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Archive pour février 2009

Comment empêcher son fils de devenir terroriste ? Par Mamdouh Al-Muhaini

Samedi 21 février 2009

Dans un article du 6 février 2009 paru dans le quotidien saoudien Al-Riyadh, le chroniqueur progressiste Mamdouh Al-Muhaini écrit que pour éviter de voir ses enfants se transformer en terroristes, les parents saoudiens doivent prendre en charge l´éducation de leurs enfants et leur inculquer un esprit rationaliste, indépendant, et l´amour de l´autre. Ci-dessous des extraits de l´article : 

« A chaque fois que le ministre saoudien de l´Intérieur publie une nouvelle liste de noms de personnes recherchées pour agissements terroristes, mes pensées vont directement à leurs bonnes et paisibles familles. J´imagine leur tristesse, leur traumatisme, leur déchirement, leur sentiment de honte face à cette humiliation rendue publique.

Mais en vérité, ce ne sont pas uniquement ces familles qui sont concernées, mais l´ensemble de notre société. Si nous examinons les listes de personnes recherchées, et en particulier la dernière, nous remarquerons la présence de plusieurs noms de familles et de tribus en rapport avec nous, qui sont l´expression de ce que nous sommes. Certains de ces noms sont ceux de nos amis, de nos frères ou parents proches. En fait, le nom d´aucune famille, grande ou petite, n´est absent [de ces listes]. »

« Cela montre bien que le problème du terrorisme ne touche pas un groupe ou une origine en particulier et ne se limite pas aux familles [des personnes de la liste]. Celles-ci ne devraient pas trop se culpabiliser, vu que ce problème est notre problème à tous, en tant que société. Nous devons nous en débarrasser une bonne fois pour toutes pour que nos enfants n´en soient pas de nouveau la proie.

Afin d´empêcher nos enfants d´adopter une idéologie terroriste, nous devons bloquer les couloirs qui y mènent. Malheureusement, malgré l´aspect évident d´une telle déduction, voilà longtemps que sont ouverts les passages conduisant nos enfants à l´adoption d´idées violentes et extrémistes. Ainsi, il est essentiel que nous admettions nos graves erreurs afin de ne pas les répéter et de ne pas laisser les générations futures se faire piéger par des idées extrémistes menant aux organisations terroristes.

En vérité, je pense que c´est à nous, pères, mères, frères et amis, de réaliser ce changement, vu que je ne vois aucune véritable modification sur le terrain susceptible de nous aider à combattre la propagation de ces idées extrémistes. »

« Comment empêcher son fils de devenir terroriste ? On imagine que pères et mères se posent cette question en contemplant leur tendre et belle progéniture jouer devant eux. Pères, mères et frères doivent savoir que le seul moyen d´empêcher ces enfants de devenir des extrémistes et des terroristes en grandissant est de les immuniser au moyen d´une solide culture intellectuelle faite de rationalisme, de tolérance, d´amour de l´autre et du désir d´intégration. Ils doivent se charger eux-mêmes de cette tâche, avec constance, sans interruption, sans compter sur qui que ce soit [pour le faire à leur place]. Il est en effet préférable qu´ils ne comptent pas sur les infrastructures chargées de former les esprits parmi nous, telles que les écoles et les clubs, vu que celles-ci se sont révélées nocives : elles font partie des grands responsables de la formation chez nos enfants d´une pensée hostile qui mène au terrorisme. »

« La plupart des familles dont les enfants se sont trouvés impliqués dans l´extrémisme et le terrorisme n´ont pas fourni de réponse à la question cruciale [´comment empêcher ses enfants de devenir des terroristes´]. Elles ont même encouragé – munies de bonnes intentions – leurs enfants à adopter des opinions extrémistes en faisant d´eux la proie facile des groupes fanatiques présents dans certaines écoles et mosquées, et dans la rue. Ou en soutenant eux-mêmes des idées extrémistes. C´est un fait courant chez nous : nombreux sont ceux parmi nous qui ont grandi dans des foyers ne croyant pas aux valeurs de tolérance et de coexistence, mais plutôt à la haine à l´encontre de ceux qui diffèrent en matière de religion, de clan religieux, de façon de penser.

Si le climat intellectuel familial et extérieur abreuve l´esprit des jeunes d´idées extrémistes, la possibilité que ces jeunes deviennent des terroristes est bien réelle, et ils seront prêts à être enrôlés par toute organisation ou groupe susceptible de les conduire à la mort, aussi bien en Arabie saoudite qu´en dehors de ses frontières.

Si nous voulons préserver nos jeunes enfants de la possibilité de devenir un jour des fanatiques ou des terroristes, nous devons leur inculquer une nouvelle culture radicalement différente de la culture religieuse, intellectuelle et sociale qui prédomine depuis plusieurs dizaines d´années. Au lieu d´enseigner à vos enfants l´hostilité, ou de laisser quelqu´un leur enseigner l´hostilité à l´encontre des personnes d´autres confessions, enseignez-leur la tolérance religieuse, pour qu´ils sachent que même si leur religion diffère de celle des autres, ils sont tous des êtres humains… »

« Si [un jeune] écoute l´imam de la mosquée qui prie de toute sa voix pour la destruction [des autres], demandez-lui d´oublier ce qu´il a entendu, de se souvenir d´aimer tout le monde et de ne nourrir de haine pour personne, et [dites-lui] que les valeurs qui devraient le motiver sont les valeurs de co-existence et de coopération« 

Al-Riyadh (Arabie saoudite), 6 février 2009, Traduction de MEMRI Middle East Media Research Institute 

 

Remarque du Collectif : 

Voici un chroniqueur saoudien qui force notre respect. Nous sommes heureux de voir Mamdouh Al-Muhaini  se joindre à  l’élite des arabes éclairés du moment. 

Il est évident que l’étendue de l’enseignement à la haine, à la mort  et la négation du droit à l’existence de l’autre sont les traits caractéristiques de ce Monde arabe en déclin permanant. La société arabe, ce que ses chefs religieux  ont sciemment fait d’elle, à savoir une société qui préfère la mort à la vie, qui rejette la paix et fait désormais de ce rejet une obligation religieuse au nom d’un Djihad suicidaire.      

                       

La mise en point de Mamdouh Al-Muhaini vient nous rappeler que la paix se prépare aussi avec l’éducation et l’apprentissage du respect de l’autre. L’éducation que reçoivent les enfants arabes aujourd’hui est l’inverse absolu d’une éducation propice à la paix. Elle ressemble plutôt à une immense et monstrueuse incitation à la haine, un bourrage de crâne incessant et intensif, qui déborde de haine envers les juifs, d’exhortations au crime et au suicide. 

Ecoutant ces magnifiques paroles de « PAIX »!!!       http://www.dailymotion.com/video/x2w3dp_khalis-kamikaze_music 

Israël ne doit jamais négocier avec le Hamas ; par Mohamed Sifaoui

Samedi 21 février 2009

Des voix s’élèvent aux quatre coins du monde pour appeler Israël à rechercher une solution négociée avec le Hamas. Une telle «demande» aurait été normale si l’adversaire était autre que cette organisation terroriste, ce mouvement intégriste ayant fait main basse sur Gaza. Voici une illustration de notre ami Mohamed Sifaoui qui fait bien savoir pourquoi nos frères en Israël ne doivent pas tomber dans le piége d’une négociation avec le Hamas. 

 

 

Je le dis ex abrupto : l’une des erreurs que pourrait faire tout gouvernement israélien serait de s’asseoir autour d’une table avec les dirigeants du Hamas. 

Cette affirmation, je le précise, n’est ni la marque d’un jusqu’au-boutisme idiot ni le résultat d’une posture extrémiste et guerrière et je tiens à apporter l’argumentation la plus claire possible pour démontrer qu’une négociation avec les groupes islamistes palestiniens serait catastrophique non pas pour Israël seulement, mais pour nous tous. Ce serait dramatique pour tous ceux qui savent que l’islamisme, comme idéologie et en tant que projet politique, est désastreux pour les sociétés et un danger pour l’avenir de l’humanité, pour l’équilibre des relations internationales et pour la stabilité du monde.

 

Le Hamas, ne l’oublions pas, obéit à une pensée qui ne reconnaîtra jamais – en tout cas jamais avec sincérité – la légitimité du peuple juif à disposer d’un État dans lequel ce même peuple pourra être majoritaire. Cette pensée, dans ses aspects les plus extrémistes, ne voit le « Juif » que dans un statut d’infériorité et d’humiliation. De plus, si la charte de la milice palestinienne appelle, on ne peut plus clairement, à la destruction d’Israël, la doctrine qui a inspiré cette fameuse charte est, nihiliste, à plus d’un titre, et diabolise toute « différence », y compris quand celle-ci s’exprime à l’intérieur même d’une société musulmane.

 

 

Nous tous, musulmans, juifs ou chrétiens ; athées ou agnostiques ; hommes ou femmes de bonne volonté, devons comprendre définitivement que nous sommes face à des organisations extrémistes et terroristes qui portent en elles un projet fasciste. Ce qualificatif n’est ni abusif ni excessif. Si en dehors de toute passion, de toute crispation et de toute subjectivité, l’on s’arrêtait un moment sur les caractéristiques de l’idéologie islamiste, celle-là même qui nourrit les fanatiques de Gaza, on se rendrait compte aisément que celle-ci n’a absolument rien à envier au nazisme et que, les différences entre elle et la pensée hitlérienne sont tellement minces qu’il faudrait un microscope pour les observer.

 

 

Si nous arrivons à nous mettre d’accord sur le caractère fasciste du Hamas – et des autres organisations abreuvées par l’islamisme -, nous pourrions convenir, dès lors, que jamais à travers l’Histoire un conflit opposant le monde libre au fascisme ne s’est terminé autour d’une table de négociations. Les fascismes, hormis lorsqu’ils sont considérablement affaiblis politiquement et militairement, ne sont pas prêts à la discussion puisqu’ils basent généralement toutes leurs théories sur la négation de l’autre, sur sa soumission voire sur son anéantissement. Et c’est le cas, des idéologues du Hamas qui considère l’Autre, le Juif, l’Israélien, le sioniste, et ce quand bien même serait-il plus puissant, comme un être inférieur, étant donné qu’il subirait, un jour, la « colère divine », et donc ils pensent cet « Autre » comme une entité non respectable, négligeable à l’égard de laquelle aucun engagement ne devra être tenu. Aussi, même si le Hamas engage-t-il avec Israël une discussion via l’Égypte, il ne faudra voir là qu’une ruse, un stratagème visant à gagner du temps, à se remettre d’aplomb. L’idéologie islamiste préconise d’ailleurs de « signer une trêve avec l’ennemi lorsque la victoire n’est pas immédiatement possible ». Elle enseigne aussi que la trêve doit permettre de préparer une nouvelle bataille.

 

 

Par conséquent, il n’est pas choquant de dire que, de toute manière, cette guerre contre cet extrémisme ne saura être close par une négociation, mais elle connaîtra son épilogue par un vainqueur et un vaincu. Ce fut le cas par le passé devant d’autres fascismes et ce sera aussi le cas, à l’avenir, avec ce fascisme là.

 

 

Le côté mythique et mystique, les aspects irrationnels qui caractérisent les mouvements salafistes et l’amalgame savamment entretenu par ces mêmes extrémistes entre ce qui a trait à la spiritualité et ce qui a un lien avec le politique sont aussi des éléments qui singularisent les courants extrémistes auxquels nous faisons face. Ces éléments leur confèrent, par ailleurs, une complexité qui rend la compréhension, surtout celle du non-initié, encore plus ardue. Parce qu’outre le fait qu’elle instrumentalise la religion, la mouvance islamiste maîtrise également l’utilisation et la manipulation des techniques modernes et classiques de la politique et ses animateurs savent jouer des différents instruments qui existent et se jouer notamment des médias et des Organisations de défense des droits de l’Homme.

 

Aussi, la première raison qui me pousse à rejeter ipso facto toute discussion avec le Hamas est alimentée par le fait qu’on ne peut pas discuter, négocier et traiter sur une base sérieuse et dans un cadre de confiance minimum avec un mouvement fasciste quel qu’il soit. Mais par ailleurs, il faudra certainement se surpasser et adopter le mode de pensée de ces mouvements extrémistes pour mieux les cerner. Nous serons incapables d’assimiler leurs visées avec une grille de lecture rationnelle, moderne reposant sur les valeurs universelles et celles de la civilisation occidentale.

 

 

Mais ce n’est pas là, l’unique argument. L’autre est d’ordre purement stratégique. Il est important de garder à l’esprit – et c’est ainsi que le Hamas doit être apprécié – que le parti dirigé aujourd’hui par Ismaël Haniyeh et Khaled Machaal s’inscrit dans une stratégie globale alimentée par un fanatisme religieux véhiculé à la fois par des idéologues, tels Aymen Al-Zawahiri, des organisations terroristes comme Al-Qaïda ou des États comme l’Iran. Et même si des divergences inter-islamistes peuvent miner les relations entre sunnites et chiites et même si Al-Qaïda et ses leaders ne portent pas dans leur cœur l’Iran et ses mollahs, il n’en demeure pas moins que tous sont d’accord sur l’essentiel : la destruction d’Israël. Objectif devenu stratégique pour l’ensemble des mouvements islamistes.

 

 

Israël est, en effet, le sujet qui met tous les islamistes d’accord. Qu’ils soient sunnites ou chiites, qu’ils soient salafistes djihadistes ou issus de la pensée dite « réformiste » des Frères musulmans, qu’ils soient pragmatiques ou excités, ils ont tous un seul dénominateur commun : Israël doit disparaître. Et il est inutile de se bercer d’illusions, ils ne renonceront jamais à ce « macabre projet » tant celui-ci est profondément ancré dans l’idéologie qui les caractérise. C’est dire, si un islamiste rejette sincèrement l’idée de la « destruction d’Israël », c’est qu’il n’est plus un islamiste. Et ce ne sera pas le cas du Hamas.

 

 

Tout ceci pour rappeler que toute victoire, aussi minime soit-elle, remportée par le Hamas, sera une victoire pour tous les groupes islamistes. Mais au-delà, si les islamistes palestiniens obtiennent des concessions de la part d’Israël, cela amènera les fanatiques à montrer que leur discours haineux, que leur idéologie fasciste et que leurs actions terroristes sont les seuls qui permettent l’obtention de résultats concrets et par conséquent, la moindre concession accordée à ces islamistes ne manquera pas de légitimer l’ensemble de leur entreprise et tout leur mouvement. Observons deux cas similaires et récents qui ont été comptabilisés, comme des « victoires », par deux milices islamistes, l’une sunnite, l’autre chiite.

 

 

Première séquence : retrait unilatéral d’Israël du Liban Sud. Le Hezbollah travestit la réalité, présente ce retrait comme une défaite des Israéliens, continue sa guerre d’usure, kidnappe des soldats, provoque la guerre de 2006 et gagne en popularité et en légitimité.

 

 

Deuxième séquence : retrait unilatéral d’Israël de la bande de Gaza. Le Hamas travestit, là aussi, la réalité, annonce sa victoire, affirme qu’il continuera sa guerre d’usure, kidnappe le soldat Guilat Shalit, provoque la guerre de 2008 et gagne en popularité et en légitimité.

 

 

Dans les deux cas de figure, Israël a cru naïvement qu’il pourrait calmer les visées guerrières de ces deux organisations terroristes et dans les deux cas, Israël a compris l’ampleur de son erreur et l’hostilité du Hezbollah comme celle du Hamas ne s’arrêtera pas. Et dans les deux cas, les organisations terroristes ont gagné la bataille de l’image et la guerre médiatique non sans créer autour d’eux des mouvements de solidarité, parfois des plus inattendus, tant auprès des opinions publiques que de certains États.

 

 

Tout ceci a lieu au moment où le gouvernement israélien ne semble pas prêt à faire les nécessaires concessions à la partie qui a choisi la voie du dialogue et des discussions comme démarche exclusive pour la résolution du conflit. Je parle évidemment de l’Autorité palestinienne. Alors que des voix s’élèvent pour appeler à une négociation avec les extrémistes, ces mêmes voix devraient exiger, de la part des responsables israéliens, une plus grande souplesse et une quête de résultats concrets dans les pourparlers avec Mahmoud Abbas. Parce qu’il est important, vital de combattre les islamistes du Hamas tout en permettant aux laïques du Fatah de réaliser des dividendes politiques qui seront brandis tels des trophées devant une population palestinienne de plus en plus, légitimement, impatiente et cibler par le chant des sirènes intégristes.

 

Le dernier argument que je citerai ici est d’ordre moral. Il serait désastreux, terrible, suicidaire et totalement irresponsable de la part des Israéliens s’ils provoquent une situation qui montrera une image où le « modéré », le civilisé, celui qui s’inscrit dans la légalité n’obtenant rien, cependant qu’une négociation avec l’extrémiste, le barbare, celui qui estime qu’il est légitime d’assassiner volontairement des centaines d’innocents pour terroriser l’adversaire, concrétisant des résultats. Une telle image si elle venait à se produire tuerait définitivement la voix de la raison dans le monde arabo-musulman et permettrait à des mouvements fascistes, incarnés dans ce cas par le Hamas, de gagner en respectabilité et en légitimité.

 

Si Israël négocie avec ces terroristes, il anéantira toutes les bonnes volontés qui existent, ici et là, et affaiblira, par ailleurs, tous ceux qui pensent que la guerre contre l’idéologie islamiste et le terrorisme qui la caractérise, constitue une lutte pour l’humanisme et la fraternité. 

 

Si ces trois arguments ne sont pas suffisants, je suis prêt à en livrer d’autres. Mais l’essentiel, je le crois, c’est d’expliquer aux opinions publiques qu’une négociation avec le Hamas si elle ne conduira jamais à une paix globale et durable, elle donnera plus de vitalité et de légitimité à des mouvements extrémistes qui considèrent Israël comme une étape incontournable dans un projet visant à instaurer le fanatisme comme le diktat qui devra dominer le monde. Négocier avec le Hamas ne ramènera pas la paix. Jamais ! Mais provoquera certainement plus de guerres en Israël et ailleurs.

 

 

Source : http://www.mohamed-sifaoui.over-blog.com/ 

Remarque du Collectif :

 

 Comment faire pour remercier notre ami Mohamed Sifaoui : Votre article est d’une lucidité implacable. Nous constatons malheureusement que  le Hamas est en train de tout faire pour être accepté comme interlocuteur. Nous aussi, au Collectif Arabes Pour Israël, nous serons fortement irrités de voir les israéliens discuter avec les islamo-nazis. Les voix ignobles qui demandent à Israël de discuter sur la même table avec le Hamas  n’ont pas  grande chose à proposer dans la région. En 1936, on entendait aussi les St Jean bouche d’or vous expliquer que sur le long terme, il faudrait bien s’entendre avec l’Allemagne nazie, « élue démocratiquement ». 

 

 

A ceux qui disent aujourd’hui que le Hamas est un interlocuteur valable, nous disons que le Hamas est l’un des éléments actifs de l’Islam radical. L’objectif explicitement déclaré du Hamas est l’établissement d’un régime islamique mondial, comme faisant partie d’une idéologie antisémite appelant également à l’anéantissement des juifs. Etant donné que l’Islam politique a déjà massacré des millions de personnes, sans aucune proclamation, on a intérêt à prendre très au sérieux le Hamas et le combattre sans relâche. 

La seule solution pour mettre un terme à la crise qui sévit à Gaza est un écrasement total du Hamas. De même qu’on a écrasé totalement l’Allemagne nazie et l’empire japonais, le Hamas doit absolument disparaître des échiquiers politiques palestinien et moyen-oriental. 

           

Par Sami Al-Nosf : « L’Etat hébreu n’est pas le véritable ennemi des Arabes »

Samedi 21 février 2009

L’écrivain libéral koweïtien Sami Al-Nosf, interviewé le 25 janvier 2009 par « Elaph.com », n’y va pas par quatre chemins : les Palestiniens sont victimes de la confrontation entre l’Iran et les Etats-Unis. « Téhéran mène la guerre contre Washington aux portes de Damas et par procuration », estime-t-il. 

Dans sa longue interview, publiée par « Elaph.com » en deux parties (la première partie a été mise en ligne le 25 janvier), l’intellectuel koweïtien souligne que « malgré tous les dégâts causés par Israël dans les pays arabes de la confrontation, au cours des décennies passées, l’Etat hébreu n’est pas le véritable ennemi des Arabes ».

Et Sami Al-Nosf (ancien conseiller de l’émir du Koweït) d’expliquer que « les Israéliens occupent des territoires arabes, puis les évacuent. Israël grignote des terres, mais sans jamais les avaler et les digérer. L’Etat hébreu n’a pas effacé la langue et la culture arabes en Palestine et n’interdit pas les Palestiniens, y compris de nationalité israélienne, de parler en arabe. A l’inverse, ajoute l’écrivain, l’Iran a occupé l’Arabistan (province arabe de l’ouest de l’Iran), l’a annexé et y a combattu la langue arabe. Ses habitants sont interdits de parler avec leur langue d’origine. L’Iran interdit l’utilisation des prénoms arabes. Téhéran a occupé et annexé Chatt Al-Arabe, mais aussi les trois îles émiraties de la petite Toumb, la grande Toumb et Abou Moussa. L’Iran grignote les territoires arabes, les avale et les digère. Il occupe les terres sans jamais les rendre ».

Dans la première partie de son interview, Al-Nosf regrette que « les Palestiniens aient été poussés à provoquer la guerre par les Iraniens. Téhéran cherche à impliquer la nation islamique dans des guerres qui ne la concernent pas. Cette guerre, comme celle de l’été 2006 ou l’invasion de Beyrouth par le Hezbollah (mai 2008), sont des actes iraniens par excellence. Il s’agit de guerres iraniennes menées par procuration contre l’Occident. L’Iran dirige une confrontation avec les Etats-Unis aux portes de Damas par Palestiniens interposés »…

Article original en arabe:             

http://www.elaph.com/Web/AkhbarKhasa/2009/1/403035.htm

Remarque du Collectif  :

Nous voudrions rendre hommage à Sami Al-Nosf qui s’élève et condamne l’assujettissement à L’Iran. Ce n’est pas chaque arabe est capable aujourd’hui de dénoncer la politique du « suicide  collective  » menée par  la République Islamique dans  la région. Le régime iranien vivement rejeté et isolé à l’intérieur, cherche à se maintenir au pouvoir en exportant le terrorisme et l’intégrisme et en abusant du problème palestinien, pour imposer sa mainmise sur la région. Nul autre que lui en trente ans n’a porté autant de coups à la paix régionale. 

Bravo  enfin, à cet écrivain  qui  reconnaît le  modèle de démocratie que représente l’Etat d’Israël. L’Etat hébreu n’a  effectivement jamais été notre ennemi .Nous avons la chance d’avoir un pays civilisé et moderne  dans cette région. Nous avons beaucoup de choses à apprendre de nos voisins israéliens et en premier lieu comment bâtir une démocratie  au milieu du désert. 

Nonie Darwish: « La fin du statut de réfugiés du peuple palestinien »

Vendredi 13 février 2009

Nous pensons qu’il est légitime de garder  l’espoir dans l’avenir du Proche Orient  parce que si des voix arabes  qui ont du poids osent dire la vérité en face, alors peut être que le monde et les medias cesseront le jeu pervers de la culpabilisation d’Israël. Nous présentons ici une lettre de Nonie Darwish  qui avait grandi dans la ville de Gaza et au Caire. Expatriée aux Etats-Unis, Nonie Darwish est aujourd’hui journaliste, écrivain, et fondatrice du site anglophone partenaire  « Arabs For Israel ».

 

La terrible situation humanitaire dans la Bande de Gaza m’est très pénible à voir parce que j’y ai vécu enfant dans les années 50. Les histoires montrées aux actualités disent que cette condition est uniquement due aux actions militaires et économiques israéliennes contre le Hamas, mais elles évitent d’en expliquer l’origine : 60 ans de politique arabe visant à maintenir le peuple palestinien comme des réfugiés apatrides dans le but de nuire à Israël.

Enfant à Gaza dans les années 50, j’ai ressenti les résultats précoces de cette politique. L’Égypte qui contrôlait alors Gaza, menait des opérations de type guérillas contre Israël à partir de Gaza. Mon père, qui commandait ces opérations exécutées par des « fedayin » (« autosacrifice »), sont devenus la ligne de front du Jihad arabe contre Israël. Mon père a été tué par Israël lors d’un assassinat ciblé en 1956.

Le monde arabe a commencé sa politique de réfugiés palestiniens dans ces années où
la Ligue arabe mettait en place ses lois spéciales concernant les Palestiniens et à laquelle tous les pays arabes devaient obéir.  Les pays arabes ne pouvaient pas intégrer les Palestiniens. Même si les Palestiniens se mariaient avec un citoyen d’un pays arabe, ils ne pouvaient pas devenir citoyens du pays de leur conjoint.  Un Palestinien peut naître, vivre et mourir dans un pays arabe sans jamais en obtenir la nationalité.

Je reçois encore des emails de Palestiniens qui me disent qu’ils ne peuvent pas obtenir un passeport d’un des pays arabes. Ils doivent rester Palestiniens même s’ils n’ont jamais mis un pied à Gaza ou en Cisjordanie. Cette politique de forcer l’identité palestinienne sur les Palestiniens pour toujours a été destinée à perpétuer et à exacerber la crise des réfugiés palestiniens. Ceci s’applique également à la politique arabe de surpeuplement de Gaza. Soixante ans durant, les Palestiniens ont été utilisés et abusés par les nations arabes, et par les terroristes palestiniens, dans le but de détruire Israël.

Aujourd’hui c’est le Hamas qui utilise et abuse de ses frères, sœurs et enfants palestiniens à cette fin. Alors que les leaders du Hamas se cachent dans les bunkers bien achalandés et les tunnels qu’ils ont préparés avant d’avoir provoqué Israël par leurs attaques, les civils palestiniens sont exposés et sont rattrapés par les feux croisés mortels entre le Hamas et les soldats israéliens. Et la Bande de Gaza, aujourd’hui contrôlée par le Hamas, une organisation terroriste islamiste soutenue par l’Iran, s’enflamme.

La conséquence de cette politique arabe de 60 ans est que Gaza est devenu un camp de prisonniers pour 1,5 millions de Palestiniens, qui souffrent alors que – et parce que – cette politique continue à servir de rampe de lancement pour les attaques contre les citoyens israéliens. Aujourd’hui ces attaques prennent la forme des missiles du Hamas qui ciblent aveuglément les jardins d’enfants israéliens, les maisons et les commerces. Et le Hamas exécute ces attaques plus de deux ans après qu’Israël se soit totalement retiré de Gaza dans l’espoir que ce pas marquera le début d’un processus de construction d’un état palestinien et conduira à une solution pacifique de deux Etats au conflit israélo-palestinien.

Il n’y avait alors aucun cycle de violence, aucune justification pour autre chose que la paix et la prospérité. Avec son emplacement central et ses merveilleuses plages à l’est de la Méditerranée, Gaza aurait pu devenir paisible et prospère. Mais à la place, le Hamas a choisi le Jihad islamique. Les espoirs des habitants de Gaza et des Israéliens ont fait face à la misère pour les Palestiniens et aux missiles pour les Israéliens.

Le Hamas, mandataire iranien, est devenu un danger non seulement pour Israël mais aussi pour les Palestiniens, les pays arabes voisins, et à la paix mondiale.  Le monde a besoin de comprendre que cette dangereuse pagaille a commencé lorsque les 22 pays arabes se sont mis d’accord pour créer une prison humaine appelée la Bande de Gaza. Les médias mondiaux doivent le signaler.

Ces pays arabes prétendent aimer le peuple palestinien, mais ils semblent être davantage intéressés à les sacrifier. S’ils aiment leurs parents palestiniens, ils doivent faire immédiatement pression sur le Hamas pour qu’il arrête de tirer des missiles sur Israël. Ces attaques ne mènent à rien sinon à la mort et à la souffrance des Palestiniens et des Israéliens.

A plus long terme, le monde arabe doit mettre fin au statut de réfugiés des Palestiniens et ainsi à leur désir de nuire à Israël. Les 22 pays arabes doivent ouvrir leurs frontières et intégrer les Palestiniens de Gaza qui souhaitent être intégrés. Il est temps pour le monde arabe d’aider réellement les Palestiniens et non de les utiliser

N.Darwish

Remarque du Collectif :  

Quelle lucidité! MAIS que faire pour que les foules assoiffées de sang prennent connaissance de cette parole et la comprennent, pour que les leaders changent de stratégie? Et les Européens accepteront t-ils d’avouer qu’ils se sont trompés? J’en doute. 

«Lettre aux Arabes Palestiniens de la part de leurs amis Arabes » Par Youssef M.Ibrahim

Mercredi 11 février 2009

Youssef M. Ibrahim, un ex-correspondant du New York Times, pour le Moyen Orient, et Editeur du Wall Street Journal de l’Energie, pendant 25 ans, est un écrivain indépendant, implanté à New York et Dubaï, dans les Emirats Arabes Unis. Il s’adresse par une lettre à ses « frères palestiniens » à  l’occasion de la fin de la Guerre de Janvier 2009 provoquée à Gaza par les tirs incessants des rouettes sur le Sud d’Israël. Les palestiniens ont toujours entendu la voix de ceux qui leur mènent tout droit vers la ruine et les guerres .Vont t-ils entendre  cette fois  les  voix qui leur appellent à suivre le chemin de  la raison ?

« Chers palestiniens, frères arabes : la guerre avec Israël est terminée.

 

Vous avez perdu.

 

Rendez vous et négociez pour garantir un futur à vos enfants.

 

Nous, vos frères arabes, pouvons crier, jusqu’à avoir le visage cramoisi, que nous sommes avec vous … mais le sage parmi vous et la plupart d’entre nous savons que les choses ont changé, car nous avançons loin des vieilles et fatigantes idées de la « cause arabe palestinienne », et « l’éternelle lutte « contre Israël».

 

Chers amis, vous et vos dirigeants avez perdu trois générations, en essayant de lutter pour la Palestine, mais la vérité et que la Palestine que vous auriez pu avoir en 1948 était beaucoup plus grande que celle que vous auriez pu avoir en 1967, elle-même beaucoup plus grande que celle que vous pourriez avoir aujourd’hui, ou dans dix ans.

 

Continuer la lutte signifie moins de territoire, plus de misère et une absolue solitude. Maintenant mes frère, vous avez la chance de garantir la création d’un état palestinien dans la frange de Gaza, dans laquelle vous vous êtes tous entassés, ainsi qu’une petite partie de la Rive Occidentale du Jourdain.

Ça ne va pas être mieux. Le temps presse, même pour cette quantité de territoire, alors voici quelques faits, figures, et témoignages, mes amis.

 

Vous gardez des consignes, qui sont utilisées par la télévision, vous montrez des maisons qui n’existent pas ou sont habitées par des israéliens, des maisons qu’ils n’ont pas l’intention de laisser, Jaffa, Haïfa, Tel Aviv, ou Jérusalem occidental. Vous utilisez de vieux fusils contre des tanks modernes israéliens et américains, qui ne font pratiquement aucun dommage en Israël, alors que l’ire de sa puissante armée vous écrase. Vous utilisez une force de frappe de fusées Kassam, qui cause peu de dégâts, alors que vous vous trompez vous-mêmes en pensant que vous menez une guerre de libération.

 

Vos gouvernements, vos institutions sociales, vos écoles et votre économie sont en ruine. Vos jeunes grandissent analphabètes, imbus de rites de mort et de suicide, alors qu’ils vivent en réalité de la charité de l’étranger, incluant les dons Américains et des Nations Unies. Chaque jour, vos fonctionnaires doivent mendier leur pain quotidien, puisqu’ils dépendent du secours apporté par les camions qui transportent aliments et médicaments à la frange de Gaza et Cisjordanie, alors que le musulman fondamentaliste du Hamas et son gouvernement continuent à nourrir le feu d’une guerre qui ne peuvent ni rivaliser, ni espérer gagner.

 

En d’autres mots, mes frères, vous êtes tombés et vous êtes seuls dans un paysage brûlé, qui s’amenuise un peu plus chaque jour.

 

Qu’est-ce que c’est que cette lutte ?? Vaut-elle la peine ??

 

Plus important : Quelle sorte de misérable futur bâtissez-vous pour vos enfants, qui sont la 4° ou 5° génération d’un monde arabe qui n’existe plus.

 

Nous, vos frères arabes, nous avons changé et nous avançons vers le futur.

 

Les pays arabes qui ont l’argent du pétrole sont occupés à accumuler des richesses, du bien être, construisent des maisons, des hôpitaux, des universités de premier ordre, de nouvelles écoles, routes et chemins.

 

Les pays qui ont des frontières communes avec Israël, comme l’Egypte et
la Jordanie, ont signé des traités de paix, et ils n’iront pas à la guerre pour vous…dans un proche avenir.

 

Les pays arabes qui sont loin, comme l’Afrique du Nord, ou l’Irak, franchement ne sont pas trop intéressés par vos problèmes.


Seule la Syrie continue à alimenter vos fantasmes, qu’un jour ils se joindront à vous pour la libération de la Palestine, et cela n’arrivera pas de si tôt, malgré qu’une partie de son territoire, le Golan, a été conquis par Israël puis annexé en 1967.

 

Mes amis !! Les Syriens ne feront que vous inciter à la lutte … jusqu’au dernier des palestiniens.

 

Avant d’être pris par le Hamas, vous avez souffert du mensonge d’un autre de vos leaders, Yasser Arafat, qui vous a vendu un projet corrompu jusqu’à la moelle, plus de douleur, plus de corruption et des millions volés par ses familiers, pendant que vos enfants jouaient dans les caniveaux de Gaza.

 

La guerre est terminée. Pourquoi ne pas donner une chance à un futur nouveau ?? »µ

M. Ibrahim Youssef

 

Remarque du Collectif : 

 

Rétablir la vérité était toujours notre mission. Nous remercions à ce titre M. Ibrahim Youssef pour cette lettre très sincère. Cette lettre est à lire est à diffuser massivement. Rétablir la vérité face à l’hypocrisie de la propagande islamiste, en dépit des risques (on pense notamment à la courageuse déclaration de la sociologue Wafa Sultan, à l’acteur égyptien Adil Imam) est un exercice périlleux  mais nécessaire pour  améliorer la vie de ces gens infortunés qui ne pensent à la guerre. Le maintien par le Monde arabe des palestiniens en otage constitue tout à la fois une immonde expérimentation sur l’être humain et une instrumentalisation abjecte d’hommes et de femmes au service d’une haine qui ne dit plus son vrai nom depuis longtemps, mais qui n’a cessé de quêter la destruction d’Israël. 

 

Nous disons ici aux gens de Gaza, enrichissez-vous, par votre travail et par votre épargne, au lieu de vous vautrer dans le malheur, la misère et l’oppression ! Enrichissez-vous, tous, en fonction de votre énergie et de vos capacités au lieu de laisser quelques vautours faire de l’argent sur votre déréliction. Débarrassez-vous des terroristes qui vous conduisent vers le désespoir .Votre détresse est leur capital, et sa perpétuation leur rente. Regardez vers le futur, donner l’espoir à vos enfants et éduquez les à la tolérance et à la Paix.

« MUSULMANE MAIS LIBRE », Irshad Manji témoigne dans son livre

Dimanche 1 février 2009

Dans la veine de la démystification de la question sioniste, dans son livre « Musulmane mais libre », la journaliste d’origine indienne et de nationalité canadienne Irshad Manji, musulmane de religion, (entre de nombreuses autres questions passionnantes abordées) témoigne sur quelques pages du séjour qu’elle a effectué en Israël, et y démonte dans une analyse saisissante la propagande anti-sioniste en l’opposant tout simplement à la réalité israélienne, loin des fantasmes. Pages 174 à 183.

 » (…) pourquoi percevons-nous, de façon croissante en Occident, Israël comme la vipère ? Ceux qui militent en faveur de la Palestine font grimper la teneur émotionnelle de leurs arguments. Peu désireux d’exorciser les petits démons de la conscience palestinienne, ils sont obligés de concocter des monstres toujours plus actifs autour d’elle. Voyez simplement le succès de la campagne qui a consisté à comparer Israël à l’Afrique du Sud de l’apartheid. 

Avant mon passage à Ramallah, je cherchais des informations sur Promises, un documentaire nommé aux Oscars qui montre la vie des enfants arabes et juifs à Jérusalem. Plongés dans une rhétorique de l’affrontement, certains enfants changent néanmoins d’attitude après s’être rencontrés. Un partisan de la Palestine ne pouvait pas supporter une telle exhibition d’affection – ou le fait que deux des trois réalisateurs du film soient des Juifs américains. «Propagande de Sionistes de la deuxième génération, fulminait-il sur arabica.com. Si un documentaire avait été produit en Afrique du Sud pour mesurer l’intensité des sentiments entre Noirs et Blancs pendant la période de l’apartheid, peu de gens auraient décrit les mots de colère des Noirs contre les Blancs comme le signe d’un racisme noir. » 

Comme vous le savez, à Ramallah, j’avais de nouveau entendu parler de l’Afrique du Sud. A mon retour à Toronto, j’ai appris qu’un groupe de soutien à la Palestine finançait un universitaire d’Afrique du Sud qui faisait savoir sur les campus des universités d’Amérique du Nord que Israël pratique l’apartheid. Au cours d’une conférence à l’université de Toronto – au Reichmann Family Lecture Hall – l’universitaire en question a fait un parallèle entre l’époque de l’apartheid et l’interdiction des mariages mixtes en Israël. (En réalité) Des couples mixtes, mariés ou non, peuvent vivre ensemble en Israël. C’est le mariage, en tant que cérémonie religieuse, qui ne peut avoir lieu dans le pays. Ce qu’il n’a pas mentionné, comme je l’ai découvert par la suite, c’est qu’un parlementaire juif avait récemment déposé une proposition de loi visant à introduire les mariages civils – et que les législateurs musulmans s’étaient alliés aux Juifs orthodoxes et ultra orthodoxes pour rejeter la proposition.

Dans un Etat où règne l’apartheid, des députés arabes musulmans auraient-ils eu un droit de veto sur quoi que ce soit? Avec 20 % seulement de la population, des Arabes seraient-ils éligibles pour un poste électif quelconque, s’ils étaient écrasés sous l’apartheid? Est-ce qu’un régime d’apartheid accorderait le droit de vote aux femmes et aux pauvres dans les élections locales, ce que Israël a fait pour la première fois dans l’histoire en faveur des Arabes palestiniens? Est-ce que la vaste majorité des citoyens israéliens arabes partíciperaient aux élections nationales, comme ils l’ont régulièrement fait? Est-ce qu’un régime d’apartheid tolérerait plusieurs partis politiques arabes, comme le fait Israël? Est-ce que le pouvoir judiciaire serait libre de toute interférence politique? Aux élections d’avril 2003, deux partis politiques arabes furent disqualifiés pour avoir expressément soutenu le terrorisme contre l’Etat juif. La Cour suprême d’Israël a annulé la disqualification dans les deux cas. 

Est-ce qu’un régime d’apartheid accorderait son meilleur prix littéraire a un Arabe ? Israël a honoré Emile Habibi en 1986, avant qu’une Intifada ait pu laisser penser que c’était une ruse politique. Est-ce qu’un régime d’apartheid encouragerait des écoliers qui parlent l’hébreu à apprendre l’arabe? Est-ce que les panneaux indicateurs seraient dans les deux langues dans tout le pays? Même le Canada, si fier de son bilinguisme, n’y est pas parvenu. 

Est-ce qu’un régime d’apartheid abriterait des universités où Arabes et Juifs peuvent se rencontrer comme bon leur semble, ou des immeubles dans lesquels ils vivent côte à côte? Est-ce qu’un régime d’apartheid accorderait des protections et des avantages sociaux à des Palestiniens qui vivent en dehors d’Israël mais travaillent à l’intérieur de ses frontières? Est-ce que des organisations humanitaires pourraient travailler en toute liberté dans un régime d’apartheid ? Elles le peuvent en Israël. En fait, chaque année, le Premier ministre répond sous serment au rapport fait par le plus important organisme des droits de I’homme en Israël.

Par-dessus tout, dans un régime d’apartheid, les médias pourraient-ils discuter de la justesse morale de la politique du pays? Est-ce qu’un journal hébreu, dans un régime d’apartheid, publierait l’article d’un Israélien arabe se demandant pourquoi «l’aventure sioniste a été un échec total»? Publierait-il cet article le jour de l’indépendance d’Israël? 

 

Est-ce qu’un régime d’apartheid garantirait l’existence de la presse arabe la plus libre du Moyen-Orient, si libre qu’elle peut faire un usage abusif de ses libertés et perdurer? Jusqu’a ce jour, Al-Quds, le quotidien de Jérusalem-Est, ne s’est pas rétracté en ce qui concerne une lettre antiisraëlienne, soi-disant écrite par Nelson Mandela, mais dont il est prouvé qu’elle a été écrite par un Arabe qui vit en Hollande. Même l’éminence grise du nationalisme palestinien, Edward Saïd, déclare sans ambiguïté que «Israël n’est pas l’Afrique du Sud… ». Comment le contraire serait-il possible, alors qu’un éditeur israélien a traduit en hébreu l’œuvre de Saïd, L’Orientalisme? le conclurai ce point sur une question que Saïd lui-même adresse aux Arabes : «Pourquoi ne pas nous battre plus intensément pour la liberté des opinions dans nos propres sociétés, une liberté, inutile de le dire, qui n’existe presque pas? » . 

Je ne suis pas d’accord – il est utile de dire à pas mal de gens que les «libertés » arabes ne sont en rien comparables à celles qui existent en Israël. Les gens à qui il faut le rappeler sont ceux qui, aujourd’hui, poussent la comparaison avec l’Afrique du Sud un degré plus haut – en traitant Israël de régime nazi. Selon eux, les Sionistes commettent des crimes de pure haine raciale, cauchemar totalitaire qu’ils désignent du terme « sionazisme ». 

Les ennemis jurés du sionazisme ont fait leurs débuts sur la scène internationale en août 2001. Au cours des forums qui ont précédé la Conférence mondiale des Nations Unies contre le Racisme à Durban, en Afrique du Sud, l’ordre des avocats arabes a fait circuler des bandes dessinées ou l’on pouvait voir des soldats israéliens aux dents de vampires avec des drapeaux nazis claquant au dessus de leurs casques. Un de ces soldats montait la garde devant la porte condamnée d’un bureau palestinien. Les planches qui condamnaient la porte formaient une croix gammée. 

Un autre tract pro palestinien superposait la croix gammée et l’étoile de David. Le poster le plus malveillant qui circulait à Durban montrait Hitler méditant: «Et si j’avais gagné?». Sous le titre «Bonnes Choses », ce poster faisait dire au Führer: «II n’y aurait PAS d’Israël et PAS de sang palestinien répandu. A vous d’imaginer le reste. » Comment, toutefois, prétendre combattre le nazisme en faisant cause commune avec Hitler? A vous d’imaginer la réponse.

 Je suis révoltée par le fait que ces tacticiens trouvent en Hitler d’autres sources d’inspiration. Ce n’est pas un hasard si, dans ces bandes dessinées qui circulaient à Durban, les soldats israéliens ont les dents sanglantes. Trop d’intellectuels, de journalistes et d’hommes politiques arabes et musulmans racontent à leur public que les Juifs sont des nazis parce qu’ils siphonnent le sang des enfants non juifs pour leurs cérémonies religieuses. Connue sous le nom de diffamation du sang, cette fiction était une des calomnies préférées contre les Juifs, propagée dans la publication nazie Der Stürmer. Par ce biais aussi, des calomniateurs d’Israël couchent avec Hitler. Ils copient les nazis afin de s’opposer à ce qu’ils appellent le nazisme. 

 Je ne comprends vraiment pas. Et leur absence de logique est tolérée aux échelons les plus élevés de la diplomatie. Un ministre de la Défense syrien publie des livres et produit un film dans lesquels il qualifie les Juifs de vampires. Pas en un sens métaphorique, figurez-vous; des vampires, au sens littéral. Toutefois, loin d’avoir à s’ en expliquer à la Conférence mondiale des Nations unies contre le Racisme, la Syrie siège à la commission des droits de I’homme. Cela en plus du prestige acquis avec sa nomination au Conseil de Sécurité des Nations unies. Prêt pour le coup de grâce? 

Israël a été le seul pays au monde critiqué dans les documents officiels de la Conférence des Nations unies contre le Racisme. Pourquoi un décrochage moral aussi renversant? Quelqu’un peut-il m’expliquer? En fin de compte, je suppose que cela tient à la façon dont vous définissez le sionisme.

 Pour ses défenseurs, le sionisme représente le retour dans sa patrie d’un peuple historiquement persécuté et démographiquement déclinant. Mais pour ses adversaires, le sionisme est un racisme – une idéologie fomentée par de riches Juifs d’Europe qui ont investi sur l’idée que le «peuple élu» de Dieu pouvait voler la propriété d’autrui et la peupler grâce à la discriminatoire Loi du Retour. La loi s’applique à ceux qui partagent un trait exclusif: l’ascendance juive. Tout connue le Troisième Reich avait vanté la pureté de la race aryenne, Israël n’existe que pour entretenir le privilège biologique des Juifs. 

Essayons de comprendre ce qu’il en est. David Matas, le célèbre avocat international des droits de l’homme, trouve qu’il est bizarre de rapprocher le sionisme et le racisme. «Les Juifs sont de toutes les couleurs, rappelle-t-il. Il y a des Juifs – les Falashas – qui, grâce à la Loi du Retour, ont pu être transportés d’Ethiopie en Israël. » (note personnelle: ce qui leur a sauvé la vie!… car leur communauté en Ethiopie était menacée d’extinction par les persécutions qu’ils subissaient.) Ce qui me fait brusquement penser que si les militants pro palestiniens se souciaient d’être précis, leurs bandes dessinées diaboliseraient des soldats israéliens noirs. Pourquoi les méchants seraient-ils toujours les Blancs? Ma question ramène à celle, plus importante, posée par Matas: la Loi du Retour qui inclut toutes les races peut-elle être légitimement qualifiée de « raciste » ? Bonne question. (…) 

Sur la question de la citoyenneté, Israël opère une discrimination. De la même façon que le fait une politique de discrimination positive, Israël donne l’avantage à une minorité qui a connu historiquement l’injustice. En ce sens, l’Etat juif est un régime de discrimination positive. Les libéraux devraient adorer ça. 

Est-ce que la discrimination positive des Israéliens en fait des nazis? Soyons sérieux. (…) Israël est un des rares pays qui ait accueilli, puis donné la citoyenneté aux boat people du Vietnam qui demandaient l’asile politique à la fin des années 70. Je n’ai même pas à me demander ce qu’a fait la Syrie dans ce domaine.

Venons-en maintenant à la preuve ultime concernant les accusations ridicules qui voudraient faire d’Israël un bunker hitlérien de la haine : c’est le seul pays du Moyen-Orient vers lequel les Chrétiens arabes émigrent volontairement. Ils y prospèrent, ils sont plus nombreux et plus diplômés dans les universités que les citoyens arabes d’Israël, et ils sont même globalement en meilleure santé que les Juifs. (…) Israël apporte, je trouve, plus de compassion dans la «colonisation» que ses adversaires n’en ont jamais apportée à la «libération ». L’Etat juif négocie les tensions ouvertement. C’est la matière même d’une démocratie authentique. Peut-on observer une démocratie sensée dans n’importe quel Etat islamique d’aujourd’hui?  »

 

Irshad Manji : « MUSULMANE MAIS LIBRE « , Pages 174 à 183.  

L’édition originale de son livre «  The Trouble With Islam  » est  traduite en français sous «  Musulmane mais libre » Essai (poche). Paru en 03/2006.

 Remarque du Collectif : 

Superbe analyse sur la réalité israélienne par une courageuse femme musulmane. Israël est en effet une  grande démocratie où les gens n’arrêtent pas de manifester contre telle ou telle chose, où les intellectuels écrivent librement des centaines d’ouvrages qui dénoncent chaque incohérence dont ils sont témoins. 

 Les ennemis d’Israël savent bien cette réalité, et c’est justement pourquoi ils ne supportent pas de voir l’exception israélienne  d’un pays  libre au Proche Orient.  Une poignée de juifs qui transforment un désert en pays prospère et démocratique, au milieu d’un océan de dictatures arabes sanglantes, de misère, d’islamisme et de corruption, une poignée de juifs qui, en outre, décident de ne plus être victimes, voilà qui est insupportable pour les arabes. 

Sachez chers amis en Israël, que d’être un peuple libre  impose beaucoup plus de contraintes que de droits mais que c’est un véritable honneur pour vous d’appartenir  à un pays  qui prône la liberté.  

Intervention courageuse de Mohamed Sifaoui au cours de l’émission « Revue et corrigé » présentée par Paul Amar

Dimanche 1 février 2009

Mohamed Sifaoui,  le musulman laïque et démocrate qui refuse la compromission avec l’islamisme, vient de faire une intervention courageuse dans l’émission « Revue et corrigé » présenté par Paul Amar , sur la chaîne France 5 ,  le  Samedi  31 janvier 2009 à 19h et rediffuser le dimanche à 13h30. Voici un extrait de son intervention dans laquelle l’intellectuel algérien dénonce les manipulations et les excès d’Al-Jaziza, la chaîne arabo-islamique basée à Qatar, durant sa couverture  de la riposte  israélienne contre le Hamas .

 

Mohamed Sifaoui à la 14ème minute de l’émission : Je dirais il n’y a pas du tout de recul lorsque Al-Jazira traite le conflit israélo-palestinien. Commençons par le commencement c’est-à-dire ce qui crée le vrai problème aujourd’hui c’est-à-dire l’histoire du bilan. 

Avant de venir j’ai vérifié, je crois que nous étions à 1203  victimes exactement, or depuis le début il y a un seul Monsieur qui transmet le bilan à Al-Jazira qui le relaie par la suite et c’est un bilan qui est invérifiable .Il est fonctionnaire au Ministère de la santé du Gouvernement du Hamas déchu, c’est comme ça que Al-Jazira le présente, c’est-à-dire c’est une partie du conflit qui est en train de donner le bilan des bombardements, alors qu’on sait très bien qu’une partie a parfois tendance soit à vouloir minimiser soit à vouloir gonfler et ce recul nous ne l’avons pas nous, Al-Jazira en tout cas ne l’a pas donné.

 

Le deuxième point c’est que les images qui sont montrées et je terminerai par ça, par Al-Jazira en boucle, sincèrement j’ai l’impression que c’est une guerre qui oppose des femmes et des enfants à la quatrième puissance mondiale, c’est-à-dire qu’on ne voit pas depuis le début un homme en armes, on ne voit pas un combattant du Hamas, on ne voit pas de combattants du Hamas tués, on ne voit pas de matériel qui est utilisé par le Hamas, on voit de temps en temps des roquettes qui partent de loin mais c’est tout et d’un autre côté on voit des chars, on voit l’armada de l’armée israélienne.

L’image qui vaut plus que 1000 mots est en train de façonner l’esprit du monde arabe et je dirais il est interrompu .

Non mais parlons d’Al-Jazira d’abord moi j’ai envie de parler d’Al-Jazira aujourd’hui parce que si la rue arabe s’enflamme aujourd’hui moi personnellement, je vais vous dire une chose : Je la tiendrai devant l’histoire, devant les hommes, devant la justice devant tout ce que vous voulez, comme principale comme principale responsable parce que c’est totalement irresponsable ce qu’ils sont en train de faire, c’est un média de propagande et qui n’est pas à son premier coup, c’est un média de propagande qui est en train de demander et de semer la graine de la haine dans l’esprit des plus fragiles des musulmans.  

 

Remarque du Collectif : 

Nous remercions monsieur Sifaoui pour cette mise en point nécessaire. En effet, les foules arabes restent sous l’emprise de la propagande infatigable d’Al-Jaziza qui continue , en complicité avec les islamistes de Gaza , à semer les mensonges .Et quand les mensonges  sont répétitifs, le rétablissement de la vérité s’impose.

Le chiffre réel de victimes est battu en brèche aujourd’hui, par le témoignage d’un médecin « palestinien », pas moins digne de foi (comme diraient les médias arabes) que les autres, qui parle de pressions subies par le personnel soignant pour gonfler ce chiffre qui serait plus proche de 500 que du 1330 crié sur tous les toits du monde, soit 2/3 de moins.

Interviewé par le journal italien Corriere della Sera  le 21 janvier 2009 ce médecin gazaoui de l’hôpital Shiffa affirme que  le bilan des victimes aurait été « gonflé » par le Hamas qui a obligé les équipes médicales à exagérer les chiffres.   

Ce médecin palestinien ajoute que « la situation n’est pas sans rappeler Jénine en 2002 – au début on a parlé de 500 tués et plus tard il s’est avéré qu’ils n’étaient que 54 donc 45 combattants ». 

Après Jeningrad et ses « 500 morts et la destruction de toute la ville », voilà venue le temps de Gazagrad et les médias arabes,   non avertis  , continueront de plus belle leurs surenchères sur les chiffres des victimes. 

 

ARTICLE ORIGINAL DU CORIERE DELLA SERA >>

  http://www.corriere.it/esteri/09_gennaio_21/denuncia_hamas_cremonesi_ac41c6…