnisme n´est généralement pas motivé par des considérations académiques, mais politiques 

En raison des doutes émis par beaucoup [quant à la réalité de l´Holocauste], certains pays ont été contraints de promulguer des lois qualifiant de crime toute tentative visant à remettre en question ou à nier l´événement, car ces remises en question ne sont généralement pas motivées par le désir de savoir mais par des objectifs politiques et idéologiques (…) Certains considèrent ces lois comme non démocratiques ou comme la manifestation d´un parti pris favorable à Israël. La vérité toutefois est qu´elles ont été promulguées en réaction à une vague de remises en question irrationnelles, encouragées par certaines parties sous couvert d´enquête scientifique.

L´Holocauste mérite d´être [reconnu comme étant] un événement mondial significatif, car il a pris pour cible [l´essence même] de notre humanité. A l´époque, il n´y avait pas d´Etat juif, et la plupart des victimes de cette injustice vivaient en Europe, dans des petites communautés de la diaspora.

Nous [Arabes] devrions avoir de l´empathie pour les victimes de l´Holocauste et les commémorer, comme le font les autres [dans le monde]. Il ne fait aucun doute que notre participation à la commémoration de cet événement renforcera notre position internationale et changera le regard que les autres posent sur nous. Peut-être serons-nous en mesure d´améliorer notre image aux yeux du monde et de réparer une partie des dégâts commis par les terroristes.

Source MEMRI | Middle East Media Research Institute 

Remarque du Collectif Arabes Pour Israël :  Les justes sont souvent invisibles !! Et méconnus. C’est pourquoi nous devons tous prier pour que se lèvent des hommes et des femmes courageux. Que l’Eternel bénisse  tous les hommes de bonne volonté, ainsi que leur famille. Dommage qu’il n’en existe pas des millions comme Basem M.Habib. On devrait le cloner celui-là.

 

La compréhension par les Musulmans de l’Histoire des Juifs par nécessairement par la reconnaissance de la Shoah. Parmi les nombreux sujets qui nous divisent, il y en a un qui doit être exclu du champ politique, idéologique et religieux. Il s’agit de la Shoah, le génocide nazi au cours duquel six millions de Juifs  ont été massacrés. 70 après le début de la Shoah, aucun livre sur l’holocauste n’a été publié en arabe, en turque ou en persan, tandis que Mien Kampf est depuis les années 70 un best seller à Beyrouth et au Caire. 

Une action internationale d’ordre juridique, diplomatique et pédagogique est impérative. Des projets comme celui d’Aladin (www.aladdinlibrary.org ) sont encourageants pour pouvoir éduquer les jeunes musulmans à respecter le peuple juif et son histoire douloureuse. 

 

Docteur Ashraf El Hagog : Merci au ministre Bulgare qui était « Juif »

22 avril 2009

Le discours qui suit à été prononcé par le Docteur Ashraf El Hagog, un médecin palestinien  victime de tortures de la part du la Jamahiriya Islamiya Libyenne. Son histoire (et celles des infirmières bulgares) a fait le tour du monde. Le 17 avril 2009, il était à Genève en marge de la préparation à l’ouverture de la conférence de Durban II. Lors de son allocution, il dénonce le régime du dictateur Kadhafi et salue le courage d’un « juif » l’ayant fait libérer. 

Il s’exprimait au nom de l’ONG UN WATCH devant le Comité préparatoire de Durban 2 présidé par Najat Al-Hajjaji, la diplomate libyenne qui présidait la réunion. Après avoir interrompus trois fois le médecin pour ses mots sur
la Libye, la présidente à coupé son discours une fois pour toutes et à donné la parole aux représentants Libyens qui disaient: « nous demandons l’arrêt du discours de cet homme. Ce qu’il dit n’est pas en rapport avec le sujet de la conférence ». 

Aujourd’hui, le médecin vit aux Pays Bas et n’exerce pas sa profession car il n’a plus aucun document qui prouve qu’il en est un. Le discours ci-dessous est l’intégralité de ce qu’il à dit devant les journalistes après la cession ou il à été coupé. Vous trouverez en bas de page, la vidéo en anglais de son intervention coupée par la Libye lors de la réunion préparatoire de Durban II. 

«  Nous faisons face à une tragédie humaine. La vie humaine doit être protégée. Chaque personne a le droit de vivre sa vie, d’exprimer son opinion sans crainte. Les Nations Unies devraient empêcher une présidence Libyenne. Les normes des Droits Humains en Libye se résument au néant, on ne peut rien dire la bas. Je me suis trouvé devant un comité préparatoire international avant-hier et j’ai tenté de communiquer ma souffrance actuelle et celle de ma famille, mais je n’ai pas pu, c’est pourquoi je vais vous le dire aujourd’hui. 

 

Madame la présidente, est-ce que vous vous souvenez de moi ? Je suis le médecin palestinien qui a été détenu par votre pays, la Libye. Suite à ma propre souffrance, j’aimerais vous faire une proposition. A partir de 1999, nous avons été arrêté, jeté en prison, torturé, condamné à mort à 3 reprises, cela a duré presque 10 ans et ceci sous la raison du régime dictatorial Libyen pour trouver un bouc émissaire étranger. N’est-ce pas de la discrimination? J’aimerais proposer les amendements suivants concernant les compensations : 

 

 

Les Nations Unies devraient condamner ce qu’il s’y est passé, et faire en sorte que de tels crimes soient reconnus. Les pays condamnés doivent fournir aux victimes de discrimination, des compensations. Mais même avec le bénéfice de celles-ci, comment tenir compte de la souffrance de ma famille qui a servi votre pays, la Libye. 

Comment est-ce que la Libye peut-elle présider cette conférence alors qu’il se trouve sur votre pays le pire des pires. J’accepterai cette présidence, mais une fois que votre gouvernement reconnaîtra, condamnera et s’excusera de notre souffrance pendant 10 ans. Quand est-ce que le droit prendra-t-il pied devant votre pays ? C’est une honte. 

Nous étions là au mauvais endroit, au mauvais moment. On nous a accusé de faire partie du Mossad. On nous a accusé d’avoir incriminé le Sida à des enfants, et on nous a pris pour des fous qui voulaient que le Sida ait atteint toute la population. 

Mais tout ceci était faux, le responsable du VIH en Libye est principalement les conditions sanitaires auxquelles nous avons du faire face, avec lesquelles nous avons du travaillé. On nous a torturé, avec leur « baguette magique », ma famille ne savait pas si j’étais mort ou vivant. Elle a été menacée de mort. Ma sœur a été expulsée de l’université, parce que sœur du criminel. Croyez-moi, on ne me fera pas taire. 

Merci aux Pays-Bas, merci au ministre Bulgare qui était Juif. Jamais je n’aurais cru à ce qu’un Juif ait pu faire ceci, parce que j’étais enfermé dans des idéologies anti-juives. Je le remercierai toute ma vie ». 

Pour retrouver les discours de la même trempe prononcés par des opposants aux régimes iraniens et libyens, cliquez ici (tous les discours sont en français). Le discours du médecin palestinien vient de la même source. 

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