Archive pour juin 2009

La Jordanie et la Cisjordanie doivent former un Etat palestinien : Par l´écrivain jordanien Farid Salman

Jeudi 25 juin 2009

Extraits d’INTERVIEW avec Farid Salman :

Farid  Salman : La Jordanie est une invention.La Transjordanie, qui était un émirat, et qui plus tard est devenue le Royaume hachémite, fait partie de La Palestine. La Grande-Bretagne l´a créée [la Jordanie] pour couronner l´un des fils d´Hussein, de la péninsule Arabique, sur une partie de la Grande Syrie – sur la Palestine. C´est encore aujourd´hui la raison… Si on ne la supprime pas, le problème palestinien ne sera pas résolu. C´est impossible

Interviewer : Certains en Israël évoquent l´option jordanienne…

Farid Salman : Ils ont raison.

Interviewer : A l´époque d´Abba Eban…

Farid Salman : Nous avons raté une occasion avec Abba Eban.« Aujourd´hui, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer quand j´entends un Jordanien dire qu´il est Jordanien et qu´il existe des camps de réfugiés palestiniens en Jordanie. »

Interviewer : C´est pourquoi les batailles de septembre noir de 1969 et 1970 ont eu lieu et la crise s´est déplacée ici, au Liban. Mais le roi Hussein a stabilisé son trône…

Farid Salman : Ce n´était pas lui. Les Anglais ont stabilisé le trône. Glubb Pasha l´a fait pour son grand-père, et les Anglais poursuivent sur sa lignée jusqu´à ce jour. Les Israéliens aussi [ont stabilisé le pouvoir jordanien]. Le régime sioniste en Israël est contre la paix. Il ne veut pas la paix. Abba Eban était l´un des personnages les plus importants en Israël, mais nous n´avons pas su profiter de lui, et les sionistes ont fini par se débarrasser de lui. Ils l´ont envoyé enseigner en Amérique, l´éloignant de la scène. Il pouvait voir la vérité. Aujourd´hui, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer quand j´entends un Jordanie n dire qu´il est Jordanien et qu´il existe des camps de réfugiés palestiniens en Jordanie. Il a oublié qu´il est palestinien. Que voulez-vous dire par « Jordanien » ? La Transjordanie est exactement comme la Cisjordanie. Le roi de Jordanie était derrière la guerre du Liban. Il a envoyé les Palestiniens au Liban. Nous ne devons pas oublier le rôle joué par la Jordanie au Liban.

(…)

En ce qui concerne Israël, je suis très optimiste. Pendant 40 ans, j´ai écrit sur le sujet – sur le sionisme et ceux que j´appelle les « Juifdaniens », ces Juifs dans le monde qui sont contre la philosophie et l´Etat sionistes. Ils sont maintenant au pouvoir, eux et Obama. Ils ont commencé…

Interviewer : Avec le plan du premier Bush…

Farid Salman : A Madrid… Interviewer: Oui. 

Farid Salman : Ce sont eux qui ont mené Obama au pouvoir. Ils l´ont soutenu financièrement. Il y a quelques semaines, ils ont annoncé qu´ils créaient un lobby. Jusqu´à présent, ils agissaient en coulisses, mais maintenant ils agissent au grand jour. Une crise existentielle israélienne a vu le jour chez les Juifs eux-mêmes – opposant sionistes et non sionistes. Les sionistes au pouvoir aujourd´hui – Liebermann et Netanyahu… La paix ne pourra jamais venir d´eux. Ils susciteront une crise [d´identité] juive en Israël et dans le monde, et je pense qu´ils seront les perdants. S´ils n´en sont pas les perdants, ce sera la fin du régime sionis te en Israël.

Interviewer : Les « Juifdaniens », qui soutiennent Obama, peuvent-ils comprendre où se trouve la solution et accorder aux Palestiniens le droit de retour ? « Nous avons fait du droit de retour un casus belli. »

Farid Salman : Nous avons fait du droit de retour un casus belli… Laissez-moi vous dire quelque chose : quand un Etat palestinien sera créé et que la Jordanie deviendra l´Etat palestinien, avec la Cisjordanie…

Interviewer : C´est la solution, à votre avis ?

Farid Salman : Bien sûr. Et quand cela arrivera, nous n´aurons pas besoin de l´approbation d´Israël pour le repeuplement… Quand il y aura un Etat palestinien, ce dernier invitera les Palestiniens. La Jordanie accueillera 30 millions [de Palestiniens]. A New York, il y a 20 millions de personnes.

Interviewer : Pensez-vous que nous nous trouvions au début d´un processus d´effondrement des régimes de la région ?

Farid Salman : Bien entendu.

Interviewer : Comme dans un jeu de dominos, l´un entraînera l´effondrement de l´autre ?

Farid Salman : Indiscutablement. Il n´y a pas d´autre solution au Moyen-Orient. Qui a inventé l´histoire du transfert des réfugiés au Liban ? Soyons clairs : ce sont les sunnites. C´est Al-Hariri, et sa sœur suit sa voie. L´ambassadeur palestinien au Liban est leur complice.

Interviewer : Abbas Zaki ? « Il existe un plan visant à accroître le nombre de sunnites en transférant les Palestiniens au Liban. »

Farid Salman : Lui-même, avec Fuad Siniora. Il existe un plan visant à accroître le nombre de sunnites en transférant les Palestiniens au Liban. Ce sont eux qui parlent de repeuplement. Le jour où le problème palestinien sera résolu et où ils auront un Etat – en Jordanie, en Cisjordanie, ou ailleurs…

Interviewer : Arafat disait : « Donnez-moi un Etat, même sur le dos d´un âne. »

Farid Salman : Où que ce soit… Un demi-million de Palestiniens au Liban iront dans leur Etat. Et on en finira avec cette histoire. Nous n´aurons pas besoin de l´approbation d´Israël ou du monde. Ce sera leur Etat, et on les y invitera. Fin de l´histoire.

Voir les extraits vidéo sous-titrés en anglais sur MEMRI TV : http://www.memritv.org/clip/en/2121.htm.

Remarque du Collectif Arabes Pour Israël : 

La si célèbre Cisjordanie n’existe pas. C’est un terme très récent, inventé après la création de l’Etat d’Israël afin de masquer l’évidence du lien du peuple juif avec cette terre, dont le nom a toujours été Judée Samarie. L’appellation Cisjordanie est apparue après 1948 et s’emploie à « gommer » le nom historique de la région. C’est du révisionnisme. Le problème du Moyen Orient n’est pas un problème de territoires, mais c’est que depuis 1948, les Arabes ont toujours eu le même but. Ils sont pour le partage: la terre pour les Arabes, la mer pour les Juifs. 

La Jordanie était le véritable Etat palestinien .On l’a déjà évoquée à l’époque de Yigal Alon, Arik Sharon, Rehavam Zeevi et d’autres encore que la Jordanie est l’Etat palestinien, on ne fait que souligner un fait historique que personne ne peut contester. Le royaume hachémite n’était qu’une création du colonialisme britannique. 

La solution du problème israélo-palestinien, se trouve à l’est (en Jordanie). Pourquoi parler de concessions douloureuses, alors que la solution de ce problème, est à la portée du dernier imbécile, mais cet imbécile –l’ONU–n’ose pas tirer les archives concernant la création de cet état jordanien ;
la Palestine était destinée pour 2 états, israélien et palestinien ; mais pourquoi en avoir ajouté un 3 ème ? 

GAZA LE GRAND MESONGE : Préface de Mohamed Sifaoui

Jeudi 18 juin 2009

Dans le préface Mohamed Sifaoui du livre « GAZA LE GRAND MESONGE » de  Clause Moniquet on peux lire un texte d’une remarquable lucidité qui nous alerte sur  la victimisation perpétuelle autour de Gaza .Nous publions donc  ce texte de Mohamed Sifaoui, d’abord pour saluer son courage. Ensuite, nous considérons que le victimisation sur Gaza, est devenue insupportable. Nous sommes  tous consternés par l’aveuglement de certains, vis-à-vis du Hamas, et scandalisés par la complicité affichée par certains avec ces fascistes religieux. 

 

Je pense qu’il est des moments où il ne faut pas tourner autour du pot ou chercher des déclarations alambiquées pour affirmer une position par rapport à un conflit qui suscite toutes les passions. Je tiens à le dire ex abrupto, clairement et sans ambages : dans la guerre qui oppose Israël au Hamas, je soutiens littéralement l’armée israélienne dans sa lutte légitime contre cette organisation terroriste portée par cette idéologie fasciste qu’est la doctrine des Frères musulmans. Et je vais exprimer les raisons d’une telle position de la manière la plus claire possible. Je suis musulman, démocrate et laïque, homme de gauche, et je suis très sensible à la cause palestinienne et, par ailleurs, très attaché au droit de cette population à disposer d’un Etat souverain, libre, moderne, démocratique et prospère, vivant en sécurité dans un cadre d’une paix juste et durable, aux côtés d’Israël.

 

 

D’aucuns pourraient dire : mais quelle contradiction ! Comment peut-on être « pour les Palestiniens » et soutenir l’action militaire israélienne contre le Hamas ? Je vais en donner les explications dans cette préface que j’ai l’honneur de faire pour introduire l’ouvrage de mon ami Claude Moniquet qui, livre, chapitre après chapitre, tous les arguments qui montrent que lorsqu’on se reconnaît réellement dans les valeurs universelles et, quand on est attentif au sort de la population palestinienne, on ne doit pas, on ne peut pas, on n’a pas le droit de manifester le moindre soutien pour une organisation comme le Hamas.

 

 

Le mérite de ce livre c’est qu’il saura faire sortir le lecteur du manichéisme ambiant. Le « mal » n’est pas là où beaucoup pensent le trouver. Claude Moniquet, expert international en matière de terrorisme et d’islamisme, a cerné les spécificités d’une milice et d’un parti « religieux » comme le Hamas. Il connaît surtout son côté obscur, ses manoeuvres, sa propagande effrénée e sa nature idéologique. Parce qu’il est erroné de croire qu’il s’agit d’un « mouvement de résistance », comme il est très naïvement présenté dans certains médias, qui lutte contre « l’oppresseur israélien ». Dans ce genre de formulations, on ne retrouve pas la vérité mais les résultats d’une publicité mensongère qu dure depuis vingt ans. Le Hamas ne « résiste » pas, il utilise un objectif et une revendication fort louables, la construction d’un Etat palestinien, pour légitimer une idéologie qui s’inscrit dans une vaste mouvance internationale et dont la finalité ne cherche autre chose qu’à provoquer la transformation de tous les pays islamiques en des théocraties totalitaires, à constituer une force importante afin de combattre les démocraties et enfin de supprimer Israël de la carte du monde. Trois buts contenus de manière explicite dans la doctrine salafiste qui est celle des Frères musulmans et également du Hamas. Pour avoir un premier aperçu, il suffit de lire les textes fondateurs de la milice palestinienne.

 

 

En méditant sur le contenu de la charte de cette organisation terroriste, d’ailleurs brillamment décortiquée dans ce livre, l’on s’aperçoit qu’il faut avoir de la sympathie pour les mouvements fascistes européens des années 1930 et 1940 pour considérer que le Hamas est un parti « respectable ». Ou alors il faut faire preuve d’une condescendance et d’un racisme déguisé, enfoui et non assumé qui tendraient à dire, en définitive, que le fascisme est mauvais lorsqu’il s’exprime en Europe, mais tout à fait « sympathique » quand ce sont des Arabes, des Palestiniens qui l’embrassent. Rassurez-vous ! Ce que j’affirme là n’est point exagéré. J’observe, en effet, depuis plusieurs années, cette tendance qu’ont certains partis et milieux, en Europe, auto-déclarés « antifascistes » et de gauche, qui s’accommodent étrangement de l’islamo-fascisme incarné par des organisations comme les Frères musulmans dont le Hamas n’est que l’un des avatars.

 

Que des islamistes ayant pris pour base arrière certaines capitales européennes sortent dans les rues, tous crocs dehors, prêts à en découdre avec le premier uniforme, criant des « Allahou Akabr » et des « Mort à Israël » ne permet d’abord qu’à me conforter dans mes convictions sur le fait que ces milieux islamistes, leurs leaders, leurs idéologues et leurs gourous sont des semeurs de haine et de discorde, des ennemis de la paix et de la tolérance et, ensuite, qu’à confirmer qu’ils sont malheureusement bien implantés dans les pays des droits de l’Homme. Mais que ces mêmes islamistes brandissant des drapeaux d’organisations, tels que le Hezbollah, le Hamas ou le « Djihad islamique », soient accompagnés, soutenus et portés, dans leurs virées extrémistes, par des figures politiques, médiatiques ou associatives se réclamant de la gauche, j’avoue qu’il y a là quelque chose qui me dépasse. Cela n’a plus aucun sens à mes yeux parce que ces prétendus gauchistes acceptent de marcher derrière, devant ou à côté des emblèmes de l’extrême droite musulmane. Et pour l’homme de gauche que je suis, ce spectacle est tout simplement insupportable.

 

 

Si certains de ces militants gauchistes, dont peut-être quelques-uns sont sincères dans leur démarche, ont été abusés, il est temps, pour eux, de se réveiller. On ne peut pas raisonnablement se reconnaître dans des valeurs humanistes, démocratiques, laïques, progressistes, féministes et universalistes et soutenir des mouvements nihilistes, négationnistes, intégristes, sexistes, antisémites et communautaristes dont l’idéologie est, quand même, une sorte de « copier-coller » légèrement revu et corrigé du nazisme. Raison pour laquelle, lorsque je vois l’armée d’un Etat démocratique, quelles que soient les failles et les faiblesses de la politique de cet Etat, défendre une population soumise, depuis huit ans, à des tirs réguliers de roquettes et réagir, en fait, afin de faire cesser ces tirs, qui, faut-il le rappeler, n’ont été d’aucune utilité pour la cause du peuple palestinien, je n’ai aucun complexe à comprendre et même à justifier cette lutte légitime contre une organisation terroriste dont le programme repose sur une idéologie fasciste.

 

 

Alors, pourrait-on me rétorquer : mais que fait-on des victimes civiles ? Des femmes et des enfants, tués lors des bombardements israéliens ? Je répondrai la chose suivante : d’abord, l’humanisme n’est pas du côté de ceux qui soutiennent le Hamas et la barbarie intrinsèquement liée à ceux qui approuvent ou comprennent l’offensive israélienne. Les images de certaines chaînes arabes – et principalement Al-Jazira – exhibant, de manière indécente, des cadavres de civils ont bouleversé tout le monde, y compris la société israélienne. Il n’est pas à mes yeux un être normalement constitué, doté d’une once d’humanité, qui n’a pas été ébranlé à la vue de ces images horribles.

 

 

Des bombardements contre des cibles militaires provoquent malheureusement ce type d’images. Depuis que les guerres existent, les populations civiles payent le prix fort. Cela ne fait pas forcément, n’en déplaise, de celui qui bombarde « un criminel de guerre ». La question à poser est la suivante : l’armée israélienne visait-elle des civils ? La réponse est non ! Parce que si tel était le cas, le bilan aurait été cinq, dix, cent fois plus lourd. Dans la guerre qu’elles mènent aux Talibans en Afghanistan, les forces de l’OTAN ont tué, lors de leurs bombardements, un millier de civils afghans durant l’année 2008. Les forces de l’OTAN sont-elles pour autant passibles de « crimes de guerre » ? La réponse est évidemment non !

 

 

Ce qui provoque tant de pertes civiles est, me semble-t-il, dû à la nature de la guerre qui a radicalement changé. Un conflit qui oppose une armée classique, à une milice armée, elle même mélangée à la population, ne saurait qu’engendrer des images terribles. Il est donc important de revenir sur le rôle et sur le vrai visage du Hamas et surtout sur la responsabilité de ce groupe terroriste dans la mort de femmes et d’enfants. Ceux qui instrumentalisent l’émotion de l’opinion publique n’ont aucun intérêt à s’attarder sur cette question. D’ailleurs, bien que se disant émus par le sort des civils, peu de manifestants ont appelé le Hamas a cesser ses tirs. Je ne pense pas avoir aperçu, lors des manifestations dites « pro-palestiniennes », des pancartes exigeant l’arrêt des hostilités des deux côtés ni d’emblèmes montrant un attachement à la paix, encore moins un seul slogan dénonçant les crimes du Hamas, ceux commis d’abord contre leurs propres « frères du Fatah », ensuite, ceux contre les civils du sud d’Israël qu’ils continuent de viser. Ce que j’ai vu, c’est ce que d’aucuns ont vu, des accusations de « génocide », alors que le terme a une définition bien précise ; des amalgames antisémites comparant les Israéliens aux nazis ; des appels au djihad ; des banderoles sur lesquelles était faite l’apologie de l’image d’Hitler et j’en passe.

 

 

Cet ouvrage revient, cela dit, en détail sur ce qui a fait de ces manifestations des marches honteuses porteuses de messages inacceptables. Ce que j’ai vu, et ce que d’aucuns ont vu, ce sont des cris de haine et de slogans antisémites. Ce que j’ai vu, et ce que d’aucuns ont vu, c’est une majorité de manifestants – et je sais que ce n’était pas le cas de tout le monde – qui marchait davantage pour marquer leur rejet d’Israël que leur attachement aux Palestiniens. C’est dire qu’en tant que citoyen très attentif au sort des Palestiniens, je ne peux pas accepter que l’avenir de ces derniers se construise sur la destruction d’Israël, sur les cendres des Israéliens … sur les cendres des Juifs. Ce serait une honte pour les Palestiniens, ce serait une honte pour les Arabes, ce serait une honte pour les musulmans et c’est inacceptable pour l’humanité. L’inverse est naturellement valable, mais force est de reconnaître qu’hormis quelques groupuscules d’excités, personne en Israël ne parle de destruction de
la Palestine.

(…)

 

Ce livre est donc essentiel pour la compréhension de la véritable nature du conflit qui oppose Israël à un groupe terroriste et, par ailleurs, tout aussi nécessaire pour clarifier ce que cache le drapeau du Hamas comme idéologie et, davantage, ce que signifie marcher derrière cet emblème.

 

MOHAMED SIFAOUI

« GAZA, LE GRAND MENSONGE, QUAND
LA DEMOCRATIE EUROPEENNE CAPITULE FACE A L’ISLAMISME » DE CLAUDE MONIQUET, PREFACE DE MOHAMED SIFAOUI, EDITIONS « BOITE A PANDORE 2009
 » .

Le Collectif Arabes Pour Israel considére que ce livre  est à  lire !