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Archive pour janvier 2009

Par Randa Al Fayçal : Il est temps que le « cheikh » Nasrallah se réveille ou qu’on le réveille de son coma !

Jeudi 29 janvier 2009

Par Randa Al Fayçal – Dubaï 

 

L’Iran et  la Syrie poursuivent leur campagne hostile à l’Egypte, à travers le Hezbollah et les factions palestiniennes basées à Damas. Après les critiques, à maintes fois répétées par Hassan Nasrallah, à l’encontre du régime égyptien, la presse du Caire sort de sa réserve. Aujourd’hui, deux quotidiens firent à boulet rouge sur le chef du Hezbollah.


La Presse égyptienne est unanime à attaquer Hassan Nasrallah, « gosier » vide de l’axe syro-iranien et « fossoyeur » qui ose critiquer l’Egypte. A la « Une » du quotidien « Al Gomhouriya », sous le titre « Le fossoyeur nous critique » ( voir article plus en dessous ) le rédacteur en chef du quotidien, organe du Parti Nationa Démocratique (PND) du Président Moubarak, souligne que le gosier de Hassan Nasrallah est devenu plus célèbre que son arsenal (…). Sa lâcheté tient à l’écran à travers lequel le chef du Hezbollah s’adresse à sa foule, qui a failli occuper le Liban en mai dernier et y proclamer l’Etat chiite satellite de l’Iran ».

Le quotidien rappelle qu’après avoir failli détruire le Liban à deux reprises, Nasrallah ose critiquer l’Egypte et de constater que « dans le trou où il se terre depuis 2006, il semble que Nasrallah soit réduit à voir les télévisions iranienne et syrienne uniquement, et subit un lavage de cerveau’ Le seul plaisir du Sayyed Hassan Nasrallah est de voir couler le sang des victimes. Ce qui le fait jubiler est aussi de voir les morts exactement comme un fossoyeur qui voit ses affaires prospérer ».

Le rédacteur ajoute : « Je te rappelle, cheikh Hassan, pour la dixième fois, que les grands Etats n’écoutent pas les élucubrations des « haschischin » (drogués) et des fossoyeurs. Les grands Etats adoptent des stratégies pour préserver et sauver leurs peuples’ Arrête d’agir en fossoyeur et prends des leçons des grands leaders Mais tu ne pourras pas car tu n’en as pas l’étoffe ni la trempe des grands leaders révolutionnaires. Tu n’es qu’un minable fossoyeur ».

Quant au rédacteur en chef du quotidien gouvernemental « Al Ahram », il écrit sous le titre « O militants des micros, ayez pitié de vous-mêmes et de vos peuples ». « Arrêtez de vous jouer des sentiments des foules aveugles et cessez de leur promettre des rêves irréalisables quant à votre pouvoir d’écraser les ennemis… ».

« Al Ahram » est sans pitié. Il estime que « Hassan Nasrallah, avec sa barbe et sa mèche de cheveux lisse qui lui pend sur le front, se terre dans les sous-sols et milite uniquement en paroles, il ose s’en prendre au plus grand pays de la région, l’Egypte.

Il est temps que le « cheikh » se réveille ou qu’on le réveille de son coma .Que ses proches lui disent dans sa tanière qui ne voit pas le soleil, qu’il n’est pas Saladin qui libèrera Jérusalem’ Saladin est sorti d’Egypte’ Si nous devions revenir aux années cinquante et soixante, il aurait été possible de te donner une leçon radicale et définitive, mais l’Egypte est un Etat respectable est soucieux de préserver le Liban, la Palestine et la Syrie ainsi que tous les pays arabes. L’Egypte agit avec sagesse. Elle est même capable de traiter avec des « petits » comme toi et sait se protéger de ces minuscules créatures ».

Remarque du Collectif :

L’Egypte est le seul pays arabe qui critiqué ouvertement  ce barbu fanatique et illettré Hassan Nasrallah. Ce gros rat galeux, qui vit terré dans les sous sols, aura un prochain rendez vous avec Tsahal

Ce qui nous étonnent  ici  c’est l’étrange silence du reste du monde arabe ainsi que la retenue des médias arabes quand il s’agit d’exprimer des sentiments hostiles au Hezbollah, comme c’est le cas de l’Egypte par exemple, selon cet article. 

Youssef Bazzi ; un journaliste arabe qui ose condamner « l’hypocrisie arabe »

Jeudi 29 janvier 2009

Le  journaliste libanais Youssef Bazzi exprime, dans le quotidien Al-Mustaqbal, sa colère contre les dirigeants arabes qui font de la surenchère démagogique avec le sang des Palestiniens. 

L’information : une poignée de blessés est évacuée de la bande de Gaza afin de recevoir des soins en Libye. Moi, je me souviens des milliers de Palestiniens qui croupissent dans le Sahara, à la frontière égyptienne, depuis que le colonel Muammar Kadhafi les a expulsés [en 1995].

La scène : le président soudanais en uniforme parle à ses généraux pour dire que la mort de centaines de Palestiniens constitue « un génocide ». Moi, je me souviens d’un génocide qui a lieu au Darfour.

La nouvelle : en Irak, le mouvement de Moqtada Al-Sadr [radical chiite] organise des manifestations de soutien à Gaza. Moi, je me souviens du sang que les milices sadristes ont fait couler et des milliers de réfugiés palestiniens qui ont dû quitter Bagdad et qui campent dans le désert à la frontière syrienne ou jordanienne en attendant que quelqu’un veuille bien les accueillir.

La surprise : Ayman Al-Zawahiri [le numéro deux d'Al-Qaida] dénonce le bombardement de civils. Moi, je me souviens de la « résistance » irakienne qui, le même jour, envoie une kamikaze se faire exploser au milieu d’une manifestation de soutien aux Palestiniens à Mossoul, faisant des dizaines de victimes.

L’annonce : des groupes gauchistes et islamistes de l’opposition égyptienne manifestent contre l’offensive israélienne. Moi, je me souviens de leur silence face aux crimes commis au Soudan et de leurs cris de soutien à Saddam Hussein, l’ancien président irakien pour qui le chemin de Jérusalem passait par le massacre de centaines de milliers de ses propres citoyens.

La publicité : la chaîne satellitaire du Qatar Al-Jazira diffuse une campagne contre l’impuissance des régimes arabes. Moi, je me souviens des bombes qui transitaient par le Qatar avant d’être acheminées vers Israël au moment de la guerre contre le Liban en 2006. Qu’à cela ne tienne, le Qatar a été le seul pays arabe qui a eu droit à des affiches placardées par le Hezbollah en remerciement pour ses généreux dons d’argent. Je me souviens que le Qatar abrite la principale base militaire américaine du Golfe et héberge un représentant des intérêts économiques israéliens [cette représentation vient d'être gelée].

La surprise : le régime syrien autorise des manifestations… contre la passivité des autres régimes arabes. Moi, je me souviens du calme qui règne aux frontières de ce pays « du front du refus » et au sort de tous ceux qui s’aventureraient à les traverser afin de s’infiltrer en Israël. Je me souviens de la chasse que Damas faisait dans les années 1970 et 1980 pour combattre l’Organisation de libération de
la Palestine (OLP).

L’image : Khaled Mechaal, le chef extérieur du Hamas – installé à Damas et non pas sous les bombes à Gaza – déclare : « Nous avons limité nos pertes. » Il ne parle que des pertes dans les rangs du Hamas, réduisant les centaines de morts et les milliers de blessés à une variable d’ajustement.

Israël promet à ses citoyens la tranquillité, fût-ce au prix de rayer Gaza de la carte. Quant au Hamas, il promet à ses citoyens la mort prochaine, fût-ce au prix du tir d’une misérable roquette. Quelle belle stratégie, grisante et prometteuse ! Elle permet au Hamas d’annoncer la « victoire » quels que soient les résultats de la guerre et quel que soit le nombre de victimes. Une victoire incontestable. Car comment ne pas être désarmé face à celui qui défend l’idée selon laquelle on détruit Israël en lançant des roquettes alors qu’on sait que les représailles provoqueront la mort de centaines d’enfants palestiniens ?

Ce que nous avons appris encore et encore, c’est que chaque fois qu’on a encensé la résistance, on a récolté une guerre civile. Les Arabes en général et les Palestiniens en particulier sont fatigués par soixante années de conflit. Il en va de même pour les Israéliens. Pour les adeptes de la résistance, la fatigue relève de la « défection » du côté arabe, et de la « faiblesse » du côté israélien. Ils veulent relancer le conflit et lui insuffler une nouvelle vigueur. Mais dans quel but ? La seule chose qui nous semble acquise, ce sont ces « victoires divines » qui se traduisent par des guerres civiles, des invasions américaines, des raids israéliens.

Youssef Bazzi, Al Mustaqbal, janvier 2009

Remarque du Collectif 

Encore une fois un journaliste libanais  et courageux .Il faut reconnaître  que la presse libanaise est la plus libre par rapport au reste du  monde arabe.  Youssef Bazzi  a plus que raison de condamner « l’hypocrisie arabe » qui devient de plus en plus insupportable à chaque crise à Gaza. Où sont t-ils les arabes lors des conflits du Fatah d’Arafat avec l’Égypte de Nasser puis le massacre de Septembre noir par l’armée jordanienne (5,000 à 10,000 morts) avant leur transfert au Liban début 70 ? Où sont t-ils les arabes lors du massacre de l’armée syrienne contre le soulèvement de Hama (20,000 morts) début 80 ? Où sont t-ils les arabes  lors des massacres des Kurdes irakiens  et de l’invasion du Koweït en 90 avec la complaisance des palestiniens ? Où sont t-ils les arabes lorsqu’en Algérie les islamistes  ont massacrés 700,000 personnes entre 1991-2006 ? Où sont t-ils les arabes lors du massacres et l’esclavage du Soudan contre les chrétiens du sud au milieu 80 et maintenant au Darfour (environ 1 million de morts au total) ?    

Par Chawki Freiha : Le maintien du Hamas signifie un report du conflit et beaucoup plus de victimes

Jeudi 29 janvier 2009

Chawki Freiha, journaliste franco-libanais et responsable du site d’information  mediarabe.info, vient de présenter un  point de vue, sur les événements de Gaza,  qui sort du  modèle  sensationnaliste des médias  arabes. 

L’une des erreurs d’Israël est d’avoir laissé prospérer le Hamas et les autres factions islamistes et terroristes à Gaza, tant dénoncés par les pays arabes dits modérés. Mais aujourd’hui, avec le début des opérations, ces « modérés » semblent « moralement obligés » de condamner. Israël ne doit pas les écouter, au risque d’en payer le prix doublement.

L’Egypte et « l’axe arabe modéré » n’a cessé de dénoncer la mainmise de l’Iran sur Gaza à travers le Hamas, et de justifier timidement les opérations aériennes israéliennes à Gaza. Cette nuit, ce même axe modéré multiplie les condamnations d’Israël et les gestes de solidarité avec la population de Gaza, comme par exemple le mouvement des jeunes du Courant du Futur (Hariri) et du Parti Socialiste progressiste (Joumblatt) au Liban, qui ont annoncé un don de 100.000 dollars au Croissant rouge palestinien. L’Egypte a officiellement et très fermement dénoncé les opérations terrestres israéliennes, tout comme l’Iran, la Syrie et le Hezbollah (ce qui est plus normal).

Les Européens, à la recherche d’une « conscience tranquille », ont fait de même, bien que la présidence de l’Union européenne assurée par la République tchèque depuis trois jours ait justifié l’incursion de Tsahal, qualifiée à juste titre d’opération de légitime défense.

Cette pression, qui tente de stopper l’opération israélienne y compris au Conseil de sécurité de l’ONU, se conjugue aux déclarations triomphalistes des mouvements islamistes, lesquels affirment, comme le faisait Saddam Hussein, avoir infligé d’importantes pertes à Tsahal. Cette parade médiatique vise à démoraliser les Israéliens pour que le gouvernement fasse marche arrière et retire son armée de Gaza. Mais ceux qui condamnent officiellement, et qui soutiennent officieusement l’opération, ne seront pas là pour défendre Israël si celui-ci les écoutait

 

Sans vouloir applaudir la guerre, il convient ainsi de dire ici, comme nous l’avions dit haut et fort pendant la guerre du Liban en 2006, que l’arrêt des opérations, à ce stade, ressemble davantage à une capitulation israélienne. Ce serait un investissement à fond perdu inutile. Israël ne doit pas céder devant une poignée de terroristes dont la victoire sera celle de l’Iran, de la Syrie et du Hezbollah. On l’a expliqué depuis des mois sur MediArabe.info, et pas plus tard que le 03 janvier à 18h26 : un statu quo à Gaza profitera indéniablement à l’axe syro-iranien dans ses négociations avec la communauté internationale, notamment pour le programme nucléaire, le Tribunal international et le statut régional de Damas et Téhéran …

Partant de ce constat, plus la résistance du Hamas est grande, plus la détermination à l’éradiquer doit l’emporter sur l’esprit de compromission. Car le maintien du Hamas à Gaza, avec ses forces, signifie un report du conflit, et beaucoup plus de victimes des deux camps, dans l’avenir. Une fois engagée, l’opération doit se poursuivre jusqu’à son terme sans se soucier du prix que cela nécessite. Au moins, il sera versé une seule fois.

 

 

Chawki Freïha

Copyright mediarabe.info

Remarque du Collectif :  Il convient de saluer le courage de notre ami Chawki Freïha. Son point de vu l’honore et le distingue par rapport à la majorité des journalistes arabes parfaits défenseurs  des groupes terroristes. 

Par Moha Moukhlis : la tragédie des palestiniens de Gaza sert de carburant à une bande de criminels intégristes

Dimanche 25 janvier 2009

Les images qui passent en boucle sur les chaînes de télévisions du monde ne peuvent laisser personne indifférent. Le conflit qui embrase le Moyen-Orient est une tragédie humaine aux ressorts complexes. Les vociférations ne peuvent rien y changer. Seul un regard serein peut en dénouer la complexité. Aux historiens et aux hommes de bonne volonté de le faire. Notre propos, qui est en déphasage avec l’attitude du troupeau, a pour ambition de rappeler aux amnésiques des vérités criantes. Dans l’espoir de les pousser à cogiter pour mieux juger.

Je voudrais d’abord souligner que je m’exprime en tant qu’amazighe opprimé dans mes droits les plus fondamentaux et les plus légitimes : être moi même, sur la terre de mes ancêtres et m’exprimer librement et sans contrainte aucune. Je ne fais pas partie du troupeau qui bêle pendant qu’il est mené vers l’abattoir. Je suis allergique aux idéologies totalitaires et aux discours rhétoriques enflammés. Je déteste les amalgames et les ambiguïtés : je suis amazighe. Un homme libre.

Je peux donc affirmer que la tragédie des palestiniens de Gaza sert de carburant à une bande de criminels intégristes qui perpétuent un auto génocide : le Hamas, épaulé par des régimes arabistes génocidaires. Des malades mentaux qui détestent la vie et se servent du sang de leurs frères – musulmans – pour maintenir leur aura macabre. Que peuvent apporter des roquettes artisanales et primitives contre la cinquième armée du monde ? Le paradis nous disent les barbus et leurs ramifications ténébreuses, versets coraniques et hadiths à l’appui ! Des intégristes criminels qui conçoivent leur peuple comme de la chaire à canon destiné à rehausser leur « gloire » factice. Quelles significations donner à des gestes illusoires qui consistent à brûler les drapeaux américain et israélien ? Sinon cultiver la haine de l’Autre et la misanthropie.

 

Le Hamas est un gang de tueurs par personne interposées. La mort est son idéale, sa culture et le pilier de ses valeurs. La société qu’il domine est embrigadée pour assassiner, tuer avec jubilation et horreur. Des vampires qui sucent le sang de leurs citoyens. Qui font de la religion leur fonds de commerce hideux. Ils continuent à proférer des discours de défi avec des justifications métaphysiques. Peu lui importe les centaines d’enfants décédés et déchiquetés. Ces derniers iront droit à l’éden, pense-t-il. Sinistre.

Et la soi disant « rue arabe » : un troupeau de décervelés, de formatés chauffés à blanc qui ont perdu le sens de la pesanteur et de l’orientation. Qui exprime sa haine des juifs qu’elle souhaite exterminer de la surface de la terre. Avec des slogans incendiaires : « Allahou akbar assifa lilyahoudi nassifa » et aussi « Khaybar khaybar ya yahoud jaychou mohammad sa yaaoud ». Ces masses ameutées et « ameutables » pour l’occasion évoluent dans le cadre d’une idéologie totalitaire et absolutiste : ceux qui ne sont pas avec eux, sont automatiquement contre eux. La démocratie pour eux et le droit à la différence sont des hérésies condamnables.

 

Pourtant, cette « rue arabe », qui se veut l’expression des peuples, n’a jamais osé lever le petit doigt contre les crimes commis par les intégristes du Hamas ou les régimes arabo-islamistes sur des populations non arabes, au Darfour, au Kurdistan, en Egypte, en Syrie, en Libye, en Algérie, Au Niger…Non. Les droits du peuple amazigh devraient être sacrifiés sur l’autel de l’arabo-intégrisme, ce péril qui menace la civilisation planétaire.

La culture arabo-intégriste est une culture rigide et contagieuse qui dispense l’amour de la mort, fidèle à la tradition arabo-islamique faite de conquêtes, d’invasions, de tuerie et de razzias. Pour cette topique démoniaque, tuer est un plaisir. Il suffit de prononcer « Allahou Akbar » et quelques slogans rhétoriques pour penser venir à bout de l’armée israélienne.

 

J’ai entendu un « intégriste » affirmer, après le tremblement qui a frappé les amazighs du Rif que « c’est une punition divine ». J’ai également lu sur les colonnes de plusieurs canards que les revendications amazighes sont véhiculées par les amazighs collaborateurs alliés du sionisme et de l’impérialisme. Je n’ai jamais lu ni texte, ni communiqué de condamnations relatives aux assassinats sauvages perpétrés par les « musulmans » arabes contres les coptes d’Egypte, les amazighes de Kabylie et du Niger et les Kurdes d’Irak.

 

Fait frappant, la dénonciation des massacres de Gaza par la « rue arabe » et les « intellos » arabes de service a pour but, non de défendre le droit des palestiniens à la vie dans la paix, mais de dénoncer l’identité de l’agresseur : le juif. Peu leur importe le massacre perpétré par les gangs du Hamas contre leurs frères du Fatah. Le macabre est poussé aux extrêmes : la rue arabe jubilent de joie après qu’un enfant palestinien embrigadé s’est fait exploser à Tel Aviv.

 

On reproche au mouvement amazigh son « silence » face à Gaza ! Car sa position est déterminante : où il marche avec le troupeau ou il est condamné et accusé de haute trahison de la nation arabo-intégriste. Pour sa réhabilitation, le mouvement amazigh devrait envoyer ses enfants se faire exploser à Tel Aviv, leur apprendre à détester le juif et souhaiter, après chaque prière, sa disparition de la terre !

 

Non ! Le peuple amazigh aime la vie et œuvre pour la perpétuer. Il ne cèdera jamais aux sirènes des commerçants de la mort et de la chaire humaine. Il saura toujours défendre les causes justes, sans haine, ni sentiment de vengeance. Si pour la « rue arabe » et les corporations arabo-intégristes la mort de dizaines d’enfants et de femmes n’a pas de valeurs, puisque leur mort constituerait un moyen d’accès au paradis, pour les amazighs, la vie de chaque être humaine est sacrée et doit être défendu dans la légalité et le respect de l’Autre. Pour pouvoir évoluer, les arabo-intégristes et les arabistes doivent commencer par changer. Ce changement qui permettra de construire un avenir pour les générations futures, doit s’axer sur le rejet totale et définitif de la culture de la mort.

 

Auteur: Moha Moukhlis 

 

Remarque Collectif 

BRAVO Monsieur pour votre courage, votre lucidité! Nos vifs remerciements pour ce témoignage cher ami Amazigh. Hélas, en profitant de la question palestinienne, les arabes ont oubliés qu’ils sont les colonisateurs responsables du drame du peuple Amazigh. Dés leur venue en Afrique du Nord , les arabes n’entendaient pas seulement occuper, gouverner, et profiter de Maghreb berbère, mais aussi extirper la culture Celtique pour imposer une culture orientale à une population qui lui est totalement étrangère…

Par la perfidie, la cœrcition et des mesures quasi illégales, les religieux arabes se sont efforcés de dépouiller les Berbères de leur terre, de leur langue, de leurs légendes, de leurs traditions et de leurs coutumes. Le but ultime par conséquent, consiste à stériliser le peuple Amazigh progressivement pour le reconstruire sous forme arabophone. Ce scénario n’est pas seulement propre aux peuples du Maghreb, mais s’est répandue partout ou est arrivé la domination Arabo-Islamique. 

Le directeur du quotidien égyptien gouvernemental Al-Gumhouriyya : le Hamas, la Syrie et l´Iran, nouvel axe du mal

Samedi 24 janvier 2009

Source: Middle East Media Research Institute 

Le directeur du quotidien gouvernemental égyptien Al-Gumhouriyya, Muhammad Ali Ibrahim, est l´auteur d´une analyse en trois parties intitulée « le Hamas, Damas et l´Iran, le nouvel Axe du mal ». Il y critique les prises de positions du Hamas, de la Syrie et de l´Iran concernant Gaza et l´ouverture du point de passage de Rafah. Ibrahim estime que l´Iran et la Syrie ont fait en sorte que le problème palestinien demeure irrésolu afin de s´en servir pour promouvoir leurs propres intérêts dans la région. 

Selon l´auteur, le Hamas privilégie les intérêts de la Syrie et de l´Iran sur ceux des Palestiniens. Il qualifie en outre le Hamas de mouvement religieux tyrannique qu´il compare aux nazis, qui avaient eux aussi poussé leur peuple à la catastrophe au milieu du 20ème siècle.

Ce faisant, Ibrahim fustige également le Qatar, accusé de copiner avec l´axe irano syrien et de diffuser des programmes anti-égyptiens sur la chaîne qatarie Al-Jazeera. Quelques jours après la parution de l´article, le directeur de l´hebdomadaire égyptien Roz Al-Yousef, Abdallah Kamal, publie un article du même type. Il qualifie le Qatar d´hypocrite, en raison des critiques adressées à l´encontre de l´Egypte parallèlement aux efforts déployés pour se forger des liens avec Israël et les Etats-Unis.

Le directeur d´Al-Gumhouriyya : le Hamas, la Syrie et l´Iran s´efforcent de ternir l´image de l´Egypte 

Dans le premier article de la série, paru le 22 décembre 2008, Ibrahim écrit : « Depuis Damas, Téhéran et le Hamas critiquent l´Egypte et l´accusent de trahison, (1) se sentent obligés d´apporter des explications pour aider le public à comprendre des faits… que les Perses et les Syriens se sont efforcés de tronquer… L´Egypte pensait que la Tahdia [calme] était l´intérêt suprême de Gaza (…) Toutefois Khaled Mechaal, Ismaïl Haniye [leaders du Hamas] et d´autres membres du Hamas, n´ont pas compris à quelle sorte de Tahdia l´Egypte oeuvrait… Ces héros pensaient que les missiles inoffensifs qu´ils tiraient sur Sdérot obligeraient Israël [à accepter une Tahdiah].Avec l´échec du dialogue [national palestinien], l´Egypte a mis un terme à sa médiation [entre factions palestiniennes], mettant ainsi fin à l´espoir d´une conciliation inter palestinienne et révélant au grand jour l´appui politique apporté au Hamas [par l´Iran et la Syrie] (…)

L´une des raisons de l´incapacité de parvenir à une hudna fut le refus du Hamas de faire la paix avec le Fatah et son rejet de la solution des deux Etats que le monde entier espérait (…) » (1)

La Syrie et l´Iran complotent pour exploiter la cause palestinienne dans leur propre intérêt. 



Extrait du deuxième article d´Ibrahim, paru le 23 décembre 2008 : « Lorsque, fin janvier et début février 2008, le Hamas a entrepris d´inciter les résidants de Gaza à franchir [la frontière égyptienne], il est devenu évident que le [Hamas] espérait instaurer un émirat islamique au Sinaï (…) Le Hamas a tout à fait conscience que l´Egypte n´acceptera jamais la responsabilité de gouverner Gaza – ce qu´Israël essaie de lui imposer ; toutefois, si l´Egypte est sujet à des pressions arabes et islamiques le poussant à installer le Hamas dans le Sinaï pour raisons humanitaires – c´est-à-dire pour le sauver de la famine, du siège et d´attaques répétées -, les accords internationaux [de contrôle du passage seront invalidés].

[Ce dernier scénario a été imaginé] par Damas et Téhéran, pour un certain nombre de raisons : d´abord, [ils voulaient] que l´Egypte se préoccupe de sa sécurité nationale, afin que le problème palestinien ne soit pas résolu par le plus grand pays arabe [l´Egypte] et la communauté internationale, c´est-à-dire par l´instauration de deux Etats, chacun avec sa propre capitale.

Deuxièmement, [Damas et Téhéran voulaient] que le problème palestinien ne soit plus l´affaire du négociateur égyptien (désormais au fait de ses moindres détails et dont la réputation était source d´une admiration respectueuse de la part des [pays] arabes, de la région et au niveau international) et devienne l´objet de marchandages pour Damas et Téhéran. Parallèlement, [Damas] s´efforçait d´inclure le problème palestinien à un accord sur le Golan, ce qui rendrait les Palestiniens dépendants non seulement des désirs du Liban, mais aussi de ceux de la Syrie. Ainsi, la Syrie ramènerait le problème palestinien à son point de départ (…) »

Ibrahim ajoute : « Il est dans l´intérêt de l´Iran d´éviter de résoudre le problème palestinien avant la fin de la crise nucléaire iranienne, parce que l´Iran croit (…) qu´il peut jouer la carte du Hamas à des fins politiques, tout en améliorant de façon importante sa propre image (…) Nous avons sous les yeux un complot bien planifié, un programme conçu par Damas et Téhéran pour mettre le problème palestinien au service des intérêts de l´Iran et de la Syrie. C´est ainsi qu´ils se sont servis du Hezbollah et du Hamas avec une grande efficacité (…) » (2)

Les mouvements religieux [comme le Hamas] renferment des caractéristiques similaires au nazisme et à de nombreux partis tyranniques qui ont mené leurs nations respectives au désastre. 


Dans son troisième article, publié le 24 décembre 2008, Ibrahim écrit : « Le Hamas croit, tout comme les Frères musulmans égyptiens, le Hezbollah et d´autres organisations religieuses, que tout ce qu´il fait est toujours bien (…) Le Hamas, comme tout autre mouvement idéologique, croit que parce qu´il a été élu par son peuple, le peuple n´a plus son mot à dire, et que parce qu´il a remporté les élections, il peut traiter la population [comme bon lui semble]. Les mouvements religieux renferment des caractéristiques similaires au nazisme et à de nombreux autres partis tyranniques qui ont conduit leurs nations respectives au désastre (…)

Les [déclarations] et les actions du Hamas caractérisent [un mouvement qui] s´efforce de conduire son peuple à la destruction (…) L´Egypte se préoccupe des Palestiniens, mais pas le Hamas – pas le moins du monde. Le Hamas tient tout le peuple palestinien en otage, disant : ´Nous vivrons ou nous mourrons ensemble.´ Le Hamas impose le suicide aux Palestiniens, car il se considère comme leur dirigeant légitime.


Pour le Hamas, peu importe que l´équilibre des pouvoirs soit totalement à leur désavantage – ils demeurent arrogants. Les Palestiniens ont en effet élu le Hamas. Toutefois ce dernier n´a pas fait du bien-être des Palestiniens sa priorité, préférant rejoindre l´axe opposé aux pays arabes modérés : l´axe irano syrien, opposé à l´Egypte et à l´Arabie saoudite.

Les positions du Hamas et de l´Egypte sont diamétralement opposées. Le Caire pense qu´il est impératif de sauver les Palestiniens de la catastrophe, tandis que le Hamas prétend qu´il n´y a rien de mal à ce qu´ils périssent tous, vu qu´ils deviendront martyrs et iront au Paradis. Il serait plus important de renforcer l´axe du mal Syrie Iran, qui subventionne les mouvements religieux en Irak, au Liban et en Palestine (…).

Le Hamas pousse Gaza au massacre, et dénonce ce faisant les Arabes ou les Egyptiens qui ne leur sont pas venus en aide. Les Palestiniens doivent comprendre la vérité : les agissements [du Hamas] poussent [Gaza] vers un massacre (…)

Cela montre que le Hamas fait partie du plan de Tel-Aviv visant à éliminer le problème [palestinien]. Il se peut que le Hamas ne s´en rende pas compte ; où peut-être que si, mais il considère les intérêts syriens et iraniens comme cent fois plus importants que ceux de ses électeurs. » (3)

L´axe irano syrien n´entraînera pas l´Egypte dans la guerre 

Dans un article du 1er janvier 2009, paru dans Al-Gumhouriyya, Ibrahim écrit : « [L´ouverture] du passage [de Rafah] n´est que l´un des nombreux objectifs du complot irano syrien contre l´Egypte. L´axe irano syrien cherche à entraîner rapidement l´Egypte dans un affrontement avec Israël. Toutefois, ces pays oublient que l´Egypte a décidé il y a longtemps d´adopter la paix. L´Egypte s´est assez battu et ne [sacrifiera] jamais sa vie pour défendre les autres (…)

Si le dirigeant du Hezbollah [Hassan Nasrallah] pense que l´Egypte devrait rejoindre le front [contre Israël], nous devons lui demander : où sont les fonds que vous accumulez ? Où sont les missiles Shihab 1, 2 et 5 et tous les autres missiles testés par Téhéran pour effrayer l´ennemi d´Allah et votre ennemi ? Ne faites-vous la guerre que devant les caméras de télévisions ? Les missiles de Téhéran ne sont-ils là [que] pour le spectacle ? [Pendant que] la machine de guerre israélienne attaque Gaza, vous attaquez l´Egypte. Vos héros restent assis dans leurs planques – et vous demandez : où est l´Egypte ? (…)

[Le dirigeant du Hamas Khaled] Mechaal, dans sa folie, se prend pour un héros, émettant des ordres depuis sa planque de Damas ou de Téhéran à ses homologues de Gaza, leur ordonnant de se faire tuer.

Aucun [mouvement] de résistance ne voit ses décisions prises par d´autres. Or Khaled Mechaal n´est pas libre : ses décisions sont contrôlées par Téhéran. Il ne massacre pas les Palestiniens dans le but de libérer la Palestine, ce qu´il est complètement incapable de faire, mais d´empêcher Abbas de négocier avec Israël. Peut-il y avoir plus grande folie ? (…)

L´Egypte ne se laissera jamais entraîner dans un affrontement avec Israël pendant que l´Iran reste assis bras croisés, émettant des ordres exécutés par ses laquais. Nos forces armées ne se battront jamais pour défendre la Syrie dont l´armée, pour autant que je sache, n´a pas envoyé une seule balle depuis 1973 (…)

Le Hamas n´a aucun avenir en Palestine. Ce qu´il a fait aux Palestiniens, pas même Israël ne l´a fait. Ce gouvernement est le premier gouvernement musulman au monde à empêcher ses citoyens de faire le Hajj [pèlerinage à la Mecque], et le troisième régime [arabe] à massacrer son propre peuple, après Saddam Hussein et Hafez El-Assad. L´armée égyptienne devrait-elle le défendre ? Devons-nous défendre des fous qui ont massacré leurs propres populations, tenu les blessés en otages et empêché [leurs citoyens] d´accomplir le Hajj et, pire encore, abattu l´un de nos fils [en référence à l´officier égyptien tué dans un affrontement avec le Hamas au passage de Rafah] (…) ?

Ibrahim fustige en outre le Qatar, qualifié d´hypocrite à cause des attaques dirigées contre les pays arabes, alors que lui-même œuvrerait à l´instauration de relations avec Israël et les Etats-Unis : « Washington avait autrefois un protectorat au Moyen-Orient – Israël -, mais il en a aujourd´hui deux : Doha et Tel-Aviv (…) Le Qatar est le pays arabe aux relations commerciales les plus développées avec Israël (…) Le Qatar a été le premier pays à vendre à Israël plus de gaz naturel que l´Egypte, et à un prix plus bas – et personne ne s´est opposé à cela. Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères qatari, Hamad bin Jazim bin Jaber Aal Thani, est en bons termes avec la ministre israélienne des Affaires étrangères Tsipi Livni. Les lettres et les présents qu´il lui a envoyés pour son anniversaire indiquent un [engouement amoureux] d´adolescent attardé. Il a choisi de s´acheter une résidence secondaire à Nahariya, pour passer des vacances avec ses amis israéliens, qu´il préfère aux Britanniques (…)

La base des opérations militaires américaines [au Moyen-Orient] se trouve à Doha – et est la plus grande base militaire américaine hors des Etats-Unis. C´est de là-bas que les Etats-Unis ont lancé l´offensive d´artillerie contre l´Irak, avant l´invasion de 2003, et c´est là-bas qu´ils ont préparé cette opération (…) Le Qatar a construit cette base américaine à ses propres frais (…) Il est vrai que le Qatar est occupé par les Etats-Unis, mais c´est avec l´assentiment du Qatar et de sa population. [L´occupation] fait plaisir [au Qatar] et est basée sur des intérêts mutuels [avec les Etats-Unis] (…) Et voilà que ce pays occupé cherche à organiser un sommet arabe, appelant les grands pays arabes à y assister. Parfois il s´imagine même qu´il peut donner des ordres (…) » (4)

Le directeur de Roz Al-Yousef : l´Iran, la Syrie et le Qatar luttent pour l´hégémonie régionale – aux dépens de l´Egypte 



Dans un article paru le 3 janvier 2009 dans Roz Al-Yousef, le directeur du journal, Abdallah Kamal, s´en est également pris à l´axe Syrie Iran Qatar : « Il y a quelques années, en dépit de son alliance de longue date avec l´Iran, la Syrie est devenue le troisième membre de la Troïka des plus grands pays arabes, formée suite à
la Deuxième guerre du Golfe (…)

Le premier membre de cette Troïka était l´Egypte, le second l´Arabie saoudite. Depuis toutefois, la Syrie est progressivement (…) tombée sous l´emprise de l´Iran, dont la politique est contraire aux intérêts des pays arabes, en raison de son ethnicité perse, de sa foi chiite et de son programme politique, complètement opposé à celui des Arabes.

La principale entrave à l´influence iranienne dans la région est la suprématie politique de l´Egypte. [C´est pourquoi l´Iran] s´est efforcé d´écarter l´Egypte de la scène ce dernier quart de siècle ou plus (…) Il essaie de pousser l´Egypte à un affrontement militaire avec Israël qui ruinerait son économie et sa stabilité politique pour les 25 ans à venir au moins, et le plongerait dans une situation sécuritaire sans issue (poussant les Palestiniens dans le Sinaï et en faisant une bombe démographique à retardement pour l´Egypte) (…)

L´Iran essaie même de renverser le régime égyptien, ou tout au moins de [mettre en doute sa légitimité] morale, afin d´exercer des pressions et de lui faire perdre son influence politique dans la région (…) Le lieu idéal de la réalisation de ce souhait n´est autre que Gaza (…)

L´Iran a aidé le Hamas à fabriquer des roquettes, par la contrebande d´ogives et de systèmes d´orientation de missiles dans Gaza – faits en Chine, en Corée, ou ailleurs. Le Hamas fabrique des roquettes avec de la poudre à canon, des tuyaux, des pièces qu´il reçoit. L´Iran fournit en outre 40 millions de dollars par mois en fonds (25 millions de dollars pour le Hamas et 15 millions de dollars pour le djihad). (…) » (5)

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[1] Al-Gumhouriyya (Egypte), 22 décembre 2008.

[2] Al-Gumhouriyya (Egypte), 23 décembre 2008.

[3] Al-Gumhouriyya (Egypte), 24 décembre 2008.

[4] Al-Gumhouriyya (Egypte), 1er janvier 2009.

[5] Roz Al-Yousef (Egypte), 3 janvier 2009.

«Le roi du grand écran arabe» Adil Imam dénonce le Hamas

Samedi 24 janvier 2009

Avoir le courage d’exprimer publiquement son désaccord avec le mouvement Hamas, c’est s’exposer à une menace de mort. C’est ce qui vient d’arriver à l’acteur égyptien Adil Imam. «Le roi du grand écran arabe», comme on le surnomme en Egypte, a fait l’objet d’un appel à l’assassinat lancé par l’organisation terroriste «Al Qaïda au Maghreb islamique».

Dans un communiqué relayé par des sites jihadistes, l’actuel émir de l’organisation terroriste, l’Algérien Abou Mosaâb Abdelouadoud, a édicté une «fatwa» appelant à «la liquidation physique» du comédien égyptien le plus populaire du monde arabe. «Dans ces moments difficiles que vit la terre résistante de Gaza, des impies se moquent du sang des enfants et des femmes qui font face à l’ennemi de Dieu. C’est ce qu’a fait le mécréant Adil Imam et, de ce fait, il mérite la mort», indique la fatwa du chef des terroristes d’Al Qaïda au Maghreb.

Les terroristes d’Al Qaïda reprochent à la star égyptienne d’avoir affiché son désaccord avec la position du Hamas en ce qui concerne la situation que vit le peuple palestinien. Dans une déclaration à la presse, M. Imam a précisé que tout ce qui a été publié sur sa position a été monté de toutes pièces reconnaissant, toutefois avoir dénoncer publiquement le fait que ce mouvement ait été et continue à être à l’origine de la dislocation dont souffre le peuple palestinien actuellement. «Je n’accepte pas que mon patriotisme et mon panarabisme fassent l’objet de surenchères de la part de personne», a-t-il déclaré avant de réitérer son rejet de la position du Hamas qui approfondit les dissensions entre les Palestiniens.

Il dirige  ce reproche également aux «Frères musulmans» qui participent à cette dissension à travers leurs prises de position politiques et les déclarations qu’ils multiplient dans ce sens. Il est à rappeler que le mouvement des «Frères musulmans», à l’instar des mouvances islamistes de par le monde,  a profité de l’agression israélienne contre Gaza pour se positionner vis-à-vis de l’opinion publique arabe en accusant le gouvernement égyptien d’avoir «trahi la Oumma» et de s’être «allié aux ennemis de l’Islam».

Adil Imam, tout en indiquant qu’il ne craignait pas les menaces terroristes puisqu’il en a fait l’objet plusieurs fois durant sa carrière, a fait allusion au fait que ceux qui exploitent la situation «sont confortablement installés dans des lieux luxueux pendant que le peuple palestinien n’a pas où se réfugier des bombardements israéliens». Adil Imam réagissait ainsi aux déclarations du dirigeant des «Frères musulmans», Mahdi Akif, qui a déclaré, alors que Gaza était bombardée par l’armée israélienne, que «la victoire était proche». L’acteur égyptien a déclaré qu’il trouvait «étrange et pas claire»  la position du leader des «Frères musulmans». « le Hamas doit arrêter ce qu’elle fait car Israël ne répondra pas à ses actes en lui offrant des fleurs», a-t-il dit dans un entretien publié par le quotidien «L’Égyptien d’Aujourd’hui» tout en rappelant que ce mouvement a provoqué «une guerre disproportionnée» malgré «les avertissements égyptiens».

Ce n’est pas la première fois que Adil Imam est menacé par le terrorisme islamiste. Durant sa longue carrière, la lutte contre l’extrémisme a été l’un des sujets favoris de sa filmographie qui traite, par l’humour, le plus souvent d’une manière audacieuse le phénomène de l’islamisme dans le monde arabe en général et dans la société égyptienne en particulier. Ce qui lui a valu de vivre toujours sous la menace de mort de la part des groupuscules intégristes.

Remarque du Collectif

L’acteur égyptien Adil Imam a eu raison de sortir de son silence et de dénoncer le Hamas, c’est d’ailleurs la seule voie pour sauver la planète de cette ennuyeuse secte islamo nazie. Non seulement  les Palestiniens sont sacrifiés aujourd’hui  par le Hamas mais aussi le Peuple israélien a été la cible de graves violations, menées dans l’ombre de la poursuite du terrorisme régional pratiqué  par cette organisation criminelle. 65 ans après la Shoah, ce ne sont plus les nazis qui bousillent les familles  juives ce sont ces tueurs fanatiques Islamistes!!! 

Anina, palestinienne réfugiée en France, témoigne de l’horreur du Hamas

Samedi 24 janvier 2009

Sur France Info : Anina, ingénieure palestinienne réfugiée en France, a parlée  du Hamas. France info a recueilli le témoignage d’Anina, une palestinienne réfugiée en France. Elle est ingénieure et jusqu 2008, elle vivait dans la bande de Gaza. Selon elle, le véritable coupable reste le Hamas dans ce désastre humain. C’est le genre de point de vue qui n’est pas diffusé, et qui met en lumière la frustration  des palestiniens envers le mouvement intégriste. 

Anina : C’est vrai, des civils, des enfants, des femmes tombent à Gaza. C’est parce qu’Israël bombarde les Palestiniens. Mais aussi il faut revenir sur la cause. Pourquoi Israël a bombardé les Palestiniens, ou pourquoi ça se passe de cette façon-là.

Moi je tiens, en étant palestinienne, moi je tiens responsable le Hamas. Parce que c’est le Hamas qui a refusé la trêve après le 19 décembre 2008. C’est le Hamas qui utilise les civils comme boucliers humain. Ils utilisent les régions les plus peuplées pour lancer leurs roquettes. Ils font ce qu’ils veulent ! Ils lancent des roquettes et les civils meurent à leur place.

L’explosion qui s’est passée à l’école à Jabaliya : les hommes étaient là et les gens sont sortis pour demander aux militants de Hamas de foutre le camp. Dans la cité où j’habitais, ils sont venus devant le bâtiment. Ils ont lancé deux roquettes et j’ai perdu deux voisins et j’en ai une centaine qui semblent blessés jusqu’à maintenant.

France info : Vous voulez dire que la Hamas lance des roquettes d’endroits où il y a des civils et des enfants ?

Anina : Oui.

France Info : …en sachant que les bombardements israéliens vont faire des victimes parmi cette population ?

Anina : Oui. Les gens n’ont pas le droit de dire non à Hamas, parce que Hamas va les faire payer très cher après l’incursion israélienne. Hamas ne représente pas toute
la Palestine. Moi j’étais très touchée de voir qu’il y a une solidarité internationale pour manifester en ce qui concerne ce qui se passe actuellement à Gaza. Mais j’étais aussi désolée parce qu’il y avait un ou deux drapeaux palestiniens et le reste c’était des drapeaux du Hamas.
Et les gens doivent comprendre que vous êtes en train de soutenir le Hamas. Il faut soutenir les Palestiniens parce que le Hamas ce n’est pas la Palestine. Ça c’est premièrement. Et deuxièmement, c’est tout ce que vous êtes en train de voir comme aide humanitaire. Les sympathisants et les membres du Hamas bénéficient de cette aide humanitaire et jusqu’à maintenant, je connais des gens qui n’ont même pas de farine, même pas du pain. Ça fait deux jours ou trois jours qu’ils n’ont rien mangé. Parce qu’ils ne sont pas du Hamas, tout simplement. Vous n’êtes pas partie du Hamas, vous n’avez pas le droit à l’aide humanitaire…

 Remarque du Collectif  Nous tenons  à féliciter cette brave femme pour sa clarté .Ce témoignage est à  poster à tous ceux qui accompagnaient les vociférateurs de haine antisémite, de brûleurs de drapeau d’Israël, de brandisseurs de drapeaux armés et à tous les politiciens qui  défilent en  Europe en compagnie des islamo-fachistes.  Nous soutenons cette femme courageuse par des prières ferventes car elle a  pris un risque énorme en répondant à cette interview et ce qu’elle dit est tellement vrai ! 

C’es la Parole d’une palestinienne libre .Il nous  semble que les médias donnent fort peu la parole à ces Palestiniens-là, ceux qui refusent le fanatisme, la culture de mort, ceux, laïques par tradition, qui refusent la main mise d’un mouvement religieux sur leur vie. Politiquement incorrecte, la parole d’Anina est  enfin libre. Elle peut parler car elle n’est plus sous la coupe du Hamas. Réfugiée en France, elle n’hésite pas à dénoncer la tyrannie du Hamas sur la population de Gaza. Elle parle pour d’autres qui ne peuvent rien dire sous peine de mort.

Gaza, ou l’hypocrisie inégalée : Le point de vue de Wafa Sultan – Traduction de Chawki Freïha

Mercredi 14 janvier 2009

La célèbre sociologue d’origine syrienne, Wafa Sultan, vient de publier l’un des points de vue le plus cinglants concernant la situation à Gaza. Elle plonge aux origines de l’islam pour expliquer le conflit entre deux conceptions diamétralement opposées : la culture de la vie contre la culture de la mort et du martyre. Elle s’appuie sur des exemples de l’histoire récente pour dénoncer une religion, une culture et une idéologie barbares… En voici les extraits les plus significatifs, traduits par notre ami Chawki Freïha.

(…) Puisqu’il m’importe peu de satisfaire les uns, de défendre les autres ou d’éviter la colère des troisièmes, je peux dire que le Hamas n’est qu’une sécrétion islamique terroriste dont le comportement irresponsable à l’égard de sa population l’empêche de se hisser au niveau du gouvernement. Mais ceci est conforme à l’habitude, puisque, à travers l’histoire de l’islam, jamais une bande de criminels islamistes n’a respecté ses administrés. (…) Je ne prétends pas défendre Israël, puisque les Juifs ne m’ont pas demandé mon avis quant à leur terre promise. S’ils me demandent mon avis, je leur conseille de brûler leurs livres sacrés et de quitter la région et de sauver leur peau. Car les musulmans constituent une nation rigide exempte de cerveau. Et c’est contagieux. Tous ceux qui les fréquentent perdent la cervelle…

Avant la création de l’Etat d’Israël, l’histoire n’a jamais mentionné une guerre impliquant les Juifs, ni qu’un Juif ait commandé une armée ou mené une conquête. Mais les musulmans sont des combattants, des conquérants et leur histoire ne manque pas d’exemples et de récits de conquêtes, de morts, de tueries, de razzias… Pour les musulmans, tuer est un loisir. Et s’ils ne trouvent pas un ennemi à tuer, ils s’entretuent entre eux.

Il est impossible pour une nation qui éduque ses enfants sur la mort et le martyre, pour plaire à son créateur, d’enseigner en même temps l’amour de la vie. La vie a-t-elle une valeur pour une société qui inculque à ses enfants qu’ils doivent tuer ou être tués pour aller au Paradis ?

(…) Depuis le début de l’opération israélienne contre Gaza, je suis bombardée de courriers électroniques venant de lecteurs musulmans qui me demandent mon avis sur ce qui se déroule à Gaza. Je ne suis pas concernée par ce qui s’y passe, mais je suis intéressée par les motivations qui animent ceux qui m’écrivent. Je suis convaincue que ce qui les motive n’est pas la condamnation de l’horreur, ni la condamnation de la mort qui sévit à Gaza. Car, si la motivation était réellement la condamnation de la mort, ces mêmes lecteurs se seraient manifestés à d’autres occasions où la vie était menacée.

Ceux qui condamnent le massacre de Gaza, par défense de la vie en tant de valeur, doivent m’interroger sur mon avis à chaque fois que cette vie valeur était menacée. Plus de 200.000 musulmans Algériens ont été massacrés par d’autres musulmans Algériens ces quinze dernières années, sans qu’aucun musulman ne s’en émeuve. Des femmes Algériennes violées par les islamistes ont témoigné et raconté que leurs violeurs priaient Allah et imploraient son Prophète avant qu’ils ne violent leurs victimes. Mais personne ne m’a demandé mon avis. Plus de 20.000 citoyens syriens musulmans avaient été massacrés par les autorités (Hamas en 1983) sans qu’aucun musulman ne réagisse et sans qu’aucun ne me demande mon avis sur ces massacres étatiques. Des musulmans se sont fait exploser dans des hôtels jordaniens tuant des musulmans innocents qui célébraient des mariages, symboles de la vie valeur, sans qu’aucune manifestation ne soit organisée à travers le monde, et sans qu’on ne me demande mon avis. En Egypte, des islamistes ont récemment attaqué un village copte et ont massacré 21 paysans, sans qu’un seul musulman ne dénonce ce crime. Saddam Hussein a enterré vivant plus de 300.000 chiites et kurdes, et en a gazé beaucoup plus, sans qu’un seul musulman n’ose réagir et dénoncer ces crimes.

Au plus fort des bombardements de Gaza, une femme musulmane, fidèle et pieuse, s’est fait exploser en Irak dans une mosquée chiite, tuant une trentaine d’innocents, sans que les médias ou les musulmans ne s’en émeuvent. Il y a quelques mois, le Hamas avait aussi tué onze personnes d’une même famille palestinienne, accusés d’appartenir au Fatah, sans que des manifestations ne soient organisées en Europe ou dans le monde arabe, et sans qu’aucun lecteur ne m’écrive et ne m’envoie ses protestations.

Ainsi, la vie n’a pas de valeur pour le musulman. Sinon, il aurait dénoncé toute atteinte à la vie, quelle qu’en soit la victime. Les Palestiniens et leurs soutiens dénoncent les massacres de Gaza, non pas par amour de la vie, mais pour dénoncer l’identité dues tueurs. Si le tueur était musulman, appartenant au Hamas ou au Fatah, aucune manifestation n’aurait eu lieu.

(…) CNN a diffusé un documentaire sur Gaza montrant une femme palestinienne qui se lamente et crie : mais qu’on fait nos enfants pour être tués comme ça ? Mais qui sait. Peut-être qu’il s’agit de la même palestinienne qui se réjouissait il y a deux ans quand l’un de ses fils s’était fait exploser dans un restaurant de Tel-Aviv et qui disait souhaiter que ses autres enfants suivent le même exemple et devenir martyrs.

Mais quand l’idéologie et l’endoctrinement sont d’une telle bassesse, il devient normal que cette palestinienne perde toute valeur à la vie. Sinon, elle pleurerait ses enfants de la même façon qu’ils se tuent dans un attentat suicide à Tel-Aviv ou sous les bombes israéliennes. Car, la mort est la même qu’elle qu’en soient les circonstances, et elle demeure rejetée, et au contraire, la vie mérite d’être vécue et pleurée.

Dans ce cas, comment puis-je me solidariser avec une femme qui lance les youyous de jouissance quand l’un de ses enfants se fait exploser contre les juifs, et elle pleure quand les juifs tuent ses autres enfants ? Mais l’idéologie enseigne aux musulmans que tuer ou être tué permet au fidèle de gagner le paradis. Dans ce cas, pourquoi pleurer les Gazaouis alors qu’ils n’ont pas bougé le petit doigt pour les Irakiens, les Algériens, les Egyptiens ou les Syriens pourtant musulmans ?

(…) Après ce qui précède, je suis certaine que ceux qui m’écrivent et me demandent mon avis sur ce qui se passe à Gaza cherchent à me faire dire ce qu’ils peuvent utiliser pour m’incriminer et me condamner, ou pour me faire dire ce qu’ils ne peuvent exprimer eux-mêmes.

(…) Borhane, un jeune palestinien de 14 ans, a perdu il y a une dizaine d’années ses bras, ses jambes et la vue dans l’explosion d’une mine en Cisjordanie. La communauté palestinienne aux Etats-Unis s’est mobilisée pour lui venir en aide et financer son hospitalisation dans l’espoir de sauver ce qui pouvait l’être. Lors d’un dîner de bienfaisance organisé à son profit en Californie, la plus riche palestinienne des Etats-Unis s’est présenté en grande fourrure, et a qualifié Borhane de héros. Elle s’est adressée à ce bout de chair immobile et inerte : Borhane, tu es notre héros. Le pays a besoin de toi. Tu dois retourner dans le pays pour empêcher les Sionistes de le confisquer… Mais l’hypocrisie de la palestinienne la plus riche des Etats-Unis l’empêche d’envoyer ses propres enfants défendre la Palestine contre les Sionistes. Exactement à l’image des chefs du Hamas qui demandent les sacrifices à Gaza, mais restent à l’abri à Damas et à Beyrouth.

(…) La guerre contre Gaza est certes une horreur. Mais elle a le mérite de dévoiler une hypocrisie inégalée dans l’histoire récente de l’humanité. Une hypocrisie qui distingue les Frères Musulmans syriens qui annoncent abandonner leurs activités d’opposition, pour resserrer les rangs contre les sionistes. Mais ces Frères musulmans ont-ils le droit d’oublier les crimes du régime commis contre les leurs à Hama, Homs et Alep ? Avant de se réconcilier avec le régime pour lutter contre les sionistes, ces Frères musulmans ont-ils dénoncé les crimes commis par leurs alliés et partenaires (dans la confrérie) en Algérie et en Irak ? Ont-ils dénoncé la mort de centaines de milliers de chiites en Irak sur le pont des oulémas à Bagdad, pulvérisé par l’un des vôtres conformément aux enseignements de votre religion de la paix et de la miséricorde ? Avez-vous une seule fois dénoncé les exactions contre les chrétiens en Irak ? Où contre les coptes en Egypte ? Votre hypocrisie nous empêche de croire vos sentiments à l’égard des enfants de Gaza, puisque vous êtes responsables du pire.

(…) Essayons d’imaginer ce que le Hamas aurait fait du Fatah, et des autres, s’il possédait la technologie et les armes d’Israël ? Essayons d’imaginer ce que l’Iran aurait fait des sunnites de la région, s’il détenait les armes modernes que possède Israël ? Ce serait sans doute le massacre garanti.

(…) J’ai récemment rencontré un religieux hindou en marge d’une conférence consacrée à la guerre contre le terrorisme. Il m’a dit : « toutes les guerres se sont déroulées entre le bien et le mal. Sauf la prochaine, elle doit se dérouler entre le mal et le mal ». N’ayant pas compris ses propos, je lui ai demandé des explications. Il m’a dit : « Je suis contre la présence américaine en Irak et en Afghanistan. Si les Etats-Unis veulent gagner la guerre contre les islamistes, ils doivent se retirer et laisser les deux pôles du mal s’entretuer. Les sunnites et les chiites étant nourris sur la haine, vont se battre et se neutraliser ».

Tirant la conclusion de ces mots remplis de sagesse, on peut dire qu’Israël contribue aujourd’hui, inconsciemment, au succès de l’islam. En s’attaquant à Gaza, Israël pousse les musulmans à se solidariser et à surpasser leurs divergences. Et septembre noir en Jordanie est encore dans tous les esprits (…). Les exactions dont sont capables les arabes et les musulmans dépassent toute imagination. Un char jordanien avait écrasé un palestinien, puis le conducteur du char est descendu de son blindé et a bourré la bouche de sa victime avec un journal… Un comportement qu’aucun militaire israélien n’a eu à Gaza. Aussi, pendant les massacres de Hama en Syrie, des militants des Frères musulmans trempaient leurs mains dans le sang des victimes pour écrire sur les murs : Allah Akbar, gloire à l’islam. Je n’ai jamais entendu qu’un juif ait écrit avec le sang d’un autre juif des slogans à la gloire du judaïsme. Je le dis avec un pincement au cœur : pour sauver l’humanité du terrorisme, il faut que le monde libre se retire et qu’il laisse les musulmans s’entretuer.

(…) Je me souviens quand j’étais étudiante à l’université d’Alep, et quand l’ancien ministre syrien de
la Défense Mustapha Tlass était venu nous rencontrer. Dans un élan d’hypocrisie, Tlass nous avait dit qu’« Israël craint la mort et la perte d’un de ses soldats lui fait peur et mal. Mais nous, nous avons beaucoup d’hommes et nos hommes ne craignent pas la mort ». Là réside la différence entre les deux conceptions et les deux camps, et le témoignage de Tlass semble avoir inspiré les dirigeants du Hamas aujourd’hui.

Ainsi, l’extermination de tous les enfants de Gaza importe peu aux dirigeants islamistes et du Hamas, la vie n’ayant aucune valeur pour eux. Ils se réjouissent simplement de la mort de quelques soldats israéliens. Pour les islamistes, l’objectif de la vie est de tuer ou de se faire tuer pour gagner le paradis. La vie n’a donc aucune valeur.

(…) Si le Prophète Mohammed savait que le Juif allait voler un jour à bord des F-16, il n’aurait pas commandé à ses disciples de tuer les juifs jusqu’au jour dernier. Mais ses disciples doivent modifier cette idéologie par pitié pour les générations futures, et pour sauver leur descendance et lui préparer une vie meilleure, loin de l’idéologisation de la mort.

 

Les musulmans doivent commencer par se changer, pour prétendre changer la vie. Ils doivent rejeter la culture de la mort enseignée et véhiculée par leurs livres. C’est seulement quand ils y parviendront qu’ils n’auront plus d’ennemis. Car, celui qui apprend à aimer son fils plus qu’à haïr son ennemi appréciera mieux la vie. Aussi, jamais la terre ne vaut la vie des personnes, et les Arabes sont le peuple qui a le moins besoin de la terre. Mais paradoxalement, c’est le peuple qui déteste le plus la vie. Quand est-ce que les Arabes comprendront-ils cette équation et commenceront-ils à aimer la vie ?

source « MediArabe.info »

De la part d’un musulman laïc et démocrate qui refuse la compromission avec l’islamisme : Mohamed-Sifaou

Mercredi 14 janvier 2009

J’observe les esprits s’enflammer de plus en plus durant cette guerre qui oppose Israël aux fanatiques du Hamas. Je comprends que l’émotion l’emporte sur la raison. Je le comprends d’autant plus lorsque je vois le traitement médiatique que réservent les chaînes arabes, et notamment Al-Jazira, à ce conflit. Mais cette situation, qui devient de plus en plus inquiétante, me pousse à poser un certain nombre de questions à ceux qui laissent libre court à leurs émotions dégoulinantes ou encore pire à la haine qu’ils n’arrivent plus à dissimuler.

Où étaient tous ces musulmans qui ont tant de compassion pour les enfants de Gaza et pour les terroristes qui les ont conduits vers la guerre, ou étaient-ils, dis-je, quand Grozny était littéralement rasée par l’armée russe, cependant que les femmes tchétchènes étaient violées à ciel ouvert par les soldats de Poutine et lorsque les morts se comptaient quotidiennement par centaines ? Mais où étaient-ils bon sang de Bon Dieu ? Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient ces femmes voilées et les autres qui arborent fièrement aujourd’hui le keffieh palestinien ?

Ou étaient ces casseurs, ces jeunes fougueux et déchaînés, ces vielles dames qui s’exhibent aujourd’hui la larme à l’œil quand il fallait dénoncer les crimes, que dis-je, le génocide perpétré par le régime fasciste du soudanais Hassan Omar Al-Bashir contre des populations Darfouris, démunies, désarmées et sans défense. Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient-ils ? Personne ne leur a dit qu’un crime contre l’humanité se commettait, sous le ciel fanatisé du Soudan ? Où étaient ces jeunes et ces moins jeunes, tous ces promeneurs du samedi, lorsqu’avec SOS Racisme et Urgence Darfour et quelques autres associations, nous avions marché pour condamner le crime de l’État soudanais. Nous nous étions alors retrouvés à proximité de l’Ambassade du Soudan et nous étions tout au plus deux cents personnes.

Les Tariq Ramadan, ses adeptes et leurs camarades avaient certainement des courses à faire ce jour-là. Je préfère croire cela, que de penser un instant que tous ces marcheurs du samedi ont plus de compassion pour l’enfant de Gaza que pour l’enfant du Darfour. Peut-être que le musulman qui obéit aux ordres et à l’idéologie du Hamas et défendable alors que le musulman tchétchène habitant Grozny, ne comprenant probablement rien à la chose politique, doit être liquidé dans l’indifférence collective par les hommes de Poutine.

Mais encore, ou étaient tous ces marcheurs du samedi lorsque les Algériens se faisaient découper en petits morceaux par les monstres du GIA et égorgés tels des moutons par les disciples d’Ali Benhadj ? Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient-ils ? Je me rappelle que certains accusaient alors les victimes algériennes d’être à la solde du régime en place donc légitimement « découpable » en morceaux. D’autres se disaient encore que peut-être le GIA n’était finalement que le fruit d’un complot, d’une manipulation, que l’islamisme ne tuait point, nulle part. D’ailleurs, beaucoup continuent de penser que l’islamisme est une doctrine sympathique qui ne ferait pas de mal à une mouche. Que tout ce terrorisme islamiste qui veut imposer son diktat est une création des « Juifs, des Américains et de beaucoup d’autres salauds ». Je crois même que c’est ce que pensent des politiques comme les très laïcs Besancenot, Buffet et Mélenchon. Sinon que font-ils en marchant aux côtés d’islamistes, de communautaristes, de tribalistes, d’antisémites et de pleurnichards professionnels. Parce que ce qui m’étonne aussi – et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je qualifie certains marcheurs du samedi de « pleurnichards professionnels » – ce qui m’étonne dis-je comment peut-on s’émouvoir lorsqu’est tué un enfant ayant telle religion et ne pas ressentir d’émotion lorsque un autre enfant ayant telle autre religion subi le même sort ? Pourquoi tous ces musulmans qui marchent aujourd’hui les yeux exorbités, la bave sur le menton, tous crocs dehors, n’ont-ils jamais voulu marcher au lendemain d’un attentat terroriste ? Pourquoi n’ont-ils pas marché lorsque des islamistes tuaient d’autres musulmans ? Pourquoi n’ont-ils pas marché après le 11 septembre, Madrid ou Londres ? Mais où étaient-ils lorsque les talibans exécutaient des femmes dans des stades ? Pourquoi, à chaque fois, que je les entends, c’est pour écouter leurs lamentations disant qu’ils appartiennent à une « religion opprimée » ?

 

Pourquoi ne dénoncent-ils jamais, avec de telles marches, ceux qui oppriment au nom de cette même religion ? Pourquoi sont-ils plus virulents, plus haineux et, parfois, plus violents que les Palestiniens et les Jordaniens que je connais ? Pourquoi il y a si peu de dignité dans l’expression de leur émotion sincère ou supposée ? Mais que cache donc cette compassion sélective ? Que cache-t-elle ? Mettons les pieds dans le plat. Le conflit israélo-palestinien serait-il finalement un abcès de fixation qui est entretenu, et notamment par les pays musulmans, pour attiser toutes les haines ? Serait-ce l’appartenance religieuse de l’autre belligérant, Israël en l’occurrence, qui pose problème ? Serait-ce par antisémitisme ? Où serait-ce tout simplement un samedi après midi de défoulement utilisé tel un exutoire pour exprimer une malvie, des frustrations, pour s’élever contre une absence de libido ou que sais-je encore ?

Je vais révéler le fond de ma pensée. Je pense que plusieurs marcheurs du samedi défilent davantage contre Israël que pour la Palestine. Beaucoup d’entre eux ne marchent pas parce qu’ils adoreraient les Palestiniens, mais parce qu’ils ont une détestation idéologique pour tout ce qui est juif et pour tout ce qui a trait à Israël. Et je pense même – passez-moi l’expression – que la plupart n’ont rien à foutre des Palestiniens. Parce qu’en définitive si ces marcheurs du samedi étaient si humanistes que cela, je pense que je les aurais croisés dans des manifestations en faveur du Darfour ou des Tchétchènes, et dans celles organisées en signe de solidarité avec les victimes algériennes de l’islamisme et dans toutes les marches dénonçant le terrorisme des fascistes intégristes. Ils se seraient peut-être élevés contre la violence exercée par le Hamas, non pas contre les Israéliens, mais contre leurs propres frères du Fatah.

Rassurez-vous, je ne suis pas ravi de voir des civils mourir à Gaza. Cela me désole profondément, mais je ne veux pas que soit occultée la responsabilité du Hamas qui a créé les conditions de la guerre puisque tout en sachant qu’il ne ferait pas le poids militairement, il a provoqué cette guerre au mépris des vies humaines dont il avait la responsabilité tout ceci au nom de cette idéologie qui magnifie la mort et le martyre. Arrêtez alors de nous raconter une histoire à l’envers et révéler le fond de votre pensée que nous voyons d’ailleurs parfaitement dans les slogans que vous portez…À tous les promeneurs du samedi, bon dimanche… i

source : http://www.mohamed-sifaoui.over-blog.com/l