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Nonie Darwish: « La fin du statut de réfugiés du peuple palestinien »

Vendredi 13 février 2009

Nous pensons qu’il est légitime de garder  l’espoir dans l’avenir du Proche Orient  parce que si des voix arabes  qui ont du poids osent dire la vérité en face, alors peut être que le monde et les medias cesseront le jeu pervers de la culpabilisation d’Israël. Nous présentons ici une lettre de Nonie Darwish  qui avait grandi dans la ville de Gaza et au Caire. Expatriée aux Etats-Unis, Nonie Darwish est aujourd’hui journaliste, écrivain, et fondatrice du site anglophone partenaire  « Arabs For Israel ».

 

La terrible situation humanitaire dans la Bande de Gaza m’est très pénible à voir parce que j’y ai vécu enfant dans les années 50. Les histoires montrées aux actualités disent que cette condition est uniquement due aux actions militaires et économiques israéliennes contre le Hamas, mais elles évitent d’en expliquer l’origine : 60 ans de politique arabe visant à maintenir le peuple palestinien comme des réfugiés apatrides dans le but de nuire à Israël.

Enfant à Gaza dans les années 50, j’ai ressenti les résultats précoces de cette politique. L’Égypte qui contrôlait alors Gaza, menait des opérations de type guérillas contre Israël à partir de Gaza. Mon père, qui commandait ces opérations exécutées par des « fedayin » (« autosacrifice »), sont devenus la ligne de front du Jihad arabe contre Israël. Mon père a été tué par Israël lors d’un assassinat ciblé en 1956.

Le monde arabe a commencé sa politique de réfugiés palestiniens dans ces années où
la Ligue arabe mettait en place ses lois spéciales concernant les Palestiniens et à laquelle tous les pays arabes devaient obéir.  Les pays arabes ne pouvaient pas intégrer les Palestiniens. Même si les Palestiniens se mariaient avec un citoyen d’un pays arabe, ils ne pouvaient pas devenir citoyens du pays de leur conjoint.  Un Palestinien peut naître, vivre et mourir dans un pays arabe sans jamais en obtenir la nationalité.

Je reçois encore des emails de Palestiniens qui me disent qu’ils ne peuvent pas obtenir un passeport d’un des pays arabes. Ils doivent rester Palestiniens même s’ils n’ont jamais mis un pied à Gaza ou en Cisjordanie. Cette politique de forcer l’identité palestinienne sur les Palestiniens pour toujours a été destinée à perpétuer et à exacerber la crise des réfugiés palestiniens. Ceci s’applique également à la politique arabe de surpeuplement de Gaza. Soixante ans durant, les Palestiniens ont été utilisés et abusés par les nations arabes, et par les terroristes palestiniens, dans le but de détruire Israël.

Aujourd’hui c’est le Hamas qui utilise et abuse de ses frères, sœurs et enfants palestiniens à cette fin. Alors que les leaders du Hamas se cachent dans les bunkers bien achalandés et les tunnels qu’ils ont préparés avant d’avoir provoqué Israël par leurs attaques, les civils palestiniens sont exposés et sont rattrapés par les feux croisés mortels entre le Hamas et les soldats israéliens. Et la Bande de Gaza, aujourd’hui contrôlée par le Hamas, une organisation terroriste islamiste soutenue par l’Iran, s’enflamme.

La conséquence de cette politique arabe de 60 ans est que Gaza est devenu un camp de prisonniers pour 1,5 millions de Palestiniens, qui souffrent alors que – et parce que – cette politique continue à servir de rampe de lancement pour les attaques contre les citoyens israéliens. Aujourd’hui ces attaques prennent la forme des missiles du Hamas qui ciblent aveuglément les jardins d’enfants israéliens, les maisons et les commerces. Et le Hamas exécute ces attaques plus de deux ans après qu’Israël se soit totalement retiré de Gaza dans l’espoir que ce pas marquera le début d’un processus de construction d’un état palestinien et conduira à une solution pacifique de deux Etats au conflit israélo-palestinien.

Il n’y avait alors aucun cycle de violence, aucune justification pour autre chose que la paix et la prospérité. Avec son emplacement central et ses merveilleuses plages à l’est de la Méditerranée, Gaza aurait pu devenir paisible et prospère. Mais à la place, le Hamas a choisi le Jihad islamique. Les espoirs des habitants de Gaza et des Israéliens ont fait face à la misère pour les Palestiniens et aux missiles pour les Israéliens.

Le Hamas, mandataire iranien, est devenu un danger non seulement pour Israël mais aussi pour les Palestiniens, les pays arabes voisins, et à la paix mondiale.  Le monde a besoin de comprendre que cette dangereuse pagaille a commencé lorsque les 22 pays arabes se sont mis d’accord pour créer une prison humaine appelée la Bande de Gaza. Les médias mondiaux doivent le signaler.

Ces pays arabes prétendent aimer le peuple palestinien, mais ils semblent être davantage intéressés à les sacrifier. S’ils aiment leurs parents palestiniens, ils doivent faire immédiatement pression sur le Hamas pour qu’il arrête de tirer des missiles sur Israël. Ces attaques ne mènent à rien sinon à la mort et à la souffrance des Palestiniens et des Israéliens.

A plus long terme, le monde arabe doit mettre fin au statut de réfugiés des Palestiniens et ainsi à leur désir de nuire à Israël. Les 22 pays arabes doivent ouvrir leurs frontières et intégrer les Palestiniens de Gaza qui souhaitent être intégrés. Il est temps pour le monde arabe d’aider réellement les Palestiniens et non de les utiliser

N.Darwish

Remarque du Collectif :  

Quelle lucidité! MAIS que faire pour que les foules assoiffées de sang prennent connaissance de cette parole et la comprennent, pour que les leaders changent de stratégie? Et les Européens accepteront t-ils d’avouer qu’ils se sont trompés? J’en doute. 

«Lettre aux Arabes Palestiniens de la part de leurs amis Arabes » Par Youssef M.Ibrahim

Mercredi 11 février 2009

Youssef M. Ibrahim, un ex-correspondant du New York Times, pour le Moyen Orient, et Editeur du Wall Street Journal de l’Energie, pendant 25 ans, est un écrivain indépendant, implanté à New York et Dubaï, dans les Emirats Arabes Unis. Il s’adresse par une lettre à ses « frères palestiniens » à  l’occasion de la fin de la Guerre de Janvier 2009 provoquée à Gaza par les tirs incessants des rouettes sur le Sud d’Israël. Les palestiniens ont toujours entendu la voix de ceux qui leur mènent tout droit vers la ruine et les guerres .Vont t-ils entendre  cette fois  les  voix qui leur appellent à suivre le chemin de  la raison ?

« Chers palestiniens, frères arabes : la guerre avec Israël est terminée.

 

Vous avez perdu.

 

Rendez vous et négociez pour garantir un futur à vos enfants.

 

Nous, vos frères arabes, pouvons crier, jusqu’à avoir le visage cramoisi, que nous sommes avec vous … mais le sage parmi vous et la plupart d’entre nous savons que les choses ont changé, car nous avançons loin des vieilles et fatigantes idées de la « cause arabe palestinienne », et « l’éternelle lutte « contre Israël».

 

Chers amis, vous et vos dirigeants avez perdu trois générations, en essayant de lutter pour la Palestine, mais la vérité et que la Palestine que vous auriez pu avoir en 1948 était beaucoup plus grande que celle que vous auriez pu avoir en 1967, elle-même beaucoup plus grande que celle que vous pourriez avoir aujourd’hui, ou dans dix ans.

 

Continuer la lutte signifie moins de territoire, plus de misère et une absolue solitude. Maintenant mes frère, vous avez la chance de garantir la création d’un état palestinien dans la frange de Gaza, dans laquelle vous vous êtes tous entassés, ainsi qu’une petite partie de la Rive Occidentale du Jourdain.

Ça ne va pas être mieux. Le temps presse, même pour cette quantité de territoire, alors voici quelques faits, figures, et témoignages, mes amis.

 

Vous gardez des consignes, qui sont utilisées par la télévision, vous montrez des maisons qui n’existent pas ou sont habitées par des israéliens, des maisons qu’ils n’ont pas l’intention de laisser, Jaffa, Haïfa, Tel Aviv, ou Jérusalem occidental. Vous utilisez de vieux fusils contre des tanks modernes israéliens et américains, qui ne font pratiquement aucun dommage en Israël, alors que l’ire de sa puissante armée vous écrase. Vous utilisez une force de frappe de fusées Kassam, qui cause peu de dégâts, alors que vous vous trompez vous-mêmes en pensant que vous menez une guerre de libération.

 

Vos gouvernements, vos institutions sociales, vos écoles et votre économie sont en ruine. Vos jeunes grandissent analphabètes, imbus de rites de mort et de suicide, alors qu’ils vivent en réalité de la charité de l’étranger, incluant les dons Américains et des Nations Unies. Chaque jour, vos fonctionnaires doivent mendier leur pain quotidien, puisqu’ils dépendent du secours apporté par les camions qui transportent aliments et médicaments à la frange de Gaza et Cisjordanie, alors que le musulman fondamentaliste du Hamas et son gouvernement continuent à nourrir le feu d’une guerre qui ne peuvent ni rivaliser, ni espérer gagner.

 

En d’autres mots, mes frères, vous êtes tombés et vous êtes seuls dans un paysage brûlé, qui s’amenuise un peu plus chaque jour.

 

Qu’est-ce que c’est que cette lutte ?? Vaut-elle la peine ??

 

Plus important : Quelle sorte de misérable futur bâtissez-vous pour vos enfants, qui sont la 4° ou 5° génération d’un monde arabe qui n’existe plus.

 

Nous, vos frères arabes, nous avons changé et nous avançons vers le futur.

 

Les pays arabes qui ont l’argent du pétrole sont occupés à accumuler des richesses, du bien être, construisent des maisons, des hôpitaux, des universités de premier ordre, de nouvelles écoles, routes et chemins.

 

Les pays qui ont des frontières communes avec Israël, comme l’Egypte et
la Jordanie, ont signé des traités de paix, et ils n’iront pas à la guerre pour vous…dans un proche avenir.

 

Les pays arabes qui sont loin, comme l’Afrique du Nord, ou l’Irak, franchement ne sont pas trop intéressés par vos problèmes.


Seule la Syrie continue à alimenter vos fantasmes, qu’un jour ils se joindront à vous pour la libération de la Palestine, et cela n’arrivera pas de si tôt, malgré qu’une partie de son territoire, le Golan, a été conquis par Israël puis annexé en 1967.

 

Mes amis !! Les Syriens ne feront que vous inciter à la lutte … jusqu’au dernier des palestiniens.

 

Avant d’être pris par le Hamas, vous avez souffert du mensonge d’un autre de vos leaders, Yasser Arafat, qui vous a vendu un projet corrompu jusqu’à la moelle, plus de douleur, plus de corruption et des millions volés par ses familiers, pendant que vos enfants jouaient dans les caniveaux de Gaza.

 

La guerre est terminée. Pourquoi ne pas donner une chance à un futur nouveau ?? »µ

M. Ibrahim Youssef

 

Remarque du Collectif : 

 

Rétablir la vérité était toujours notre mission. Nous remercions à ce titre M. Ibrahim Youssef pour cette lettre très sincère. Cette lettre est à lire est à diffuser massivement. Rétablir la vérité face à l’hypocrisie de la propagande islamiste, en dépit des risques (on pense notamment à la courageuse déclaration de la sociologue Wafa Sultan, à l’acteur égyptien Adil Imam) est un exercice périlleux  mais nécessaire pour  améliorer la vie de ces gens infortunés qui ne pensent à la guerre. Le maintien par le Monde arabe des palestiniens en otage constitue tout à la fois une immonde expérimentation sur l’être humain et une instrumentalisation abjecte d’hommes et de femmes au service d’une haine qui ne dit plus son vrai nom depuis longtemps, mais qui n’a cessé de quêter la destruction d’Israël. 

 

Nous disons ici aux gens de Gaza, enrichissez-vous, par votre travail et par votre épargne, au lieu de vous vautrer dans le malheur, la misère et l’oppression ! Enrichissez-vous, tous, en fonction de votre énergie et de vos capacités au lieu de laisser quelques vautours faire de l’argent sur votre déréliction. Débarrassez-vous des terroristes qui vous conduisent vers le désespoir .Votre détresse est leur capital, et sa perpétuation leur rente. Regardez vers le futur, donner l’espoir à vos enfants et éduquez les à la tolérance et à la Paix.

« MUSULMANE MAIS LIBRE », Irshad Manji témoigne dans son livre

Dimanche 1 février 2009

Dans la veine de la démystification de la question sioniste, dans son livre « Musulmane mais libre », la journaliste d’origine indienne et de nationalité canadienne Irshad Manji, musulmane de religion, (entre de nombreuses autres questions passionnantes abordées) témoigne sur quelques pages du séjour qu’elle a effectué en Israël, et y démonte dans une analyse saisissante la propagande anti-sioniste en l’opposant tout simplement à la réalité israélienne, loin des fantasmes. Pages 174 à 183.

 » (…) pourquoi percevons-nous, de façon croissante en Occident, Israël comme la vipère ? Ceux qui militent en faveur de la Palestine font grimper la teneur émotionnelle de leurs arguments. Peu désireux d’exorciser les petits démons de la conscience palestinienne, ils sont obligés de concocter des monstres toujours plus actifs autour d’elle. Voyez simplement le succès de la campagne qui a consisté à comparer Israël à l’Afrique du Sud de l’apartheid. 

Avant mon passage à Ramallah, je cherchais des informations sur Promises, un documentaire nommé aux Oscars qui montre la vie des enfants arabes et juifs à Jérusalem. Plongés dans une rhétorique de l’affrontement, certains enfants changent néanmoins d’attitude après s’être rencontrés. Un partisan de la Palestine ne pouvait pas supporter une telle exhibition d’affection – ou le fait que deux des trois réalisateurs du film soient des Juifs américains. «Propagande de Sionistes de la deuxième génération, fulminait-il sur arabica.com. Si un documentaire avait été produit en Afrique du Sud pour mesurer l’intensité des sentiments entre Noirs et Blancs pendant la période de l’apartheid, peu de gens auraient décrit les mots de colère des Noirs contre les Blancs comme le signe d’un racisme noir. » 

Comme vous le savez, à Ramallah, j’avais de nouveau entendu parler de l’Afrique du Sud. A mon retour à Toronto, j’ai appris qu’un groupe de soutien à la Palestine finançait un universitaire d’Afrique du Sud qui faisait savoir sur les campus des universités d’Amérique du Nord que Israël pratique l’apartheid. Au cours d’une conférence à l’université de Toronto – au Reichmann Family Lecture Hall – l’universitaire en question a fait un parallèle entre l’époque de l’apartheid et l’interdiction des mariages mixtes en Israël. (En réalité) Des couples mixtes, mariés ou non, peuvent vivre ensemble en Israël. C’est le mariage, en tant que cérémonie religieuse, qui ne peut avoir lieu dans le pays. Ce qu’il n’a pas mentionné, comme je l’ai découvert par la suite, c’est qu’un parlementaire juif avait récemment déposé une proposition de loi visant à introduire les mariages civils – et que les législateurs musulmans s’étaient alliés aux Juifs orthodoxes et ultra orthodoxes pour rejeter la proposition.

Dans un Etat où règne l’apartheid, des députés arabes musulmans auraient-ils eu un droit de veto sur quoi que ce soit? Avec 20 % seulement de la population, des Arabes seraient-ils éligibles pour un poste électif quelconque, s’ils étaient écrasés sous l’apartheid? Est-ce qu’un régime d’apartheid accorderait le droit de vote aux femmes et aux pauvres dans les élections locales, ce que Israël a fait pour la première fois dans l’histoire en faveur des Arabes palestiniens? Est-ce que la vaste majorité des citoyens israéliens arabes partíciperaient aux élections nationales, comme ils l’ont régulièrement fait? Est-ce qu’un régime d’apartheid tolérerait plusieurs partis politiques arabes, comme le fait Israël? Est-ce que le pouvoir judiciaire serait libre de toute interférence politique? Aux élections d’avril 2003, deux partis politiques arabes furent disqualifiés pour avoir expressément soutenu le terrorisme contre l’Etat juif. La Cour suprême d’Israël a annulé la disqualification dans les deux cas. 

Est-ce qu’un régime d’apartheid accorderait son meilleur prix littéraire a un Arabe ? Israël a honoré Emile Habibi en 1986, avant qu’une Intifada ait pu laisser penser que c’était une ruse politique. Est-ce qu’un régime d’apartheid encouragerait des écoliers qui parlent l’hébreu à apprendre l’arabe? Est-ce que les panneaux indicateurs seraient dans les deux langues dans tout le pays? Même le Canada, si fier de son bilinguisme, n’y est pas parvenu. 

Est-ce qu’un régime d’apartheid abriterait des universités où Arabes et Juifs peuvent se rencontrer comme bon leur semble, ou des immeubles dans lesquels ils vivent côte à côte? Est-ce qu’un régime d’apartheid accorderait des protections et des avantages sociaux à des Palestiniens qui vivent en dehors d’Israël mais travaillent à l’intérieur de ses frontières? Est-ce que des organisations humanitaires pourraient travailler en toute liberté dans un régime d’apartheid ? Elles le peuvent en Israël. En fait, chaque année, le Premier ministre répond sous serment au rapport fait par le plus important organisme des droits de I’homme en Israël.

Par-dessus tout, dans un régime d’apartheid, les médias pourraient-ils discuter de la justesse morale de la politique du pays? Est-ce qu’un journal hébreu, dans un régime d’apartheid, publierait l’article d’un Israélien arabe se demandant pourquoi «l’aventure sioniste a été un échec total»? Publierait-il cet article le jour de l’indépendance d’Israël? 

 

Est-ce qu’un régime d’apartheid garantirait l’existence de la presse arabe la plus libre du Moyen-Orient, si libre qu’elle peut faire un usage abusif de ses libertés et perdurer? Jusqu’a ce jour, Al-Quds, le quotidien de Jérusalem-Est, ne s’est pas rétracté en ce qui concerne une lettre antiisraëlienne, soi-disant écrite par Nelson Mandela, mais dont il est prouvé qu’elle a été écrite par un Arabe qui vit en Hollande. Même l’éminence grise du nationalisme palestinien, Edward Saïd, déclare sans ambiguïté que «Israël n’est pas l’Afrique du Sud… ». Comment le contraire serait-il possible, alors qu’un éditeur israélien a traduit en hébreu l’œuvre de Saïd, L’Orientalisme? le conclurai ce point sur une question que Saïd lui-même adresse aux Arabes : «Pourquoi ne pas nous battre plus intensément pour la liberté des opinions dans nos propres sociétés, une liberté, inutile de le dire, qui n’existe presque pas? » . 

Je ne suis pas d’accord – il est utile de dire à pas mal de gens que les «libertés » arabes ne sont en rien comparables à celles qui existent en Israël. Les gens à qui il faut le rappeler sont ceux qui, aujourd’hui, poussent la comparaison avec l’Afrique du Sud un degré plus haut – en traitant Israël de régime nazi. Selon eux, les Sionistes commettent des crimes de pure haine raciale, cauchemar totalitaire qu’ils désignent du terme « sionazisme ». 

Les ennemis jurés du sionazisme ont fait leurs débuts sur la scène internationale en août 2001. Au cours des forums qui ont précédé la Conférence mondiale des Nations Unies contre le Racisme à Durban, en Afrique du Sud, l’ordre des avocats arabes a fait circuler des bandes dessinées ou l’on pouvait voir des soldats israéliens aux dents de vampires avec des drapeaux nazis claquant au dessus de leurs casques. Un de ces soldats montait la garde devant la porte condamnée d’un bureau palestinien. Les planches qui condamnaient la porte formaient une croix gammée. 

Un autre tract pro palestinien superposait la croix gammée et l’étoile de David. Le poster le plus malveillant qui circulait à Durban montrait Hitler méditant: «Et si j’avais gagné?». Sous le titre «Bonnes Choses », ce poster faisait dire au Führer: «II n’y aurait PAS d’Israël et PAS de sang palestinien répandu. A vous d’imaginer le reste. » Comment, toutefois, prétendre combattre le nazisme en faisant cause commune avec Hitler? A vous d’imaginer la réponse.

 Je suis révoltée par le fait que ces tacticiens trouvent en Hitler d’autres sources d’inspiration. Ce n’est pas un hasard si, dans ces bandes dessinées qui circulaient à Durban, les soldats israéliens ont les dents sanglantes. Trop d’intellectuels, de journalistes et d’hommes politiques arabes et musulmans racontent à leur public que les Juifs sont des nazis parce qu’ils siphonnent le sang des enfants non juifs pour leurs cérémonies religieuses. Connue sous le nom de diffamation du sang, cette fiction était une des calomnies préférées contre les Juifs, propagée dans la publication nazie Der Stürmer. Par ce biais aussi, des calomniateurs d’Israël couchent avec Hitler. Ils copient les nazis afin de s’opposer à ce qu’ils appellent le nazisme. 

 Je ne comprends vraiment pas. Et leur absence de logique est tolérée aux échelons les plus élevés de la diplomatie. Un ministre de la Défense syrien publie des livres et produit un film dans lesquels il qualifie les Juifs de vampires. Pas en un sens métaphorique, figurez-vous; des vampires, au sens littéral. Toutefois, loin d’avoir à s’ en expliquer à la Conférence mondiale des Nations unies contre le Racisme, la Syrie siège à la commission des droits de I’homme. Cela en plus du prestige acquis avec sa nomination au Conseil de Sécurité des Nations unies. Prêt pour le coup de grâce? 

Israël a été le seul pays au monde critiqué dans les documents officiels de la Conférence des Nations unies contre le Racisme. Pourquoi un décrochage moral aussi renversant? Quelqu’un peut-il m’expliquer? En fin de compte, je suppose que cela tient à la façon dont vous définissez le sionisme.

 Pour ses défenseurs, le sionisme représente le retour dans sa patrie d’un peuple historiquement persécuté et démographiquement déclinant. Mais pour ses adversaires, le sionisme est un racisme – une idéologie fomentée par de riches Juifs d’Europe qui ont investi sur l’idée que le «peuple élu» de Dieu pouvait voler la propriété d’autrui et la peupler grâce à la discriminatoire Loi du Retour. La loi s’applique à ceux qui partagent un trait exclusif: l’ascendance juive. Tout connue le Troisième Reich avait vanté la pureté de la race aryenne, Israël n’existe que pour entretenir le privilège biologique des Juifs. 

Essayons de comprendre ce qu’il en est. David Matas, le célèbre avocat international des droits de l’homme, trouve qu’il est bizarre de rapprocher le sionisme et le racisme. «Les Juifs sont de toutes les couleurs, rappelle-t-il. Il y a des Juifs – les Falashas – qui, grâce à la Loi du Retour, ont pu être transportés d’Ethiopie en Israël. » (note personnelle: ce qui leur a sauvé la vie!… car leur communauté en Ethiopie était menacée d’extinction par les persécutions qu’ils subissaient.) Ce qui me fait brusquement penser que si les militants pro palestiniens se souciaient d’être précis, leurs bandes dessinées diaboliseraient des soldats israéliens noirs. Pourquoi les méchants seraient-ils toujours les Blancs? Ma question ramène à celle, plus importante, posée par Matas: la Loi du Retour qui inclut toutes les races peut-elle être légitimement qualifiée de « raciste » ? Bonne question. (…) 

Sur la question de la citoyenneté, Israël opère une discrimination. De la même façon que le fait une politique de discrimination positive, Israël donne l’avantage à une minorité qui a connu historiquement l’injustice. En ce sens, l’Etat juif est un régime de discrimination positive. Les libéraux devraient adorer ça. 

Est-ce que la discrimination positive des Israéliens en fait des nazis? Soyons sérieux. (…) Israël est un des rares pays qui ait accueilli, puis donné la citoyenneté aux boat people du Vietnam qui demandaient l’asile politique à la fin des années 70. Je n’ai même pas à me demander ce qu’a fait la Syrie dans ce domaine.

Venons-en maintenant à la preuve ultime concernant les accusations ridicules qui voudraient faire d’Israël un bunker hitlérien de la haine : c’est le seul pays du Moyen-Orient vers lequel les Chrétiens arabes émigrent volontairement. Ils y prospèrent, ils sont plus nombreux et plus diplômés dans les universités que les citoyens arabes d’Israël, et ils sont même globalement en meilleure santé que les Juifs. (…) Israël apporte, je trouve, plus de compassion dans la «colonisation» que ses adversaires n’en ont jamais apportée à la «libération ». L’Etat juif négocie les tensions ouvertement. C’est la matière même d’une démocratie authentique. Peut-on observer une démocratie sensée dans n’importe quel Etat islamique d’aujourd’hui?  »

 

Irshad Manji : « MUSULMANE MAIS LIBRE « , Pages 174 à 183.  

L’édition originale de son livre «  The Trouble With Islam  » est  traduite en français sous «  Musulmane mais libre » Essai (poche). Paru en 03/2006.

 Remarque du Collectif : 

Superbe analyse sur la réalité israélienne par une courageuse femme musulmane. Israël est en effet une  grande démocratie où les gens n’arrêtent pas de manifester contre telle ou telle chose, où les intellectuels écrivent librement des centaines d’ouvrages qui dénoncent chaque incohérence dont ils sont témoins. 

 Les ennemis d’Israël savent bien cette réalité, et c’est justement pourquoi ils ne supportent pas de voir l’exception israélienne  d’un pays  libre au Proche Orient.  Une poignée de juifs qui transforment un désert en pays prospère et démocratique, au milieu d’un océan de dictatures arabes sanglantes, de misère, d’islamisme et de corruption, une poignée de juifs qui, en outre, décident de ne plus être victimes, voilà qui est insupportable pour les arabes. 

Sachez chers amis en Israël, que d’être un peuple libre  impose beaucoup plus de contraintes que de droits mais que c’est un véritable honneur pour vous d’appartenir  à un pays  qui prône la liberté.  

Intervention courageuse de Mohamed Sifaoui au cours de l’émission « Revue et corrigé » présentée par Paul Amar

Dimanche 1 février 2009

Mohamed Sifaoui,  le musulman laïque et démocrate qui refuse la compromission avec l’islamisme, vient de faire une intervention courageuse dans l’émission « Revue et corrigé » présenté par Paul Amar , sur la chaîne France 5 ,  le  Samedi  31 janvier 2009 à 19h et rediffuser le dimanche à 13h30. Voici un extrait de son intervention dans laquelle l’intellectuel algérien dénonce les manipulations et les excès d’Al-Jaziza, la chaîne arabo-islamique basée à Qatar, durant sa couverture  de la riposte  israélienne contre le Hamas .

 

Mohamed Sifaoui à la 14ème minute de l’émission : Je dirais il n’y a pas du tout de recul lorsque Al-Jazira traite le conflit israélo-palestinien. Commençons par le commencement c’est-à-dire ce qui crée le vrai problème aujourd’hui c’est-à-dire l’histoire du bilan. 

Avant de venir j’ai vérifié, je crois que nous étions à 1203  victimes exactement, or depuis le début il y a un seul Monsieur qui transmet le bilan à Al-Jazira qui le relaie par la suite et c’est un bilan qui est invérifiable .Il est fonctionnaire au Ministère de la santé du Gouvernement du Hamas déchu, c’est comme ça que Al-Jazira le présente, c’est-à-dire c’est une partie du conflit qui est en train de donner le bilan des bombardements, alors qu’on sait très bien qu’une partie a parfois tendance soit à vouloir minimiser soit à vouloir gonfler et ce recul nous ne l’avons pas nous, Al-Jazira en tout cas ne l’a pas donné.

 

Le deuxième point c’est que les images qui sont montrées et je terminerai par ça, par Al-Jazira en boucle, sincèrement j’ai l’impression que c’est une guerre qui oppose des femmes et des enfants à la quatrième puissance mondiale, c’est-à-dire qu’on ne voit pas depuis le début un homme en armes, on ne voit pas un combattant du Hamas, on ne voit pas de combattants du Hamas tués, on ne voit pas de matériel qui est utilisé par le Hamas, on voit de temps en temps des roquettes qui partent de loin mais c’est tout et d’un autre côté on voit des chars, on voit l’armada de l’armée israélienne.

L’image qui vaut plus que 1000 mots est en train de façonner l’esprit du monde arabe et je dirais il est interrompu .

Non mais parlons d’Al-Jazira d’abord moi j’ai envie de parler d’Al-Jazira aujourd’hui parce que si la rue arabe s’enflamme aujourd’hui moi personnellement, je vais vous dire une chose : Je la tiendrai devant l’histoire, devant les hommes, devant la justice devant tout ce que vous voulez, comme principale comme principale responsable parce que c’est totalement irresponsable ce qu’ils sont en train de faire, c’est un média de propagande et qui n’est pas à son premier coup, c’est un média de propagande qui est en train de demander et de semer la graine de la haine dans l’esprit des plus fragiles des musulmans.  

 

Remarque du Collectif : 

Nous remercions monsieur Sifaoui pour cette mise en point nécessaire. En effet, les foules arabes restent sous l’emprise de la propagande infatigable d’Al-Jaziza qui continue , en complicité avec les islamistes de Gaza , à semer les mensonges .Et quand les mensonges  sont répétitifs, le rétablissement de la vérité s’impose.

Le chiffre réel de victimes est battu en brèche aujourd’hui, par le témoignage d’un médecin « palestinien », pas moins digne de foi (comme diraient les médias arabes) que les autres, qui parle de pressions subies par le personnel soignant pour gonfler ce chiffre qui serait plus proche de 500 que du 1330 crié sur tous les toits du monde, soit 2/3 de moins.

Interviewé par le journal italien Corriere della Sera  le 21 janvier 2009 ce médecin gazaoui de l’hôpital Shiffa affirme que  le bilan des victimes aurait été « gonflé » par le Hamas qui a obligé les équipes médicales à exagérer les chiffres.   

Ce médecin palestinien ajoute que « la situation n’est pas sans rappeler Jénine en 2002 – au début on a parlé de 500 tués et plus tard il s’est avéré qu’ils n’étaient que 54 donc 45 combattants ». 

Après Jeningrad et ses « 500 morts et la destruction de toute la ville », voilà venue le temps de Gazagrad et les médias arabes,   non avertis  , continueront de plus belle leurs surenchères sur les chiffres des victimes. 

 

ARTICLE ORIGINAL DU CORIERE DELLA SERA >>

  http://www.corriere.it/esteri/09_gennaio_21/denuncia_hamas_cremonesi_ac41c6… 

Par Randa Al Fayçal : Il est temps que le « cheikh » Nasrallah se réveille ou qu’on le réveille de son coma !

Jeudi 29 janvier 2009

Par Randa Al Fayçal – Dubaï 

 

L’Iran et  la Syrie poursuivent leur campagne hostile à l’Egypte, à travers le Hezbollah et les factions palestiniennes basées à Damas. Après les critiques, à maintes fois répétées par Hassan Nasrallah, à l’encontre du régime égyptien, la presse du Caire sort de sa réserve. Aujourd’hui, deux quotidiens firent à boulet rouge sur le chef du Hezbollah.


La Presse égyptienne est unanime à attaquer Hassan Nasrallah, « gosier » vide de l’axe syro-iranien et « fossoyeur » qui ose critiquer l’Egypte. A la « Une » du quotidien « Al Gomhouriya », sous le titre « Le fossoyeur nous critique » ( voir article plus en dessous ) le rédacteur en chef du quotidien, organe du Parti Nationa Démocratique (PND) du Président Moubarak, souligne que le gosier de Hassan Nasrallah est devenu plus célèbre que son arsenal (…). Sa lâcheté tient à l’écran à travers lequel le chef du Hezbollah s’adresse à sa foule, qui a failli occuper le Liban en mai dernier et y proclamer l’Etat chiite satellite de l’Iran ».

Le quotidien rappelle qu’après avoir failli détruire le Liban à deux reprises, Nasrallah ose critiquer l’Egypte et de constater que « dans le trou où il se terre depuis 2006, il semble que Nasrallah soit réduit à voir les télévisions iranienne et syrienne uniquement, et subit un lavage de cerveau’ Le seul plaisir du Sayyed Hassan Nasrallah est de voir couler le sang des victimes. Ce qui le fait jubiler est aussi de voir les morts exactement comme un fossoyeur qui voit ses affaires prospérer ».

Le rédacteur ajoute : « Je te rappelle, cheikh Hassan, pour la dixième fois, que les grands Etats n’écoutent pas les élucubrations des « haschischin » (drogués) et des fossoyeurs. Les grands Etats adoptent des stratégies pour préserver et sauver leurs peuples’ Arrête d’agir en fossoyeur et prends des leçons des grands leaders Mais tu ne pourras pas car tu n’en as pas l’étoffe ni la trempe des grands leaders révolutionnaires. Tu n’es qu’un minable fossoyeur ».

Quant au rédacteur en chef du quotidien gouvernemental « Al Ahram », il écrit sous le titre « O militants des micros, ayez pitié de vous-mêmes et de vos peuples ». « Arrêtez de vous jouer des sentiments des foules aveugles et cessez de leur promettre des rêves irréalisables quant à votre pouvoir d’écraser les ennemis… ».

« Al Ahram » est sans pitié. Il estime que « Hassan Nasrallah, avec sa barbe et sa mèche de cheveux lisse qui lui pend sur le front, se terre dans les sous-sols et milite uniquement en paroles, il ose s’en prendre au plus grand pays de la région, l’Egypte.

Il est temps que le « cheikh » se réveille ou qu’on le réveille de son coma .Que ses proches lui disent dans sa tanière qui ne voit pas le soleil, qu’il n’est pas Saladin qui libèrera Jérusalem’ Saladin est sorti d’Egypte’ Si nous devions revenir aux années cinquante et soixante, il aurait été possible de te donner une leçon radicale et définitive, mais l’Egypte est un Etat respectable est soucieux de préserver le Liban, la Palestine et la Syrie ainsi que tous les pays arabes. L’Egypte agit avec sagesse. Elle est même capable de traiter avec des « petits » comme toi et sait se protéger de ces minuscules créatures ».

Remarque du Collectif :

L’Egypte est le seul pays arabe qui critiqué ouvertement  ce barbu fanatique et illettré Hassan Nasrallah. Ce gros rat galeux, qui vit terré dans les sous sols, aura un prochain rendez vous avec Tsahal

Ce qui nous étonnent  ici  c’est l’étrange silence du reste du monde arabe ainsi que la retenue des médias arabes quand il s’agit d’exprimer des sentiments hostiles au Hezbollah, comme c’est le cas de l’Egypte par exemple, selon cet article. 

Youssef Bazzi ; un journaliste arabe qui ose condamner « l’hypocrisie arabe »

Jeudi 29 janvier 2009

Le  journaliste libanais Youssef Bazzi exprime, dans le quotidien Al-Mustaqbal, sa colère contre les dirigeants arabes qui font de la surenchère démagogique avec le sang des Palestiniens. 

L’information : une poignée de blessés est évacuée de la bande de Gaza afin de recevoir des soins en Libye. Moi, je me souviens des milliers de Palestiniens qui croupissent dans le Sahara, à la frontière égyptienne, depuis que le colonel Muammar Kadhafi les a expulsés [en 1995].

La scène : le président soudanais en uniforme parle à ses généraux pour dire que la mort de centaines de Palestiniens constitue « un génocide ». Moi, je me souviens d’un génocide qui a lieu au Darfour.

La nouvelle : en Irak, le mouvement de Moqtada Al-Sadr [radical chiite] organise des manifestations de soutien à Gaza. Moi, je me souviens du sang que les milices sadristes ont fait couler et des milliers de réfugiés palestiniens qui ont dû quitter Bagdad et qui campent dans le désert à la frontière syrienne ou jordanienne en attendant que quelqu’un veuille bien les accueillir.

La surprise : Ayman Al-Zawahiri [le numéro deux d'Al-Qaida] dénonce le bombardement de civils. Moi, je me souviens de la « résistance » irakienne qui, le même jour, envoie une kamikaze se faire exploser au milieu d’une manifestation de soutien aux Palestiniens à Mossoul, faisant des dizaines de victimes.

L’annonce : des groupes gauchistes et islamistes de l’opposition égyptienne manifestent contre l’offensive israélienne. Moi, je me souviens de leur silence face aux crimes commis au Soudan et de leurs cris de soutien à Saddam Hussein, l’ancien président irakien pour qui le chemin de Jérusalem passait par le massacre de centaines de milliers de ses propres citoyens.

La publicité : la chaîne satellitaire du Qatar Al-Jazira diffuse une campagne contre l’impuissance des régimes arabes. Moi, je me souviens des bombes qui transitaient par le Qatar avant d’être acheminées vers Israël au moment de la guerre contre le Liban en 2006. Qu’à cela ne tienne, le Qatar a été le seul pays arabe qui a eu droit à des affiches placardées par le Hezbollah en remerciement pour ses généreux dons d’argent. Je me souviens que le Qatar abrite la principale base militaire américaine du Golfe et héberge un représentant des intérêts économiques israéliens [cette représentation vient d'être gelée].

La surprise : le régime syrien autorise des manifestations… contre la passivité des autres régimes arabes. Moi, je me souviens du calme qui règne aux frontières de ce pays « du front du refus » et au sort de tous ceux qui s’aventureraient à les traverser afin de s’infiltrer en Israël. Je me souviens de la chasse que Damas faisait dans les années 1970 et 1980 pour combattre l’Organisation de libération de
la Palestine (OLP).

L’image : Khaled Mechaal, le chef extérieur du Hamas – installé à Damas et non pas sous les bombes à Gaza – déclare : « Nous avons limité nos pertes. » Il ne parle que des pertes dans les rangs du Hamas, réduisant les centaines de morts et les milliers de blessés à une variable d’ajustement.

Israël promet à ses citoyens la tranquillité, fût-ce au prix de rayer Gaza de la carte. Quant au Hamas, il promet à ses citoyens la mort prochaine, fût-ce au prix du tir d’une misérable roquette. Quelle belle stratégie, grisante et prometteuse ! Elle permet au Hamas d’annoncer la « victoire » quels que soient les résultats de la guerre et quel que soit le nombre de victimes. Une victoire incontestable. Car comment ne pas être désarmé face à celui qui défend l’idée selon laquelle on détruit Israël en lançant des roquettes alors qu’on sait que les représailles provoqueront la mort de centaines d’enfants palestiniens ?

Ce que nous avons appris encore et encore, c’est que chaque fois qu’on a encensé la résistance, on a récolté une guerre civile. Les Arabes en général et les Palestiniens en particulier sont fatigués par soixante années de conflit. Il en va de même pour les Israéliens. Pour les adeptes de la résistance, la fatigue relève de la « défection » du côté arabe, et de la « faiblesse » du côté israélien. Ils veulent relancer le conflit et lui insuffler une nouvelle vigueur. Mais dans quel but ? La seule chose qui nous semble acquise, ce sont ces « victoires divines » qui se traduisent par des guerres civiles, des invasions américaines, des raids israéliens.

Youssef Bazzi, Al Mustaqbal, janvier 2009

Remarque du Collectif 

Encore une fois un journaliste libanais  et courageux .Il faut reconnaître  que la presse libanaise est la plus libre par rapport au reste du  monde arabe.  Youssef Bazzi  a plus que raison de condamner « l’hypocrisie arabe » qui devient de plus en plus insupportable à chaque crise à Gaza. Où sont t-ils les arabes lors des conflits du Fatah d’Arafat avec l’Égypte de Nasser puis le massacre de Septembre noir par l’armée jordanienne (5,000 à 10,000 morts) avant leur transfert au Liban début 70 ? Où sont t-ils les arabes lors du massacre de l’armée syrienne contre le soulèvement de Hama (20,000 morts) début 80 ? Où sont t-ils les arabes  lors des massacres des Kurdes irakiens  et de l’invasion du Koweït en 90 avec la complaisance des palestiniens ? Où sont t-ils les arabes lorsqu’en Algérie les islamistes  ont massacrés 700,000 personnes entre 1991-2006 ? Où sont t-ils les arabes lors du massacres et l’esclavage du Soudan contre les chrétiens du sud au milieu 80 et maintenant au Darfour (environ 1 million de morts au total) ?    

Par Chawki Freiha : Le maintien du Hamas signifie un report du conflit et beaucoup plus de victimes

Jeudi 29 janvier 2009

Chawki Freiha, journaliste franco-libanais et responsable du site d’information  mediarabe.info, vient de présenter un  point de vue, sur les événements de Gaza,  qui sort du  modèle  sensationnaliste des médias  arabes. 

L’une des erreurs d’Israël est d’avoir laissé prospérer le Hamas et les autres factions islamistes et terroristes à Gaza, tant dénoncés par les pays arabes dits modérés. Mais aujourd’hui, avec le début des opérations, ces « modérés » semblent « moralement obligés » de condamner. Israël ne doit pas les écouter, au risque d’en payer le prix doublement.

L’Egypte et « l’axe arabe modéré » n’a cessé de dénoncer la mainmise de l’Iran sur Gaza à travers le Hamas, et de justifier timidement les opérations aériennes israéliennes à Gaza. Cette nuit, ce même axe modéré multiplie les condamnations d’Israël et les gestes de solidarité avec la population de Gaza, comme par exemple le mouvement des jeunes du Courant du Futur (Hariri) et du Parti Socialiste progressiste (Joumblatt) au Liban, qui ont annoncé un don de 100.000 dollars au Croissant rouge palestinien. L’Egypte a officiellement et très fermement dénoncé les opérations terrestres israéliennes, tout comme l’Iran, la Syrie et le Hezbollah (ce qui est plus normal).

Les Européens, à la recherche d’une « conscience tranquille », ont fait de même, bien que la présidence de l’Union européenne assurée par la République tchèque depuis trois jours ait justifié l’incursion de Tsahal, qualifiée à juste titre d’opération de légitime défense.

Cette pression, qui tente de stopper l’opération israélienne y compris au Conseil de sécurité de l’ONU, se conjugue aux déclarations triomphalistes des mouvements islamistes, lesquels affirment, comme le faisait Saddam Hussein, avoir infligé d’importantes pertes à Tsahal. Cette parade médiatique vise à démoraliser les Israéliens pour que le gouvernement fasse marche arrière et retire son armée de Gaza. Mais ceux qui condamnent officiellement, et qui soutiennent officieusement l’opération, ne seront pas là pour défendre Israël si celui-ci les écoutait

 

Sans vouloir applaudir la guerre, il convient ainsi de dire ici, comme nous l’avions dit haut et fort pendant la guerre du Liban en 2006, que l’arrêt des opérations, à ce stade, ressemble davantage à une capitulation israélienne. Ce serait un investissement à fond perdu inutile. Israël ne doit pas céder devant une poignée de terroristes dont la victoire sera celle de l’Iran, de la Syrie et du Hezbollah. On l’a expliqué depuis des mois sur MediArabe.info, et pas plus tard que le 03 janvier à 18h26 : un statu quo à Gaza profitera indéniablement à l’axe syro-iranien dans ses négociations avec la communauté internationale, notamment pour le programme nucléaire, le Tribunal international et le statut régional de Damas et Téhéran …

Partant de ce constat, plus la résistance du Hamas est grande, plus la détermination à l’éradiquer doit l’emporter sur l’esprit de compromission. Car le maintien du Hamas à Gaza, avec ses forces, signifie un report du conflit, et beaucoup plus de victimes des deux camps, dans l’avenir. Une fois engagée, l’opération doit se poursuivre jusqu’à son terme sans se soucier du prix que cela nécessite. Au moins, il sera versé une seule fois.

 

 

Chawki Freïha

Copyright mediarabe.info

Remarque du Collectif :  Il convient de saluer le courage de notre ami Chawki Freïha. Son point de vu l’honore et le distingue par rapport à la majorité des journalistes arabes parfaits défenseurs  des groupes terroristes. 

Par Moha Moukhlis : la tragédie des palestiniens de Gaza sert de carburant à une bande de criminels intégristes

Dimanche 25 janvier 2009

Les images qui passent en boucle sur les chaînes de télévisions du monde ne peuvent laisser personne indifférent. Le conflit qui embrase le Moyen-Orient est une tragédie humaine aux ressorts complexes. Les vociférations ne peuvent rien y changer. Seul un regard serein peut en dénouer la complexité. Aux historiens et aux hommes de bonne volonté de le faire. Notre propos, qui est en déphasage avec l’attitude du troupeau, a pour ambition de rappeler aux amnésiques des vérités criantes. Dans l’espoir de les pousser à cogiter pour mieux juger.

Je voudrais d’abord souligner que je m’exprime en tant qu’amazighe opprimé dans mes droits les plus fondamentaux et les plus légitimes : être moi même, sur la terre de mes ancêtres et m’exprimer librement et sans contrainte aucune. Je ne fais pas partie du troupeau qui bêle pendant qu’il est mené vers l’abattoir. Je suis allergique aux idéologies totalitaires et aux discours rhétoriques enflammés. Je déteste les amalgames et les ambiguïtés : je suis amazighe. Un homme libre.

Je peux donc affirmer que la tragédie des palestiniens de Gaza sert de carburant à une bande de criminels intégristes qui perpétuent un auto génocide : le Hamas, épaulé par des régimes arabistes génocidaires. Des malades mentaux qui détestent la vie et se servent du sang de leurs frères – musulmans – pour maintenir leur aura macabre. Que peuvent apporter des roquettes artisanales et primitives contre la cinquième armée du monde ? Le paradis nous disent les barbus et leurs ramifications ténébreuses, versets coraniques et hadiths à l’appui ! Des intégristes criminels qui conçoivent leur peuple comme de la chaire à canon destiné à rehausser leur « gloire » factice. Quelles significations donner à des gestes illusoires qui consistent à brûler les drapeaux américain et israélien ? Sinon cultiver la haine de l’Autre et la misanthropie.

 

Le Hamas est un gang de tueurs par personne interposées. La mort est son idéale, sa culture et le pilier de ses valeurs. La société qu’il domine est embrigadée pour assassiner, tuer avec jubilation et horreur. Des vampires qui sucent le sang de leurs citoyens. Qui font de la religion leur fonds de commerce hideux. Ils continuent à proférer des discours de défi avec des justifications métaphysiques. Peu lui importe les centaines d’enfants décédés et déchiquetés. Ces derniers iront droit à l’éden, pense-t-il. Sinistre.

Et la soi disant « rue arabe » : un troupeau de décervelés, de formatés chauffés à blanc qui ont perdu le sens de la pesanteur et de l’orientation. Qui exprime sa haine des juifs qu’elle souhaite exterminer de la surface de la terre. Avec des slogans incendiaires : « Allahou akbar assifa lilyahoudi nassifa » et aussi « Khaybar khaybar ya yahoud jaychou mohammad sa yaaoud ». Ces masses ameutées et « ameutables » pour l’occasion évoluent dans le cadre d’une idéologie totalitaire et absolutiste : ceux qui ne sont pas avec eux, sont automatiquement contre eux. La démocratie pour eux et le droit à la différence sont des hérésies condamnables.

 

Pourtant, cette « rue arabe », qui se veut l’expression des peuples, n’a jamais osé lever le petit doigt contre les crimes commis par les intégristes du Hamas ou les régimes arabo-islamistes sur des populations non arabes, au Darfour, au Kurdistan, en Egypte, en Syrie, en Libye, en Algérie, Au Niger…Non. Les droits du peuple amazigh devraient être sacrifiés sur l’autel de l’arabo-intégrisme, ce péril qui menace la civilisation planétaire.

La culture arabo-intégriste est une culture rigide et contagieuse qui dispense l’amour de la mort, fidèle à la tradition arabo-islamique faite de conquêtes, d’invasions, de tuerie et de razzias. Pour cette topique démoniaque, tuer est un plaisir. Il suffit de prononcer « Allahou Akbar » et quelques slogans rhétoriques pour penser venir à bout de l’armée israélienne.

 

J’ai entendu un « intégriste » affirmer, après le tremblement qui a frappé les amazighs du Rif que « c’est une punition divine ». J’ai également lu sur les colonnes de plusieurs canards que les revendications amazighes sont véhiculées par les amazighs collaborateurs alliés du sionisme et de l’impérialisme. Je n’ai jamais lu ni texte, ni communiqué de condamnations relatives aux assassinats sauvages perpétrés par les « musulmans » arabes contres les coptes d’Egypte, les amazighes de Kabylie et du Niger et les Kurdes d’Irak.

 

Fait frappant, la dénonciation des massacres de Gaza par la « rue arabe » et les « intellos » arabes de service a pour but, non de défendre le droit des palestiniens à la vie dans la paix, mais de dénoncer l’identité de l’agresseur : le juif. Peu leur importe le massacre perpétré par les gangs du Hamas contre leurs frères du Fatah. Le macabre est poussé aux extrêmes : la rue arabe jubilent de joie après qu’un enfant palestinien embrigadé s’est fait exploser à Tel Aviv.

 

On reproche au mouvement amazigh son « silence » face à Gaza ! Car sa position est déterminante : où il marche avec le troupeau ou il est condamné et accusé de haute trahison de la nation arabo-intégriste. Pour sa réhabilitation, le mouvement amazigh devrait envoyer ses enfants se faire exploser à Tel Aviv, leur apprendre à détester le juif et souhaiter, après chaque prière, sa disparition de la terre !

 

Non ! Le peuple amazigh aime la vie et œuvre pour la perpétuer. Il ne cèdera jamais aux sirènes des commerçants de la mort et de la chaire humaine. Il saura toujours défendre les causes justes, sans haine, ni sentiment de vengeance. Si pour la « rue arabe » et les corporations arabo-intégristes la mort de dizaines d’enfants et de femmes n’a pas de valeurs, puisque leur mort constituerait un moyen d’accès au paradis, pour les amazighs, la vie de chaque être humaine est sacrée et doit être défendu dans la légalité et le respect de l’Autre. Pour pouvoir évoluer, les arabo-intégristes et les arabistes doivent commencer par changer. Ce changement qui permettra de construire un avenir pour les générations futures, doit s’axer sur le rejet totale et définitif de la culture de la mort.

 

Auteur: Moha Moukhlis 

 

Remarque Collectif 

BRAVO Monsieur pour votre courage, votre lucidité! Nos vifs remerciements pour ce témoignage cher ami Amazigh. Hélas, en profitant de la question palestinienne, les arabes ont oubliés qu’ils sont les colonisateurs responsables du drame du peuple Amazigh. Dés leur venue en Afrique du Nord , les arabes n’entendaient pas seulement occuper, gouverner, et profiter de Maghreb berbère, mais aussi extirper la culture Celtique pour imposer une culture orientale à une population qui lui est totalement étrangère…

Par la perfidie, la cœrcition et des mesures quasi illégales, les religieux arabes se sont efforcés de dépouiller les Berbères de leur terre, de leur langue, de leurs légendes, de leurs traditions et de leurs coutumes. Le but ultime par conséquent, consiste à stériliser le peuple Amazigh progressivement pour le reconstruire sous forme arabophone. Ce scénario n’est pas seulement propre aux peuples du Maghreb, mais s’est répandue partout ou est arrivé la domination Arabo-Islamique. 

Le directeur du quotidien égyptien gouvernemental Al-Gumhouriyya : le Hamas, la Syrie et l´Iran, nouvel axe du mal

Samedi 24 janvier 2009

Source: Middle East Media Research Institute 

Le directeur du quotidien gouvernemental égyptien Al-Gumhouriyya, Muhammad Ali Ibrahim, est l´auteur d´une analyse en trois parties intitulée « le Hamas, Damas et l´Iran, le nouvel Axe du mal ». Il y critique les prises de positions du Hamas, de la Syrie et de l´Iran concernant Gaza et l´ouverture du point de passage de Rafah. Ibrahim estime que l´Iran et la Syrie ont fait en sorte que le problème palestinien demeure irrésolu afin de s´en servir pour promouvoir leurs propres intérêts dans la région. 

Selon l´auteur, le Hamas privilégie les intérêts de la Syrie et de l´Iran sur ceux des Palestiniens. Il qualifie en outre le Hamas de mouvement religieux tyrannique qu´il compare aux nazis, qui avaient eux aussi poussé leur peuple à la catastrophe au milieu du 20ème siècle.

Ce faisant, Ibrahim fustige également le Qatar, accusé de copiner avec l´axe irano syrien et de diffuser des programmes anti-égyptiens sur la chaîne qatarie Al-Jazeera. Quelques jours après la parution de l´article, le directeur de l´hebdomadaire égyptien Roz Al-Yousef, Abdallah Kamal, publie un article du même type. Il qualifie le Qatar d´hypocrite, en raison des critiques adressées à l´encontre de l´Egypte parallèlement aux efforts déployés pour se forger des liens avec Israël et les Etats-Unis.

Le directeur d´Al-Gumhouriyya : le Hamas, la Syrie et l´Iran s´efforcent de ternir l´image de l´Egypte 

Dans le premier article de la série, paru le 22 décembre 2008, Ibrahim écrit : « Depuis Damas, Téhéran et le Hamas critiquent l´Egypte et l´accusent de trahison, (1) se sentent obligés d´apporter des explications pour aider le public à comprendre des faits… que les Perses et les Syriens se sont efforcés de tronquer… L´Egypte pensait que la Tahdia [calme] était l´intérêt suprême de Gaza (…) Toutefois Khaled Mechaal, Ismaïl Haniye [leaders du Hamas] et d´autres membres du Hamas, n´ont pas compris à quelle sorte de Tahdia l´Egypte oeuvrait… Ces héros pensaient que les missiles inoffensifs qu´ils tiraient sur Sdérot obligeraient Israël [à accepter une Tahdiah].Avec l´échec du dialogue [national palestinien], l´Egypte a mis un terme à sa médiation [entre factions palestiniennes], mettant ainsi fin à l´espoir d´une conciliation inter palestinienne et révélant au grand jour l´appui politique apporté au Hamas [par l´Iran et la Syrie] (…)

L´une des raisons de l´incapacité de parvenir à une hudna fut le refus du Hamas de faire la paix avec le Fatah et son rejet de la solution des deux Etats que le monde entier espérait (…) » (1)

La Syrie et l´Iran complotent pour exploiter la cause palestinienne dans leur propre intérêt. 



Extrait du deuxième article d´Ibrahim, paru le 23 décembre 2008 : « Lorsque, fin janvier et début février 2008, le Hamas a entrepris d´inciter les résidants de Gaza à franchir [la frontière égyptienne], il est devenu évident que le [Hamas] espérait instaurer un émirat islamique au Sinaï (…) Le Hamas a tout à fait conscience que l´Egypte n´acceptera jamais la responsabilité de gouverner Gaza – ce qu´Israël essaie de lui imposer ; toutefois, si l´Egypte est sujet à des pressions arabes et islamiques le poussant à installer le Hamas dans le Sinaï pour raisons humanitaires – c´est-à-dire pour le sauver de la famine, du siège et d´attaques répétées -, les accords internationaux [de contrôle du passage seront invalidés].

[Ce dernier scénario a été imaginé] par Damas et Téhéran, pour un certain nombre de raisons : d´abord, [ils voulaient] que l´Egypte se préoccupe de sa sécurité nationale, afin que le problème palestinien ne soit pas résolu par le plus grand pays arabe [l´Egypte] et la communauté internationale, c´est-à-dire par l´instauration de deux Etats, chacun avec sa propre capitale.

Deuxièmement, [Damas et Téhéran voulaient] que le problème palestinien ne soit plus l´affaire du négociateur égyptien (désormais au fait de ses moindres détails et dont la réputation était source d´une admiration respectueuse de la part des [pays] arabes, de la région et au niveau international) et devienne l´objet de marchandages pour Damas et Téhéran. Parallèlement, [Damas] s´efforçait d´inclure le problème palestinien à un accord sur le Golan, ce qui rendrait les Palestiniens dépendants non seulement des désirs du Liban, mais aussi de ceux de la Syrie. Ainsi, la Syrie ramènerait le problème palestinien à son point de départ (…) »

Ibrahim ajoute : « Il est dans l´intérêt de l´Iran d´éviter de résoudre le problème palestinien avant la fin de la crise nucléaire iranienne, parce que l´Iran croit (…) qu´il peut jouer la carte du Hamas à des fins politiques, tout en améliorant de façon importante sa propre image (…) Nous avons sous les yeux un complot bien planifié, un programme conçu par Damas et Téhéran pour mettre le problème palestinien au service des intérêts de l´Iran et de la Syrie. C´est ainsi qu´ils se sont servis du Hezbollah et du Hamas avec une grande efficacité (…) » (2)

Les mouvements religieux [comme le Hamas] renferment des caractéristiques similaires au nazisme et à de nombreux partis tyranniques qui ont mené leurs nations respectives au désastre. 


Dans son troisième article, publié le 24 décembre 2008, Ibrahim écrit : « Le Hamas croit, tout comme les Frères musulmans égyptiens, le Hezbollah et d´autres organisations religieuses, que tout ce qu´il fait est toujours bien (…) Le Hamas, comme tout autre mouvement idéologique, croit que parce qu´il a été élu par son peuple, le peuple n´a plus son mot à dire, et que parce qu´il a remporté les élections, il peut traiter la population [comme bon lui semble]. Les mouvements religieux renferment des caractéristiques similaires au nazisme et à de nombreux autres partis tyranniques qui ont conduit leurs nations respectives au désastre (…)

Les [déclarations] et les actions du Hamas caractérisent [un mouvement qui] s´efforce de conduire son peuple à la destruction (…) L´Egypte se préoccupe des Palestiniens, mais pas le Hamas – pas le moins du monde. Le Hamas tient tout le peuple palestinien en otage, disant : ´Nous vivrons ou nous mourrons ensemble.´ Le Hamas impose le suicide aux Palestiniens, car il se considère comme leur dirigeant légitime.


Pour le Hamas, peu importe que l´équilibre des pouvoirs soit totalement à leur désavantage – ils demeurent arrogants. Les Palestiniens ont en effet élu le Hamas. Toutefois ce dernier n´a pas fait du bien-être des Palestiniens sa priorité, préférant rejoindre l´axe opposé aux pays arabes modérés : l´axe irano syrien, opposé à l´Egypte et à l´Arabie saoudite.

Les positions du Hamas et de l´Egypte sont diamétralement opposées. Le Caire pense qu´il est impératif de sauver les Palestiniens de la catastrophe, tandis que le Hamas prétend qu´il n´y a rien de mal à ce qu´ils périssent tous, vu qu´ils deviendront martyrs et iront au Paradis. Il serait plus important de renforcer l´axe du mal Syrie Iran, qui subventionne les mouvements religieux en Irak, au Liban et en Palestine (…).

Le Hamas pousse Gaza au massacre, et dénonce ce faisant les Arabes ou les Egyptiens qui ne leur sont pas venus en aide. Les Palestiniens doivent comprendre la vérité : les agissements [du Hamas] poussent [Gaza] vers un massacre (…)

Cela montre que le Hamas fait partie du plan de Tel-Aviv visant à éliminer le problème [palestinien]. Il se peut que le Hamas ne s´en rende pas compte ; où peut-être que si, mais il considère les intérêts syriens et iraniens comme cent fois plus importants que ceux de ses électeurs. » (3)

L´axe irano syrien n´entraînera pas l´Egypte dans la guerre 

Dans un article du 1er janvier 2009, paru dans Al-Gumhouriyya, Ibrahim écrit : « [L´ouverture] du passage [de Rafah] n´est que l´un des nombreux objectifs du complot irano syrien contre l´Egypte. L´axe irano syrien cherche à entraîner rapidement l´Egypte dans un affrontement avec Israël. Toutefois, ces pays oublient que l´Egypte a décidé il y a longtemps d´adopter la paix. L´Egypte s´est assez battu et ne [sacrifiera] jamais sa vie pour défendre les autres (…)

Si le dirigeant du Hezbollah [Hassan Nasrallah] pense que l´Egypte devrait rejoindre le front [contre Israël], nous devons lui demander : où sont les fonds que vous accumulez ? Où sont les missiles Shihab 1, 2 et 5 et tous les autres missiles testés par Téhéran pour effrayer l´ennemi d´Allah et votre ennemi ? Ne faites-vous la guerre que devant les caméras de télévisions ? Les missiles de Téhéran ne sont-ils là [que] pour le spectacle ? [Pendant que] la machine de guerre israélienne attaque Gaza, vous attaquez l´Egypte. Vos héros restent assis dans leurs planques – et vous demandez : où est l´Egypte ? (…)

[Le dirigeant du Hamas Khaled] Mechaal, dans sa folie, se prend pour un héros, émettant des ordres depuis sa planque de Damas ou de Téhéran à ses homologues de Gaza, leur ordonnant de se faire tuer.

Aucun [mouvement] de résistance ne voit ses décisions prises par d´autres. Or Khaled Mechaal n´est pas libre : ses décisions sont contrôlées par Téhéran. Il ne massacre pas les Palestiniens dans le but de libérer la Palestine, ce qu´il est complètement incapable de faire, mais d´empêcher Abbas de négocier avec Israël. Peut-il y avoir plus grande folie ? (…)

L´Egypte ne se laissera jamais entraîner dans un affrontement avec Israël pendant que l´Iran reste assis bras croisés, émettant des ordres exécutés par ses laquais. Nos forces armées ne se battront jamais pour défendre la Syrie dont l´armée, pour autant que je sache, n´a pas envoyé une seule balle depuis 1973 (…)

Le Hamas n´a aucun avenir en Palestine. Ce qu´il a fait aux Palestiniens, pas même Israël ne l´a fait. Ce gouvernement est le premier gouvernement musulman au monde à empêcher ses citoyens de faire le Hajj [pèlerinage à la Mecque], et le troisième régime [arabe] à massacrer son propre peuple, après Saddam Hussein et Hafez El-Assad. L´armée égyptienne devrait-elle le défendre ? Devons-nous défendre des fous qui ont massacré leurs propres populations, tenu les blessés en otages et empêché [leurs citoyens] d´accomplir le Hajj et, pire encore, abattu l´un de nos fils [en référence à l´officier égyptien tué dans un affrontement avec le Hamas au passage de Rafah] (…) ?

Ibrahim fustige en outre le Qatar, qualifié d´hypocrite à cause des attaques dirigées contre les pays arabes, alors que lui-même œuvrerait à l´instauration de relations avec Israël et les Etats-Unis : « Washington avait autrefois un protectorat au Moyen-Orient – Israël -, mais il en a aujourd´hui deux : Doha et Tel-Aviv (…) Le Qatar est le pays arabe aux relations commerciales les plus développées avec Israël (…) Le Qatar a été le premier pays à vendre à Israël plus de gaz naturel que l´Egypte, et à un prix plus bas – et personne ne s´est opposé à cela. Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères qatari, Hamad bin Jazim bin Jaber Aal Thani, est en bons termes avec la ministre israélienne des Affaires étrangères Tsipi Livni. Les lettres et les présents qu´il lui a envoyés pour son anniversaire indiquent un [engouement amoureux] d´adolescent attardé. Il a choisi de s´acheter une résidence secondaire à Nahariya, pour passer des vacances avec ses amis israéliens, qu´il préfère aux Britanniques (…)

La base des opérations militaires américaines [au Moyen-Orient] se trouve à Doha – et est la plus grande base militaire américaine hors des Etats-Unis. C´est de là-bas que les Etats-Unis ont lancé l´offensive d´artillerie contre l´Irak, avant l´invasion de 2003, et c´est là-bas qu´ils ont préparé cette opération (…) Le Qatar a construit cette base américaine à ses propres frais (…) Il est vrai que le Qatar est occupé par les Etats-Unis, mais c´est avec l´assentiment du Qatar et de sa population. [L´occupation] fait plaisir [au Qatar] et est basée sur des intérêts mutuels [avec les Etats-Unis] (…) Et voilà que ce pays occupé cherche à organiser un sommet arabe, appelant les grands pays arabes à y assister. Parfois il s´imagine même qu´il peut donner des ordres (…) » (4)

Le directeur de Roz Al-Yousef : l´Iran, la Syrie et le Qatar luttent pour l´hégémonie régionale – aux dépens de l´Egypte 



Dans un article paru le 3 janvier 2009 dans Roz Al-Yousef, le directeur du journal, Abdallah Kamal, s´en est également pris à l´axe Syrie Iran Qatar : « Il y a quelques années, en dépit de son alliance de longue date avec l´Iran, la Syrie est devenue le troisième membre de la Troïka des plus grands pays arabes, formée suite à
la Deuxième guerre du Golfe (…)

Le premier membre de cette Troïka était l´Egypte, le second l´Arabie saoudite. Depuis toutefois, la Syrie est progressivement (…) tombée sous l´emprise de l´Iran, dont la politique est contraire aux intérêts des pays arabes, en raison de son ethnicité perse, de sa foi chiite et de son programme politique, complètement opposé à celui des Arabes.

La principale entrave à l´influence iranienne dans la région est la suprématie politique de l´Egypte. [C´est pourquoi l´Iran] s´est efforcé d´écarter l´Egypte de la scène ce dernier quart de siècle ou plus (…) Il essaie de pousser l´Egypte à un affrontement militaire avec Israël qui ruinerait son économie et sa stabilité politique pour les 25 ans à venir au moins, et le plongerait dans une situation sécuritaire sans issue (poussant les Palestiniens dans le Sinaï et en faisant une bombe démographique à retardement pour l´Egypte) (…)

L´Iran essaie même de renverser le régime égyptien, ou tout au moins de [mettre en doute sa légitimité] morale, afin d´exercer des pressions et de lui faire perdre son influence politique dans la région (…) Le lieu idéal de la réalisation de ce souhait n´est autre que Gaza (…)

L´Iran a aidé le Hamas à fabriquer des roquettes, par la contrebande d´ogives et de systèmes d´orientation de missiles dans Gaza – faits en Chine, en Corée, ou ailleurs. Le Hamas fabrique des roquettes avec de la poudre à canon, des tuyaux, des pièces qu´il reçoit. L´Iran fournit en outre 40 millions de dollars par mois en fonds (25 millions de dollars pour le Hamas et 15 millions de dollars pour le djihad). (…) » (5)

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[1] Al-Gumhouriyya (Egypte), 22 décembre 2008.

[2] Al-Gumhouriyya (Egypte), 23 décembre 2008.

[3] Al-Gumhouriyya (Egypte), 24 décembre 2008.

[4] Al-Gumhouriyya (Egypte), 1er janvier 2009.

[5] Roz Al-Yousef (Egypte), 3 janvier 2009.

«Le roi du grand écran arabe» Adil Imam dénonce le Hamas

Samedi 24 janvier 2009

Avoir le courage d’exprimer publiquement son désaccord avec le mouvement Hamas, c’est s’exposer à une menace de mort. C’est ce qui vient d’arriver à l’acteur égyptien Adil Imam. «Le roi du grand écran arabe», comme on le surnomme en Egypte, a fait l’objet d’un appel à l’assassinat lancé par l’organisation terroriste «Al Qaïda au Maghreb islamique».

Dans un communiqué relayé par des sites jihadistes, l’actuel émir de l’organisation terroriste, l’Algérien Abou Mosaâb Abdelouadoud, a édicté une «fatwa» appelant à «la liquidation physique» du comédien égyptien le plus populaire du monde arabe. «Dans ces moments difficiles que vit la terre résistante de Gaza, des impies se moquent du sang des enfants et des femmes qui font face à l’ennemi de Dieu. C’est ce qu’a fait le mécréant Adil Imam et, de ce fait, il mérite la mort», indique la fatwa du chef des terroristes d’Al Qaïda au Maghreb.

Les terroristes d’Al Qaïda reprochent à la star égyptienne d’avoir affiché son désaccord avec la position du Hamas en ce qui concerne la situation que vit le peuple palestinien. Dans une déclaration à la presse, M. Imam a précisé que tout ce qui a été publié sur sa position a été monté de toutes pièces reconnaissant, toutefois avoir dénoncer publiquement le fait que ce mouvement ait été et continue à être à l’origine de la dislocation dont souffre le peuple palestinien actuellement. «Je n’accepte pas que mon patriotisme et mon panarabisme fassent l’objet de surenchères de la part de personne», a-t-il déclaré avant de réitérer son rejet de la position du Hamas qui approfondit les dissensions entre les Palestiniens.

Il dirige  ce reproche également aux «Frères musulmans» qui participent à cette dissension à travers leurs prises de position politiques et les déclarations qu’ils multiplient dans ce sens. Il est à rappeler que le mouvement des «Frères musulmans», à l’instar des mouvances islamistes de par le monde,  a profité de l’agression israélienne contre Gaza pour se positionner vis-à-vis de l’opinion publique arabe en accusant le gouvernement égyptien d’avoir «trahi la Oumma» et de s’être «allié aux ennemis de l’Islam».

Adil Imam, tout en indiquant qu’il ne craignait pas les menaces terroristes puisqu’il en a fait l’objet plusieurs fois durant sa carrière, a fait allusion au fait que ceux qui exploitent la situation «sont confortablement installés dans des lieux luxueux pendant que le peuple palestinien n’a pas où se réfugier des bombardements israéliens». Adil Imam réagissait ainsi aux déclarations du dirigeant des «Frères musulmans», Mahdi Akif, qui a déclaré, alors que Gaza était bombardée par l’armée israélienne, que «la victoire était proche». L’acteur égyptien a déclaré qu’il trouvait «étrange et pas claire»  la position du leader des «Frères musulmans». « le Hamas doit arrêter ce qu’elle fait car Israël ne répondra pas à ses actes en lui offrant des fleurs», a-t-il dit dans un entretien publié par le quotidien «L’Égyptien d’Aujourd’hui» tout en rappelant que ce mouvement a provoqué «une guerre disproportionnée» malgré «les avertissements égyptiens».

Ce n’est pas la première fois que Adil Imam est menacé par le terrorisme islamiste. Durant sa longue carrière, la lutte contre l’extrémisme a été l’un des sujets favoris de sa filmographie qui traite, par l’humour, le plus souvent d’une manière audacieuse le phénomène de l’islamisme dans le monde arabe en général et dans la société égyptienne en particulier. Ce qui lui a valu de vivre toujours sous la menace de mort de la part des groupuscules intégristes.

Remarque du Collectif

L’acteur égyptien Adil Imam a eu raison de sortir de son silence et de dénoncer le Hamas, c’est d’ailleurs la seule voie pour sauver la planète de cette ennuyeuse secte islamo nazie. Non seulement  les Palestiniens sont sacrifiés aujourd’hui  par le Hamas mais aussi le Peuple israélien a été la cible de graves violations, menées dans l’ombre de la poursuite du terrorisme régional pratiqué  par cette organisation criminelle. 65 ans après la Shoah, ce ne sont plus les nazis qui bousillent les familles  juives ce sont ces tueurs fanatiques Islamistes!!! 

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