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Archive pour septembre 2008

Mus’ab Hassan Yousef, fils d’un dirigeant du Hamas en Cisjordanie : les atrocités commises par le Hamas ont entraîné ma conversion au christianisme.

Mardi 23 septembre 2008

Extraits d’une interview de Mus’ab Hassan Youssef, fils du Cheikh Hassan Youssef, dirigeant du Hamas en Cisjordanie, diffusé sur Al-Hayat TV le 19 août 2008.

 

« Je détestais tous les soldats israéliens portant une arme et tous les colons » Mus’ab Hassan Youssef : « Je m’appelle Mus’ab Hassan Youssef. Je suis le fils aîné de Cheikh Hassan Youssef. Je suis né dans le village de Bir Zeit, près de Ramallah. » 

 

« Mon père a débuté ses activités islamiques en fondant [la branche palestinienne] des Frères musulmans, en prêchant pour que les gens le rejoignent et en recrutant de jeunes musulmans pour Allah et l’islam. »

(…)

« Pour être honnête, je détestais l’occupation. Je détestais tous les soldats israéliens portant une arme et tous les colons. Je jetais des pierres et je participais à l’Intifada sous toutes ses formes. C’est-à-dire en jetant des pierres, en brûlant des pneus, etc. – activités auxquelles la plupart des jeunes prenaient part. J’étais un enfant, même pas un jeune homme, pendant cette période qui a duré six ans. J’avais l’habitude d’aller tout le temps à la mosquée. A cinq ans, j’ai fait pour la première fois le jeûne du Ramadan. Jusqu’à ma conversion au christianisme, je jeûnais pendant tout le mois du Ramadan. »

(…)

« Je ne savais pas que mon père était un des fondateurs du Hamas. C’était un secret et je n’en avais jamais entendu parler. »

« J’étais le chef du Bloc islamique au lycée de Ramallah »

« Je n’ai jamais rejoint le Hamas mais j’aimais le mouvement car j’aimais mon père. Je suis entré au lycée. Durant cette période, grâce à mon père, à ma connaissance de l’islam et du Coran et à ma personnalité, je suis devenu un dirigeant du Bloc islamique. J’étais chef du Bloc islamique au lycée de Ramallah. Nous étions impliqués dans la rivalité entre le Fatah et le Hamas, qui existe depuis la fondation du Hamas (luttes internes pour le pouvoir et pour l’influence auprès de la population). »

(…)

« Environ dix jours avant la fin des examens finaux, j’ai été arrêté par les forces spéciales [israéliennes]. Ils m’ont battu brutalement et brisé la mâchoire. Ils m’ont interrogé pendant trois mois au centre de détention du quartier russe, où j’étais détenu dans une cellule individuelle.

(…)

« Après trois mois d’interrogatoire, j’ai été transféré dans une prison où des prisonniers palestiniens de toutes les factions étaient détenus. Même si la prison est dirigée par les Israéliens, les prisonniers règlent leurs affaires entre eux. Chaque faction joue un rôle dans la gestion des affaires des prisonniers. Le Hamas était majoritaire dans cette prison. Ce n’était pas le cas au début de l’Intifada, époque où le Fatah était majoritaire, mais par la suite, le Hamas est devenu majoritaire et a pris le contrôle de la prison – et de ses membres en particulier, qui étaient les plus nombreux. Ce fut le début de mon réveil. »

(…)

« Enfant, je croyais que tous les musulmans étaient comme mon père… Mais là, j’ai eu des surprises. »

« Enfant, je croyais que tous les musulmans étaient comme mon père. Si vous êtes éduqué dans les valeurs islamiques, qu’allez-vous devenir ? Quelqu’un comme mon père, qui est mon modèle et que j’aime beaucoup. »

« Mais là, j’ai eu des surprises. Au bout de trois jours environ, [j’ai vu des cas] d’avidité et d’avarice, des prisonniers volant de la nourriture à d’autres, profitant de choses dont d’autres ne pouvaient pas profiter, comme de visites dans les bâtiments, réservées à certains dirigeants du mouvement islamique de la prison. »

« De telles choses peuvent arriver. Les gens peuvent devenir avides parfois, et leur foi peut faiblir, et ils mangent plus. Ce n’est pas notre problème. »

« Ce qui posait problème était l’interrogatoire des personnes soupçonnées de collaborer avec Israël. C’était l’un des faits les plus graves, qui a entraîné un changement fondamental dans ma vie – non seulement dans ma vie mais dans celle de beaucoup d’autres. Des coups, des coups de fouet, des aiguilles enfoncées sous les ongles, du plastique en fusion appliqué sur le corps, des jours et des semaines de privation de sommeil… »

« Le Hamas, ou pour être plus précis, les dirigeants du Hamas en prison, ont tous participé à ces pratiques. Ils faisaient tous l’éloge des services de sécurité du Hamas, et même les soutenaient quand ils torturaient des prisonniers. Je ne veux pas citer de noms. Le peuple palestinien n’est pas conscient de ces agissements. »

« Pour être honnête, je suis désolé que la presse palestinienne, qui est censée être libre, n’ait pas révélé au grand jour ce qui se passe en prison. Ces gens font des sacrifices. Certains sont en prison depuis 20 ans. Comment pouvez-vous les interroger, les accuser de collaborer avec l’occupation ? Voilà un homme qui a fait des sacrifices, exactement comme vous et moi, et c’est un être humain, comme vous et moi. Comment pouvez-vous vous placer au-dessus de ces personnes, les torturer, les fouetter, les interroger ? Je parle de tortures brutales, violentes. Imaginez, des nuits durant… »

Le Hamas a créé « une prison dans la prison, infligeant des tortures en plus des tortures israéliennes ».

« J’avais seulement 18 ans, et je dormais dans mon lit dans des conditions… Dans une prison de l’occupation… Mais ce n’était pas assez: il fallait qu’ils créent une prison dans la prison et infligent des tortures en plus des tortures israéliennes. Pendant une année entière, j’ai entendu des personnes torturées passer la nuit à crier. Des fois, ils interrogeaient trois personnes à la fois et les torturaient de la manière la plus brutale qui soit. En près de trois ans, pas moins de 16 personnes ont été tuées. »

« Je demande aux gens de ma région, Ramallah, s’ils regardent cette émission: qui a tué frère Muhammad Abou Shakra ? En-dehors de la prison, les gens pensent que c’est Israël, mais c’est en fait le Hamas. Un jour, le Hamas paiera ses crimes. »

(…)

« J’appelle le peuple palestinien à ouvrir les yeux et à se pencher sur les agissements du Hamas, à l’époque où il fonctionnait comme un mini-Etat dans la prison. »

(…)

« J’ai accepté le Christ comme mon sauveur personnel, mais [pour les musulmans], accepter le Christ, c’est comme faire passer un éléphant dans le trou d’une aiguille… »

« Habituellement, si vous quittez un groupe islamique, les Frères musulmans, le parti Al-Tharir, ou l’islam lui-même, vous êtes considéré comme un apostat. Certains seront peut-être désolés pour vous et essaieront de vous parler, mais si vous persistez et campez sur vos positions, vous êtes considéré comme un ennemi. »

(…)

Interviewer: « Qu’est-ce qui vous a fait accepter le Christ comme votre sauveur dans un environnement islamiste ? »

Youssef: « J’ai accepté le Christ comme mon sauveur personnel, mais pour les musulmans, accepter le Christ, c’est comme faire passer un éléphant dans le trou d’une aiguille. Qu’est-ce que cela signifie ? C’est ce que j’ai essayé d’expliquer. La mentalité avec laquelle l’islam perçoit le Christ et Dieu lui-même est faussée. »

(…)

« En arrivant aux Etats-Unis, je me suis mis à suivre les nouvelles de Palestine de très près, particulièrement ce qui se passe dans la bande de Gaza. Sans parler de l’anarchie qui y règne, ou du fait que le Hamas ait été ‘forcé’ de chercher une solution militaire à Gaza, ce qui s’y passait était douloureux: ces assassinats, ces personnes jetées du sommet d’immeubles… La réaction du monde face à cette organisation et à ses agissements était très molle. »

 

 

Voir la vidéo : http://www.memritv.org/clip/en/1839.htm 

 

 

Saleh al Rashed : Nos intérêts stratégiques coïncident avec ceux d’Israël

Samedi 13 septembre 2008

Saleh al Rashed est un Journaliste saoudien écrivant dans un journal arabe libéral « Elaph » :

“On ne peut éviter l’inévitable”, cet adage me vient à l’esprit quand je lis ce qu’annonce Mohamed Ali Jaafari, le commandant des Gardiens de la révolution:  “Si l’Iran est attaqué du fait de son programme nucléaire, mon pays peut aisément fermer le détroit d’Ormuz, le principal passage des pétroliers”.

A mon avis, l’Iran cherche à gagner du temps pour acquérir l’arme nucléaire, et on ne pourra pas éviter la confrontation. Si un pays comme l’Iran a l’arme nucléaire, du fait de son idéologie fanatique, c’est comme si Ben Laden avait lui-même une bombe atomique. C’est du pareil au même. Malgré la différence de leurs turbans et de leurs croyances religieuses, le résultat final sera identique. Peut-être que nous, Saoudiens, ainsi que les citoyens des pays de Golfe, n’avons pas de chance puisque nous serons les premiers à souffrir d’une confrontation militaire avec l’Iran. On nous menace de la fermeture du détroit d’Ormuz, et si cela se produit c’est une situation très grave pour nous. Mais on peut aussi la comparer à celle d’un malade qui refuse d’être soigné par une opération de cautérisation, la seule qui puisse le sauver. Certes la douleur due à l’opération est pénible, mais elle est nécessaire, voire inévitable. L’histoire nous a appris que les pays mus par une idéologie fanatique ne sont sensibles qu’aux victoires qui mettent à mal leur idéologie… Ils n’acceptent jamais de compromis, même s’ils se trouvent au bord du désastre!

La seule solution est la confrontation, car notre priorité absolue est la sécurité stratégique du Golfe.

Il n’y a pas d’autre solution au problème iranien que la confrontation. Mené depuis longtemps par les Etats-Unis et l’Europe, le jeu de la carotte et du bâton est inefficace. Nous souffrons aujourd’hui de deux choses:

 L’Iran cherche à obtenir l’hégémonie régionale par le biais du nucléaire ;  il cherche à imposer sa volonté à travers des alliés sectaires qui lui sont subordonnés : la cinquième colonne du fondamentalisme shiite arabe.

Imaginez les conséquences sur la région si l’Iran avait la bombe nucléaire…

Etrange coïncidence peut-être, cette fois-ci, nos intérêts stratégiques coïncident avec ceux d’Israël. Le régime des mollahs d’Iran est notre ennemi et il est aussi l’ennemi, non seulement d’Israël, mais de la paix du monde et de sa sécurité. Je sais que les démagogues arabes se dressent toujours comme un seul homme aux côtés de quiconque s’attaque à Israël ou à l’Amérique. Evitons, pour une fois, de suivre cette démagogie.

La priorité aujourd’hui est notre sécurité stratégique dans le Golfe, menacée par l’Iran, même si cela se fait aux dépens de la cause palestinienne. En politique, personne ne vous empêche de vous “allier avec le diable”, si c’est dans votre intérêt. Le danger iranien est très proche et exige de nous ce type de réponse, sans délai et sans hésitation, de mon point de vue. Chaque jour qui passe profite à l’Iran.

Nous devons pousser les puissances mondiales, en particulier les Etats-Unis et l’Europe, à une confrontation militaire pour neutraliser l’ennemi iranien, quel qu’en soit le prix, avant que la bombe nucléaire ne fasse qu’il soit trop tard, et ceci malgré l’opposition des Arabes du nord.

Saleh al Rashed ; Extraits mis en ligne par Memri N° 2026, le 15/08/08

 

Note du Collectif  Arabes Pour Israël :

Merci Mr. Saleh al Rashed pour votre article, il faut maintenant agir contre le régime en  Iran, avec tous les hommes de bonne volonté, de l’Amérique à l’Europe en passant par les pays arabes modérés, il est urgent et quel qu’en soit le prix évidemment, mais assurez qu’Israël est de votre coté, il vous suffirait de parler avec elle pour que vous changez d’avis. 

Hélas aujourd’hui, ce qu’on désigne comme Occident par lâcheté pactise avec le diable, comme des Etats que l’on disait il n’y a pas si longtemps des Etats voyous. La bonne solution est là votre, qu’a ne plaise à ceux qui rêvent de l’hégémonie islamique nucléaire  sur le monde.

Je ne suis pas de ces Palestiniens-là, qui se laissent victimiser pour justifier de leurs droits : Par Sami El Soudi

Vendredi 12 septembre 2008

Par Sami El Soudi 


Les roquettes lancées par les terroristes islamistes de Gaza continuent de pleuvoir sur les agglomérations israéliennes du Néguev occidental. Hier, une vingtaine de ces Qassam ont été tirés, ils ont blessé deux civils, détruit la bibliothèque d’une école et sérieusement endommagé plusieurs habitations. 

 Dans les dépêches des autres agences occidentales, AFP, AP et Reuters, on persiste cependant à minimiser systématiquement l’importance de ces agressions, arguant qu’elles font rarement des victimes et insistant, mensongèrement, sur le fait que les Qassam seraient des roquettes artisanales. Pourtant nous avons bien tenté de leur expliquer que la fabrication en série de milliers de ces armes ne peut procéder que d’une industrie, mais cela fait longtemps que les auteurs de ces dépêches ont cessé de penser, pour se contenter de ressasser les clichés faux et éculés faisant partie de la ligne éditoriale de ces agences.

Ainsi on retrouvera, en titre et en sujet principal, la riposte israélienne, présentée de la manière la plue crue possible : Tsahal tue six Palestiniens. Et, pour peu qu’un doute existe sur la fonction de ces « victimes », on aura droit, comme hier, à une tournure genre : un professeur dans une école d’agriculture et cinq activistes palestiniens tués par l’armée israélienne.

Où les tentatives israéliennes de neutraliser ceux qui tirent des roquettes sur les civils voisins de Gaza sont présentées comme l’acte principal de violence, et les « tirs de roquettes artisanales », comme le « prétexte ridicule », utilisé par le gouvernement israélien pour s’adonner à son divertissement favori : l’assassinat de Palestiniens, des civils de préférence. A force de répétitions pluriquotidiennes frelatées de ces comptines, écrites par des militants viscéralement antijuifs à l’intention d’un public hypnotisé, à force de répéter les mêmes mots, caricaturaux d’une réalité que je ne connais pas, mille et milles fois, ces agences et les détaillants en information, – ceux qui se situent entre elles et le consommateur – sont persuadés que les Juifs se livrent au génocide des Palestiniens de Gaza. Prenant les tirs des inoffensifs Qassam – presque des jouets de feux d’artifice, à les lire – comme prétexte de leur soif de sang arabe.

Cette démarche est factuellement fausse, criminelle, raciste et antijuive par essence, sans compter, mais c’en devient presque anecdotique face à la gravité des charges précédentes. Le fait d’intervertir volontairement les agresseurs et leurs victimes  on procède d’un acte répétitif d’anti-information. 

 Il existe quelque chose de méprisable, pour un informateur, à s’employer, à grands coups de mensonges quotidiens, à faire ressembler le soldat israélien aux caricatures de Juifs qui figuraient dans les accusations de meurtres rituels au temps des tsars, ou au Juif veule, lâche, ennemi de l’humanité de Mein Kampf. Les auteurs et traducteurs occidentaux de ces dépêches devraient se demander d’où leur vient suffisamment de haine des Juifs pour accomplir cette besogne et devraient considérer, d’urgence, une psychanalyse.

Mes collègues journalistes et moi, nous faisons dans l’information. Une discipline dans laquelle les jeux de rôles, identiques  jour après jour, n’existent pas. Où l’on n’attribue pas, une fois pour toutes, des caractéristiques de valeur et des sobriquets aux protagonistes. Où l’on ne sait pas, avant d’être allé constater une situation, ce qui figurera sur notre compte-rendu.

 Je ne suis pas de ces Palestiniens-là, qui se laissent victimiser pour justifier de leurs droits. Nos droits viennent d’ailleurs. Qui tirent les rideaux, en plein soleil, et allument des chandelles, pour faire croire – avec l’aimable concours de Reuters et du Time – que les Juifs les privent d’électricité. Qui ont besoin que les antisémites de service croquent leurs adversaires en monstres, afin de leur permettre de se livrer, impunément, aux pires crimes contre l’humanité et contre leur propre peuple. Qui prennent la pose afin de cadrer dans le rôle du bon sauvage, créé par les existentialistes, dont le comportement criminel le plus incontrôlable établit la preuve de son état d’opprimé et sa volonté d’émancipation.   Je suis un Palestinien intéressé à rendre la dignité à mon peuple, debout, en guenilles, peut-être, mais pas en costumes empruntés au théâtre des haineux. A faire qu’il ait à manger, subvenant à ses besoins par sa propre industrie et de son propre génie. Non pas en mendiant l’aide internationale. Apprenant à connaître ses voisins tels qu’ils sont, afin de vivre en bonne intelligence avec eux, dans une dynamique de coopération et de partage des connaissances et des ressources. Je veux un pays et des institutions pour protéger mon industrie, mon honneur, mes libertés et ma descendance. Et pour rien d’autre. 

 Cette semaine, sans que vous en ayez connaissance, car cela n’entre pas dans la grille des fausses réalités derrière laquelle on vous enferme, l’Egypte a violemment réagi à des tentatives conjointes du Hamas palestinien et des Frères Musulmans cairotes, les vrais patrons d’Al-Quaëda, de déstabiliser le régime du président Moubarak.

 Lundi dernier, sur la voie Philadelphie, la frontière entre Gaza et l’Egypte, on a assisté à une vraie bataille rangée entre les forces de sécurité venues d’outre-Canal et les miliciens du Hamas. Ces combats ont fait un mort et une soixantaine de blessés, dont quarante Egyptiens.

 Ces altercations violentes se situent dans un effort égyptien consistant à renvoyer à Gaza les dizaines de milliers de Palestiniens qui rôdent dans le désert du Sinaï. Nombre d’entre eux portent un treillis militaire, une Kalachnikov et des grenades, d’autres sont ceints d’une ceinture explosive. Ci et là, dans le désert, ils ont planté leur drapeau, faisant écrire à la presse du Nil révoltée, que le Hamas se trompe de territoire à libérer, que c’est aux Israéliens qu’ils sont censés faire la guerre. Un quotidien proche du gouvernement a titré : « Ils ont souillé notre terre, ils ont heurté notre honneur ».

 Le ministre égyptien des Affaires Etrangères, Ahmed Aboul Gheit, a promis de « casser les jambes aux Palestiniens qui tenteraient de franchir la ligne de la frontière ». Gheit s’est moqué des velléités du Hamas à combattre Israël, qu’il a qualifiées de « comiques ayant leur place dans les bandes dessinées », et des Qassam, « qui vont se perdre dans les sables d’Israël et qui amènent les Forces de Défense d’Israël à frapper à Gaza, causant des dommages aux Palestiniens ».   Au sommet du gouvernement égyptien, on ne parvient pas à comprendre le rationnel qui pousse les fanatiques islamistes à tirer sur la centrale d’Ashkelon qui fournit leur électricité. Nous, cela faisait un bon moment que nous nous interrogions publiquement sur ce raisonnement. Au Caire, il aura fallu attendre que les Frères Musulmans appèlent publiquement à faire bouillir la frontière de Rafah pour que Moubarak réagisse. Il a mis en garde contre une tentative de
la Fratrie de renverser son régime.

 Il est vrai que des milliers d’étudiants islamisants avaient battu le pavé, après la bataille rangée de lundi, portant des grandes banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Cessez de tuer les Palestiniens », mais aussi « L’Egypte est un pays sans justice ». Ces manifestants ont été traités sans aucun ménagement par la police. Il faut remarquer, que les régimes autocratiques, surtout dans le monde arabe, ne tiennent à pas grand-chose. Dans cette dynamique, la barrière explosée, l’infiltration massive de miliciens théocratiques dans le Sinaï, leur flux en direction du Caire, et le soutien affiché des Frères constituaient un cocktail explosif, recelant de quoi effrayer la caste des effendis de Moubarak.

 Plus tard dans la semaine, 1500 Palestiniens de Gaza, qui erraient dans Rafah, ont été appréhendés par la police et réunis dans un immeuble administratif. Ils l’ont entièrement saccagé et y ont partiellement mis le feu, déclenchant l’ire des Egyptiens.

 Beaucoup plus ennuyeux : une mauvaise surprise attendait les commerçants de Rafah, lorsqu’ils s’adressèrent à leurs banques afin de créditer leurs comptes ou de changer en devises égyptiennes les dollars avec lesquels les Gazaouis avaient payé leurs marchandises. Ils sont faux et ont été fabriqués (artisanalement ?) dans la bande de Gaza. Les autorités égyptiennes en ont déjà récupérés pour plus d’un million de dollars, au grand dam des commerçants, qui se sont fait rouler dans la farine.

 Il faut le répéter inlassablement jusqu’à se faire comprendre : les islamistes qui dirigent Gaza n’ont aucune intention de mettre fin au conflit qui les oppose aux Israéliens, pas plus qu’à celui qui les sépare des Palestiniens non islamistes. Le sacrifice de miliciens et de terroristes, en réponse à leurs agressions visant le territoire israélien, de même que la perte de victimes collatérales palestiniennes, loin de les affliger, nourrit leur mythe de la Shouhada – le sacrifice religieux au profit de la Ouma – . On peut, à cet effet, croire sans autres un ministre de l’Autonomie Palestinienne, qui a déclaré hier que le Hamas était satisfait de ces décès, qui sont censés raffermir son image au sein de la société palestinienne.

 Une dernière chose, mais pas des moindres : le Hamas n’a que faire d’un Etat de Palestine. Il fera tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher son édification. L’objectif unique de la Résistance Islamique consiste en
la Guerre Sainte, la Djihad, l’islamisation de la planète terre. Il s’agit de la même finalité que celle poursuivie ou orchestrée par les Frères Musulmans.
 

 Des Frères Musulmans qui instrumentalisent sans aucun scrupule la misère des Palestiniens vivant dans le Califat de Gaza ; comme ils instrumentalisent la grogne des population arabo-musulmanes, tenues à l’écart du progrès par des dictateurs corrompus. Des populations qui, dans une écrasante majorité, encensent Hanya, Mashal, Al-Dura et tous les Shahyds ; Ahmadinejad, Al-Assad et le cheikh Nasrallah. Des populations qui considèrent Moubarak, Abbas et la dynastie hachémite comme autant de traîtres à la cause islamique au profit des dhimmis.

Les drapeaux du Hamas plantés dans le sable du Sinaï viennent rappeler que l’islamsme est partout chez lui, et qu’il se moque bien des dirigeants séculiers et de leurs frontières de pacotille. Ah, quand le barrage s’écroulera…  A Rafah, il a failli, ses fissures ont été temporairement rebouchées à coups de chewing-gum.

Note du Collectif Arabes Pour Israël :

L’ensemble du Collectif remercie  M.Sami El Soudi pour son courage et sa franchise .Il est vrai que depuis la manipulation de l’affaire al Dura et d’autres du même acabit, la seule chose qui est sûre, c’est que le « Hamas  »  est devenu   maître dans l’art de faire pleurer les gogos sur le sort de Gaza , prétendument horrible. Quant aux médias, ils avalent tout à plein gosier, dès qu’il s’agit de plaindre les Palestiniens et de diaboliser l’Etat juif. 

La Palestine « en tant qu’entité autonome » n’a jamais existé :Par Joseph Farah, journaliste Arabe Américain

Vendredi 12 septembre 2008

Par Joseph Farah, journaliste Arabe Américain  

La situation au Proche-Orient paraît simple pour tout le monde: les Palestiniens veulent une patrie et les Musulmans veulent le contrôle de sites qu’ils considèrent comme étant sacrés. 

- Simple, non ?  - Et bien, en tant que journaliste Arabe Américain qui s’est forgé une connaissance approfondie de la situation au Moyen-Orient, à force de commenter jets de pierres et tirs de mortiers, je peux aujourd’hui vous assurer que la justification de la violence et des émeutes ne trouve pas son origine dans la simple revendication palestinienne à une patrie, ni dans la volonté des Musulmans de contrôler des sites qu’ils considèrent sacrés. Surpris? - Alors comment expliquer qu’avant la guerre des Six Jours en 1967, il n’y eu aucun mouvement sérieux de revendication d’indépendance palestinienne? - - »Avant 1967 ? » me direz-vous, « les Israéliens n’occupaient pas la Cisjordanie et la vieille ville de Jérusalem » C’est vrai. 

 - Mais durant la guerre des Six Jours, ce n’est pas des mains des Palestiniens, ni de Yasser Arafat qu’Israël conquît la Judée, la Samarie et Jérusalem Est. Ces territoires étaient de fait occupés par le Roi Hussein  de  Jordanie depuis 1948. A-t-on une seule fois demandé au souverain Hachémite de restituer ces territoires aux Palestiniens? 

 

- Est-ce qu’une seule résolution de l’ONU a vu le jour à ce sujet? Non et non.  - Ne vous demandez-vous pas alors pourquoi tous ces Palestiniens ont soudainement découvert leur identité nationale après qu’Israël ait gagné cette guerre?

 - La vérité est que la Palestine est un Mythe ! - Le nom Palestine est utilisé pour la première fois en l’an 135 de l’ère actuelle par l’empereur Romain Hadrien, qui, non content d’avoir éradiqué la présence juive en Judée (une présence qui durait depuis plus de 1000 ans !), non content d’avoir détruit leur Temple à Jérusalem, non content d’avoir interdit l’accès du pays aux derniers Juifs, se persuada qu’il fallait annihiler toute trace de civilisation juive dans le pays en le débaptisant au profit d’un nom dérivé des Philistins. Les Philistins étant ce peuple auquel appartenait Goliath et que les Hébreux parvinrent à vaincre des siècles plus tôt. Ce baptême était pour les Romains une façon d’ajouter l’insulte à la blessure. Ils essayèrent également de changer le nom de Jérusalem en « Alea Capitolina », mais cela ne rencontra pas le même succès.

 -La Palestine en tant qu’entité autonome n’a jamais existé au cours de l’Histoire. Jamais ! Le pays fut dominé successivement par les Romains, par les croisés Chrétiens, par les Musulmans (qui n’ont d’ailleurs jamais fait de Jérusalem une capitale pendant qu’ils occupaient le pays), par les Ottomans et, brièvement, par les Britanniques au lendemain de la première Guerre Mondiale. Dès 1917, avec la déclaration Balfour, les Britanniques s’étaient montrés favorables à céder au moins une partie du territoire au peuple Juif afin qu’ils y établissent un Etat souverain .

 - Il n’existe pas de langue proprement Palestinienne. Ni même de culture spécifiquement Palestinienne. Il n’y a jamais eu de Palestine dirigée par des Palestiniens. Ces derniers sont des Arabes, et sont indissociables des Jordaniens ( la Jordanie étant elle aussi une invention récente, créée de toutes pièces en 1922 par les Britanniques). Mettez-vous bien en tête que le monde Arabe contrôle 99.9% des terres du Moyen-Orient. Israël ne représente que O, 1% de la superficie régionale !

 - Mais cela est déjà trop pour les Arabes. Ils veulent tout. Et c’est précisément là que se situe le noeud du conflit qui les oppose à Israël.

 - Avidité. Fierté. Jalousie. Convoitise. Toutes les concessions que pourrait faire Israël n’y suffiront pas.

 - Qu’en est-il des lieux saints de l’Islam?

 --Il n’y en a tout simplement aucun à Jérusalem. Cela vous choque? Vous pouvez l’être. Je suis persuadé que vous n’entendrez jamais cette vérité brutale de la part d’aucun média international. C’est politiquement incorrect. Je sais que vous me direz :  » la Mosquée Al Aqsa et le Dôme du Rocher à Jérusalem représentent le troisième lieu saint de l’Islam », après la Mecque et Médine. Et bien, sachez que c’est faux ! En réalité, le Coran ne fait aucune mention de Jérusalem. La Mecque est citée des centaines de fois. Médine est mentionnée un nombre incalculable de fois. Mais Jérusalem, jamais (inversement, Jérusalem est citée 669 fois dans la Torah !). 

- Alors comment Jérusalem est-il devenu le troisième lieu saint de l’Islam?  -

-Les islamistes, aujourd’hui, se réfèrent à un vague passage du Coran, la 17ème Sourate, intitulée « le Voyage Nocturne »(1). Il y ait fait état d’un voyage de Mohammed qui fut transporté de nuit « du temple sacré au temple le plus éloigné dont nous avons béni l’enceinte ». Au septième siècle, des Musulmans ont identifié les deux temples mentionnés dans ce verset comme étant la Mecque et Jérusalem. Voilà à quoi tient la connexion si étroite entre l’Islam et Jérusalem – connexion faite d’interprétations sur un voyage nocturne. Parallèlement, le peuple Juif voit son enracinement à Jérusalem remonter jusqu’à l’époque du patriarche Abraham. 

 - La dernière vague de violence qui sévit en Israël a eu comme origine, dit-on, la visite du chef du Parti Likoud Ariel Sharon sur le Mont du Temple, là où se trouvent les fondations du Temple construit par Salomon. C’est le site le plus saint du judaïsme. Sharon et son entourage y furent accueillis à coups de jets de pierres et d’insultes. Je sais à quoi cela ressemble. J’y étais. Pouvez-vous imaginer ce que ressentent les Juifs lorsqu’ils sont menacés, lapidés et tenus éloignés du lieu le plus saint du judaïsme ?

 

 - Alors, me direz-vous, quelle est la solution pour apporter la paix dans ce Moyen-Orient?

-Franchement, je ne pense pas qu’un homme aujourd’hui puisse se prévaloir de détenir une solution durable. Mais s’il y en a une, elle se doit de commencer par rétablir la Vérité. La poursuite des mensonges n’apportera que plus de chaos. Continuer à mépriser un droit légitime vieux de 5,000 ans pour les Juifs, de surcroît renforcé par des preuves historiques et archéologiques éclatantes, en les confrontant à de fausses revendications, ne pourra que donner une mauvaise réputation à cette diplomatie de menteurs. 

 

 

 

 

Note de Francis NADIZI, islamologue : 

Les islamistes  s’appuient sur le Coran pour revendiquer Jérusalem, pourtant Jérusalem n’y est pas mentionnée une seule fois. La 17ème sourate contient une allusion floue à une « Mosquée la plus éloignée ». « Loué soit celui qui a conduit pendant la nuit son serviteur de la mosquée inviolable à la mosquée la plus éloignée ». Mais existe-t-il une base solide qui prouverait qu’il est ici parlé de la mosquée al-Aqsa de Jérusalem ? La réponse est : Non

Au temps de Mahomet, qui mourut en 632 après Jésus Christ, Jérusalem était une ville chrétienne du royaume byzantin. Elle ne fut conquise que six ans plus tard par le calife Omar.Durant cette période, il n’y avait que des églises dans la ville et sur le Mont du Temple se trouvait l’église byzantine de Sainte Marie. Vers l’an 711, soit 80 ans après la mort de Mahomet, l’église fut transformée en mosquée et appelée al-Aqsa afin de donner corps à l’incompréhensible sourate 17 du Coran. 

 

 On ne pouvait donc pas penser à cette mosquée , puisqu’elle n’exista que trois générations après la mort de Mohamet . D’ailleurs Mahomet n’éprouvait pas de sympathie particulière pour Jérusalem. Il permit à ces fidèles de prier tournés vers Jérusalem pendant quelques mois, pensant ainsi convaincre les juifs de se tourner vers l’islam. La tentative ayant échoué, il prononça le 12 février 624, l’interdiction de prier en direction de Jérusalem. Cette ville ne fut jamais pour les musulmans un lieu saint.