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Je ne suis pas de ces Palestiniens-là, qui se laissent victimiser pour justifier de leurs droits : Par Sami El Soudi

Par Sami El Soudi 


Les roquettes lancées par les terroristes islamistes de Gaza continuent de pleuvoir sur les agglomérations israéliennes du Néguev occidental. Hier, une vingtaine de ces Qassam ont été tirés, ils ont blessé deux civils, détruit la bibliothèque d’une école et sérieusement endommagé plusieurs habitations. 

 Dans les dépêches des autres agences occidentales, AFP, AP et Reuters, on persiste cependant à minimiser systématiquement l’importance de ces agressions, arguant qu’elles font rarement des victimes et insistant, mensongèrement, sur le fait que les Qassam seraient des roquettes artisanales. Pourtant nous avons bien tenté de leur expliquer que la fabrication en série de milliers de ces armes ne peut procéder que d’une industrie, mais cela fait longtemps que les auteurs de ces dépêches ont cessé de penser, pour se contenter de ressasser les clichés faux et éculés faisant partie de la ligne éditoriale de ces agences.

Ainsi on retrouvera, en titre et en sujet principal, la riposte israélienne, présentée de la manière la plue crue possible : Tsahal tue six Palestiniens. Et, pour peu qu’un doute existe sur la fonction de ces « victimes », on aura droit, comme hier, à une tournure genre : un professeur dans une école d’agriculture et cinq activistes palestiniens tués par l’armée israélienne.

Où les tentatives israéliennes de neutraliser ceux qui tirent des roquettes sur les civils voisins de Gaza sont présentées comme l’acte principal de violence, et les « tirs de roquettes artisanales », comme le « prétexte ridicule », utilisé par le gouvernement israélien pour s’adonner à son divertissement favori : l’assassinat de Palestiniens, des civils de préférence. A force de répétitions pluriquotidiennes frelatées de ces comptines, écrites par des militants viscéralement antijuifs à l’intention d’un public hypnotisé, à force de répéter les mêmes mots, caricaturaux d’une réalité que je ne connais pas, mille et milles fois, ces agences et les détaillants en information, – ceux qui se situent entre elles et le consommateur – sont persuadés que les Juifs se livrent au génocide des Palestiniens de Gaza. Prenant les tirs des inoffensifs Qassam – presque des jouets de feux d’artifice, à les lire – comme prétexte de leur soif de sang arabe.

Cette démarche est factuellement fausse, criminelle, raciste et antijuive par essence, sans compter, mais c’en devient presque anecdotique face à la gravité des charges précédentes. Le fait d’intervertir volontairement les agresseurs et leurs victimes  on procède d’un acte répétitif d’anti-information. 

 Il existe quelque chose de méprisable, pour un informateur, à s’employer, à grands coups de mensonges quotidiens, à faire ressembler le soldat israélien aux caricatures de Juifs qui figuraient dans les accusations de meurtres rituels au temps des tsars, ou au Juif veule, lâche, ennemi de l’humanité de Mein Kampf. Les auteurs et traducteurs occidentaux de ces dépêches devraient se demander d’où leur vient suffisamment de haine des Juifs pour accomplir cette besogne et devraient considérer, d’urgence, une psychanalyse.

Mes collègues journalistes et moi, nous faisons dans l’information. Une discipline dans laquelle les jeux de rôles, identiques  jour après jour, n’existent pas. Où l’on n’attribue pas, une fois pour toutes, des caractéristiques de valeur et des sobriquets aux protagonistes. Où l’on ne sait pas, avant d’être allé constater une situation, ce qui figurera sur notre compte-rendu.

 Je ne suis pas de ces Palestiniens-là, qui se laissent victimiser pour justifier de leurs droits. Nos droits viennent d’ailleurs. Qui tirent les rideaux, en plein soleil, et allument des chandelles, pour faire croire – avec l’aimable concours de Reuters et du Time – que les Juifs les privent d’électricité. Qui ont besoin que les antisémites de service croquent leurs adversaires en monstres, afin de leur permettre de se livrer, impunément, aux pires crimes contre l’humanité et contre leur propre peuple. Qui prennent la pose afin de cadrer dans le rôle du bon sauvage, créé par les existentialistes, dont le comportement criminel le plus incontrôlable établit la preuve de son état d’opprimé et sa volonté d’émancipation.   Je suis un Palestinien intéressé à rendre la dignité à mon peuple, debout, en guenilles, peut-être, mais pas en costumes empruntés au théâtre des haineux. A faire qu’il ait à manger, subvenant à ses besoins par sa propre industrie et de son propre génie. Non pas en mendiant l’aide internationale. Apprenant à connaître ses voisins tels qu’ils sont, afin de vivre en bonne intelligence avec eux, dans une dynamique de coopération et de partage des connaissances et des ressources. Je veux un pays et des institutions pour protéger mon industrie, mon honneur, mes libertés et ma descendance. Et pour rien d’autre. 

 Cette semaine, sans que vous en ayez connaissance, car cela n’entre pas dans la grille des fausses réalités derrière laquelle on vous enferme, l’Egypte a violemment réagi à des tentatives conjointes du Hamas palestinien et des Frères Musulmans cairotes, les vrais patrons d’Al-Quaëda, de déstabiliser le régime du président Moubarak.

 Lundi dernier, sur la voie Philadelphie, la frontière entre Gaza et l’Egypte, on a assisté à une vraie bataille rangée entre les forces de sécurité venues d’outre-Canal et les miliciens du Hamas. Ces combats ont fait un mort et une soixantaine de blessés, dont quarante Egyptiens.

 Ces altercations violentes se situent dans un effort égyptien consistant à renvoyer à Gaza les dizaines de milliers de Palestiniens qui rôdent dans le désert du Sinaï. Nombre d’entre eux portent un treillis militaire, une Kalachnikov et des grenades, d’autres sont ceints d’une ceinture explosive. Ci et là, dans le désert, ils ont planté leur drapeau, faisant écrire à la presse du Nil révoltée, que le Hamas se trompe de territoire à libérer, que c’est aux Israéliens qu’ils sont censés faire la guerre. Un quotidien proche du gouvernement a titré : « Ils ont souillé notre terre, ils ont heurté notre honneur ».

 Le ministre égyptien des Affaires Etrangères, Ahmed Aboul Gheit, a promis de « casser les jambes aux Palestiniens qui tenteraient de franchir la ligne de la frontière ». Gheit s’est moqué des velléités du Hamas à combattre Israël, qu’il a qualifiées de « comiques ayant leur place dans les bandes dessinées », et des Qassam, « qui vont se perdre dans les sables d’Israël et qui amènent les Forces de Défense d’Israël à frapper à Gaza, causant des dommages aux Palestiniens ».   Au sommet du gouvernement égyptien, on ne parvient pas à comprendre le rationnel qui pousse les fanatiques islamistes à tirer sur la centrale d’Ashkelon qui fournit leur électricité. Nous, cela faisait un bon moment que nous nous interrogions publiquement sur ce raisonnement. Au Caire, il aura fallu attendre que les Frères Musulmans appèlent publiquement à faire bouillir la frontière de Rafah pour que Moubarak réagisse. Il a mis en garde contre une tentative de
la Fratrie de renverser son régime.

 Il est vrai que des milliers d’étudiants islamisants avaient battu le pavé, après la bataille rangée de lundi, portant des grandes banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Cessez de tuer les Palestiniens », mais aussi « L’Egypte est un pays sans justice ». Ces manifestants ont été traités sans aucun ménagement par la police. Il faut remarquer, que les régimes autocratiques, surtout dans le monde arabe, ne tiennent à pas grand-chose. Dans cette dynamique, la barrière explosée, l’infiltration massive de miliciens théocratiques dans le Sinaï, leur flux en direction du Caire, et le soutien affiché des Frères constituaient un cocktail explosif, recelant de quoi effrayer la caste des effendis de Moubarak.

 Plus tard dans la semaine, 1500 Palestiniens de Gaza, qui erraient dans Rafah, ont été appréhendés par la police et réunis dans un immeuble administratif. Ils l’ont entièrement saccagé et y ont partiellement mis le feu, déclenchant l’ire des Egyptiens.

 Beaucoup plus ennuyeux : une mauvaise surprise attendait les commerçants de Rafah, lorsqu’ils s’adressèrent à leurs banques afin de créditer leurs comptes ou de changer en devises égyptiennes les dollars avec lesquels les Gazaouis avaient payé leurs marchandises. Ils sont faux et ont été fabriqués (artisanalement ?) dans la bande de Gaza. Les autorités égyptiennes en ont déjà récupérés pour plus d’un million de dollars, au grand dam des commerçants, qui se sont fait rouler dans la farine.

 Il faut le répéter inlassablement jusqu’à se faire comprendre : les islamistes qui dirigent Gaza n’ont aucune intention de mettre fin au conflit qui les oppose aux Israéliens, pas plus qu’à celui qui les sépare des Palestiniens non islamistes. Le sacrifice de miliciens et de terroristes, en réponse à leurs agressions visant le territoire israélien, de même que la perte de victimes collatérales palestiniennes, loin de les affliger, nourrit leur mythe de la Shouhada – le sacrifice religieux au profit de la Ouma – . On peut, à cet effet, croire sans autres un ministre de l’Autonomie Palestinienne, qui a déclaré hier que le Hamas était satisfait de ces décès, qui sont censés raffermir son image au sein de la société palestinienne.

 Une dernière chose, mais pas des moindres : le Hamas n’a que faire d’un Etat de Palestine. Il fera tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher son édification. L’objectif unique de la Résistance Islamique consiste en
la Guerre Sainte, la Djihad, l’islamisation de la planète terre. Il s’agit de la même finalité que celle poursuivie ou orchestrée par les Frères Musulmans.
 

 Des Frères Musulmans qui instrumentalisent sans aucun scrupule la misère des Palestiniens vivant dans le Califat de Gaza ; comme ils instrumentalisent la grogne des population arabo-musulmanes, tenues à l’écart du progrès par des dictateurs corrompus. Des populations qui, dans une écrasante majorité, encensent Hanya, Mashal, Al-Dura et tous les Shahyds ; Ahmadinejad, Al-Assad et le cheikh Nasrallah. Des populations qui considèrent Moubarak, Abbas et la dynastie hachémite comme autant de traîtres à la cause islamique au profit des dhimmis.

Les drapeaux du Hamas plantés dans le sable du Sinaï viennent rappeler que l’islamsme est partout chez lui, et qu’il se moque bien des dirigeants séculiers et de leurs frontières de pacotille. Ah, quand le barrage s’écroulera…  A Rafah, il a failli, ses fissures ont été temporairement rebouchées à coups de chewing-gum.

Note du Collectif Arabes Pour Israël :

L’ensemble du Collectif remercie  M.Sami El Soudi pour son courage et sa franchise .Il est vrai que depuis la manipulation de l’affaire al Dura et d’autres du même acabit, la seule chose qui est sûre, c’est que le « Hamas  »  est devenu   maître dans l’art de faire pleurer les gogos sur le sort de Gaza , prétendument horrible. Quant aux médias, ils avalent tout à plein gosier, dès qu’il s’agit de plaindre les Palestiniens et de diaboliser l’Etat juif. 

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