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Archive pour octobre 2009

Des sourates et versets sionistes dans le Coran : Par Abdelkader Amlou

Dimanche 11 octobre 2009

Les islamistes, qui prétendent être attachés au texte saint, le Coran, maintiennent encore, avec beaucoup de mépris, des attitudes hostiles envers Israël.

 

Ce paradoxe doit être sérieusement examiné ! Nulle personne n’ignore que depuis ses premières lueurs, le mouvement sioniste, puis l’Etat d’Israël ne cessent d’être ciblés par des fatwas qui font appel à la destruction. On sait encore que dans le contexte colonialiste le monde arabe,inclus
la Palestine, dont la question devrait être traitée à part, car cette terre est régie par des textes sacrés indépassables, se trouva dans la nécessité de se révolter. Le retour en masse des juifs, suite à la demande de la foi,paraissait aux yeux des arabes et musulmans, avoir l’aspect d’une force colonialiste et n’a rien de différent de celle des français, celle des anglais qui auraient à déployer leurs forces pour la domination dans la région. Coïncidence ! Et inconvénient qui ne cessent de menacer toute la région.

 

 

Le Coran est bien clair en ce qui concerne la promesse de donner la terre sainte aux fils d’Israël. Il suffit de lire du verset 20 au verset 26 de
la Sourate n°5 (
La Table) pour se rendre compte de cette vérité. La promesse est donnée par Allah et personne n’a contesté ce qui est relatif à la foi. Le seul, à ce que je sache qui a osé contredire la promesse fut Ibn Hazm (11eme siècle).

 

Dans sa célèbre lettre polémique à Ibn-Naghrilla (peut-être le traducteur de quelques passage talmudiques Samuel Ha-Naguid), il a souligné que la promesse est un mensonge juifs « Il est de leurs mensonges que dieu leur a promis de leur donner en possession la terre sainte » a-t-il écrit. Sa justification fut alors le fait de l’histoire : le royaume des fils d’Israël n’existait pas à l’époque, comment admettre alors que Allah puisse promettre quelque chose qui n’aurait plus d’existence ? C’est dire par la suite que Allah est impuissant de se tenir à sa promesse.

 

 

Allah selon lui n’a rien promis puisque les fils d’israel n’auraient pas régné sur la terre sainte à l’époque d’Ibn Hazm. Drôle de déduction pour un fondamentaliste censé ne plus quitter le texte coranique. Que dirait ce grand savant qu’aujourd’hui Israël est vérité historique ?

 

Quitterait-il pour les propos politistes des politicards que sont les Oulémas (savants théologistes) contemporains qui laissent de côté la parole divine, pour s’aligner derrière un publique ignorant dans la majorité, et derrière des politiciens laïcs qui menaient depuis longtemps une lute acharnée contre la religion? L’erreur persiste encore et personne n’a jamais attiré l’attention du publique arabe et musulmane sur le fait dangereux que présente une telle procédure, à la fois pour la foi et la paix mondial.

 

 

Sur 6258 versets coranique (6236 selon la méthode Koufie moins de 22 versets selon celle de Médine), 670 versets soit plus de 10,6°/°, nous racontent l’histoire des fils d’Israël (sans compter bien sûr des centaines d’autres versets polémiques ou d’autres qui parlent du premier ancêtre Abraham ou ceux qui racontent sur Jésus).

 

Ces versets sont dispersés dans près de 26 sourates sur 114 soit 22,8°/°. On peut attribuer sans crainte à ces textes le qualificatif SIONISTES. Pas parce qu’ils reprennent l’histoire du peuple en suivant un plan bien défini : l’entrée de Jacob et ses fils en Egypt, la naissance de la nation avec Moise, la fondation du royaume et le règne de David et Salomon, mais aussi ils appellent à l’entrée du peuple dans le territoire promis  » 20. (Souvenez-vous) lorsque Moïse dit à son peuple :

 

« O, mon peuple ! Rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous, lorsqu’Il a désigné parmi vous des prophètes. Et Il a fait de vous des rois. Et Il vous a donné ce qu’Il n’avait donné à nul autre aux mondes. 21. O, mon peuple ! Entrez dans la terre sainte qu’Allah vous prescrite. Et ne revenez point sur vos pas [en refusant de combattre] car vous retourneriez perdants« . (Sourate n°5.V, 20et21).

 

 

 

Selon les règles, le Ijtihad, l’effort à déployer par tout musulman apte à ce genre de travail pour en déduire les lois à appliquer à partir des textes fondamentaux, le coran et la sounnat, est prohibé.

Par conséquent, les musulmans sont appelés à de nouvelles attitudes conformes à la littéralité des textes saints, à rejeter leurs traditions haineuses vis-à-vis d’Israël, en tant que vérité coranique et géographique à jamais (voir sourate n°17. V, 2à8). Nous savons bien que les islamistes et les laïcs se divergent idéologiquement mais ils se convergent facilement lorsqu? Il s’agit d’Israël. Qu’ils répondent ou non à cet appel, Israël est le fait accompli, le mot prononcé par Allah. 

 

 

 

Par Abdelkader Amlou – Membre du conseil de l’AFEMO 

 

 

Remarque du Collectif Arabes Pour Israël 

 

L’Association Francophone d’Etudes du Moyen-Orient (AFEMO) est une organisation politique créée en février 2004 par un groupe d’universitaires francophones pour mettre en commun des travaux de recherche sur le Moyen-Orient. Dès sa création l’AFEMO s’est donnée pour mission de sensibiliser le monde académique francophone aux nombreux défis auxquels sont confrontés les peuples de cette région, notamment les violations des droits de l’homme et des minorités, et les problèmes liés à l’insécurité. 

 

En février 2008, l’organisation a transféré ses bureaux à Paris et s’est rebaptisée Middle East Pact (MEP). Elle oeuvre depuis comme réseau d’étude et d’information international ainsi que comme groupe de pression en Europe agissant en faveur de la démocratisation et de la pacification du Moyen-Orient.  

 

Israël : Un bouc-émissaire pour nos fautes par Ali Ahmad Al-Baghli, ancien ministre du Pétrole, Koweït

Dimanche 11 octobre 2009

Extraits de la presse arabe présentés afin de faire connaître au public les  courants politiques libéraux et modérés au Moyen-Orient | 

Il y a soixante ans, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a rendu la décision de créer Israël et de diviser la Palestine en deux, une partie pour les Palestiniens et l’autre pour les Juifs. Plusieurs décennies plus tard, les pays arabes sont encore opposés à cette décision en raison de leur conviction que la Palestine ne devrait appartenir qu’aux Palestiniens – à l’instar des revendications d’Abdel Nasser [1], d’Al-Shuqairi [2] et d’Arafat dans le passé. Les Arabes ont perdu une guerre de six jours qui a débuté le Juin 5 1967, se sont retirés à leurs frontières et ont rejeté la décision de distribuer les terres palestiniennes en 1948. Ils ont tous pleuré la perte de terres en Cisjordanie, au Golan et dans le Sinaï.

Les Palestiniens et les Arabes organisent ces jours-ci des fêtes pour célébrer ce qu’ils appellent une « calamité », alors que les Juifs se réjouissent de la construction et du développement. Nous célébrons des calamités !

Je me suis senti abattu en me rendant compte que 60 ans se sont écoulés et que rien ne s’est passé pendant ces jours de gloire. D’autres régions du monde ont atteint le sommet du développement, en particulier au 20e et 21e siècles, mais les Arabes n’ont rien accompli car nous étions occupés à nous blâmer les uns les autres pour les choses négatives qui surviennent autour de nous. Nous croyions tous que certains partis complotent à notre encontre. Selon le Saint Coran, nous sommes la meilleure nation créée pour les hommes. Certains d’entre nous vivent encore les jours magnifiques des sixième et septième siècles, à l’époque où les musulmans ont été chassés d’Andalousie.

Nous blâmons souvent Israël pour notre incapacité à nous développer. Imaginons qu’Israël ne soit pas dans la région. Serions-nous alors comme la Malaisie,l’Indonésie, l’Inde ou la Turquie ? Je ne le crois pas. Il est tellement absurde d’imaginer une pareille chose, non pas à cause d’Israël, mais en raison de notre tendance à opposer le développement et toute nouveauté.

Par exemple, l’Afrique du Nord ne devrait pas souffrir car elle est loin d’Israël. Les pays dans cette partie du monde réunissent toutes les conditions favorables au développement, en plus de leur proximité avec l’Europe, où les pays sont développés et avancés. Toutefois, il n’y a ni démocratie, ni développement dans les pays arabes d’Afrique du Nord. Pourquoi ? Ces nations blâment les colonies européennes pour leur échec. En d’autres termes, si nous n’avions pas Israël comme bouc-émissaire, nous inventerions quelqu’un d’autre à blâmer pour nos problèmes.

Source: The Arab Times, 29 mai, 2008 

[1] Gamal Abdel Nasser, président d’Égypte, 1954-1970

[2] Ahmad al-Shuqairi, premier président de l’Organisation de Libération de
la Palestine, 1964-1967

Remarque du Collectif Arabes Pour Israël 

Nous pouvons ajouter aussi que les gouvernants arabes sont des hypocrites invétérés, sans le moindre principe. D’un côté, ces leaders égocentriques, soi-disant “modérés”, supplient en catimini les Israéliens de les aider à endiguer la déferlante islamiste, qui est en train de déstabiliser leurs régimes politiques ultraconservateurs et pourris jusqu’à la moelle, et, d’un autre côté, ils demandent aux intellectuels dans leurs pays respectifs de boycotter Israël  le  seul pays démocratique au Proche Orient. 

Ce sont les musulmans du monde entier, en Europe, au Canada, aux USA qui devraient dénoncer cela mais pour le dénoncer, il faut SAVOIR….Or, il semblerait que les gens ignorent tout de ce qui se passe vraiment au Moyen-Orient…