Archive pour mars 2012

“Soyons honnête, Israël est le seul phare démocratique du Proche-Orient ! Par Tawfik Hamid

Lundi 19 mars 2012

Le Dr. Tawfik Hamid, écrivain et universitaire égyptien, parle  du fond de son  Cœur comme  Musulman éclairé.

 

Je suis né de religion Musulmane, mais je suis Chrétien d’Esprit et Juif de Cœur. Je suis surtout un être humain, opposé au fondamentalisme de l’Islam…

Après les nombreuses attaques terroristes de certains de mes coreligionnaires à travers le monde, après de nombreux actes de violence perpétrés par des islamistes dans de nombreux pays, je me sens responsable comme être humain et comme Musulman de parler et de dire la vérité pour protéger mes concitoyens du monde d’une catastrophe à venir, une guerre de civilisations.

J’admets que l’enseignement actuel prodigué dans nos écoles et dans nos mosquées crée la violence et la haine contre les non-Musulmans. Nous autres Musulmans nous avons besoin de changer notre perception du monde. A ce jour, nous acceptons la polygamie, les raclées données aux femmes par les hommes et le meurtre de ceux qui quittent notre religion, par apostasie.

Nous n’avons jamais eu de principes affirmés et clairs contre l’esclavage ou les guerres, contre le prosélytisme et la conversion forcée à l’Islam des non croyants, contre la taxe obligatoire de ceux qui se soumettent à notre religion (jizia). Nous demandons sans cesse aux autres de respecter notre religion, alors qu’en permanence nous maudissons à haute voix les non Musulmans, lors de nos prières le vendredi à la mosquée.

Quel message transmettons-nous à nos enfants quand nous appelons les Juifs “descendants de porcs et de singes” ? Est-ce un message d’amour et de paix, ou un message de haine ?

Je suis allé dans des églises et dans des synagogues et là on prie pour les Musulmans. Alors que nous n’arrêtons pas de les maudire et que nous enseignons à nos futures générations de les appeler “des infidèles” et de les haïr.

Dans un réflexe de soumission, nous sautons sur toute occasion pour défendre le prophète Mohamed, quand quelqu’un l’accuse d’avoir été pédophile. Mais en même temps, nous sommes fiers de cette histoire racontée dans nos livres saints où il épouse Aïsha, une gamine de 7 ans, alors qu’il avait plus de 50 ans.

Je suis triste de dire que parmi nous, nombreux étaient ceux qui se sont réjouis après les attentats du 11/9, et après d’autres attaques terroristes. Les Musulmans dénoncent ces attaques devant les medias, mais ils les tolèrent, voire ils sympathisent avec la cause de la terreur.

Jusqu’à ce jour, les hautes autorités religieuses de notre foi n’ont jamais émis un jugement religieux ou “fatwa” condamnant Ben Laden comme apostat. A l’opposé un écrivain comme Salman Roushdie a été déclaré apostat ” qu’on doit tuer”, selon la loi religieuse ou sharia’h, parce que dans un de ses livres il critiquait l’Islam.

Des Musulmans manifestent pour avoir plus de contraintes religieuses comme en France, lorsqu’ils se sont opposés à l’interdiction du hijab, alors qu’ils ne le font pas avec autant de passion et en aussi grands nombres, quand il s’agit de condamner la terreur. C’est notre silence absolu contre les terroristes qui leur donne tant d’énergie pour continuer.

Nous Musulmans, nous devons aussi cesser de blâmer les autres ou le conflit arabo-israélien pour nos problèmes. Il faut avouer en toute honnêteté qu’Israël est le seul phare de démocratie, de civilisation et de droits de l’homme dans tout le Moyen Orient.

Nous avons chassé nos Juifs (0,9 million) sans aucune compensation ou miséricorde de la plupart des pays arabes qui sont devenus “judenrein” (vides de Juifs), alors qu’Israël a accepté plus de 1,3 million d’Arabes comme citoyens Israéliens à part entière, ayant les droits de tout être humain.

En Israël, la femme ne peut être légalement battue par un homme et toute personne peut changer de foi, sans crainte d’être tuée pour apostasie. Or ceci n’est pas le cas dans le monde islamique. Je reconnais que les Palestiniens souffrent, mais leurs souffrances sont dues à la corruption de leurs dirigeants et ne sont pas le fait d’Israël.

D’ailleurs, on ne voit pas d’Arabes quitter Israël pour aller vivre dans un pays arabe, alors que des milliers de Palestiniens vont travailler avec bonheur chez l’”ennemi” israélien. S’ils étaient vraiment maltraités, continueraient-ils à aller travailler là-bas ?

Nous, Musulmans, nous devons reconnaître nos problèmes pour y faire face. C’est à cette condition là que nous pourrons commencer une nouvelle époque, en harmonie avec le monde entier. Nos dirigeants religieux doivent s’opposer clairement et fermement à la polygamie, la pédophilie, l’esclavage, le meurtre de ceux qui quittent l’Islam, ils doivent condamner les hommes qui frappent leur femme et les Musulmans qui déclarent des guerres contre les non Musulmans pour répandre l’Islam. Alors seulement, nous pourrons avoir le droit de demander aux autres de respecter notre religion.

Le temps est venu d’arrêter notre hypocrisie et de dire ouvertement “Nous Musulmans, nous devons changer”.

 

Texte original de Tawfik Hamid – Adaptation française Kabyles.net

 

Très beau texte.

 

Remarque du Collectif Arabes Pour Israël

 

Cet homme n’est vraisemblablement une perle rare. Extraordinaire parcours de Tawfik Hamid qui donne envie de croire que l’être humain est capable du meilleur. Ce médecin égyptien a fait une belle repentance: c’est un ancien fondamentaliste de la Jamaa Islamiya (mouvance islamo terroriste proche des frères musulmans). Cet auteur à du courage de  se présenter ainsi. Nous voulons  bien croire que cet homme n’est pas seul dans le monde musulman.. Il serait cependant souhaitable que tous les gens qui, comme lui, ont le courage de montrer aux Musulmans quelles impasses certains veulent leur faire emprunter, il faudrait donc que toutes ces personnes trouvent une formule pour parler d’une seule voix. Il est certain qu’ils sont une poignée de sable dans un vaste océan.

 

Aujourd’hui, nous pensons que le seul remède, en dehors d’un conflit armé long et coûteux, serait que l’opinion de gens comme le Dr Tawfik Hamid fasse son chemin parmi les Musulmans qui comprennent que la violence et la volonté de dominer les autres ne doivent pas régir les rapports entre les peuples……

 

Israël est le seul havre de sécurité pour les journalistes : Par Nabil Sharaf elDine

Lundi 19 mars 2012


La lucidité existe dans le Monde Arabe ! Mais en toute discrétion.

 

Nabil Sharaf elDine est un journaliste et analyste politique égyptien. Pour ce journaliste  arabe Israël est le seul lieu dans la région ou on peut exercer librement le métier du  journalisme sans se faire expulser, ou se faire emprisonner ou même tuer. Il explique aussi la densité de journalistes étrangers résidant en Israël.

 

 

« Pour un journaliste arabe voulant exercer sérieusement sa mission de journaliste, il est difficile aujourd’hui de trouver au Moyen Orient un lieu sûr, à l’exception d’un seul état que les démagogues arabes continuent d’appeler « l’entité supposée », l’état d’Israël…

Depuis mon enfance j’étais hanté par un engouement pour « Bilad al Sham », la Grande Syrie  – incluant le Liban, la Jordanie, la Palestine – Cette fascination a commencé quand je reconnaissais les voix de chanteurs de cette région tels que Sabah Fakhry (né en 1933). Ces souvenirs et leurs images me sont apparus lors d’un vol en direction de cette « terre de beauté », rêvant de soirées féeriques à Alep, visitant les vieux marchés de Damas et traînant dans ses cafés. Ces images flash me taraudait encore lorsque l’avion a atterri à l’aéroport de Damas, mais dans la ½ heure tout s’évanouissait.

Je fus écarté par un officier de police qui contrôlait mon passeport. Il me fit signe de patienter un instant pendant qu’il vérifiait une liste de noms, « travail de routine » me dit-il. Quelques minutes plus tard, un homme en civil au visage sinistre me demanda de le suivre. Je demandais à prendre mes bagages, « ils sont déjà là, dans ce bureau » me di-il…

Deux heures ou plus passèrent, alors que j’attendais sur un siège inconfortable dans un réduit faisant penser à une cellule d’incarcération. Un 3ème officier se présenta pour me harceler de questions, commençant par mon métier douteux de journaliste et ma marque favorite de cigarettes – Marlboro rouge. Je répondais calmement essayant en vain d’adoucir son ton tranchant. Il me dit avec dédain « Votre cas est en cours d’examen » , ajoutant qu’il me donnerait le résultat incessamment. Une heure plus tard, un 4ème officier apparut, encore plus sinistre, me disant, comme si j’étais l’ambassadeur du diable, « Vous n’êtes pas le bienvenu en Syrie, c’est une décision à haut niveau et je n’ai pas à vous l’expliquer » .

Après avoir sérieusement fouillés mes bagages, je fus mis dans un avion pour le Caire. Je me suis alors demandé ce qui m’arrivait, peut-être des éditoriaux d’opinion ou des interviews à la TV où j’ai dû critiquer des dirigeants syriens… Cette expulsion de Syrie a eu lieu il y a 18 mois. A l’époque j’ai préféré ne pas en parler, ne voulant pas faire état d’un incident somme toute mineur, surtout dans un pays au régime dictatorial, dirigé par un homme ayant hérité son pouvoir. Mais je ne pouvais m’empêcher de sourire amèrement à chaque fois que j’entendais des officiels syriens débitant tels des perroquets le slogan officiel du part Baath « Une nation arabe avec un message éternel » , ayant maintenant compris ce que cela voulait dire.

 

J’ai voulu aller à Beyrouth pour écouter le concert de la déesse Fayrouz, prévu à l’hôtel al Bayal et je me préparais à cet événement auquel on assiste une fois dans la vie. J’ai donc téléphoné à un journaliste et ami libanais. Il était terrifié par mon projet osé et surpris par ma naïveté – comment allais-je au Liban, alors que j’étais réputé pour avoir attaqué le H’ezbollah – en effet j’avais qualifié cette milice shiite de fauteur de guerre, satellite de l’Iran qui avait des aspirations hégémoniques dans la région. En fait, il m’est sorti de la tête que les hommes du H’ezbollah contrôlaient de facto, l’aéroport de Beyrouth – un autre étonnement de mon correspondant qui craignait pour ma sécurité.

 

Malgré qu’il ait fait partie intégrante de l’Egypte, puis-je me sentir assuré d’aller au Soudan aujourd’hui ? Sans doute pas du fait de mes attaques verbales contre le régime d’Omar al Bashir, qui s’entête à présider un état en voie d’écroulement.

Je suis sûr que le Conseil Révolutionnaire de Mouamar Gaddafi ne m’empêchera pas d’entrer en Libye. Mais en sortir, aucune certitude, étant donné les fâcheux précédents de nombreux journalistes. Je ne pense pas que les sbires du Colonel seraient plus miséricordieux avec moi qu’avec Daif al Ghazal journaliste basé à Londres dont le corps a été trouvé le 2/6/05, sur la plage de Benghazi, plus de 2 semaines après sa disparition. Il avait été tellement torturé qu’on ne le reconnaissait plus, selon « Reporters sans frontières ». Personne ne peut mesurer les souffrances subies par ce jeune homme de 32 ans, les mots prononcés quand on lui a coupé les doigts à la scie électrique ou ses cris quand on l’a brûlé à l’acide. Personne ne s’en est inquiété et aucun journal arabe n’en a parlé. Seuls des journaux occidentaux, des ONG des Droits de l’homme et quelques sites internet l’ont cité. Je me souviens avoir écrit de nombreux articles sur le sujet, rappelant que le régime libyen s’était spécialisé dans ce type d’œuvres et insistant sur l’étrange comportement du Grand Chef Mouamar, ses sorties risibles, notamment lors des sommets arabes. Après cela je n’ose même plus aller à la plage de Salloum, la ville égyptienne à la frontière libyenne.

 

Etant un des journalistes du Moyen Orient qui refuse d’être « politiquement correct » et de se limiter au rôle de « loyal au régime en place », on m’accuse parfois de chercher « la normalisation avec Israël », d’être un apostat à l’Islam, ou même un agent américain…

J’ai renoncé à trouver une lueur d’espoir dans ce vaste monde arabe et je dois avouer qu’Israël est aujourd’hui pour moi « le seul havre de sécurité «  un état où on est assuré d’y travailler dans la dignité et de revenir vivant, l’état que nos démagogues continuent d’appeler « entité supposée ».

Tout comme la famille palestinienne Helles de Gaza qui a fui les jihadistes du Hamas, se réfugiant en Israël, je vois le moment où des millions d’Arabes iront humblement vers les soldats de Tsahal pour demander protection. Alors chers compatriotes arabes, je vous en conjure, n’hésitez pas à aller visiter l’état d’Israël ! »

 

Nabil Sharaf elDine, journaliste et analyste politique égyptien.

Paru dans le Jerusalem Post – édition Internationale du 25/11/10

Titre d’origine « Irions-nous en Israël ? »

Traduit par Albert Soued

 

Remarque Collectif Arabes Pour Israël

La vérité  est une vertu qui appartient aux hommes de valeur. Soyez béni parmi les justes, Mr Nabil Sharaf elDine . Nous ne pouvons rester insensible devant tant de courage, …et de vérité ! Que le Tout Puissant vous protège MONSIEUR.

 

 

*En 2011, Freedom House (Maison de la liberté) a réalisé une étude qui a réaffirmé qu’Israël était le seul pays de la région du Moyen Orient et d’Afrique du Nord à soutenir la liberté de la presse Voir aussi dans ce sens l’article sur le Congrès annuel des journalistes : la liberté de la presse est totale en Israël